lundi, 09 juin 2008

La séparation (The Separation) - Christopher Priest - 2002

bibliotheca la separationL'historien britannique Stuart Gratton, après avoir écrit de nombreux livres sur la Seconde Guerre mondiale, décide de se consacrer à un petit événement qui pourtant l'intrigue beaucoup: Winston Churchill fait en effet mention dans ses mémoires d'un personnage, un dénommé JL Sawyer, qui aurait été à la fois objecteur de conscience et pilote de bombardier durant la guerre. Et le destin de cet homme serait fortement lié aux événements de la nuit du 10 au 11 mai 1941 qui vont changer le cours de l'Histoire à jamais.
Mais là est aussi une autre question. Que s'est-il passé durant cette nuit où Rudolf Hess, l'adjoint du chancelier Hitler, s'est envolé d'Allemagne pour négocier la paix avec la Grande-Bretagne. Son avion a-t-il été abattu par la Luftwaffe ? Hess a-t-il réussi sa mission sans en informer Adolf Hitler ? La paix a-t-elle réellement été signée entre l'Allemagne et l'Angleterre. Car si c'était le cas, pourquoi retrouve-t-on des références historiques mentionnant que la guerre aurait continué jusqu'en 1945? Seul JL Sawyer sait ce qui s'est réellement passé, ou plutôt seuls eux le savent. Car JL Sawyer sont deux jumeaux, l'un dénommé Jack et l'autre Joe (mêmes initiales) qui vont connaître des destins totalement opposés durant la guerre.
Sportifs anglais et membres de l’équipe olympique d’aviron, la prestation des Sawyer leur vaut aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936 d’être médaillés par Rudolf Hess en personne. C’est le début d’une séparation à la fois morale, pratique et historique, alors que les deux frères s’éloignent inévitablement. Pour l’un, ce sera le mariage avec une juive berlinoise ramenée de Berlin avant les déportements et un rôle dans la Croix-Rouge durant la guerre qui le fera participer aux négociations de paix secrètes entre l'Angleterre et l'Allemagne. Pour l’autre, ce sera l’aviation et la vie militaire au sein de la prestigieuse Royal Air Force. Et étrangement leur destins se croiseront à nouveau, mais pour donner cette fois vers des avenirs bien différents.

La séparation, écrit en 2002 par Christopher Priest est un roman bien particulier mêlant à la fois uchronie subtile et roman historique. La structure du roman est fort semblable à celle d'un précédent roman de l'écrivain britannique Le Prestige (The Prestige, 1995). en effet l'écrivain dans un cadre plus général, celui d'un écrivain historien faisant des recherches sur le passé, y mêle des récits qui racontent une même histoire de points de vue totalement différents. Le roman commence par le récit de Jack Sawyer, récit plutôt conforme à l'histoire, et qui sera suivi de celui de Joe Sawyer, racontant des événements semblables dans une histoire différente. Comme toujours chez Priest le monde ne change jamais, c'est la perception qu'on en a qui donne lieu à des univers différents. Et la différence entre ces deux univers ne semble ici exister que pour deux personnages, qui eux pourtant, sont bien semblables. Et le lecteur est dès le départ perdu dans les événements historiques d'une guerre qui d'un côté finit en 1941 et de l'autre dure encore quelques années, d'une Allemagne victorieuse et d'une perdante, d'un chancelier Hitler se suicidant dans son bunker et de celui abdiquant en faveur de son adjoint après la guerre, ... Et ce n'est qu'en lisant les témoignages des deux jumeaux que les choses se mettent petit à petit en place, et cela de façon totalement inattendue. Mais que les amateurs d'uchronies en tout genres (descriptions d'un univers alternatif, fruits d'un unique point de divergence située dans le passé de l'action du récit, dont la découverte et l'analyse sont souvent un des ressorts mineurs de l'œuvre) prennent bien garde, Christopher Priest ne prend pas trop le temps de décrire le monde de l'après Seconde Guerre mondiale. Pour lui ce qui compte c'est le point de divergence historique en soi et des événements qui le précèdent, plutôt de ceux qui en découlent (uniquement évoqués dans les grandes lignes). Car c'est bien là le plus important: comprendre: comprendre comment et pourquoi l'Histoire aurait pu prendre une autre tournure.
Mais outre ces questions touchant à l'Histoire et aux mondes alternatifs, le roman de Christopher Priest reste avant tout très humain en nous décrivant les destinées de deux personnages et de leur évolutions psychologiques. Car c'est bien cela qui semble être le sujet le plus important du roman et qui en fait une œuvre ne pouvant être simplement classée dans tel ou autre genre littéraire.
La séparation impressionne de plus par l'immense talent de son auteur, l'un des meilleurs de l'époque. L'écriture est magnifique, et malgré une certaine complexité de l'intrigue, le lecteur est entraîné par ce texte. Impossible même de le lâcher avant la fin.

Ce roman de Christopher Priest a obtenu le Prix de l'Imaginaire en 2006.

La séparation
est un véritable chef-d’œuvre !

A lire de toute urgence !

 

Voir également :
- Le monde inverti (The Inverted World) - Christopher Priest (1974), présentation
- Futur intérieur (A Dream of Wessex) - Christopher Priest (1977), présentation
- Le prestige (The Prestige) - Christopher Priest (1995), présentation

lundi, 07 mai 2007

Futur intérieur (A Dream of Wessex) - Christopher Priest - 1977

bibliotheca futur interieur

Le projet Wessex débute en 1985. Trente-neuf scientifiques, économistes et historiens se construisent par projection mentale à l’aide du projecteur de Ridpath (du nom de l’inventeur) un avenir possible distant de cent cinquante ans. Ce projecteur permet de canaliser les pensées inconscientes des participants dans un univers construit à partir des pensées de chacun des trente-neuf participants. L’auteur de ces pensées peut vivre mentalement dans ce futur virtuel alors que son corps physique demeure enfermé dans un tiroir en attente de son retour dans le réel.
Ce monde imaginé est bien entendu bien différent de celui du XXe siècle. Plus de guerres, de pollutions, de surpopulation de terrorisme… La géopolitique a également totalement changée : la Grande-Bretagne est devenue soviétique et le rideau de fer s’est déplacé, les Etats-Unis ont fait allégeance à la religion musulmane et surtout à ses pétrodollars et le Wessex est devenu une île suite à un séisme et un important centre touristique.
Ce qui au début n’était qu’une étude scientifique visant à étudier des futurs possibles, change fortement dans la tête des trente-neuf participants. Ce monde imaginé devient une réalité en soi, un second chez-soi. C’est le cas notamment de Julie Stratton, une géologue, pour qui le projet Wessex est un idéal échappatoire dans le quel elle peut assouvir ses fantasmes et fuir devant l’ombre de son ancien amant, le cruel et sadique Paul Mason. Mais ce dernier réapparaît soudain dans la vie de Julie en tant que nouvel administrateur de la fondation finançant le projet, et pour se venger, il décide de se projeter lui-même dans cet avenir et de radicalement changer les règles du jeu…

En 1977 Christopher Priest n’en est encore qu’à ses débuts, même s’il a déjà publié l’un de ses immenses chef-d’œuvres Le monde inverti (The Inverted World, 1974) quelques années plus tôt. Dans Futur intérieur on retrouve tous les thèmes majeurs qui se retrouveront tout au long de l’œuvre de Christophe Priest, notamment ceux des réalités virtuelles qui se confondent dangereusement à la réelle et des personnages doubles. Il y a par exemple cette vision de l’avenir à la fois étrange et familière qui s’entrechoque avec le monde de 1985, qui paraît au lecteur tout aussi étrange également. Est-ce que tout ne serait que le fruit d’une projection mentale ? De ce point de vue là Futur intérieur est bel et bien une œuvre fondamentale de l’écrivain Christopher Priest. Hélas de nombreux petits défauts vont finalement en faire une œuvre plutôt mineure. Les personnages à la psychologie fort bien travaillée manquent cependant d’intérêt et lasseront le lecteur. Le lecteur a du mal à s’intéresser à leurs aventures dans ce futur virtuel. De plus le montage de l'intrigue n’est pas des plus habiles.

Futur intérieur, même si loin d’être un roman parfait, reste un roman plutôt intéressant et bien divertissant. C’est avant tout un must pour tous les inconditionnels de l’écrivain anglais Christopher Priest.

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Voir également :
- Le monde inverti (The Inverted World) – Christopher Priest (1974), présentation
- Le prestige (The Prestige) - Christopher Priest (1995), présentation
- La séparation (The Separation) - Christopher Priest (2002), présentation 

14:51 Écrit par Marc dans Priest, Christopher | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christopher priest, science-fiction, litterature britannique, fantastique | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

samedi, 30 décembre 2006

Le Prestige (The Prestige) – Christopher Priest - 1995

bibliotheca le prestige

Mesdames et messieurs ! Au fil du siècle nouveau, nous voyons fleurir autour de nous les miracles de la science, des prodiges qui se multiplient pour ainsi dire chaque jour. A la fin de ce siècle, que salueront bien peu d'entre nous, qui sait quelles merveilles prévaudront ? Peut-être l'homme volera-t-il, peut-être sa voix franchira-t-elle les océans, peut-être voyagera-t-il au sein même du firmament. Pourtant, rien de ce que réalise la science ne peut se comparer aux plus grandes de toutes les merveilles... le corps et l'esprit humains.
Ce soir, mesdames et messieurs, je vais tenter un exploit magique réconciliant les merveilles de la science et celles de l'humanité. Aucun artiste au monde ne saurait reproduire ce que vous allez voir de vos yeux !


Andrew Westley, un journaliste né Nicholas Borden et rebaptisé lors de son adoption alors qu’il était enfant, rencontre un jour au cours de l’un de ses reportages Kate Angier. Celle-ci lui raconte une histoire étonnante sur leurs deux familles, un conflit familial qui connaît des répercussions jusqu’à aujourd’hui.
A la fin su XIXème siècle, Alfred Borden et Rupert Angier sont deux prestidigitateurs qui au fil de leur carrière vont acquérir une immense renommée dans leur domaine. Mais suite à un terrible malentendu, les deux magiciens vont s’affronter durant toute leur carrière, essayant de se voler l’un à l’autre les tours qui marchent et à saboter les spectacles de l’autre. Alfred Borden réussit un jour une immense percée due à tour de téléportation inexplicable par toutes personnes de la profession. Rupert Angier doit trouver un moyen de surpasser son concurrent et il est prêt à tout pour y arriver, y compris jusqu’à y risquer sa vie. Mais la prestidigitation connaît ses limites, et gare à celui qui les franchit

Le prestige est un très impressionnant roman de science-ficiton écrit en 1995 par l’écrivain anglais Christopher Priest qui prouve par ce roman être l’un des meilleurs écrivains contemporains du genre. Le prestige nous emmène dans le passé à Londres en pleine époque victorienne dans le monde des prestidigitateurs sur la trace de deux d’entre eux qui vont s’affronter en duel. Le thème des magiciens et illusionnistes représentent un sujet encore bien peu exploité par la littérature, ce qui constitue déjà la première originalité de cette oeuvre. On retrouve dans Le prestige tous les thèmes essentiels de Christopher Priest : le double, les faux-semblants, la perception d’une même série d’événements par différents protagonistes. Ceux-ci sont présentés d’une façon qui fait vraisemblablement de ce roman un must à lire pour bien comprendre l’univers de l’auteur.

Le récit est coupé en quatre parties : dont deux petites parties sont racontés par Andrew Westley et Kate Angier. Les deux principales parties sont constitués d’un côté d’un livre biographique d’Alfred Borden et l’autre du journal intime de Rupert Angier. Chacune de ces quatre parties nous amène des clefs à la compréhension de l’histoire, mais Priest agît lui aussi en parfait illusionniste pour nous brouiller les pistes régulièrement. Chaque témoignage nous donne un éclairage nouveau sur l’histoire. Chaque version réveille les images suscitées par les précédentes et les éclaire d’un jour nouveau et souvent cruel. La vérité n’est pas si facile à cerner dans un monde qui se repose sur le trucage et l’illusion. Le récit qui d’ailleurs commence assez tranquillement par la biographique de Borden s’embrouille et s’emballe assez rapidement. Alfred Borden est un vrai prestidigitateur : ses tours sont des illusions. Il ment et truque, le public le sait mais ne comprend pas comment, mais hélas ses illusions prennent petit à petit le dessus sur sa vie. Rupert Angier, quant à lui, triche. N’arrivant pas à imaginer un tour suffisamment spectaculaire, il trompe son public en faisant des expériences aux conséquences tragiques.

Le prestige a été adapté en 2006 au cinéma par l’américain Christopher Nolan avec Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine, Scarlett Johansson et David Bowie (excellent dans le rôle du scientifique Nikola Tesla).

Le roman Le prestige est un excellent roman qui a été récompensé en 1996 par le World Fantasy Award.

A découvrir à tout prix.


"Le moindre tour jamais exécuté appartient à une ou plusieurs de ces catégories :
1. Production : création magique de quelqu'un ou quelque chose à partir de rien,
2. Disparition : désintégration magique de quelqu'un ou quelque chose sans qu'il n'en reste rien,
3. Transformation : métamorphose d'une chose en une autre,
4. Permutation : échange de position entre deux choses ou davantage,
5. Contradiction des lois de la nature : échapper à la gravité, par exemple, faire passer un solide à travers un autre, tirer beaucoup de choses ou de gens d'un contenant apparemment trop petit pour les avoir enfermés tous, et
6. Capacité motrice secrète : donner l'impression que des objets se déplacent d'eux-mêmes, une carte choisie sortant mystérieusement du jeu, etc."

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Voir également :
- Le monde inverti (The Inverted World) – Christopher Priest (1974), présentation
- Futur intérieur (A Dream of Wessex) - Christopher Priest (1977), présentation

- La séparation (The Separation) - Christopher Priest (2002), présentation

lundi, 15 mai 2006

Le monde inverti (The Inverted World) - Christopher Priest - 1974

Helward Mann, citoyen de la Cité Terre, vient d'atteindre l'âge de 1000 kilomètres, l'âge de la majorité. En effet dans la Cité le temps se calcule en distance car la ville se déplace inlassablement depuis sa création et pour rien au monde, elle ne peut rompre son mouvement. C'est à un point que toute l'organisation de la Cité nomade tourne autour de ce mouvement, sous le contrôle et la coordination de guildes. Elle se déplace sur des rails, que l’on démonte au fur et à mesure pour les replacer devant elle. C’est la tâche confiée à la guilde des Voies. La cité est alors tractée par d'énormes câbles tirés par le réacteur nucléaire de la ville, dont la maintenance est assurée par la guilde de la Traction. La guilde des topographes du Futur a pour charge d’évaluer quel chemin doit suivre la cité. La guilde des Bâtisseurs de Ponts est là lorsque la route doit franchir des ravins. La guilde des Echanges se charge d’embaucher des autochtones sur la route pour aider à la construction des Voies. Et la Milice veille à ce que tout se passe bien.
Helward Mann choisit de s’engager dans une guilde, celle du Futur, guilde dans laquelle son père a travaillépendant des années. Il doit prêter serment de ne jamais exposer les secrets du dehors à des citoyens qui ne font pas partie des guildes. Son initiation le fera travailler tour à tour dans chacune des six guildes, ainsi il découvrira petit à petit la mystérieuse raison du déplacement de la ville, celle que les Navigateurs veulent à tout prix cacher de la population. Après s'être rendu vers le sud (dans le passé à l'arrière de la ville) et vers le Nord (dans le futur en avant de la ville) la vision du monde d’Helward, celle qu'on lui a dogmatiquement inculquée dès son plus jeune âge, sera à jamais et irrémédiablement bouleversée. La ville nomade se déplace inexorablement vers un point abstrait nommé optimum qui serait le point où les conditions de vie des habitants seraient les plus proches de celles de la Terre et où il serait enfin peut-être possible de stabiliser la ville. Mais malheureusement, cet optimum se déplace lui aussi, à un rythme quasi équivalent à celui de la cité. D'où cette course sans fin vers un but et un lieu inconnus.
Mais jusqu'à qaund pourra durer ce déplacement, alors que le paysage devient de plus en plus difficile, les autochtones de plus en plus méfiants à l'égard de la Cité et même les habitants de la ville commencent à se rebeller contre ce déplacement sans fin qui les prive de nombreuses libertés.

Le monde inverti est souvent considéré comme un chef-d'oeuvre de science-fiction, et présagea lors de sa parution dans les années septante un renouveau du genre en Grande-Bretagne.
La perception de la réalité, sujet cher à l'auteur qui l'aborde d'une manière ou d'une autre dans toutes ses œuvres, n'apparaît ici que dans les dernières pages mais conditionne toute la compréhension du livre. On découvre ce monde, sa population et ses us et coutumes petit à petit, en même temps que le héros-narrateur Helward Mann. Chacune des coutumes de la cité nous fait réfléchir et nous interpelle et finalement on découvre l'absolue nécessité de celle-ci afin que la Cité survive dans ce monde mystérieux aux lois physiques étranges. Mais trop dire de ce roman reviendrait à casser le suspense que vivra tout lecteur en essayant de découvrir le sens caché de cet univers.
Cependant pas tout n'est parfait. Jusqu'à la fin du livre on reste quand même plutôt incrédule face à cette situation. En effet, on peut se demander comment les citoyens de la ville, vivant séquestrés dans celle-ci depuis des générations ne se soient pas rebellés plus tôt contre les guildes afin de découvrir le monde extérieur. De plus l'existence et la vie même des autochtones auraient dû faire comprendre le sens exact de son univers au narrateur, qui parfois semble un peu lent à comprendre. De plus je n'ai pas trop apprécié la construction du roman. En effet, comme dans tout roman de science-fiction, il faut un certain temps à l'auteur à présenter l'univers qu'il a imaginé afin de pouvoir ensuite y faire fonctionner son intrigue. Mais ici, dans Le monde inverti, la mise en situation n'en finit pas et de ce fait en devient la raison même du livre, et Christopher Priest arrive uniquement à garder le lecteur en haleine en nous dévoilant les éléments que petit à petit.

Mais en bref la lecture du Monde inverti reste fascinante, on ne s'y ennuie pas, et le lecteur restera interpellé et marqué pendant quelqu'un temps par ce qu'il découvrira. Donc à découvrir, même s'il risque d'y avoir quelques déceptions.

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Voir également:
-
Futur intérieur (A Dream of Wessex) - Christopher Priest (1977), présentation
- Le prestige (The Prestige) - Christopher Priest (1995), présentation
- La séparation (The Separation) - Christopher Priest (2002), présentation

18:58 Écrit par Marc dans Priest, Christopher | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : christopher priest, science-fiction, litterature britannique | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!