lundi, 20 mai 2013

I Am a Hero, tome 2 - Kengo Hanazawa - 2009

i am a hero,manga,japon,fantastique,horreur,zombies,kengo hanazawaHideo, dessinateur parano de mangas, commence à se rendre compte de ce qui se passe autour de lui, surtout depuis qu’il s’est fait attaquer par sa copine, métamorphosée en zombie. Il erre ainsi dans la ville en proie au chaos, ne sachant toujours pas faire parfaitement la part des choses. Un ancien collègue à lui va s’avérer être un drôle d’allié, mais Hideo commence peu à peu à comprendre que le monde dans lequel il vit n’a plus lieu d’être et qu’il ne peut plus que compter sur lui-même.

Survival ultra-gore à l’humour très grinçant, ce second tome de la série I Am a Hero de Kengo Hanazawa offre une suite impeccable à un premier tome qui mettait du temps à mettre les choses en place. L’auteur s’attardede nouveau sur moultes détails, ceci afin de rendre les choses le plus réel possible, mais aussi afin que le lecteur comprenne au mieux la vision des choses de son héros. Et certaines scènes, dont entre autres celle de l’avion, sont tout simplement à couper le souffle.

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Extrait : une planche au hasard

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Présente édition : Kana, Big Kana, 27 avril 2012, 208 pages
ISBN-10: 2505014418 / ISBN-13: 978-2505014416


Voir également :
- I Am a Hero, tome 1 - Kengo Hanazawa (2009), présentation et extrait
- I Am a Hero, tome 2 - Kengo Hanazawa (2009), présentation et extrait

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lundi, 07 janvier 2013

I Am a Hero, tome 1 - Kengo Hanazawa - 2009

i am a hero, manga, japon, fantastique, horreur, zombies, kengo hanazawaHideo Suzuki est un assistant mangaka en manque de succès. De par le passé il était maître de sa propre série et promis à un bel avenir, pourtant il a été lâché par son éditeur pour se retrouver aujourd’hui à assister des créateurs finalement plus talentueux que lui. Mais au-delà de ça Hideo est aussi craintif, paranoïaque et souffre d’hallucinations.
En pleine crise existentielle, Hideo ne remarque hélas pas les prémices d’une épidémie transformant tout être humain en monstre sanguinaire, et qui peu à peu, est en train de mettre un terme à toute la société japonaise.

I Am a Hero (アイアムアヒーロー)
est une série manga, type seinen, écrite et dessinée par Kengo Hanazawa, prépubliée dans l'hebdomadaire Big Comic Spirits de l'éditeur Shōgakukan depuis août 2009. Fin 2012 10 tomes sont compilés au Japon, 6 en Europe pour la traduction française.

Il s’agît ici évidemment d’un n-ième récit d’invasion zombie, genre dans lequel on ne compte plus les films, bandes dessinées et romans à paraître depuis quelques années, et qui ici nous est servie avec grand réalisme à la sauce manga. Et l’horreur on la découvre peu à peu, très peu même, dans ce premier volume, dédié à un héros qui finalement  tient bien plus du mort-vivant que d’autre chose. Pourtant, à tout instant, le lecteur risque de basculer à la suite de son héros soit dans la folie, soit dans l’horreur, cela jusqu’à la fin quand le tout tranche définitivement dans un fantastique des plus morbides. Et l’auteur fait preuve d’un grand savoir-faire en la matière, car cette longue entrée en matière instille aussi le doute sur la réalité des faits : Assiste-t-on à une réelle histoire d’horreur ancrée dans l’actualité ou aux délires d’un fou qui se fabrique des visions pour meubler la monotonie de son existence ? S’ajoutent à ce très solide thriller des notions sur le monde du manga qui raviront les amateurs du genre. L’humour noir et décalé, omniprésent, est également des plus réussis.

Fans d’horreur, de zombies et de mangas, I Am a Hero est certainement une série à suivre !

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Extrait : deux double-pages

 

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Présente edition :  Kana, collection Big Kana, 27 avril 2012, 208 pages
ISBN-10: 250501440X / ISBN-13: 978-2505014409

Voir également :
- I Am a Hero, tome 1 - Kengo Hanazawa (2009), présentation et extrait
- I Am a Hero, tome 2 - Kengo Hanazawa (2009), présentation et extrait

20:56 Écrit par Marc dans Hanazawa, Kengo, Manga | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : i am a hero, manga, japon, fantastique, horreur, zombies, kengo hanazawa | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

mercredi, 02 janvier 2013

L’année du loup-garou (Cycle of the Werewolf) - Stephen King - 1983

stephen king, l annee du loup-garou, cycle of the werewolf, bernie wrighston, peur bleue,loup-garou, horreur, fantastique, litterature americaineTarker Mills dans les forêts profondes du Maine. C’est en janvier qu’a eu lieu le premier meurtre, une nuit de pleine lune. La victime est un employé des chemins de fer et elle vient d’être la première victime d’u loup-garou. Un mois plus tard, une femme est attaquée à son domicile. Et ainsi de suite, à chaque pleine lune, des grondements à moitiés humains se font entendre dans la nuit, et partout, les empreintes d’un monstre que rien ne semble pouvoir rassasier. Et cela jusqu’à ce qu’un héros bien particulier en vienne à bout.

L'Année du loup-garou de Stephen King est un court roman, paru 1983 et divisé en douze chapitres, un pour chaque mois de l’année correspondant à chacune des apparitions du loup-garou. Le texte est illustré par Bernie Wrighston, auteur américain de bandes dessinées.
L’origine de ce texte orignal date de 1979 alors qu’un éditeur commande au célèbre auteur de romans d’horreur Stephen King, une série de petites vignettes de 500 mots, illustrées ensuite par l'artiste Bernie Wrightson. L'auteur se met alors au travail, mais des vignettes il fait de véritables chapitres, et du calendrier un livre.
Outre sa forme de calendrier le roman est un récit fantastique assez classique traitant destephen king, l annee du loup-garou, cycle of the werewolf, bernie wrighston, peur bleue,loup-garou, horreur, fantastique, litterature americaine lycanthropie. Si le modèle du Bien triomphant le Mal est respecté, ceux-ci prennent toutefois des tournures quelque peu particulières, étant donné que le Mal (le loup-garou) est en fait un homme d'église frappé par un sort inexpliqué qui se verra triompher par le héros incarné par un jeune garçon handicapé semblant plus vulnérable que n'importe quel autre personnage. Question écriture Stephen King varie les styles de mois en mois, rendant ce texte particulièrement fort et poignant, sans non plus trop marquer le lecteur qui pourrait s’attendre à plus de la part du grand maître de l’horreur.
Les dessins quant à eux, bien nombreux, coloriés ou en noir et blanc, sont tout à fait classiques de ce qui se faisait dans le domaine de la bande dessinée américaine à la fin années 1970 et au début 1980, quelque chose de finalement assez vieillot de nos jours.

Une adaptation au cinéma a été réalisée en 1985 par Daniel Attias sous le titre de Peur bleue, Silver Bullet en version originale, à partir d’un script écrit par Stephen King lui-même.

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Présente édition : Albin Michel, 31 octobre 2012, 130 pages
ISBN-10: 222624512X / ISBN-13: 978-2226245120

Voir également :
- Cujo - Stephen King (1981), présentation
- Christine - Stephen King (1983), présentation
- La peau sur les os (Thinner) - Richard Bachman (Stephen King) (1984), présentation
- Misery - Stephen King (1987), présentation
- Ecriture : Mémoires d’un métier (On Writing : A Memoir of the Craft) – Stephen King (2000), présentation
- Dreamcatcher - Stephen King (2001), présentation
- Colorado Kid (The Colorado Kid) - Stephen King (2005), presentation
- Cellulaire (Cell) - Stephen King (2006), presentation
- Dôme, tome 1 (Under The Dome) - Stephen King (2009), présentation

mardi, 25 septembre 2012

Ceux d’en bas - Serge Brussolo - 2010

serge brussolo, ceux d'en bas, thrillers, litterature francaise, fantastique, horreur, survival, agence 13, mickie katz,"Le lac fonctionnait à la manière d'un piège pour l'imagination, ses eaux n'avaient rien de rassurant, sa géographie suscitait l'angoisse. C'était une pochette-surprise démoniaque mêlant des lames de rasoir aux friandises contenues dans ses flancs."

L’Agence 13 est spécialisée dans la réhabilitation de lieux ayant été le théâtre de drames horribles dans le passé. Mais pas facile de transformer le lieu d’un génocide indien en parc d’attraction. C’est pourtant le défi que doit relever Mickie Katz, la spécialiste de l’Agence 13, en se rendant dans un village perdu du Montana qui survit dans une nature sauvage hantée par l'esprit-totem d'un grizzly en colère et les fantômes d'Indiens assassinés en des temps anciens. Folklores et légendes fantaisistes cachent néanmoins des secrets bien réels et Mickie va peu à peu découvrir une population tenaillée par une culpabilité que rien n'apaise, et prête à tout pour expier ses fautes. De plus un archer invisible fait régner la peur dans la région en décochant des flèches au hasard sur la population. Mais c’est au fond du sinistre lac que borde la bourgade que Mickie Katz découvrira la terrible vérité qui hantera à jamais la région.

Ceux d’en bas est le second tome de série Agence 13, après Dortoir interdit, et on retrouve ainsi le même personnage central, Mickie Katz, en charge de restaurer un nouveau lieu hanté par ses démons du passé. L’histoire est indépendante du tome précédent, sauf pour certaines allusions à la relation de l’héroïne à son père qui semble être une sorte de fil conducteur de la série.
Mais de toute façon, série ou non, on retrouve tous les éléments qui font la majeure partie des romans de Brussolo et avec un personnage principal qui ressemble à tant d’autres créés par l’auteur. Après un début un peu long, Brussolo construit peu à peu son histoire avec ses faux-semblants, légendes vraies ou fausses pour réussir à recréer une société isolée et étouffée dans ses secrets au point qu’elle ne distingue plus le vrai du faux. Alors que souvent dans l’œuvre de Brussolo le fantastique n’est que effleuré, souvent suggéré mais rarement confirmé, ici le dénouement laisse pourtant de réelles surprises, efficaces sans être toujours très crédibles.

Ceux d’en bas est certes un bon roman de Serge Brussolo, mais sûrement pas le meilleur.

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Présente édition : Pocket, 10 novembre 2011, 316 pages
ISBN-10: 2266208470 / ISBN-13: 978-2266208475

Voir également :
Trajets et itinéraires de l’oubli - Serge Brussolo (1981), présentation et extrait
Bunker - Serge Brussolo (1985), présentation
Les emmurés - Serge Brussolo (1990), présentation
Boulevard des banquises - Serge Brussolo (1990), présentation
Baignade accompagnée - Serge Brussolo (1999), présentation
Le livre du grand secret - Serge Brussolo (1999), présentation
La Princesse noire - Serge Brussolo (2004), présentation
-
 La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond - Serge Brussolo (2004), présentation
La maison des murmures - Serge Brussolo (2005), présentation
Dortoir interdit - Serge Brussolo (2009), présentation et extrait
L'héritier des abîmes - Serge Brussolo (2009), présentation
Le vestiaire de la reine morte - Serge Brussolo (2010), présentation
- Le Chat aux yeux jaunes - Serge Brussolo (2011), présentation


samedi, 25 août 2012

Kaïro - Kiyoshi Kurosawa - 2001

Kiyoshi Kurosawa, litterature japonaise, fantastique, kairo, horreur, apocalypseLe monde est en train de se dérégler, quelque chose se passe… et surtout des personnes disparaissent… Pour Michi, 21 ans, elle s’en rend compte après la disparition brutale et sans raison d’un collègue de travail. Et en se rendant à son domicile il lui semble même voir son fantôme avant qu’il ne s’évapore à jamais.
Ailleurs, un jeune homme découvre dans un laboratoire un étrange programme informatique sur la vie artificielle. Il est étudiant en économie et lui aussi constate ces disparitions, d’abord par l’apparition de personnes qui ne sont plus que l’ombre d’eux-même avant de disparaître à jamais, puis par le dépeuplement bien visible de sa ville.
Et en effet, quelque part dans l’au-delà, des fantômes condamnés à la léthargie de l’éternité ont perçu un moyen d’accéder au monde des vivants, cela par le biais des ordinateurs et connections réseaux. Et peu à peu ils prennent la place des vivants, les envoyant à leur tour dans l’au-delà, alors que peu à peu le monde se vide de toute humanité.

Est-ce la fin du monde ?

Kaïro de l’auteur-cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa est un sombre roman fantastique dans lequel le monde se voit peu à peu envahi, cela avec un calme terrifiant par des fantômes utilisant les connections du net pour faire disparaître les vivants. Mais Kaïro est aussi un film, réalisé par l’auteur lui-même et produit à peu près au même moment que l’écriture de ce roman. Et si les deux oeuvres se ressemblent elles ne sont pourtant pas égales. D’où l’intérêt du livre, qui est bien plus qu’une novélisation du très réussi film.
Et le roman étonne à plus d’un titre. D’abord par l’ambiance sombre qui s’installe dès les premières pages, avec ses personnages solitaires qui vivotent dans cette société aliénante. Et puis par son horreur... mais ici guère de fantastique à gros effets avec des scènes violentes. Non, l’horreur est celle de la solitude qui s’installe de plus en plus et du vide qui se fait dans le monde, un vide bien plus angoissant et suffocant pour les héros du roman. Peu à peu ils voient tout et tout le monde disparaître autour, les gens deviennent spectre avant de s’évaporer... et tout cela dans une non-violence qui en devient d’autant plus dérangeante. Et l’auteur ne laisse guère d’espoir à ses personnages de stopper cette invasion. Le peuvent-ils, le veulent-ils même ?
Si l’auteur excelle dans son écriture, la lenteur du texte et son absence d’action pourront tout de même ennuyer plus d’un lecteur en recherche de ce que ce genre de fantastique offre généralement. Toutefois ce livre vaut certainement la peine, d’autant plus que la société décrite par Kurosawa, une société connectée sans plus de lien social humain, se matérialise de plus en plus autour de nous.

Kaïro de Kiyoshi Kurosawa est certainement un roman à lire !

Kiyoshi Kurosawa, litterature japonaise, fantastique, kairo, horreur, apocalypse


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Présente édition : Editions Philippe Picquier, 1 septembre 2004, 254 pages

lundi, 21 mars 2011

Real TV - Hieronymus Donnovan - 2010

hieronymus donnovan,horreur,fantastique,litterature francaise,real tv,storylab1993 à Machin-les-Mines. Deux ados vont passer un weekend ensemble à la maison alors que les parents sont en voyage. Au programme : films vidéo et Super Nintendo sur téléviseur géant.
Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Et le weekend tant rêvé se transforme peu à peu en un cauchemar. Cela commence par l’implosion mystérieuse de la télévision, un accident au vidéoclub, une nouvelle télé qui diffuse des images étranges d’une jeune fille séquestrée dans la salle de bains d’un voisin... Les deux jeunes ne sont pas encore au bout de leur surprise, car le pire reste à venir.

Les années 1990 représentent une période particulière pour la culture ado de l’époque. Ce qui intéressait c’étaient les films VHS loués au vidéoclub, de préférence des films d’horreur dans le style de Halloween ou de Vendredi 13, de temps à autre un petit porno si on réussissait à en louer un. Quentin Tarantino sortait ses premiers films dont Reservoir Dogs et Pulp Fiction, et côté musique la mode était au grunge poussé par Nirvana et son leader culte Kurt Cobain. Puis il y avait la Super Nintendo, la plus formidable des consoles de jeux de l’époque que l’on retrouvait rapidement dans tout ménage. Et pour tout ado le rêve était de se retrouver seul à la maison et de pouvoir profiter pleinement de tous ces divertissements qui le tentaient continuellement.
Hieronymus Donnovan nous fait parfaitement revivre cette époque avec son formidable roman Real TV à la suite de ses deux personnages que sont Arnaud et Rémi et qui vont subir un weekend catastrophique, inspiré du cinéma de l’époque avec sa dose de grotesque, de fantastique et d’horreur.  S’y ajoute un style de narration bien propre aux ados de l’époque, une inventivité exceptionnelle et un suspense bien réel. La narration est faite dans le style ado et en respectant la mode ado de l'épqoue au point où les personneges deviennent terriblement crédibles, malgré leurs nombreux clichés issus de la culture de l'époque.

Bref Real TV a tout ce qu’il faut pour accrocher le lecteur, et présente une belle incusrion dans l'univers ado des années 1990.

Real TV a été édité en vue d’être lu sur mobile avant tout et est donc disponible dans une version gratuite incluant les 5 premiers chapitres. La seconde version, payante (3,99 €) contient l’ensemble du roman (25 chapitres).
Plus d'infos sur ce livre sur : www.hieronymusdonnovan.com .
 

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Présente édition : éditions Storylab.fr, 3 avril 2010, 149 pages

mardi, 18 janvier 2011

10 000 litres d’horreur pure : modeste contribution à une sous-culture - Thomas Gunzig, illustré par Blanquet - 2007

bibliotheca 10 000 litres d horreur pure.jpgTous avaient prévu de passer un beau weekend. En effet quoi de mieux que de passer quelques jours entre amis dans un chalet perdu en forêt en bord d’un lac pour se détendre après les examens.
Parmi eux il y a Patrice, le neveu de la propriétaire du chalet, un étudiant en chimie au physique ingrat, qui survit mal à ses multiples complexes. Son meilleur et d’ailleurs seul ami est Marc, un chic type amateur de tir à l’arbalète et amoureux d’Ivana, une étudiante en droit. Puis il y a JC, le gosse de riche prétentieux et égoïste, accompagnée de Kathy, une belle blonde attirée par les fringues et l’argent, une étudiante en psycho. Bref, cinq amis qui n’en sont pas vraiment mais qui vont tout de même tenter le tout pour se détendre.
Mais ce chalet cache quelque chose. Patrice n’y est plus retourné depuis qu’il était gosse, alors qu’il y avait passé un weekend avec ses parents et sa sœur handicapée. Le séjour vira au drame, sa sœur ayant disparu sans laisser de trace. Et depuis le chalet est abandonné, sa tante propriétaire des lieux étant depuis interné pour sa folie.
Mais pourquoi se soucier de toutes ces histoires du passé ? Mieux vaut profiter du bon temps.
Dès le premier soir pourtant les problèmes commencent. JC est attaqué par un inconnu, Kathy disparaît, Patrice et Ivana tombent sur d’étranges voisins alors que Marc découvre un immense sous-sol, une véritable caverne aux dimensions insoupçonnables juste sous le chalet.

Et l’horreur ne fait que commencer…


10 000 litres d’horreur pure : modeste contribution à une sous-culture de l’écrivain belge Thomas Gunzig est un incroyable roman d’horreur et de fantastique, un hommage vibrant à un sous-genre du cinéma que sont les slashers, films d’horreur américains typiques des années 1970 à 1990 dans lesquels des adolescents se font poursuivre par d’horribles et de monstrueux tueurs. Et il faut dire que cet hommage est bien réussi.
On se passionne à retrouver ces personnages si classiques tel le garçon complexé et introverti, l’autre très prétentieux et sûr de lui, la fille un peu pétasse qui se fait attaquer après sa première coucherie, le héros irréprochable mais pas plus aidé à s’en sortir, des personnages secondaires à frémir même s’ils sont à peine crédibles… Tous les ingrédients classiques pour rendre l’atmosphère bien lourde y sont aussi : le chalet abandonné, la nui noire, d’obscures secrets de famille, des monstres aux origines inconnues…
Tout est bien codé, référencé, en passant de l’horreur au gore le plus pur. Evidemment on s’attend à tout, c’est le problème de ce genre qui ne laisse guère plus de surprise sauf dans l’intensité des cruautés qu’il nous présente.
Cela se lit d’une traite. On s’amuse de ces aventures, on s’en inquiète… toute sorte de sentiments y passent dans cet hommage on ne peut plus réussi.

Avec 10 000 litres d’horreur pure : modeste contribution à une sous-culture Thomas Gunzig réussit à nous faire revivre un genre, celui des slashers, avec un talent incroyable. Un vibrant hommage et un réel plaisir de lecture.

A lire !

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Extrait
:
les deux premiers chapitres


1. Ed et Tina

Ed regardait par la fenêtre.

Il faisait beau.

Des rayons solaires descendaient à la verticale entre les branches.

Il avait mal à la tête.

Ed regardait les reflets de l’eau.

Il essayait de comprendre le mouvement des dessins. Mais ça allait trop vite.

C’est pour ça qu’il avait mal à la tête.

En bas, Tina était assise dans le fauteuil.

Elle regardait un jeu compliqué à la télévision.

Elle attendait son feuilleton.

Une histoire avec une vieille dame qui résout toutes sortes d’énigmes.

Et puis il y eut un bruit.

C’était le bruit.

Tina, devant son téléviseur, ferma les yeux. Elle ne voulait pas que ça recommence.

Chaque fois, c’était des ennuis. Des trucs à organiser, des trucs à gérer.

Mais quand elle les rouvrit, elle comprit que ça avait recommencé.

Ed était devant elle.

- Ça recommence. Il avait dit.

- Je sais. Elle avait répondu.

2. Patrice

Patrice attendait déjà depuis près d’une demi-heure quand les autres finirent par arriver. Patrice, cette demi-heure d’attente sur le parking, devant le vieux monospace Toyota fermé à clé, ça l’avait mis de mauvaise humeur et, quand les autres étaient arrivés, il avait eu envie de faire une remarque cinglante pour leur faire comprendre qu’il comptait pour quelque chose, qu’il n’était pas la « cinquième roue du carrosse » et qu’après tout c’était par sa tante qu’il avait eu le bungalow gratos. Mais Patrice devait pisser. Il devait tellement pisser que ça lui faisait mal. Alors, juste avant que les autres n’arrivent, il avait jeté un coup d’oeil au parking désert, il s’était dit que c’était fou comme une université pouvait avoir l’air morte un 1er juillet, et il avait pissé contre la roue du monospace.

Les autres étaient arrivés à ce moment : Kathy, Ivana, JC et Marc. C’était Kathy qui l’avait vu :

- Hééééé ! Y a Patrice qui pisse sur ta voiture ! JC, ce connard de futur kiné, s’était mis à hurler sur Patrice.

- Merde, t’es vraiment un gosse, tu peux pas te retenir dix minutes ! C’est dégueulasse, ça va sentir pendant tout le trajet.

Patrice avait vainement tenté de trouver quelque chose à dire. Il avait ouvert et fermé la bouche mais, à part un soupir souffreteux, aucun son n’en était sorti.

- Bon, ça va, c’est rien, on s’en fout. Avait dit Ivana.

Patrice s’était demandé si elle prenait sa défense parce qu’elle l’aimait bien ou parce qu’elle était en deuxième année de droit et que c’était une façon de s’entraîner à plaider. Patrice s’était dit que ce devait être la seconde solution: comment une fille comme Ivana pouvait-elle bien l’aimer ou simplement avoir envie de prendre sa défense ? Il était petit, il n’était pas vraiment gros, mais il était mal fichu, il portait des lunettes qui faisaient penser à celles du général Jaruzelski mais n’osait pas changer de modèle de crainte d’empirer les choses et, en plus, il faisait des études qui ne présentaient, aux yeux des filles, aucun intérêt particulier: la chimie. Pour une fille comme Kathy, la chimie c’était la science des bigleux en tablier, la science des produits qui sentent mauvais et qui piquent les yeux. Il aurait pu lui parler de la magie de l’électrolyse pendant des heures, ça n’aurait eu pour effet que de l’endormir.

Bref, Patrice n’avait fait aucune remarque. Il s’était tu. Il avait encaissé les remarques comme si c’était sa vocation de petit gros à lunettes.

- Alors, on y va ? Avait dit Kathy. Avec sa voix qu’un ingénieur du son pervers semblait avoir poussée dans les aigus.

Patrice ne la supportait pas. Elle était jolie. Très jolie. L’archétype de la jeune blonde de magazine. Elle était déjà en troisième année de psychologie et elle se prenait pour l’héritière de Freud mais elle avait autant de sensibilité qu’un tapir. C’était évident que son diplôme n’allait lui servir qu’à devenir «directrice des ressources humaines » dans une putain de boîte de pub. Une conne en tailleur qui allait faire chier son monde à longueur de semaine.

JC avait ouvert les portières et le coffre et s’était mis derrière le volant pendant que tout le monde s’installait. C’était bien lui ça, beau gars individualiste, gamin élevé dans les valeurs égoïstes d’une grande famille d’industriels, idolâtré par sa maman, programmé par son père pour être un « gagnant », champion junior de squash, toutes les filles à ses pieds et un avenir sans nuages de oisif qui s’ouvrait à lui. À côté de lui, Patrice se sentait nul et plus que nul: avec son physique, avec ses parents épiciers en faillite, avec son bête job dans la grande surface… Et au fond de lui, Patrice avait très envie de pouvoir coucher avec une fille comme Kathy. Il détestait ce désir qui lui nouait le ventre, mais il n’y pouvait rien. C’était comme ça. Il avait envie de cette tarte.

Ivana s’était assise à côté de lui. Il lui avait souri. Il devait faire très attention à Ivana. C’était typiquement le genre de fille dont il aurait pu tomber amoureux. Une beauté moins extravagante que Kathy, une beauté plus douce. Des cheveux châtains jusqu’aux épaules, une peau de lait, des yeux noisette… Patrice avait déjà été amoureux. Un bon millier de fois depuis son adolescence et chaque fois le scénario avait été le même. Il devenait le meilleur ami de la fille, à la fois son confident et sa mascotte. Il devait se farcir le récit détaillé des histoires de coeur et des histoires de fesses. Il devait entendre, sans sourciller, des phrases comme: « C’est génial d’avoir un ami comme toi, où tout est clair…» Et le soir, dans sa petite chambre au-dessus de l’épicerie de ses parents, il écoutait son coeur se briser. Un sale bruit…

En clair, il n’avait jamais conclu. Patrice était un puceau de vingt ans, aussi bourré de complexes qu’un éclair au chocolat peut être bourré de crème et il ne voyait aucune possibilité de sortir de cette situation qu’il considérait de plus en plus comme une malédiction.

Il aurait dû devenir quelqu’un d’autre.

Mais devenir quelqu’un d’autre, c’est quelque chose qui n’arrive pas. Il fallait qu’il accepte que sa vie serait un long et douloureux moment.

Après avoir passé un temps fou à essayer de trouver une place pour un grand fly-case, Marc fut le dernier à s’installer dans le monospace.

- C’est quoi, là-dedans ? Avait demandé JC.

- Mon arbalète

- Qu’est-ce que tu fous avec une arbalète ?

- Tu mets une cible contre un arbre et tu tires dessus… C’est comme le golf, si tu veux…

- Et tu tues des animaux aussi ? Avait demandé Kathy.

C’était Ivana qui avait répondu à sa place.

- Marc ne tuerait jamais un animal.

- Je suis membre de Greenpeace. Avait ajouté Marc. Le tir à l’arbalète c’est silencieux et relaxant.

Patrice avait fait une grimace. Marc… Il était… Atrocement sympathique… C’était d’ailleurs à lui qu’il avait parlé en premier du bungalow de sa tante et de la possibilité de passer quelques jours au vert après les examens. Et puis, tout s’était enchaîné: Marc avait trouvé que c’était une bonne idée, il en avait parlé à Ivana qui avait trouvé que ça leur ferait du bien. Marc en avait parlé à son « bon vieux copain de lycée », ce con de JC, qui avait insisté auprès de Kathy pour qu’elle vienne aussi. JC avait dû penser qu’une semaine comme ça, c’était une façon de s’encanailler auprès du petit peuple, qu’il allait pouvoir boire et fumer plus qu’il n’aurait jamais pu le faire dans un de ces hôtels chics où il avait l’habitude d’aller et que, dans le fond, c’était une façon de montrer à Kathy à quel point il était un type « à la cool ».

Et voilà comment Patrice avait été débordé par sa propre idée. Aujourd’hui, pareil à un nageur imprudent qui se rend compte qu’il ne pourra 17 jamais rejoindre la côte, il regrettait tout ça amèrement, mais c’était trop tard. Il devait juste attendre que ce week-end se passe, exactement de la même façon que l’on rentre dans un bain glacé : en serrant les dents.

- C’est parti ! Avait dit JC en démarrant. Et Patrice avait eu l’impression de se noyer...


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Présente édition
: Editions Au Diable Vauvert, 30 août 2007, 247 pages


Voir également :

Mort d’un parfait bilingue - Thomas Gunzig (2001), présentation
Kuru - Thomas Gunzig (2005), présentation 

dimanche, 12 décembre 2010

Fragment - Warren Fahy - 2009

bibliotheca warren fahy fragment.jpgL’île de Henders, perdue au beau milieu du Pacifique, a tout d’une petite île tout à fait anodine, sauf que personne encore ne l’a explorée. En 1791 un navire de commerce hollandais y a pourtant accosté mais le journal de bord indique que l’équipage a préféré pour des raisons inconnues ne pas y débarquer. Plusieurs siècles plus tard le navire de Sealife, au service d’un jeu de télé-réalité mettant en scène de jeunes scientifiques à la découverte des richesses de l’Océan, approche de l’île suite à un incident imprévu. L’équipage est excité à l’idée d’y mettre les pieds, car depuis la séparation des continents, il y a deux cents millions d’années, l’écosystème de cette île n’a jamais été en contact avec le monde extérieur. Y découvriront-ils des espèces inconnues ? Certains croient même que leurs découvertes supplanteront celles de Darwin aux îles Galápagos. En tout cas ils seront les premiers à fouler cette terre quasi extra-terrestre, où l’évolution du monde a pu suivre un cours complètement différent de celui du reste du monde.
Mais encore n’imaginent-ils pas leur surprise, car lorsqu’ils débarquent sur l’île, des quinze hommes et femmes sélectionnées ; seuls deux parviendront à s’enfuir, cela après y avoir passé même pas dix minutes. Les autres seront massacrés par des bêtes non identifiables, et tout cela sous le regard des caméras qui retransmettent l’émission en direct à travers tout le globe.
Mais l’horreur et le cauchemar ne font que commencer...

Fragment de l’écrivain américain Warren Fahy est un palpitant roman de science-fiction à mi-chemin entre le thriller environnemental et l’horreur fantastique. L’idée de base de ce roman se base sur les théories de l’évolution et sur les conséquences que pourraient avoir certaines espèces lorsqu’elles se retrouvent placés dans un milieu qui n’est pas le leur rompant ainsi l’équilibre naturel mis en place dans tout écosystème. Ces très passionnant et le prologue indique déjà clairement vers où l’on se dirige. Pour conter son histoire l’auteur utilise des thèmes très actuels tel par exemple la télé-réalité et l’engouement qu’elle entraîne, tout en distinguant bien l’aventure vécue par le Sealife sur place et celle perçue, souvent incrédule, derrière l’écran de télévision. La narration se fait ensuite sous la forme classique mais très efficace d’un thriller, avec un court chapitrage et un minutage presque excessif de l’action. Et tout cela sur près de 500 pages sans le moindre temps mort, le lecteur reste scotché du début à la fin. Les scènes d’action sont impressionnantes et l’auteur use d’une belle imagination pour faire vivre la faune et la flore de cette île mystérieuse. Tout est parfaitement crédible, toujours bien documenté et pensé dans les moindres détails, et cela malgré certaines exagérations peu plausibles intervenant surtout vers la fin.
Mais ce qui impressionne avant tout c’est l’efficacité de l’ensemble, tel un film hollywoodien dont le roman prend les formes. On croirait d’ailleurs presque à un scénario très développé au point où l’auteur en reprend aussi certains défauts : personnages et développements stéréotypés, action et situations convenus… ce qui est un peu dommage.

Fragment
de Warren Fahy est un thriller environnemental et fantastique très poignant, spectaculaire, horrifique et d’une efficacité rare. Un très bon moment de lecture au dépaysement assuré.


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Présente édition : traduit de l’américain par Stéphane Carn, éditions J’ai Lu, 13 octobre 2010, 504 pages

jeudi, 18 novembre 2010

La Vampire, tome 1 : La promesse (The Last Vampire) - Christopher Pike - 1994

bibliotheca la vampire la promesse.jpg"Je m'appelle Alisa Perne. Je suis intelligente, plutôt cultivée et dotée d'un formidable appétit de vivre.
J'ai de superbes cheveux blonds et des yeux d'un bleu électrique. Bref, tout pour plaire et pour être heureuse.
Il n'y a qu'un petit problème... On me donne 18 ans, mais j'en ai plus de 5000. Et surtout, je suis une vampire. La dernière de mon espèce.
Et, parfois, je me sens terriblement seule... Surtout quand un mystérieux ennemi me traque sans relâche, déterminé à me détruire."

Les romans mettant en scène des vampires font fureur en ce moment auprès des adolescents, d’où la réédition par J’ai Lu de la série La Vampire de l’auteur américain Christopher Pike datant des années 1990. Dans ce premier tome La promesse, et comme l’indique le résumé ci-dessus, extrait du quatrième de couverture, le lecteur est invité à suivre les aventures d’une vampire, une jeune fille d’apparence, mais âgée en réalité de plus de 5000 ans, à travers de multiples aventures qui vont se prolonger sur un total de six tomes.
Ce premier tome sert avant tout d’introduction. On y découvre le personnage d’Alisa Perne, sa nature de vampire, ses qualités exceptionnelles, ses origines par de longs flashbacks et son évolution de nos jours alors qu’elle est traquée par un ennemi redoutable.
L’intrigue ne démarre pas encore tout à fait, mais le terrain est parfaitement préparé pour entrevoir une suite des plus palpitantes. La narration à la première personne permet de s’attacher directement à cette héroïne un peu hors du commun. Mais attention, on est ici assez loin du vampirisme romantique qui fait la mode du moment : Alisa Perne n’hésite pas à assassiner sauvagement qui ose se mettre sur sa route, et sa vision du bien et du mal se résume à ce qui pourra lui servir à elle ou non. Et ainsi le sang coule à flot et la violence est omniprésente. Les nombreux flashbacks présentent un autre intérêt du roman : on découvre ainsi comment Alisa Perne est devenue une vampire, quelque part dans l’Inde de l’an 3000 av. J.-C, éléments rarement rencontrés dans ce domaine.
Le tout est décrit dans un style simple et bien fluide. On accroche très vite et il n’y a guère de temps mort jusqu’à la fin. 
Le tout reste hélas un peu léger, mais plaira parfaitement aux amateurs du genre.

La Vampire, tome 1 : La promesse est le premier d’une série de six volumes qui sont :
- La promesse (The Last Vampire, 1994)
- Sang noir (Black Blood, 1994)
- Tapis rouge (Red Dice, 1995)
- Fantôme (Phantom, 1996)
- La soif du mal (Evil Thirst, 1996)
- Les immortels (Creatures of Forever, 1996)

Plus particulièrement adressé à un public adolescent La Vampire, tome 1 : La promesse de Christopher Pike plaira à tous les amateurs du genre tout en promettant des suites bien passionnantes.

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Présente édition : éditions J’ai Lu, 6 octobre 2010, 189 pages

samedi, 04 septembre 2010

Zombie Story, tome 1 : Zombie Island (Monster Island) - David Wellington - 2006

bibliotheca zombie island.jpgUne épidémie inédite s’est propagée dans le monde. Des morts-vivants sont d’un jour à l’autre apparus de partout. Les pays occidentaux telles les Etats-Unis d’Amérique se sont complètement écroulés. Quelques enclaves subsistent cependant dans les pays moins développés dont la Somalie. Dekalb, un ancien inspecteur aux armements de l’ONU et sa fille Sarah fuient les hordes de zombies qui ravagent leur pays pour Mogadiscio. Mais une fois arrivé sur place ils se voient arrêtés par une bandes de mercenaires composée de jeunes filles endoctrinés par la gouvernante du pays. Dekalb se voit alors proposer une très dangereuse mission afin de recouvrer sa liberté ainsi que celle de sa fille : il doit retourner à New York, accompagné d’une bande d’enfants soldats pour y retrouver des anti-viraux qui soigneront le sida de la régente somalienne. Bien évidemment il n’a guère le choix et se rend donc de suite dans ce qui est devenu le bastion des zombies. Dekalb s’attend au pire, mais la situation s’avère bien vite être encore pire que ce qu’il avait prévu. D’autant qu’il va vite rencontrer un mort-vivant, Gary, semblant doué de raison, et qui, avide de pouvoir, va transformer les hordes de zombies en véritables armées…


L’écrivain américain David Wellington s’est fait connaître dès 2004 en publiant sous forme de feuilletons ses romans d’horreur sur le net.
Zombie Island, ou Monster Island en version originale, a été le premier roman à être publié sur la toile avant d’être édité en 2006. Ce roman, premier tome d’une trilogie consacrée aux Zombies : Zombie Story, va connaître un réel succès commercial. David Wellington réussit à se rapproprier ce genre très classique de la littérature fantastique en le réinventant carrément. Fortement basé sur l’action, la montée en tension et l’horreur bien gore, ce roman ne laissera guère indifférent. L’histoire est exploitée d’une façon bien différente de ce qui existe dans le genre, et les personnages sont assez originaux, ou du moins assez inédits.
Hélas ce premier roman souffre de bien nombreux défauts. Et succès commercial ne rime pas toujours avec succès critique. Lors de nombreux passages David Wellington fait preuve d’un certain amateurisme, l'écriture ne tient pas toujours la route et de nombreux passages paraissent bien longs. La mise sous tension ne fonctionne pas toujours très bien et il est parfois difficile de suivre les différents personnages, par manque réel de motivations les faisant agir. L’intrigue est bien construite dans la première partie, mais cela dérape fortement dans la seconde. Certains éléments de l’intrigue se voient résolus comme par magie (l’un des personnages se voit au beau milieu développer des superpouvoirs qui tombent à pic), des contradictions apparaissent (les zombies sont parfois par nature très forts, parfois très faibles) et la crédibilité se perd de plus en plus. Mais ce qui dérange avant tout c’est que David Wellington à force de chercher l’originalité se lance dans tout et n’importe quoi : on y retrouve ainsi des enfants-soldats somaliens, un shaman celtique, des momies… Et cela devient par moments un peu ridicule.
Il n’empêche que les fans d’histoires de zombies y trouveront leur compte, ainsi que les amateurs d’horreur et d’action.

Zombie Island est un roman d’horreur post-apocalyptique assez réussi dans le sens où il réinvente quelque peu le genre dédié aux zombies, l’action est bien menée, mais de bien nombreux défauts existent. A réserver aux amateurs du genre.

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Présente édition : traduit par François Truchaud, Editions Milady, 11 juin 2010, 416 pages

Voir également :
- Vampire Story, Tome 1 : 13 balles dans la peau (Thirteen Bullets) - David Wellington (2006), présentation
-
Vampire Story, Tome 2 : 99 cercueils (99 Coffins) - David Wellington (2007), présentation
- Vampire Story, Tome 3 : Vampire Zéro (Vampire Zero) - David Wellington (2008), présentation

mardi, 10 août 2010

Croisière maudite (The Wheel of Darkness) - Douglas J. Preston et Lincoln Child - 2007

bibliotheca croisiere maudite (the wheel of darkness).jpgL’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast et sa protégée Constance Green se ressourcent dans un monastère tibétain lorsqu’un moine leur révèle qu’un objet sacré du temple a été dérobé il y a seulement peu de temps par un alpiniste de passager. Il s’agît de l’Agozyen, un objet enfermé dans un coffre depuis des siècles et dont plus personne ne se souvient de sa ressemblance. Les moines ont toujours craint cette relique qui, selon eux, pourrait anéantir l’humanité en annihilant toute barrière morale. Les deux enquêteurs se mettent vite au boulot et retrouvent d’ailleurs rapidement sa trace : son nouveau propriétaire l’a emporté avec lui sur le luxueux paquebot Britannia. Pendergast réussit de justesse à s’embarquer pour le voyage et très vite il discerne un certain nombre de suspects. Mais pour lui cette enquête va se révéler bien plus complexe et dangereuse, dans la mesure où des meurtres étranges commencent à s’enchaîner à bord.
Quelqu'un aurait-il soulevé le couvercle du coffre contenant l'Agozyen, libérant la puissance maléfique que l'on prête à cette relique tibétaine ?
Jamais l’inspecteur Pendergast n’a été confronté à un tel ennemi. Et comment maîtriser cet objet, s’il est retrouvé, sans tomber sous son emprise.
Peu à peu cette croisière se transforme en un terrible cauchemar dont personne n’est sûr de pouvoir sortir sain et sauf.

Les aventures de l’inspecteur Aloysius Pendergast ont débuté en 1995 avec l’excellent thriller Relic (1995). Près de dix ans plus tard les deux auteurs américains que sont Douglas Preston et Lincoln Child, en sont avec
Croisière maudite à leur neuvième aventure et ne semblent guère avoir perdu la main. La recette est toujours la même : une enquête policière associant fantastique et roman d’aventures, sur un sujet souvent emprunt d’ésotérisme, autour de deux personnages très charismatiques que sont le policier Pendergast et sa pupille Constance Greene. Certaines références sont faites au tomes précédents, mais cela n’empêche guère de considérer cette histoire comme parfaitement indépendante. En conteurs de talent que sont Preston et Child, l’intrigue commence sans détour par une enquête rapide qui va conduire Pendergast à bord du Britannia, le paquebot qui le temps du roman va se transformer en un huis clos sanglant plein de suspense et de tensions. Le tout prend immédiatement et le lecteur accroche jusqu’au bout. La construction est parfaite, permettant ainsi une montée régulière dans le suspense et dans l’horreur.
Hélas le tout est loin d’être parfait. De nombreuses invraisemblances viennent gâcher le plaisir. Les auteurs prennent aussi de nombreux raccourcis : tel par exemple la vitesse avec laquelle Pendergast réussit à cerner les principaux suspects sur un paquebot contenant plusieurs centaines de personnes.

Croisière maudite
de Douglas Preston et Lincoln Child, énième aventure de Pendergast, s’avère être un thriller fantastique très divertissant qui souffre cependant de certaines lacunes.

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Présente édition
: Editions J’ai Lu, 5 mai 2010, 507 pages


Voir également :
- Relic - Douglas Preston et Lincoln Child (1995), présentation et extrait
- Le Codex (The Codex) - Douglas Preston (2004), présentation

mercredi, 02 juin 2010

Rage (Hater) - David Moody - 2006

bibliotheca rage

Du jour au lendemain la ville, le pays même, bascule dans la folie.  Cela commence par un directeur de supermarché qui quitte son boulot comme tous les jours. Tout est anodin, sauf que, d'un coup, l'homme se sent menacé  par une vieille dame tout à fait inoffensive. Dans un premier temps il la suit, puis l'agresse avant de la tuer sans état d'âme. Il se met alors à attaquer toutes les personnes l'entourant, seule la police saura le calmer.
Danny McCoyne, tranquille fonctionnaire de la ville, exaspéré par sa supérieure, excédé par ses enfants et s'entendant de plus en plus difficilement avec son épouse, est témoin de la scène. Il croit avoir assisté à une simple agression, un pétage de plombs comme il y en a d'autres. Sauf que dès le lendemain il assiste à une autre scène du même genre, et cela ne va aller qu'en croissant. De plus en plus de personnes semblent atteints d'une folie meurtrière incontrôlée, et cela semble se répandre comme une épidémie. Et très vite c'est le pays tout entier qui sombre dans le chaos...

Le roman Rage de David Moody fait parti de ce renouveau dans le genre du fantastique et de l'horreur qui dans ces années 2000 acquiert un succès sans cesse plus important. L'auteur y mêle avec un certain talent à la fois l'horreur, quasi chaque chapitre commence par un massacre très violent, et une atmosphère lourde et oppressive d'une société tombant peu à peu dans le chaos. Le suspense est assuré, et l'on suit avec plaisir le regard plutôt atypique du narrateur qui, dans sa banalité, devient vite très original et atypique de ce genre de romans. Hélas une écriture quelque peu facile et un certain manque d'originalité dans la construction de l'intrigue et dans la succession très linéaire et prévisible des différentes scènes, nuisent à ce roman qui ne dépasse guère le divertissement bas de gamme et vite oublié.

Rage est un thriller horrifique plutôt réussi, mais qui ne marquera que peu le lecteur.


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Présente édition : traduit de l'anglais par Sébastien Baert, Editions Milady, 5 juin 2009, 348 pages

21:34 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Moody, David | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : david moody, litterature britannique, thrillers, horreur, fantastique | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

jeudi, 07 janvier 2010

La peau sur les os (Thinner) - Richard Bachman (Stephen King) - 1984

bibliotheca la peau sur les os

Billy Halleck est un paisible avocat, mari et père comblé, dans sa petite ville du Connecticut. Tout va pour le mieux, sauf peut-être un surpoids qu’il tente en vain de perdre. Mais un jour tout bascule : en voiture il renverse une vieille gitane qui meurt sur le coup. Le mari de la défunte tente d’apporter l’affaire ne justice mais rien n’y fait. Halleck a suffisamment de contacts pour échapper à toute condamnation. Le vieux gitan ne l’entend toutefois pas de cette oreille. Il va trouver Halleck, le touche du bout des doigts en ne prononçant qu’un seul mot : «  Maigris ! ». Et de fait, Halleck se met à maigrir, un peu les premiers jours, et puis de plus en plus. Il comprend vite qu’il est victime d’un maléfice gitan. Ses complices qui l’ont sorti du pétrin aux tribunaux, eux aussi, semblent atteints de maux étranges. Quelques semaines plus tard, il ne reste de lui qu'un peu de peau sur les os. Au bord de la folie, il va mener un dernier combat avec son seul ami, un mafieux sicilien, pour tenter de lever le sortilège...
 
La peau sur les os est l’un des romans hétéroclites publiés sous le nom de Richard Bachman par l’écrivain américain Stephen King, dans lesquels celui-ci a vainement tenté de faire paraître de romans de styles différents que ceux auxquels son public s’était habitué. Le roman nous conte une assez classique et très linéaire histoire de malédiction, semblant être écrit un peu à la va-vite dans un style très simple et peu développé. Le texte donne l’impression d’être plus un scénario de film prêt à l’emploi, dont une fidèle adaptation a d’ailleurs été faite en 1996 par le réalisateur Tom Holland. Le caractère de Halleck, ainsi que de certains autres personnages, est pourtant très bien développé en décrivant bien toutes ses réactions face aux situations extrêmes qu’il va vivre. Richard Bachman, ou plutôt Stephen King, se joue également de certains aspects de la société, notamment la recherche absolue de la minceur par n’importe quels régimes, mais aussi l’opposition entre les « hommes blancs » bien établis et les gitans, éternels exclus. L’intrigue n’est hélas pas toujours parfaitement développée et l’on détecte vite ici et là quelques incohérences et facilités. Difficile aussi de s’attacher à ce personnage que l’on voit dépérir peu à peu vers une fin inéluctable.
 
La peau sur le os de Richard Bachman (Stephen King) est un roman simple et guère surprenant de la part d’un auteur qui a pourtant déjà fourni bien mieux. Malgré ces critiques les fans de Stephen King s’y retrouveront et d’autres le trouveront bien divertissant.

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Voir également :
- Cujo - Stephen King (1981), présentation
- Christine - Stephen King (1983), présentation
- L'année du loup-garou (Cycle of the Werewolf) - Stephen King (1983), présentation
- Misery - Stephen King (1987), présentation
- Ecriture : Mémoires d’un métier (On Writing : A Memoir of the Craft) – Stephen King (2000), présentation
- Dreamcatcher - Stephen King (2001), présentation
- Colorado Kid (The Colorado Kid) - Stephen King (2005), presentation
- Cellulaire (Cell) - Stephen King (2006), presentation

mercredi, 23 décembre 2009

Vampire Story, tome 3 : Vampire Zéro (Vampire Zero) - David Wellington - 2008

bibliotheca vampire zero

La policière et chasseuse de vampires Laura Caxton vient certes de remporter une importante bataille contre les vampires, voir tome précédent 99 cercueils (99 coffins, 2007). Mais cette victoire avait un prix. Son mentor l'agent spécial Jameson Arkeley, premier chasseur de vampires reconnu, a dû se sacrifier pour que Caxton l'emporte. Or, il n’est pas vraiment mort… il est devenu l’un des leurs ! Un vampire, et de plus l'un des plus puissants qui soient.
Caxton se rend vite compte qu'elle est devenu la cible de son ancien mentor, qui, un à un, s'attaque à tous les membres de la famille de Caxton. Elle n’a pas le choix : elle doit l’abattre. Mais plus encore, il faut l’empêcher de devenir un montre terriblement plus dangereux : un vampire zéro.


Vampire Zéro est le troisième tome de la série Vampire Story, après 13 balles dans la peau (Thriteen Bullets, 2006) et 99 cercueils (99 Coffins, 2007), un troisième tome bien rythmé et tout à fait fidèle à la série dans son mélange d'action aux rebondissements multiples et d'horreur gore mettant en scène des vampire bestiaux et avides de sang. Ce livre bouleverse toutefois quelque peu la perspective dans la mesure où l'ancien héros Jameson Arkeley cède sa place à sa protégée tout en devenant lui-même l'ennemi principal de celle-ci. Le personnage de Laura Caxton est de ce fait bien plus approfondi et la transformation d'Arkeley est décrite de façon tout à fait crédible. De nombreux nouveaux personnages interviennent également, cela au plus grand plaisir des amateurs de la série. Arkeley, vampire plus cruel que jamais, choque cependant quelque peu moins que les vampires des tomes précédents, ou peut-être est-ce juste l'habitude qui s'installe.
Bref, de l'action, de l'horreur... la recette qui a fait le succès des tomes précédents ne change que peu et ce tome ravira donc tous les lecteurs conquis par les deux premiers livres.

La série de Vampire Story est composée à ce jour de quatre romans: 13 balles dans la peau (Thriteen Bullets, 2006), 99 cercueils (99 coffins, 2007), Vampire Zéro (Vampire Zero, 2008) et 23 heures (23 Hours, 2009).

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Voir également :
- Zombie Story, Tome 1 : Zombie Island - David Wellington (2006), présentation
- Vampire Story, Tome 1 : 13 balles dans la peau (Thirteen Bullets) - David Wellington (2006), présentation
- Vampire Story, Tome 2 : 99 cercueils (99 Coffins) - David Wellington (2007), présentation

samedi, 07 novembre 2009

100 chefs-d'oeuvre incontournables de l'Imaginaire - Eric Holstein, Jérôme Vincent et Thibaud Eliroff - 2009

bibliotheca 100 chefs-d oeuvre incontournables de l Imaginaire

La littérature de l'imaginaire se décline aujourd'hui en de multiples genres à succès que sont la science-fiction, le fantastique, la fantasy et bien d'autres, sans compter les nombreux sous-genres existants. En bref l'imaginaire se porte on ne peut mieux, et cela principalement depuis le début du XXème siècle. pour en résumer ses multiples facettes les éditions Librio décident en 2009 de publier ce livre, résumant une centaine d'oeuvres, considérées comme incontournables, et les présentent de façon chronologique en fonction de leur parution. 100 oeuvres c'est beaucoup pour le néophyte qui ne connaît guère le genre, bien peu hélas pour le spécialiste, et on sait que les bons connaisseurs du genre sont bien nombreux.
Les auteurs de cette collection sont Jérôme Vincent, journaliste et fondateur du site ActuSF.com, Eric Holstein, déjà auteur d'autres anthologies sur le même sujet, et Thibaud Eliroff, directeur de la collection SF aux Editions J'ai lu et éditeur chez Pygmalion. Donc une équipe qui s'y connaît et qui s'est efforcée à choisir 100 oeuvres, de toute époques et aux origines variés.
Le premier roman présenté est l'utopique L'an 2440 (rêve s'il en fut jamais) de Louis-Sébastien Mercier et datant de 1770. Ensuite on remonte le temps en passant par Mary Shelley, Jules Verne, Bram Stoker pour arriver rapidement à l'âge d'or de l'imginaire qui est la période d'après la Seconde Guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui. Dans les choix proposés, qu'un seul livre d'un même auteur est présenté, donc les 100chefs-d'oeuvre se résument finalement aussi en les 100 écrivains incontournables. Les choix sont souvent assez évidents : on retrouve Les chroniques martiennes (1950) de Ray Bradbury, Dune (1965) de Frank Herbert, L'Homme démoli (1951) d'Alfred Bester, La planète des singes (1963) de Pierre Boulle, Kirinyaga (1988-1996) de Mike Resnick, Des milliards de tapis de cheveux (1995) d'Andreas Eschbach, et bien d'autres classiques, pour la plupart déjà bien connus du public. Un certain nombre d'auteurs français sont également présents, fait qui s'explique par le public visé par le livre : le public français. Certains autres livres y trouvent une place quelque peu plus contestable, mais soit, il fallait bien faire un choix, etdifficile d'être parfaitement objectif.
Cette anthologie contient de plus un petit lexique reprenant de nombreux termes qui reviennent fréquemment dans toute la littérature de l'Imaginaire.
Les différentes présentations, toutes assez bien , jamais plus d'une page par livre, plaisent par leur brièveté
Le résultat final est plutôt louable, toutefois on peut se poser la question sur qui va réellement être intéressé par cette anthologie. L'expert du genre la trouvera trop réductrice, le lexique de fin trop peu fourni. Alors que le néophyte y trouvera certes une immersion dans le genre à bon prix (3 euros), mais ce dernier sera vraisemblablement plus intéressé par un livre plus illustré. De plus les présentations des différents romans, jamais plus d'une page de long et malgr la qualité de leur écriture, présentent le même défaut que l'anthologie en soit.

100 chefs-d'oeuvre incontournables de l'Imaginaire d'Eric Holstein, Jérôme Vincent et Thibaud Eliroff, est une anthologie dont la simplicité est à la fois la principale qualité et le premier défaut à lui reprocher. C'est une anthologie qui aura du mal à trouver son public, mais qui réussira toutefois à s'imposer par son prix très bas.

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