jeudi, 05 janvier 2006

The Secret Visitors - James White - 1957

La Guerre froide vient de se terminer, et le docteur Lockhart, en service dans les camps, vient d'être réembauché dans les services secrets. Son équipe devra faire une enquête des plus mystérieuses. En effet d'étranges vieillards ont pris l'habitude de suicider dès qu'on leur pose des questions sur leurs noms et origines. L'Etat est évidemment on ne peut plus concerné par cette affaire. Ce brave docteur va cependant faire une belle découverte. Les vieillards en question sont en fait des extra-terrestres sui se sont mêlés à notre société. Mais il n'y a pas que eux. D'autres extra-terrestres, jeunes eux, ont également infiltrés notre monde; et le pire c'est que tout ce beau monde n'est pas d'accord. Le docteur Lockhart va réussir à entrer en contact avec ces êtres venus d'ailleurs, et lui est alors révélé que le monde, est l'enjeu de conflits intergalactiques, entre d'un côté une multinationale du domaine du tourisme interplanétaire, qui voit en la Terre de belles ressources pour tous les voyageurs de l'espace et la Fédération intergalactique, qui croit à juste titre que la Terre et l'Homme court un réel danger dû à cette exploitation. Notre vaillant héros, suivi de quelques compagnons d'infortune, devront se rendre sur la planète capitale de la Fédération pour faire une sorte de procès contre les exploitateurs de la Terre afin de sauver la race humaine...

Douloureux et pénible livre que j'ai retrouvé là. C'était le premier roman de James White, en 1957. Heureusement, que cet auteur décédé en 1999 et plus connu pour sa saga Sector General (1962-1998) s'est amélioré depuis. Cependant ce qui m'a amusé et m'a empêché d'abandonner la lecture au bout de 5 pages, c'est justement qu'il a été écrit en 1957 et qu'on est en plein dans les années cinquante, en pleine guerre froide alors que l'exploration spatiale vient à peine de commencer. On retrouve la science-fiction grand-guignolesque des fifties, avec ses héros improbables dans une intrigue pas plus probable. On se souvient des Flash Gordon, des extra-terrestres habillés de pyjamas, des films de Ed Wood, etc... Ce pulp représente un exemple typique de ce qui se faisait dans le domaine du space-opéra de l'époque, avec toute sa naïveté, son patriotisme (on est en pleine Guerre froide), ses héros sans défauts, son intrigue à deux balles, mêlant agents secrets, militaires et extra-terrestres, dans un mélange qui ne peut plus que faire sourire aujourd'hui.

18:42 Écrit par Marc dans White, James | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james white, science-fiction, space-opera, litterature britannique | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!