mercredi, 15 mai 2013

SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie - Gérard De Villiers - 2013

sas,malko linge,gerard de villiers,197,les fantomes de lockerbie, tunisie,lockerbie, lybie,espionnage,romans d espionnage,litterature francaise,thrillers, litterature erotiqueUne voiture sortit du parking situé sur la gauche de l'hôtel et vint s'arrêter devant, juste en face de la porte tournante où Malko était coincé.

Une Alfa-Roméo blanche.

Malko vit sa glace s'abaisser pour laisser passer le canon d'une Kalachnikov.

Il était piégé comme un rat.

21 décembre 1988, un Boeing de la PanAm explose au-dessus du village écossais de Lockerbie. La Lybie est montrée du doigt, mais les Américains suspectent un autre commanditaire : l’Iran. Avec le temps qui passe l’enquête ne tient plus à grand-chose. Sauf que, depuis les révolutions arabes et la mort de Khadafi, certains ainsi hauts dignitaires libyens sont en fuite et l’un d’entre eux, Choukri El Jallah, pourrait révéler toute la vérité aux Américains. Seul problème il refuse de parler, d’ailleurs il se fera rapidement tuer. L’agent très spécial Malko Linge est chargé de trouver la maîtresse de El Jallah, la magnifique Jezia, qui pourrait avoir récupéré des données de son amant. Mais elle aussi devient rapidement la cible de mystérieux assassins...


Evidemment les romans de Gérard de Villiers avec leur mélange d’action, de sexe et d’espionnage, ne sont guère des chef-d’œuvre, mais hélas avec ce 197e tome de la série SAS : Les fantômes de Lockerbie, on touche le fond, tant l’ensemble manque d’un quelconque intérêt, et on y retrouve guère les quelques qualités habituelles de ces romans. L’auteur remplit ses 300 pages avec une histoire qui jamais ne devient réellement crédible et surtout ne nous emporte jamais.

Bref, mieux vaut ne pas s’attarder ici, ceci aussi pour les fans de la série

Dommage.

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Extrait : premier chapitre

Le timbre de la sonnette avait un son assourdi par l’épais battant d’acajou de l’unique porte palière. Malko attendit après avoir sonné, prêtant l’oreille. Aucun bruit ne filtrait de l’appartement, situé au dernier étage de cet immeuble moderne du bord de mer, avenue Kafr El Dinh, juste avant l’énorme mosquée aux minarets bleus, construite par feu Rafik Hariri en bas de l’ancienne place des Canons devenue place des Martyrs.


Malko n’avait croisé personne depuis qu’il avait garé sa voiture de location dans le parking en plein air, à côté de la mosquée. La porte de cet immeuble luxueux au sol de marbre s’était ouverte sans difficulté lorsqu’il avait composé le code fourni par Mitt Rawley, le chef de Station de la CIA à Beyrouth.

Aucun gardien dans le hall. Juste du marbre grège et de grands miroirs. On se serait cru dans la maison de la Belle au Bois Dormant. Malko appuya de nouveau sur la sonnette de l’appartement du septième étage.

Sans plus de résultat.

Il colla son oreille au battant, sans percevoir le moindre bruit venant de l’intérieur.

Agacé, il laissa alors carrément son index sur le bouton de la sonnette. On ne pouvait pas ne pas l’entendre. Ou l’appartement était vide ou on ne désirait pas ouvrir. Il prit alors son portable et appela Mitt Rawley.

– Vous êtes sûr qu’il est là ? demanda-t-il, lorsque l’Américain eut répondu.

– Certain, affirma le chef de Station de la CIA. Il ne sort pratiquement pas. Il faut insister. Cet enfoiré se terre. Il doit être mort de peur.

– Je ne peux quand même pas enfoncer la porte, objecta Malko.

– Insistez, répéta l’Américain. Il va bien finir par ouvrir.

– Vous êtes optimiste !

Quand Malko remit son portable dans sa poche, la situation en était au même point. Il essaya d’ébranler le battant, sans parvenir à le faire bouger d’un millimètre. C’était de l’acajou épais, et, en plus, il devait être renforcé par une plaque de blindage comme cela arrivait souvent à Beyrouth, dans les appartements de luxe. Il demeura planté sur le palier, furieux qu’on lui ait confié cette mission idiote.

Un quart d’heure s’écoula encore, ponctué par les coups de sonnette exaspérés de Malko. Sans le moindre résultat. Choukri El Jallah, le responsable officiel des investissements du Fonds souverain libyen en Afrique, n’avait pas envie de recevoir de visites.

La CIA le traquait depuis le moment où il avait quitté la Libye par la route, afin de gagner la capitale du Niger, Niamey. C’est là que, pour la première fois depuis son départ précipité de Libye, fin 2011, l’Agence américaine avait retrouvé sa trace.

Il s’appelait désormais officiellement Mohammed Arlit, avait la nationalité nigérienne et un magnifique passeport diplomatique qui lui permettait de se déplacer à travers le monde sans trop de problèmes. À condition de sélectionner ses points de chute.

La rumeur à Niamey disait qu’il n’avait payé son passeport que 50 000 dollars, somme modeste en regard des bontés qu’il avait eues jadis pour le Niger, via son Fonds souverain. Après Niamey, il s’était envolé pour Zurich en compagnie d’une magnifique jeune femme qui aurait pu être sa fille et qui voyageait, elle aussi, avec un passeport nigérien, le jumeau de celui de Choukri El Jallah.

Depuis son départ de Niamey, des agents de la CIA s’étaient relayés pour le suivre à la trace, sans pouvoir faire plus, à cause de son statut de diplomate.

Ce n’était pas pour lui arracher les secrets de ses investissements africains, mais pour une raison beaucoup plus sérieuse. En sus de son rôle officiel, Choukri El Jallah était le financier de toutes les opérations clandestines commandées par le responsable des Services libyens, Abdallah Senoussi. Choukri El Jallah avait donc les archives de tous les attentats financés par la Libye, ce qui intéressait beaucoup la CIA.

En effet, Abdallah Senoussi, le responsable de tous les coups tordus des Libyens avait été livré au nouveau pouvoir libyen et on ne risquait pas de le revoir de sitôt, les thuwars 1 s’étant appliqués à lui arracher tout ce qu’on pouvait arracher du corps d’un homme sans le tuer.

Le seul récipiendaire atteignable des secrets libyens était donc Choukri El Jallah.

Après Niamey, il avait été à Genève où résidaient sa femme et ses trois enfants, qu’il avait mis à l’abri depuis longtemps dans une somptueuse villa de Cologny, face au lac, achetée pour la modique somme de vingt-deux millions de francs suisses.

De là, toujours suivi par les agents de la CIA, il avait gagné Zurich par le train pour rendre visite à une succursale de l’Arab Bank, où il avait procédé à des opérations financières que la CIA n’avait pas pu percer à jour. Il était ensuite retourné à Genève, dans sa famille, tandis que sa ravissante compagne s’était installée au Noga Hilton.

Sous le nom de Mabrouka Arlit.

De Genève, il avait gagné Vienne, en Autriche, s’installant dans une suite de l’Hôtel Impérial. Son séjour avait duré six mois et il en avait profité pour faire la tournée de plusieurs banques. Transférant ou vidant systématiquement les comptes ouverts à son nom. Sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit.

Après Vienne, il avait gagné Beyrouth, à la grande surprise de la CIA. En effet, les Libyens kadhafistes n’étaient pas en odeur de sainteté auprès des Chiites libanais, depuis la disparition, dans les années quatre-vingt, de l’imam Moussa Sadr, haute autorité religieuse chiite qui était arrivé en Libye, mais n’en était jamais ressorti.

Un homme porteur de son passeport avait bien pris un vol Tripoli-Rome, mais la police italienne avait découvert que la photo du document avait été changée.

Les Chiites libanais étaient persuadés que le colonel Khadafi avait fait assassiner l’iomam Moussa Sadr à la demande de l’ayatollah Khomeiny qui jalousait son autorité religieuse…

Aussi, depuis son arrivée à Beyrouth, Choukri El Jallah s’était-il montré extrêmement discret… Seule la CIA connaissait son adresse, cet appartement de l’avenue Kafr El Dinh, appartenant au beau-frère libanais de Choukri El Jallah, marié à la sœur de ce dernier. Évidemment, à Beyrouth, il n’était pas aussi en sécurité qu’en Suisse ou en Autriche.

Les Libyens du nouveau régime auraient donné n’importe quoi pour le capturer et le découper en morceaux, d’autres l’auraient volontiers attrappé vivant pour lui faire livrer les secrets de ses comptes bancaires où dormaient encore beaucoup de millions.

En plus, pas mal de gens mêlés aux opérations clandestines de Kadhafi auraient bien aimé le voir mort, car les morts ne parlent pas…

La CIA avait découvert rapidement la raison de ce séjour à risques au Liban : Choukri El Jallah venait vider un certain nombre de comptes bancaires sur lesquels il avait transféré des sommes importantes. Le Liban était un des rares pays au monde où on pouvait sortir d’une banque avec des valises de billets sans le moindre problème. Son séjour ne pouvait se prolonger : les Américains avaient appris que Choukri El Jallah avait demandé l’asile politique à la Suisse et qu’il avait de grandes chances de l’obtenir, étant donné sa surface financière et son profil de retraité.

Une fois dans sa somptueuse villa de Cologny, il pourrait couler des jours tranquilles. Il avait largement de quoi s’offrir une armée de gardes du corps. De toute façon, les autorités suisses détestaient que les étrangers viennent régler leurs comptes chez eux.

Quelques années plus tôt, ils avaient expulsé une équipe du MI 6 britannique qui avait l’intention d’assassiner le président yougoslave Milosevic en leur disant sèchement : « Allez faire vos saletés ailleurs ! »

La neutralité suisse n’était pas un vain mot.

Si la CIA avait fait appel à Malko, l’arrachant à ses bals de la Haute-Autriche, c’était à la demande de Mitt Rawley qui l’appréciait beaucoup, lui et sa connaissance du Liban.

Ils avaient peu de temps devant eux. Une fois en Suisse, Choukri El Jallah garderait ses secrets. Or, il y en avait un que les Américains tenaient particulièrement à percer…

Malko appuya une ultime fois sur la sonnette. Pour un résultat identique. Il commençait à avoir faim et se dit qu’il n’allait pas passer la nuit là.

Il se retourna pour appuyer sur le bouton de l’ascenseur. Son pouls grimpa au ciel : le voyant rouge clignotait, la cabine était en train de monter.

Il se pencha pour voir le dessus de la cabine se rapprocher. Comptant les étages.

Troisième, quatrième, cinquième, sixième... L’appareil continuait à monter. Quelques secondes plus tard, Malko ne se posa plus de questions : l’ascenseur venait à son étage. D’ailleurs, celui-ci s’arrêta quelques instants plus tard au septième et la porte en verre dépoli s’ouvrit, poussée par l’occupant de la cabine.

Le battant fut repoussé d’une main vigoureuse et une femme émergea de l’ascenseur.

Malko en eut le souffle coupé : c’était une des créatures les plus séduisantes qu’il ait jamais croisées. Une grande brune, avec les cheveux attachés en queue de cheval, encadrant un visage longiligne avec d’immenses yeux noirs aux cils interminables.

Elle était vêtue d’un cachemire noir moulant une poitrine aiguë et d’un jean très ajusté, glissé dans des bottes à hauts talons. Une large ceinture terminée par une grosse boucle dorée pendait sur son ventre plat.

En plus d’une plastique parfaite, cette inconnue dégageait une sensualité animale palpable, mais elle n’avait rien d’une Poupée Barbie. Le regard qu’elle posa sur Malko était totalement inexpressif. Silencieuse, elle lui tint pourtant la porte de l’ascenseur pour qu’il puisse la remplacer dans la cabine. Il saisit la poignée de la porte et la laissa se refermer, restant sur le palier.

Le regard de l’inconnue s’assombrit imperceptiblement.

1. Résistants.

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Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
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SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
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SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
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SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

dimanche, 31 mars 2013

SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers - 2013

sas, malko linge, gerard de villiers, 196, vienne, le beau danube rouge, iran, israel, programme nucleaire, espionnage, romans d espionnage, litterature francaise, thrillersLes poignets et les chevilles attachés par des menottes au montant du grand lit de cuivre, Malko savourait la caresse de Maryam Nassiri, les yeux fermés.

Soudain il les rouvrit et aperçut, derrière la jeune femme agenouillée sur le lit, un homme debout dans l'encadrement de la porte de la chambre.

Des traits brutaux, les cheveux gris, vêtu d'un blouson de cuir et d'un jean. Un long pistolet dans sa main gantée de noir.

L'homme qui venait le tuer.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale Vienne a continuellement un nid d’espions. Tous les services y sont représentés et l’état autrichien semble tout faire pour leur faciliter la tâche. Vienne est bien sûr le siège de multiples organisations et institutions internationales telles l’OSCE, l’OPEP, l’AIEA, l’UNODC... en tout 16000 personnes ayant le statut de diplomates. Les Autrichiens ne discutent d’ailleurs jamais la liste des Seconds secrétaires ou conseillers. Et lorsqu’un de ces « diplomates » décédait de mort violente, la police conclue toujours à un suicide, sachant parfaitement qu’il s’agit d un meurtre dont elle ne connaîtra jamais les raisons.
Et c’est dans ce contexte que se prépare une vaste opération visant les intérêts nucléaires de l’Iran. En effet l’un de leurs ingénieurs est amené à Vienne pour être soigné. Américains et Israéliens vont tout faire pour lui mettre la main dessus, les premiers pour le kidnapper, les seconds pour l’assassiner. Les services iraniens sont sur leurs gardes, craignant le pire... qui d’ailleurs ne tardera pas d’arriver sous forme d’un immense bain de sang.
Seul l’agent de la CIA Malko Linge saura peut-être faire un peu d’ordre dans tout cela. Mais même s’il agit sur ses terres natales, sa survie ne tiendra qu’à un fil dans cette ruche à espions qu’est la capitale autrichienne.

SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge est donc déjà le 196e tome de cette série à la recette bien huilée, de laquelle, tome après tome, jamais rien de réellement neuf n’apparaît. Son Altesse Sérénissime Malko Linge se bat cette fois à domicile, entre Vienne et Liezen, pour démêler une trouble affaire d’espionnage réunissant à la fois les services secrets Américains, Iraniens et Israéliens. Evidemment l’action ne manque pas, ni le suspense façon SAS, et bien sûr les multiples conquêtes du prince, ici personnifiées par une magnifique espionne iranienne. La qualité est peut-être légèrement supérieure bien d’autres, mais seulement à peine.

Bref, rien de neuf, et toujours le même plaisir ou mépris, que l’on aime ou que l’on n’aime pas cette série de l’auteur français Gérard de Villiers.

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Extrait : chapitre premier

– Je te hais, dit Maryam Nassiri. Elle ajouta aussitôt d’un ton gourmand : je vais t’envoyer en enfer.

Ses mots mirent quelques secondes à imprégner le cerveau d’Oswald Fisk. Il faut dire qu’il était dans un trip très éloigné de ce que la jeune femme évoquait. Allongé sur son grand lit bas de deux mètres sur deux au couvre-lit en fausse panthère, les chevilles et les poignets attachés solidement aux montants de cuivre du lit, maintenant ses jambes et ses bras écartés, entièrement nu, le sexe en érection, il savourait chaque seconde de ce jeu sado-maso imposé par sa maîtresse.

Celle-ci, maquillée soigneusement, était inclinée vers lui, son visage proche du sien. Parfois, elle se penchait un peu plus, leurs lèvres se touchaient et, à deux ou trois reprises, elle avait brièvement glissé une langue audacieuse dans sa bouche, sans jamais s’attarder, même lorsqu’Oswald Fisk soulevait la tête de toutes ses forces, pour prolonger le baiser.

Délicieuse frustration.

Maryam Nassiri était vêtue d’un ensemble blanc. Une veste blanche cintrée dont elle avait défait les boutons, révélant un soutien-gorge assorti qui dévoilait presque entièrement sa poitrine pleine. Depuis le début de leur séance, Oswald Fisk avait dû se contenter de s’user les yeux sur ces globes magnifiques. Immobilisé totalement, il était esclave du bon vouloir de Maryam.

Celle-ci, au début de leur « séance », avant qu’il ne soit attaché par ses soins, lui avait laissé promener ses mains sur les courbes de ses fesses, lui permettant même de glisser quelques doigts dans la fente verticale du dos de sa jupe ajustée qui remontait si haut qu’il pouvait effleurer sa culotte sans effort.

Il adorait qu’elle s’habille de cette façon : extraordinairement provocante et inaccessible, sauf si elle y mettait du sien.

Lors de leurs séances précédentes, lorsqu’elle avait poussé son excitation au rouge écarlate, Maryam Nassiri montait sur le lit, remontait sa jupe étroite sur ses hanches, juste assez pour pouvoir se placer à califourchon sur lui et enfouissait le sexe de son amant dans son ventre.

C’était elle qui se faisait l’amour, en se balançant doucement jusqu’à ce que son amant éjacule au fond d’elle.

Les derniers mots prononcés par Maryam Nassiri atteignirent enfin le cortex d’Oswald Fisk. Il la fixa. Il ne vit qu’un regard un peu trop brillant, montrant, qu’une fois de plus, elle avait abusé de la cocaïne avant de le retrouver. Le sourire, certes, était un peu crispé, mais toujours éblouissant.

Comme si elle n’avait pas menacé Oswald Fisk, Maryam Nassiri continuait à caresser son amant, sa main montait et descendait le long de son sexe dressé vers le plafond, pour une masturbation régulière et exquise, ce qui n’avait rien d’inhabituel. Parfois, lorsqu’elle était d’humeur taquine, elle continuait jusqu’à ce que la sève jaillisse, en dépit des supplications d’Oswald Fisk réclamant sa bouche ou son sexe.

D’autres fois, elle lui faisait l’offrande de sa bouche, mais si rapidement qu’il avait à peine le temps d’éprouver quelques spasmes avant de s’y répandre.

Plus surpris qu’effrayé, Oswald Fisk fixa sa maîtresse avec plus d’attention, surprenant dans son regard une lueur sombre qu’il ne connaissait pas, glaciale et intense à la fois.

Il s’ébroua mentalement, encore plongé dans son jeu et demanda, voulant encore croire à un jeu de rôle.

– Qu’est-ce que tu veux dire, honey ?

– Que je vais te tuer, répliqua calmement Maryam Nassiri.

– Comment? insista Oswald Fisk, presque sur le ton de la plaisanterie.

– Avec ça, répliqua du même ton calme la jeune femme.

Sa main droite, qui pendait le long du lit, invisible pour Oswald Fisk, remonta et l’Américain découvrit un rasoir ouvert, tenu fermement dans la longue main aux ongles rouges. Sadiquement, Maryam Nassiri remua doucement le poignet pour faire étinceler l’acier de la lame effilée.

Alors, seulement, Oswald Fisk comprit, dépassé, que ce n’était plus un jeu.

Instinctivement, il tenta de se libérer, mais les cordelières qui immobilisaient ses quatre membres étaient trop serrées pour qu’il puisse se dégager.

Ce qui l’alerta encore plus fut la main gauche de Maryam Nassiri. Ses doigts venaient d’abandonner son sexe. Celui-ci était encore dur et gonflé mais l’Américain sentait déjà le sang qui s’était rué dans sa verge refluer dans son ventre.

– Qu’est-ce qui te prend ? demanda-t-il. Si tu ne veux plus jouer, détache-moi.

Il ne comprenait pas. Maryam Nassiri avait toujours été douce et amoureuse, même si elle était un peu givrée.

La jeune femme, immobile, penchée sur lui, le rasoir toujours serré dans sa main droite :

– Est-ce que tu te souviens du vol Iran Air 655 ? demanda-t-elle soudain de la même voix douce. 

Oswald Fisk fit un effort de mémoire intense, mais ne parvint pas à répondre à sa question. Devant son silence, Maryam Nassiri enchaîna :

– C’était il y a longtemps. Le 3 juillet 1988. J’avais neuf ans. Le vol 655 reliait Bandar Abbas à Dubaï. Il a décollé de Bandar Abbas avec vingt-sept minutes de retard. Presque son temps de vol. D’ailleurs, en raison de son court trajet, il ne volait qu’à 14 000 pieds.

« Seulement, il n’a jamais atteint Dubaï.

Elle récitait son texte comme une leçon bien apprise, d’une voix égale et précise. Soudain, Oswald Fisk se souvint.

– My God ! fit-il d’une voix étranglée. C’est le vol Iran Air qui a été abattu par erreur par le croiseur Vincennes.

À cette époque, la situation était très instable dans le Golfe persique et la guerre Irak-Iran s’ éternisait depuis 1980. Il y avait eu plusieurs incidents entre les navires américains et les belligérants. La flotte US était chargée d’assurer la protection des pétroliers dans le détroit d’Ormouz. Le jour de l’accident, la frégate US Elmer Montgomerry se trouvait face à treize vedettes iraniennes et le croiseur Vincennes venait l’assister.

C’est alors que le radar du Vincennes détecta un avion en approche, potentiellement ennemi, à cause de son code de reconnaissance. Les Américains pensaient avoir affaire à un appareil militaire de combat iranien F. 14.

En réalité, il s’agissait d’un Airbus A 300 civil, qui avait décollé en même temps que le F.14. Il se trouvait alors à 20 miles du Vincennes. Or, deux ans plus tôt, en 1987, deux missiles Exocet tirés par un avion irakien avaient failli couler une frégate américaine, faisant 37 morts et 21 blessés.

Persuadé d’avoir affaire à une attaque similaire, le commandant de l’USS Vincennes avait alors décidé de tirer deux missiles surface-Air Rim-66.

– C’était une erreur, répéta Oswald Fisk, une terrible erreur…

– Dont vous ne vous êtes jamais excusés, vous les Américains, continua Maryam Nassiri. Il y a eu 290 morts, dont 60 enfants…

– Je sais, désolé, bredouilla Oswald Fisk. Mais pourquoi me parles-tu de cela? 

Elle esquissa un sourire teinté d’ironie.

– Tu ne sais pas qui était le commandant du Vincennes ? Celui qui a donné l’ordre de tirer sur cet avion civil iranien ?

Oswald Fisk comprit d’un coup.

– Si, dit-il, c’était mon père. Georges B. Fisk. Il est mort il y a trois ans.

Maryam Nassiri ne changea pas d’expression.

– Ma mère était à bord, dit-elle. Le retard à Bandar Abbas lui a accordé vingt-sept minutes supplémentaires de vie, mais je ne l’ai jamais revue.

Ici, dans cet intérieur cossu d’un quartier chic de Vienne, cela semblait complètement incongru d’évoquer ce drame lointain, dans l’espace et le temps. Oswald Fisk essaya de ne pas paniquer. Sans fuir le regard de sa maîtresse, il dit le plus calmement possible :

– C’est atroce et je comprends ton chagrin, mais pourquoi me parles-tu de cela maintenant ?

Comme si elle ne l’avait pas entendu, Maryam Nassiri continua.

– Remarque, c’est à cause du Vincennes que nous nous sommes rencontrés. La Cour Internationale de Justice a condamné ton pays en 1996 à verser à l’Iran une compensation de 131 millions de dollars. En tant qu’héritière de ma mère, j’ai reçu assez d’argent pour venir faire des études en Europe. Toute petite, je voulais déjà être décoratrice. Depuis, je suis restée à Vienne. Et je t’ai rencontré…

Elle corrigea aussitôt : 

– J’ai reçu l’ordre de te rencontrer… 

Oswald Fisk sentit son sang se glacer. 

– De qui ? réussit-il à demander. 

Le sourire de Maryam Nassiri s’accentua imperceptiblement. 

– De gens que tu connais bien. L’Etta’alat.

Les Services de Renseignement de la République Islamique d’Iran. Ceux contre qui Oswald Fisk et ses amis de la CIA luttaient avec acharnement… Comme si elle avait lu dans ses pensées, la jeune Iranienne continua :

– Quand tu m’as connue, tu as sûrement fait procéder à des vérifications sur moi. Les autorités autrichiennes t’ont assuré que je n’avais jamais eu d’activité politique à Vienne. Que j’étais une simple émigrée économique… Elles ne sont pas très regardantes et, d’ailleurs, c’est vrai, avant de te connaître, je ne m’occupais que de mon métier. « Ils » m’ont dit qui tu étais : un agent de la CIA et le fils du commandant du Vincennes… Dès cet instant, je n’ai eu qu’une idée : venger ma mère. J’y avais souvent pensé, mais je ne savais pas comment faire.

« Seulement, grâce à « eux », tu as eu un sursis. Je devais d’abord te séduire, afin d’obtenir des informations sur la CIA, sur tes activités. Après seulement, je pourrai exercer ma vengeance.

Oswald Fisk écoutait cette diatribe débitée d’un ton monocorde. Stupéfait.

– Tu travailles pour les Ayatollahs ! s’exclama-t-il. Des rétrogrades, des fanatiques religieux ! Tu n’es pas comme ça, quand même !

Maryam Nassiri secoua la tête.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 3 janvier 2013, 320 pages
ISBN-10: 2360532979 / ISBN-13: 978-2360532971

Voir également :

SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
- SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits

SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

dimanche, 08 juillet 2012

I.R.$., tome 14 : Les Survivants de Nankin - Bernard Vrancken et Stephen Desberg - 2012

(Suite directe de I.R.$., tome 13 : L’Or de Yamahita (2011))

bd,bandes dessinees,litterature belge,larry max,larry b max,irs,ir$,i.r.s.,i.r.$,thrillers,espionnage,finance,policier,les survivants de nankinMaître Ianfu, riche mafieux chinois s’implantant sur la côte ouest des Etats-Unis, compte retrouver l’or des Yamashita, un trésor familial perdu lors de la Seconde Guerre mondiale pendant le massacre de Nankin, pour étendre ses activités à Las Vegas et à New York. Avec l’aide de la sulfureuse Laroya, il contraint Larry Max, le célèbre et très efficace agent de la I.R.S. (International Revenue Service), à retrouver cet or sous les dix jours, sans quoi il sera dénoncé au FBI pour l’assassinat de Phoenix, le meurtrier probable de Gloria Paradise que Max recherchait à Bangkok au tome précédent. Pour ne rien arranger, le jeune héritier des Mayuzumi, ennemis historiques des Ianfu, entend lui aussi récupérer cet « héritage » par tous les moyens nécessaires.
Larry, accompagné de Laroya, se rend donc aux Philippines. C’est là qu’en 1945, sur fond du conflit sino-japonais, le général Yamashita, responsable du trésor dérobé au colonel Mayuzumi lors de la conquête de Nankin, a été exécuté sans avoir révélé où il avait caché cette richesse inestimable, refondue en trois gigantesques géants. C’est donc là que Larry devra trouver de nouveaux indices, et d’ailleurs il n’a pas d’autre choix. Car comment retrouver en 10 jours un trésor qui est activement recherché depuis plus de 60 ans ?

Dernier épisode (juin 2012) des aventures de Larry B. Max, ce 14e volume clôt aussi ce septième diptyque de la série. On y retrouve le célèbre agent Larry Max en position de proie, poussée de part et d’autre un vieux trésor disparu à la fin du dernier conflit mondial. Le récit est bien construit, le suspense tient quant à la culpabilité ou l’innocence de Max et l’existence du trésor. Les auteurs reviennent aussi sur le conflit de Nankin, ses massacres et conséquences, ainsi que les implications des mafias chinoises et japonaises. Le dessin de Vrancken est très beau, les planches illustrant les plongées sous-marines de Larry Max à la recherche des trois bouddhas sont particulièrement belles.

I.R.$., tome 14 : Les Survivant de Nankin de Barnard Vrancken et Stephen Desberg, est un album particulièrement réussi qui confirme nettement les qualités de cette déjà longue série.

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Extrait : première planche

 

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Présente édition : les éditions du Lombard, 15 juin 2012, 48 pages
ISBN-10: 2803630621 / ISBN-13: 978-2803630622

Voir également :
- I.R.$., tome 13 : L'Or de Yamashita - Bernard Vrancken et Stephen Desberg (2011), présentation et extraits 

 

samedi, 07 juillet 2012

I.R.$., tome 13 : L’Or de Yamashita - Bernard Vrancken et Stephen Desberg - 2011

(Alors que vient de sortir le tome 14, Les survivants du Nankin (2012), second volet du Cycle VII, je reviens sur ce treizième tome pour me relancer dans l’histoire de cette belle ssaga de bande dessinée crée par Stephen Desberg (scénario) et Bernard Vrancken (dessin).)

bd, bandes dessinees, litterature belge, larry max, larry b max, irs, ir$, i.r.s., i.r.$, thrillers, espionnage, finance, policier, l or de yamashitaMais d’abord de quoi parle I.R.S., ou I.R.$ plutôt : Son héros, Larry B. Max est un agent, le meilleur, de l’Internal Revenue Service, I.R.S., ce tout-puissant organisme gouvernemental américain de perception fiscale. Et cet agent traque le plus souvent au péril de sa vie les criminels de la haute finance, les poursuivant jusqu’au bout du monde. Et Larry n’est jamais au mieux qu’au coeur de grands complots financiers, aux prises avec de dangereux criminels. Et bien sûr dans ce monde fait d’argent le chemin de Larry croisera aussi celui de nombreuses belles femmes l’une plus attirante que l’autre. Avec l’une d’entre, Gloria Paradise, une certaine complicité naît, et cela jusqu’au drame.

L’Or de Yamashita : Larry B. Max se rend à Bangkok pour retrouver l’assassin de Glorian, mais il est loin de se douter qu’il va entrer dans un engrenage terrible, montée par les triades chinoises. En effet Maître Ianfu, éminent membre de la mafia locale lui livre la tête du meurtrier. En échange, il lui donne dix jours pour accomplir l'impossible : retrouver l'or des Yamashita, son trésor familial disparu à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Dix jours, pas un de plus. Faute de quoi l'I.R.S. et le F.B.I. recevront un dossier à charge sur la vendetta personnelle de Larry...

La série I.R.S, ou I.R.$, créée en 1999 par les deux belges Stephen Desberg (scénario) et Bernard Vrancken (dessin) est une série policière constituée de diptyques, chacun racontant une histoire à part. Et avec ce treizième tome c’est le septième cycle qui commence.
L’intrigue, mêlant haute-finance au policier et à l’espionnage, tient ici parfaitement la route. Le scénario est costaud et nous apprend beaucoup sur le passé de Larry Max. Vite arrivé à bout de ce volume, on a hâte de découvrir la suite et d’en savoir plus à la fois au sujet de ce famedux trésor, à l'aide de beaux flash-backs, ainsi qu’au dénouement qui arrive.
De plus le dessin est magnifique, et les couleurs tout autant, malgré un récent passage à l’informatique.

Evidemment il n’y a pas grand chose d’original ici, des bandes dessinées présentant des intrigues de ce genre ne manquent guère, mais l’excellence de l’ensemble donne une véritable valeur à cette série.

A lire !Les amateurs du genre s'y retrouveront pour sûr!

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Extrait : 3 planches du début

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Présente édition : éditions Le Lombard, 1 juillet 2011, 48 pages
ISBN-10: 2803628198 / ISBN-13: 978-2803628193

Voir également :
- I.R.$., tome 14 : Les Survivants de Nankin - Bernard Vrancken et Stephen Desberg (2012), présentation et extrait

lundi, 30 janvier 2006

Les trente-neuf marches (The Thirty-nine Steps) - John Buchan - 1915

Nous sommes en 1914. Richard Hannay, un sud-africain, vient passer ses vacances à Londres. Alors qu'il commence à s'ennuyer de la City, il devient mêlé, malgré lui, à un sinistre complot international visant à détruire l'effort de guerre britannique. De plus il sera accusé à tort de meurtre et devra fuir les autorités, en se réfugiant dans les Highlands d'Ecosse, avec à sa poursuite, à la fois la police et différents services secrets.

Publié pour la première fois en 1915, Les trente-neuf marches, a été adapté en 1935 par Alfred Hitchcock au cinéma. Les trente-neuf marches sera aussi le plus gros succés de John Buchan qui voulait faire de ce roman un simple thriller. En effet le style est simple, efficace et toujours passionant. On suit avec beaucoup de suspense cet homme ordinaire dans cette course-poursuite aux multiples rebondissements jusqu'au dénouement final quelque part sur la côte anglaise en bas de trente-neuf marches où se trouvera le mystère final. John Buchan a l'art de savoir nous faire voyager, de Londres en Ecosse, en revenant à Londres etc... tout en imbriquant parfaitement les différents personnages et éléments de l'intrigue.

Une lecture dont on ne se lasse pas, même si le style est parfois un peu trop simpliste.