dimanche, 04 février 2007

L'Île au trésor (Treasure Island) - Robert Louis Stevenson - 1883

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Jim Hawkins est le fils du tenancier de l'auberge L'amiral Benbow dans un port anglais du XVIIIe siècle. Les temps sont calmes. Mais un jour débarque un vieux loup de mer dénommé Billy Bones qui s'installe à l'auberge. Le temps passe et Bones ne semble pas vouloir partir. Au contraire il semble attendre quelqu'un ou quelque chose. D'ailleurs le tenancier n'ose rien lui dire par crainte de ce personnage souvent colérique et violent. Jim lui est fasciné par Bones. Cette fascination est à la fois un mélange de crainte de ce personnage dangereux et d'admiration pour celui qui semble avoir vécu mille aventures au-delà des frontières du pays. Mais ce Bones semble se cacher devant quelque chose, il guette avant tout l'arrivée d'un unijambiste qui lui inspire une crainte immense. Il va recevoir deux visites mystérieuses et menaçantes de personnes, vraisemblablement des pirates, qui semblent intéressés par un coffre sur lequel le vieux loup veille sans cesse. l'un de ces visiteurs, un mystérieux aveugle remet à Billy Bones la marque noire, annonciatrice de mort dans le monde des pirates. Celui-ci mourra d'ailleurs peu de temps après suite à une crise d'apoplexie. Jim ouvre alors le coffre de Bones et y trouve un paquet contenant une carte d'une île avec l'indication d'un trésor. Mais Jim doit fuir, car l'aveugle est de retour le soir même avec plusieurs de ses hommes pour mettre la main sur le contenu du coffre. Jim réussit à se réfugier auprès du docteur Livesey, médecin local et également magistrat de la région. Celui-ci découvre que la carte que Jim a trouvé indique l'emplacement d'un fabuleux trésor que la bande du fameux capitaine et flibustier Flint a enfoui au secret sur une île déserte. Avec l’aide du docteur Livesey et du chevalier Trelawney, le châtelain du village, un navire baptisé l'Hispaniola est affrété pour partir à la recherche de ce fameux trésor. Mais des choses étranges se passent sur ce navire. Il semblerait que l'équipage du navire, engagé par le chevalier Trelawney, soit infiltré d'un certain nombre de pirates eux aussi à la recherche de ce trésor. L'attention de Jim est avant tout retenu par le chef-coq du bateau, un énigmatique unijambiste du nom de Long John Silver qui semble en savoir bien plus sur ce trésor qu'il ne paraît.

L'Île au trésor est un roman d'aventures culte de l'auteur britannique et écossais Robert Louis Stevenson dont c'est d'ailleurs le premier grand succès. Ce roman va d'ailleurs marquer à un point les générations à venir qu'il est la référence même de tout ce qui touche l'imaginaire sur les pirates et flibustiers, ainsi que les chasses aux trésors. L'île au trésor sera adapté de multiples fois au cinéma, que ce soit sous forme de film ou alors de dessin animé. De nombreux éléments sont repris dans d'autres adaptations, tel la marque noire par exemple ou la croix sur une carte au trésor. Le personnage de Long John Silver est d'ailleurs devenu depuis le personnage type du dangereux pirate: jambe de bois, perroquet sur l'épaule etc... Le roman paraît d'abord sous forme d’épisodes signés par un certain Captain George Noth, pseudonyme de Stevenson, dans le magazine Young Folks du 1er octobre 1881 au 28 janvier 1882 et sera édité en volume en 1883. Robert Louis Stevenson a trente ans lorsqu'il débute l'écriture de L'Île au trésor et ne se doutera pas de l'immense succès qu'il connaîtra. Lui-même d'ailleurs n'a jamais vu de pirates de sa vie. Pourtant son écriture sera bien suffisamment convaincante pour le plus grand public. Le livre est dédié à son beau-fils Lloyd Osbourne, qui lui inspira l'idée de l'île, de ses mystères et de son trésor. Il faut savoir que Stevenson à l'époque avait été payé que 34 livres et 7 shillings pour les feuilletons livrés au magazine Young Folks et 100 livres de plus pour l'édition du roman en volume complet.

Pour le lecteur d'aujourd'hui le roman peut paraître terriblement banal. Tous les éléments décrits dans ce roman se retrouvent aujourd'hui dans tant de films, dessins animés et jeux vidéos (p.ex. la série de Monkey Island chez Lucas Arts) que plus rien ne peut surprendre un lecteur même faiblement cultivé. Et c'est peut-être là l'intérêt de cette lecture aujourd'hui: celui de justement retrouver la source première de toutes ces aventures. On se rend vite compte qu'il s'agît là d'un pilier essentiel de la littérature et surtout des romans d'aventures. Beaucoup d'aventures, de suspense, d'intrigues, de mystères et de dépaysement sont au programme. L'Île au trésor est très captivant, le lecteur s'identifie au personnage principal de Jim Hawkins, il ressent parfaitement ses peurs face aux dangers qui le guette et ainsi nous plonge en plein dans cette aventure. Comme tout bon roman d'aventures il existe aussi un côté initiatique, notamment celui du jeune Jim Hawkins, qui se retrouve propulsé dans le monde de la piraterie. Hélas certains éléments sont parfois un peu bon enfant et naïfs mais ne dérangent encore pas trop. Le roman, point de vue intrigue, a hélas pris quelques rides de nos jours. De plus certaines actions et leur déroulements sont parfois un peu confus.

Le roman L’Île au trésor est de nos jours souvent considéré comme un roman pour jeunes; Toutefois il n'est en rien même si bien sûr il peut également s'adresser à un public plus jeune.

L'Île au trésor est un véritable pilier de la littérature et du roman d'aventures qui mérite d'être redécouvert.

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Extrait :

Chapitre I
Le vieux loup de mer de l’Amiral Benbow

C’est sur les instances de M. le chevalier Trelawney, du docteur Livesey et de tous ces messieurs en général, que je me suis décidé à mettre par écrit tout ce que je sais concernant l’île au trésor, depuis A jusqu’à Z, sans rien excepter que la position de l’île, et cela uniquement parce qu’il s’y trouve toujours une partie du trésor. Je prends donc la plume en cet an de grâce 17…, et commence mon récit à l’époque où mon père tenait l’auberge de l’Amiral Benbow, en ce jour où le vieux marin, au visage basané et balafré d’un coup de sabre, vint prendre gîte sous notre toit.

Je me le rappelle, comme si c’était d’hier. Il arriva d’un pas lourd à la porte de l’auberge, suivi de sa cantine charriée sur une brouette. C’était un grand gaillard solide, aux cheveux très bruns tordus en une queue poisseuse qui retombait sur le collet d’un habit bleu malpropre ; il avait les mains couturées de cicatrices, les ongles noirs et déchiquetés, et la balafre du coup de sabre, d’un blanc sale et livide, s’étalait en travers de sa joue. Tout en sifflotant, il parcourut la crique du regard, puis de sa vieille voix stridente et chevrotante qu’avaient rythmée et cassée les manœuvres du cabestan, il entonna cette antique rengaine de matelot qu’il devait nous chanter si souvent par la suite :

Nous étions quinze sur le coffre du mort…

Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum !

Après quoi, de son bâton, une sorte d’anspect, il heurta contre la porte et, à mon père qui s’empressait, commanda brutalement un verre de rhum. Aussitôt servi, il le but posément et le dégusta en connaisseur, sans cesser d’examiner tour à tour les falaises et notre enseigne.

– Voilà une crique commode, dit-il à la fin, et un cabaret agréablement situé. Beaucoup de clientèle, camarade ?

Mon père lui répondit négativement : très peu de clientèle ; si peu que c’en était désolant.

– Eh bien ! alors, reprit-il, je n’ai plus qu’à jeter l’ancre… Hé ! l’ami, cria-t-il à l’homme qui poussait la brouette, accostez ici et aidez à monter mon coffre… Je resterai ici quelque temps, continua-t-il. Je ne suis pas difficile : du rhum et des œufs au lard, il ne m’en faut pas plus, et cette pointe là-haut pour regarder passer les bateaux. Comment vous pourriez m’appeler ? Vous pourriez m’appeler capitaine… Ah ! je vois ce qui vous inquiète… Tenez ! (Et il jeta sur le comptoir trois ou quatre pièces d’or.) Vous me direz quand j’aurai tout dépensé, fit-il, l’air hautain comme un capitaine de vaisseau.

Et à la vérité, en dépit de ses piètres effets et de son rude langage, il n’avait pas du tout l’air d’un homme qui a navigué à l’avant : on l’eût pris plutôt pour un second ou pour un capitaine qui ne souffre pas la désobéissance. L’homme à la brouette nous raconta que la malle-poste l’avait déposé la veille au Royal George, et qu’il s’était informé des auberges qu’on trouvait le long de la côte. On lui avait dit du bien de la nôtre, je suppose, et pour son isolement il l’avait choisie comme gîte. Et ce fut là tout ce que nous apprîmes de notre hôte.

Il était ordinairement très taciturne. Tout le jour il rôdait alentour de la baie, ou sur les falaises, muni d’une lunette d’approche en cuivre ; toute la soirée il restait dans un coin de la salle, auprès du feu, à boire des grogs au rhum très forts. La plupart du temps, il ne répondait pas quand on s’adressait à lui, mais vous regardait brusquement d’un air féroce, en soufflant par le nez telle une corne d’alarme ; ainsi, tout comme ceux qui fréquentaient notre maison, nous apprîmes vite à le laisser tranquille. Chaque jour, quand il rentrait de sa promenade, il s’informait s’il était passé des gens de mer quelconques sur la route. Au début, nous crûmes qu’il nous posait cette question parce que la société de ses pareils lui manquait ; mais à la longue, nous nous aperçûmes qu’il préférait les éviter. Quand un marin s’arrêtait à l’Amiral Benbow – comme faisaient parfois ceux qui gagnaient Bristol par la route de la côte – il l’examinait à travers le rideau de la porte avant de pénétrer dans la salle et, tant que le marin était là, il ne manquait jamais de rester muet comme une carpe. Mais pour moi il n’y avait pas de mystère dans cette conduite, car je participais en quelque sorte à ses craintes. Un jour, me prenant à part, il m’avait promis une pièce de dix sous à chaque premier de mois, si je voulais « veiller au grain » et le prévenir dès l’instant où paraîtrait « un homme de mer à une jambe ». Le plus souvent, lorsque venait le premier du mois et que je réclamais mon salaire au capitaine, il se contentait de souffler par le nez et de me foudroyer du regard ; mais la semaine n’était pas écoulée qu’il se ravisait et me remettait ponctuellement mes dix sous, en me réitérant l’ordre de veiller à « l’homme de mer à une jambe ».

Si ce personnage hantait mes songes, il est inutile de le dire. Par les nuits de tempête où le vent secouait la maison par les quatre coins tandis que le ressac mugissait dans la crique et contre les falaises, il m’apparaissait sous mille formes diverses et avec mille physionomies diaboliques. Tantôt la jambe lui manquait depuis le genou, tantôt dès la hanche ; d’autres fois c’était un monstre qui n’avait jamais possédé qu’une seule jambe, située au milieu de son corps. Le pire de mes cauchemars était de le voir s’élancer par bonds et me poursuivre à travers champs. Et, somme toute, ces abominables imaginations me faisaient payer bien cher mes dix sous mensuels.

Mais, en dépit de la terreur que m’inspirait l’homme de mer à une jambe, j’avais beaucoup moins peur du capitaine en personne que tous les autres qui le connaissaient. À certains soirs, il buvait du grog beaucoup plus qu’il n’en pouvait supporter ; et ces jours-là il s’attardait parfois à chanter ses sinistres et farouches vieilles complaintes de matelot, sans souci de personne. Mais, d’autres fois, il commandait une tournée générale, et obligeait l’assistance intimidée à ouïr des récits ou à reprendre en chœur ses refrains. Souvent j’ai entendu la maison retentir du « Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum ! », alors que tous ses voisins l’accompagnaient à qui mieux mieux pour éviter ses observations. Car c’était, durant ces accès, l’homme le plus tyrannique du monde : il claquait de la main sur la table pour exiger le silence, il se mettait en fureur à cause d’une question, ou voire même si l’on n’en posait point, car il jugeait par là que l’on ne suivait pas son récit. Et il n’admettait point que personne quittât l’auberge avant que lui-même, ivre mort, se fût traîné jusqu’à son lit.

Ce qui effrayait surtout le monde, c’étaient ses histoires. Histoires épouvantables, où il n’était question que d’hommes pendus ou jetés à l’eau, de tempêtes en mer, et des îles de la Tortue, et d’affreux exploits aux pays de l’Amérique espagnole. De son propre aveu, il devait avoir vécu parmi les pires sacripants auxquels Dieu permît jamais de naviguer. Et le langage qu’il employait dans ses récits scandalisait nos braves paysans presque à l’égal des forfaits qu’il narrait. Mon père ne cessait de dire qu’il causerait la ruine de l’auberge, car les gens refuseraient bientôt de venir s’y faire tyranniser et humilier, pour aller ensuite trembler dans leurs lits ; mais je croirais plus volontiers que son séjour nous était profitable. Sur le moment, les gens avaient peur, mais à la réflexion ils ne s’en plaignaient pas, car c’était une fameuse distraction dans la morne routine villageoise. Il y eut même une coterie de jeunes gens qui affectèrent de l’admirer, l’appelant « un vrai loup de mer », « un authentique vieux flambart », et autres noms semblables, ajoutant que c’étaient les hommes de cette trempe qui font l’Angleterre redoutable sur mer.

Dans un sens, à la vérité, il nous acheminait vers la ruine, car il ne s’en allait toujours pas : des semaines s’écoulèrent, puis des mois, et l’acompte était depuis longtemps épuisé, sans que mon père trouvât jamais le courage de lui réclamer le complément. Lorsqu’il y faisait la moindre allusion, le capitaine soufflait par le nez, avec un bruit tel qu’on eût dit un rugissement, et foudroyait du regard mon pauvre père, qui s’empressait de quitter la salle. Je l’ai vu se tordre les mains après l’une de ces rebuffades, et je ne doute pas que le souci et l’effroi où il vivait hâtèrent de beaucoup sa fin malheureuse et anticipée.

De tout le temps qu’il logea chez nous, à part quelques paires de bas qu’il acheta d’un colporteur, le capitaine ne renouvela en rien sa toilette. L’un des coins de son tricorne s’étant cassé, il le laissa pendre depuis lors, bien que ce lui fût d’une grande gêne par temps venteux. Je revois l’aspect de son habit, qu’il rafistolait lui-même dans sa chambre de l’étage et qui, dès avant la fin, n’était plus que pièces. Jamais il n’écrivit ni ne reçut une lettre, et il ne parlait jamais à personne qu’aux gens du voisinage, et cela même presque uniquement lorsqu’il était ivre de rhum. Son grand coffre de marin, nul d’entre nous ne l’avait jamais vu ouvert.

On ne lui résista qu’une seule fois, et ce fut dans les derniers temps, alors que mon pauvre père était déjà gravement atteint de la phtisie qui devait l’emporter. Le docteur Livesey, venu vers la fin de l’après-midi pour visiter son patient, accepta que ma mère lui servît un morceau à manger, puis, en attendant que son cheval fût ramené du hameau – car nous n’avions pas d’écurie au vieux Benbow – il s’en alla fumer une pipe dans la salle. Je l’y suivis, et je me rappelle encore le contraste frappant que faisait le docteur, bien mis et allègre, à la perruque poudrée à blanc, aux yeux noirs et vifs, au maintien distingué, avec les paysans rustauds, et surtout avec notre sale et blême épouvantail de pirate, avachi dans l’ivresse et les coudes sur la table. Soudain, il se mit – je parle du capitaine – à entonner son sempiternel refrain :

Nous étions quinze sur le coffre du mort…

Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum !

La boisson et le diable ont expédié les autres,

Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum !

Au début, j’avais cru que « le coffre du mort » était sa grande cantine de là-haut dans la chambre de devant, et cette imagination s’était amalgamée dans mes cauchemars avec celle de l’homme de mer à une jambe. Mais à cette époque nous avions depuis longtemps cessé de faire aucune attention au refrain ; il n’était nouveau, ce soir-là, que pour le seul docteur Livesey, et je m’aperçus qu’il produisait sur lui un effet rien moins qu’agréable, car le docteur leva un instant les yeux avec une véritable irritation avant de continuer à entretenir le vieux Taylor, le jardinier, d’un nouveau traitement pour ses rhumatismes. Cependant, le capitaine s’excitait peu à peu à sa propre musique, et il finit par claquer de la main sur sa table, d’une manière que nous connaissions tous et qui exigeait le silence. Aussitôt, chacun se tut, sauf le docteur Livesey qui poursuivit comme devant, d’une voix claire et courtoise, en tirant une forte bouffée de sa pipe tous les deux ou trois mots. Le capitaine le dévisagea un instant avec courroux, fit claquer de nouveau sa main, puis le toisa d’un air farouche, et enfin lança avec un vil et grossier juron :

– Silence, là-bas dans l’entrepont !

– Est-ce à moi que ce discours s’adresse, monsieur ? fit le docteur.

Et quand le butor lui eut déclaré, avec un nouveau juron, qu’il en était ainsi :

– Je n’ai qu’une chose à vous dire, monsieur, répliqua le docteur, c’est que si vous continuez à boire du rhum de la sorte, le monde sera vite débarrassé d’un très ignoble gredin !

La fureur du vieux drôle fut terrible. Il se dressa d’un bond, tira un coutelas de marin qu’il ouvrit, et le balançant sur la main ouverte, s’apprêta à clouer au mur le docteur.

Celui-ci ne broncha point. Il continua de lui parler comme précédemment, par-dessus l’épaule, et du même ton, un peu plus élevé peut-être, pour que toute la salle entendît, mais parfaitement calme et posé :

– Si vous ne remettez à l’instant ce couteau dans votre poche, je vous jure sur mon honneur que vous serez pendu aux prochaines assises.

Ils se mesurèrent du regard ; mais le capitaine céda bientôt, remisa son arme, et se rassit, en grondant comme un chien battu.

– Et maintenant, monsieur, continua le docteur, sachant désormais qu’il y a un tel personnage dans ma circonscription, vous pouvez compter que j’aurai l’œil sur vous nuit et jour. Je ne suis pas seulement médecin, je suis aussi magistrat ; et s’il m’arrive la moindre plainte contre vous, fût-ce pour un esclandre comme celui de ce soir, je prendrai les mesures efficaces pour vous faire arrêter et expulser du pays. Vous voilà prévenu.

Peu après on amenait à la porte le cheval du docteur Livesey, et celui-ci s’en alla ; mais le capitaine se tint tranquille pour cette soirée-là et nombre de suivantes.

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