mercredi, 15 mai 2013

SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie - Gérard De Villiers - 2013

sas,malko linge,gerard de villiers,197,les fantomes de lockerbie, tunisie,lockerbie, lybie,espionnage,romans d espionnage,litterature francaise,thrillers, litterature erotiqueUne voiture sortit du parking situé sur la gauche de l'hôtel et vint s'arrêter devant, juste en face de la porte tournante où Malko était coincé.

Une Alfa-Roméo blanche.

Malko vit sa glace s'abaisser pour laisser passer le canon d'une Kalachnikov.

Il était piégé comme un rat.

21 décembre 1988, un Boeing de la PanAm explose au-dessus du village écossais de Lockerbie. La Lybie est montrée du doigt, mais les Américains suspectent un autre commanditaire : l’Iran. Avec le temps qui passe l’enquête ne tient plus à grand-chose. Sauf que, depuis les révolutions arabes et la mort de Khadafi, certains ainsi hauts dignitaires libyens sont en fuite et l’un d’entre eux, Choukri El Jallah, pourrait révéler toute la vérité aux Américains. Seul problème il refuse de parler, d’ailleurs il se fera rapidement tuer. L’agent très spécial Malko Linge est chargé de trouver la maîtresse de El Jallah, la magnifique Jezia, qui pourrait avoir récupéré des données de son amant. Mais elle aussi devient rapidement la cible de mystérieux assassins...


Evidemment les romans de Gérard de Villiers avec leur mélange d’action, de sexe et d’espionnage, ne sont guère des chef-d’œuvre, mais hélas avec ce 197e tome de la série SAS : Les fantômes de Lockerbie, on touche le fond, tant l’ensemble manque d’un quelconque intérêt, et on y retrouve guère les quelques qualités habituelles de ces romans. L’auteur remplit ses 300 pages avec une histoire qui jamais ne devient réellement crédible et surtout ne nous emporte jamais.

Bref, mieux vaut ne pas s’attarder ici, ceci aussi pour les fans de la série

Dommage.

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Extrait : premier chapitre

Le timbre de la sonnette avait un son assourdi par l’épais battant d’acajou de l’unique porte palière. Malko attendit après avoir sonné, prêtant l’oreille. Aucun bruit ne filtrait de l’appartement, situé au dernier étage de cet immeuble moderne du bord de mer, avenue Kafr El Dinh, juste avant l’énorme mosquée aux minarets bleus, construite par feu Rafik Hariri en bas de l’ancienne place des Canons devenue place des Martyrs.


Malko n’avait croisé personne depuis qu’il avait garé sa voiture de location dans le parking en plein air, à côté de la mosquée. La porte de cet immeuble luxueux au sol de marbre s’était ouverte sans difficulté lorsqu’il avait composé le code fourni par Mitt Rawley, le chef de Station de la CIA à Beyrouth.

Aucun gardien dans le hall. Juste du marbre grège et de grands miroirs. On se serait cru dans la maison de la Belle au Bois Dormant. Malko appuya de nouveau sur la sonnette de l’appartement du septième étage.

Sans plus de résultat.

Il colla son oreille au battant, sans percevoir le moindre bruit venant de l’intérieur.

Agacé, il laissa alors carrément son index sur le bouton de la sonnette. On ne pouvait pas ne pas l’entendre. Ou l’appartement était vide ou on ne désirait pas ouvrir. Il prit alors son portable et appela Mitt Rawley.

– Vous êtes sûr qu’il est là ? demanda-t-il, lorsque l’Américain eut répondu.

– Certain, affirma le chef de Station de la CIA. Il ne sort pratiquement pas. Il faut insister. Cet enfoiré se terre. Il doit être mort de peur.

– Je ne peux quand même pas enfoncer la porte, objecta Malko.

– Insistez, répéta l’Américain. Il va bien finir par ouvrir.

– Vous êtes optimiste !

Quand Malko remit son portable dans sa poche, la situation en était au même point. Il essaya d’ébranler le battant, sans parvenir à le faire bouger d’un millimètre. C’était de l’acajou épais, et, en plus, il devait être renforcé par une plaque de blindage comme cela arrivait souvent à Beyrouth, dans les appartements de luxe. Il demeura planté sur le palier, furieux qu’on lui ait confié cette mission idiote.

Un quart d’heure s’écoula encore, ponctué par les coups de sonnette exaspérés de Malko. Sans le moindre résultat. Choukri El Jallah, le responsable officiel des investissements du Fonds souverain libyen en Afrique, n’avait pas envie de recevoir de visites.

La CIA le traquait depuis le moment où il avait quitté la Libye par la route, afin de gagner la capitale du Niger, Niamey. C’est là que, pour la première fois depuis son départ précipité de Libye, fin 2011, l’Agence américaine avait retrouvé sa trace.

Il s’appelait désormais officiellement Mohammed Arlit, avait la nationalité nigérienne et un magnifique passeport diplomatique qui lui permettait de se déplacer à travers le monde sans trop de problèmes. À condition de sélectionner ses points de chute.

La rumeur à Niamey disait qu’il n’avait payé son passeport que 50 000 dollars, somme modeste en regard des bontés qu’il avait eues jadis pour le Niger, via son Fonds souverain. Après Niamey, il s’était envolé pour Zurich en compagnie d’une magnifique jeune femme qui aurait pu être sa fille et qui voyageait, elle aussi, avec un passeport nigérien, le jumeau de celui de Choukri El Jallah.

Depuis son départ de Niamey, des agents de la CIA s’étaient relayés pour le suivre à la trace, sans pouvoir faire plus, à cause de son statut de diplomate.

Ce n’était pas pour lui arracher les secrets de ses investissements africains, mais pour une raison beaucoup plus sérieuse. En sus de son rôle officiel, Choukri El Jallah était le financier de toutes les opérations clandestines commandées par le responsable des Services libyens, Abdallah Senoussi. Choukri El Jallah avait donc les archives de tous les attentats financés par la Libye, ce qui intéressait beaucoup la CIA.

En effet, Abdallah Senoussi, le responsable de tous les coups tordus des Libyens avait été livré au nouveau pouvoir libyen et on ne risquait pas de le revoir de sitôt, les thuwars 1 s’étant appliqués à lui arracher tout ce qu’on pouvait arracher du corps d’un homme sans le tuer.

Le seul récipiendaire atteignable des secrets libyens était donc Choukri El Jallah.

Après Niamey, il avait été à Genève où résidaient sa femme et ses trois enfants, qu’il avait mis à l’abri depuis longtemps dans une somptueuse villa de Cologny, face au lac, achetée pour la modique somme de vingt-deux millions de francs suisses.

De là, toujours suivi par les agents de la CIA, il avait gagné Zurich par le train pour rendre visite à une succursale de l’Arab Bank, où il avait procédé à des opérations financières que la CIA n’avait pas pu percer à jour. Il était ensuite retourné à Genève, dans sa famille, tandis que sa ravissante compagne s’était installée au Noga Hilton.

Sous le nom de Mabrouka Arlit.

De Genève, il avait gagné Vienne, en Autriche, s’installant dans une suite de l’Hôtel Impérial. Son séjour avait duré six mois et il en avait profité pour faire la tournée de plusieurs banques. Transférant ou vidant systématiquement les comptes ouverts à son nom. Sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit.

Après Vienne, il avait gagné Beyrouth, à la grande surprise de la CIA. En effet, les Libyens kadhafistes n’étaient pas en odeur de sainteté auprès des Chiites libanais, depuis la disparition, dans les années quatre-vingt, de l’imam Moussa Sadr, haute autorité religieuse chiite qui était arrivé en Libye, mais n’en était jamais ressorti.

Un homme porteur de son passeport avait bien pris un vol Tripoli-Rome, mais la police italienne avait découvert que la photo du document avait été changée.

Les Chiites libanais étaient persuadés que le colonel Khadafi avait fait assassiner l’iomam Moussa Sadr à la demande de l’ayatollah Khomeiny qui jalousait son autorité religieuse…

Aussi, depuis son arrivée à Beyrouth, Choukri El Jallah s’était-il montré extrêmement discret… Seule la CIA connaissait son adresse, cet appartement de l’avenue Kafr El Dinh, appartenant au beau-frère libanais de Choukri El Jallah, marié à la sœur de ce dernier. Évidemment, à Beyrouth, il n’était pas aussi en sécurité qu’en Suisse ou en Autriche.

Les Libyens du nouveau régime auraient donné n’importe quoi pour le capturer et le découper en morceaux, d’autres l’auraient volontiers attrappé vivant pour lui faire livrer les secrets de ses comptes bancaires où dormaient encore beaucoup de millions.

En plus, pas mal de gens mêlés aux opérations clandestines de Kadhafi auraient bien aimé le voir mort, car les morts ne parlent pas…

La CIA avait découvert rapidement la raison de ce séjour à risques au Liban : Choukri El Jallah venait vider un certain nombre de comptes bancaires sur lesquels il avait transféré des sommes importantes. Le Liban était un des rares pays au monde où on pouvait sortir d’une banque avec des valises de billets sans le moindre problème. Son séjour ne pouvait se prolonger : les Américains avaient appris que Choukri El Jallah avait demandé l’asile politique à la Suisse et qu’il avait de grandes chances de l’obtenir, étant donné sa surface financière et son profil de retraité.

Une fois dans sa somptueuse villa de Cologny, il pourrait couler des jours tranquilles. Il avait largement de quoi s’offrir une armée de gardes du corps. De toute façon, les autorités suisses détestaient que les étrangers viennent régler leurs comptes chez eux.

Quelques années plus tôt, ils avaient expulsé une équipe du MI 6 britannique qui avait l’intention d’assassiner le président yougoslave Milosevic en leur disant sèchement : « Allez faire vos saletés ailleurs ! »

La neutralité suisse n’était pas un vain mot.

Si la CIA avait fait appel à Malko, l’arrachant à ses bals de la Haute-Autriche, c’était à la demande de Mitt Rawley qui l’appréciait beaucoup, lui et sa connaissance du Liban.

Ils avaient peu de temps devant eux. Une fois en Suisse, Choukri El Jallah garderait ses secrets. Or, il y en avait un que les Américains tenaient particulièrement à percer…

Malko appuya une ultime fois sur la sonnette. Pour un résultat identique. Il commençait à avoir faim et se dit qu’il n’allait pas passer la nuit là.

Il se retourna pour appuyer sur le bouton de l’ascenseur. Son pouls grimpa au ciel : le voyant rouge clignotait, la cabine était en train de monter.

Il se pencha pour voir le dessus de la cabine se rapprocher. Comptant les étages.

Troisième, quatrième, cinquième, sixième... L’appareil continuait à monter. Quelques secondes plus tard, Malko ne se posa plus de questions : l’ascenseur venait à son étage. D’ailleurs, celui-ci s’arrêta quelques instants plus tard au septième et la porte en verre dépoli s’ouvrit, poussée par l’occupant de la cabine.

Le battant fut repoussé d’une main vigoureuse et une femme émergea de l’ascenseur.

Malko en eut le souffle coupé : c’était une des créatures les plus séduisantes qu’il ait jamais croisées. Une grande brune, avec les cheveux attachés en queue de cheval, encadrant un visage longiligne avec d’immenses yeux noirs aux cils interminables.

Elle était vêtue d’un cachemire noir moulant une poitrine aiguë et d’un jean très ajusté, glissé dans des bottes à hauts talons. Une large ceinture terminée par une grosse boucle dorée pendait sur son ventre plat.

En plus d’une plastique parfaite, cette inconnue dégageait une sensualité animale palpable, mais elle n’avait rien d’une Poupée Barbie. Le regard qu’elle posa sur Malko était totalement inexpressif. Silencieuse, elle lui tint pourtant la porte de l’ascenseur pour qu’il puisse la remplacer dans la cabine. Il saisit la poignée de la porte et la laissa se refermer, restant sur le palier.

Le regard de l’inconnue s’assombrit imperceptiblement.

1. Résistants.

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Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
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SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

mercredi, 03 août 2011

Tunisian Girl, Blogueuse pour un printemps arabe - Lina Ben Mhenni - 2011

tunisian girl, Lina Ben Mhenni, blogueuse pour un printemps arabe, printemps arabe,revolution arabe,tunisie,revoltes,revolution17 décembre 2010, le jeune Mohamed Bouazizi s’imole par le feu et lance, comme une traînée de poudre les révolutions arabes. Lina Ben Mhenni, tunisienne et blogueuse entre dans le combat, avec pour seules armes son ordinateur, son blog et les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter. Et elle n’est pas la seule, au point que la révolution tunisienne  devienne la première de l’histoire à se faire grâce à l’internet et aux nouvelles technologies.
Aux commandes de son blog Tunisian Girl, Lina Ben Mhenni va devenir l’une des actrices les plus importantes de ces événements. Pour elle le combat se fait dans la réalité virtuelle, où s’affrontent des cyberactivistes, cyberpirates et cyberflics, mais en fin de compte, les morts et les arrestations sont bien réels, et cela jusqu’au jour , ce 14 janvier 2011, où le tyran  Ben Ali s’enfuit enfin sous la pression de la population.

Tunisian Girl : Blogueuse pour un printemps arabe de Lina Ben Mhenni revient sur ces événements tragiques  qui ont changé à jamais le monde arabe, cela par la plume personnelle de son auteure qui revient sur son combat, l’évolution de la révolution, le rôle de l’internet comme arme de liberté, son passé qui l’a mené à se battre... dans un texte à la fois poignant et émouvant. En à peine 31 pages, c’est toute une révolution qui est passée en revue, ainsi que le destin d’une jeune femme sous la dictature et le rôle essentiel qu’internet va de plus en plus jouer dans notre société.
La révolution tunisienne sera suivie par la yéménite, l’égyptienne, la libyenne, et alors que j’écris ces lignes un régime aux abois tente par une violence inouïe de se maintenir au pouvoir en Syrie. Le monde a changé à jamais, et cela grâce aux courages des peuples, mais surtout à ces blogueurs et internautes qui ont su mener un combat discret mais efficace au nom de tous et cela pour un meilleur avenir.

Tunisian Girl : Blogueuse pour un printemps arabe de Lina Ben Mhenni est un unique unique, fort et poignant, autant qu’il est court, sur les révolutions arabes et même au-delà sur la société d’aujourd’hui face aux nouveaux médias portés par internet.

Et pour ceux qui ne souhaitent se lancer dans ce bouquin, je les invite à découvrir le blog (en arabve, français et anglais) de Lina Ben Mhenni : Tunisian Girl.

A découvrir !

Pour commander ce livre :

Présente édition : Editions Indigène, 1 juin 2011, 32 pages

Manière de voir, N°117 : Comprendre le réveil arabe - 2011

printemps arabe, revolution arabe, maniere de voir, comprendre l'eveil arabe, presse, le monde diplomatiqueLe 17 décembre 2010 un certain Mohamed Bouazizi, un jeune diplômé tunisien qui travaillait comme marchand ambulant, s’immola par le feu dans la ville de Sidi Bouzid dans l’arrière-pays tunisien. Et tel une traînée de poudre ce sacrifice amènera en quelques semaines les peuples tunisiens et égyptiens à se débarrasser de leur dictateurs. Et rapidement le mouvement s’étend du Maroc à la Syrie, en passant par l’Arabie saoudite et l’Irak. Les peuples arabes sous domination de dictatures depuis leurs indépendances vont enfin se réveiller et exiger ce qu’il y a de plus naturel : la liberté et une vie décente.
C’est le printemps arabe qui est toujours en cours et dont la fin se verra seulement dans quelques années.
Et pour moi comprendre cet événement unique dans son envergure depuis l’ouverture des payse de l’Europe de l’Est dans les années 1980-1990 de nombreux livres sont apparus sur le marché écrits par des spécialistes plus ou moins reconnus.
Parmi tout ce choix libraire j’en ai choisi un à présenter ici, et ce n’est pas un livre mais un périodique : Manière de voir N°117 : Comprendre le réveil l’arabe, qui sur base d’articles de fond parus dans les derniers numéros du mensuel Le Monde diplomatique nous fait comprendre toute l’envergure de cette révolution, ses faits, ses sources et ses conséquences. Classés en trois grands chapitres : Le temps du soulèvement, Un si long hiver et Résistances culturelles ces articles assemblent et confrontent les différents points de vue et aspects d’un événement tout à fait hors du commun dans sa réalisation et ses bouleversements.

Si ce numéro, paru en juin/juillet 2011, n’est plus en rayon dans la plupart des librairies, il peut toujours se commander via internet sur le site de Manière de voir.

A découvrir pour mieux comprendre ce qu’est le réveil arabe !

INDEX - Tunisie

Ben Mhenni, Lina
- Tunisian Girl : Blogueuse pour un printemps arabe (2011), présentation







09:08 Écrit par Marc dans INDEX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tunisie, litterature tunisienne | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

vendredi, 07 janvier 2011

SAS, tome 108 : Coup d’état à Tripoli - Gérard de Villiers - 1992

bibliotheca coup d etat a tripoli.jpgMalko avait repéré le regard angoissé de l'Américain posé sur la touche "bis" du téléphone. Il suffisait d'appuyer dessus pour obtenir le dernier numéro appelé...

"This is the popular bureau of the libyan jamahirya. What do you want ?"

En hurlant une injure, l'Américain recula brusquement et saisit derrière lui un fusil-harpon sur lequel était accrochée une flèche. Il visa Malko et appuya sur la détente...


Bryan Palmer, le chef de Station de la CIA à Tunis, est sur un gros coup : le plus gros de sa carrière. Il est persuadé de détenir la clef de la paix au Moyen-Orient. Pour cela il suffit de renverser le colonel Kadhafi, le dictateur libyen. Et tout est prêt, la CIA a le soutien d’un colonel libyen, des militaires exilés prêts à débarquer en Libye afin de tuer le dictateur et son entourage. L’opération se monte petit à petit, mais une semaine avant son déclenchement, un militaire libyen informant les services américains se fait assassiner à Tunis. Kadhafi serait-il au courant de la menace qui se prépare. Plus rien n’est sûr.
La CIA fait alors appel à son agent spécial Son Altesse Sérénissime Malko Linge pour évaluer la situation et la faisabilité de l’opération. C’est l’occasion pour Malko de retrouver l’une de ses anciennes conquêtes, la pulpeuse Leïla Kadouni dont le savoir-faire amoureux a laissé de bien beaux souvenirs (SAS, tome 68, Commando sur Tunis). Mais pour le prince autrichien, freelance à la CIA, Tunis réserve bien d’autres surprises. Il va vite se retrouver traqué par un couple de tueurs irlandais au dessein mystérieux. L’opération de la CIA ne semble tenir plus qu’à un fil. Surtout que les fuites la concernant semblent émaner de la CIA elle-même...

Retour au début des années 1990 avec ce 108e épisode de la série SAS de l’auteur français Gérard de Villiers, Coup d’état à Tripoli nous fait découvrir les tensions de l’époque autour du régime libyen du colonel Mouammar Kadhafi, et les tentatives américaines pour le déstabiliser. On découvre aussi la Tunisie de l’époque, et surtout sa capitale dans laquelle le gros de l’action se déroule.
Beaucoup de violence, d’action, d’érotisme... la recette SAS éprouvée... mais surtout cette fois une belle critique envers les services secrets américains, leur volonté de parfois mettre en place des opérations ridicules, leur fiabilité peu sûre et leurs nombreuses gaffes. Tout ne se résoudra pas à la fin, la CIA étant incapable d’assurer sa mission ni de confondre ceux qui lui ont nui. Gérard de Villiers semble vouloir présenter ici une autre facette de cette célèbre agence de renseignements, bien moins prestigieuse que ce que l’on entend ou lit d’habitude.

Pour le reste Coup d’état à Tripoli est un SAS bien classique, avec ses qualités et défauts, et qui ravira tous ses amateurs.


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Présente édition : Editions Gérard de Villiers, 1 octobre 1992, 250 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
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SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits

SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait