mardi, 02 août 2011

La cellule 158 - Jean Tousseul - 1924

Jean Tousseul, litterature belge, recueil de nouvelles, cellule 158, la cellule 158La cellule 158 est asiégée : il faut en déloger un pauvre bougre, Nicolas Planquet. Il vient d'assassiner son geôlier d'un coup de tranchet. Abruti par l'univers carcéral, Planquet est un de ces quelques personnages qui, au long des dix-neuf nouvelles du volume, font part de leur existence quotidienne, drames insidieux ou plus flagrants. Ouvriers, carriers, forçats, muets, étrangers... ces êtres portent sur leurs épaules les désastres du passé, les mensonges sociaux, l’isolement de la vie. Ils sont humains et humbles, ne crient pas pleur révolte, mais la font peser d’un silence tenace dans cette atmosphère funeste qui serre le coeur, car “il y a des soirs morbides où vous songez au sommeil tranquille, sans rêve, au fond de l’eau”.

Dix-neuf nouvelles, dont deux tableaux de début et de fin qui se miroitent, tel est le recueil La cellule 158 de Jean Tousseul, de son vrai nom Olivier Degée, grand auteur belge et wallon de la première moitié de vingtième siècle. Les textes sont forts et impressionnent mais force est de constater que ces écrits ont peut-être un peu mal survécu au temps, et cela malgré le fait que certaines, dont la nouvelle titre, gardent toute leur force.

Intéressant.

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Présente édition : Editions Labor / Espace Nord, 1990, 178 pages