jeudi, 05 octobre 2006

Le Gardien (The Caretaker) - Harold Pinter - 1959

caretaker

Aston, qui s'est remis récemment d'une maladie mentale traitée aux électrochocs, vit avec son frère Mick, et invite un jour le clochard Davies à la maison. Aston a précédemment sauvé Davies alors que celui-ci allait être tabassé, et voyant qu'il s'agît d'un sans-abri, lui a proposé de venir loger chez lui et son frère. Mais Davies va petit à petit pendre le pas sur Aston et occuper de plus en plus son espace. Mick, qui a des problèmes de communication avec son frère, n'apprécie guère Davies et va avoir un comportement harcelant et même sadique envers le sans-abri.

Le Gardien a été produit en première à Londres en 1960 et a été l'un des premiers grands succès, à la fois critiques et publiques, de Harold Pinter en tant que dramaturge. L'auteur britannique s'est vraisemblablement inspiré de la pièce En attendant Godot (Waiting for Godot, 1955) de Samuel Beckett, dans laquelle deux clodos attendent infiniment l'arrivée d'un certain dénommé Godot, dont ils ne connaissent que le nom, qui est censé leur donner un sens à leur vie et une raison de vivre.

Le Gardien est une pièce de théâtre très surprenante à plus d'un titre. Ce n'est pas l'intrigue qui intéresse Pinter mais plutôt la situation, pas ce qui s'est passé mais ce qui se passe en ce moment. En effet on assiste à une scène de vie sans véritable origine, ni véritable conclusion. Pinter fait évoluer ses trois personnages dans un jeu de pouvoir psychologique parfois léger et drôle allant jusqu'à devenir terrifiant et angoissant, en utilisant à la fois des éléments du genre de la comédie et de la tragédie. Les thèmes traités sont les relations familiales, la distance entre le réel et la fantaisie, et la lutte pour le pouvoir. De plus il parle de la maladie mentale et de ses conséquences pour les personnes atteintes. Tous ces éléments feront naître des sentiments complexes auprès des lecteurs / spectateurs concernant ce qui se passe entre les trois personnages. On est sûr de rien, on ne sait qui soutenir, qui a ou devrait avoir raison... La complexité de la pièce, la qualité des dialogues, ainsi que la profondeur et la perception des thèmes traités ont contribué a faire du Gardien un chef-d’œuvre moderne du théâtre contemporain.

Harold Pinter a été récompensé en 2005 par le Prix Nobel de littérature.

Pour commander ce livre via Amazon.fr : CLIQUEZ ICI !

Voir également:
- Harold Pinter - biographie
- Harold Pinter - bibliographie

jeudi, 13 octobre 2005

Harold Pinter - bibliographie

bbbharold11957: The room, The birthday party et The dumb waiter.
1958: A slight ache, The hothouse.
1959: The caretaker, A night out.
1960: Night school, The dwarfs.
1961: The collection.
1962: The lover.
1964: Tea party, The homecoming.
1966: The basement.
1967: Landscape.
1968: Silence.
1970: Old times.
1972: Monologue.
1974: No man's land.
1978: Betrayal.
1980: Family voices.
1982: Victoria station, A kind of Alaska, Other Places.
1984: One for the road.
1988: Mountain language.
1991: Party time, The New world Order.
1993: Moonlight.
1996: Ashes to ashes.
1999: Celebration.
2000: Remembrance of things past.
2003: War


Voir également:
- Prix Nobel 2005 - Harold Pinter, biographie
- Le Gardien (The Caretaker) - Harold Pinter (1959), présentation


21:00 Écrit par Marc dans Pinter, Harold | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : harold pinter, prix nobel de litterature, theatre, litterature britannique | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

Prix Nobel 2005 - Harold Pinter

bbbharold2Harold Pinter est né le 10 octobre 1930 dans l’East End, un quartier de Londres qui était à l'époque populaire et industriel. Fils unique de parents juifs (au moment de sa naissance, son père, modeste tailleur, gagne difficilement sa vie), Pinter garde de sa prime jeunesse des images précises (la puanteur d’une usine à savon), mais aussi la marque d’une désorientation angoissée (crise sociale, chômage, montée du nazisme, guerre civile espagnole, campagne antisémite importante en Grande Bretagne). En 1940, ses parents quittent Londres pour échapper aux raids aériens allemands. Profondément marqué par le génocide, il refuse en 1948 de faire son service militaire.

"A mes yeux, l’idée de réarmement était ridicule. J’étais conscient des souffrances et des horreurs de la guerre et je n’allais, sous aucun prétexte, contribuer à son entretien. J’ai dit non. Et je dirai encore non. C’est encore plus stupide maintenant".

Il entreprend alors des études d’art dramatique à Londres.

Depuis toujours, son engagement politique est très marqué. Il s'est constamment battu pour la liberté d'expression et la défense des droits de l'homme, notamment pendant la dictature de Pinochet au Chili, ou plus récemment en protestant contre les bombardements américains sur l'Irak lors des deux guerres du Golfe.2.

A partir de 1951, il entame une carrière d’acteur, sous le nom de David Baron, publie des poèmes et écrit un roman semi-autobiographique. Ce n'est qu'en 1957 que sa première pièce, la Chambre (The Room), est représentée à Bristol. Et sa carrière va être ainsi lancée. En 1962, Pinter écrit son premier scénario de film. De nombreux vont suivre par la suite. Parallèlement à sa carrière de dramaturge, Pinter exerce des activités de comédien, notamment dans ses propres pièces Il a également réalisé un long métrage, tiré de la pièce de Simon Gray, Butley, en 1973.

Lauréat déjà de nombreux prix, vient s'ajouter aujourd'hui le prix Nobel.

Harold Pinter a écrit 29 pièces et 22 scénarios.

Vous trouverez tout, absolument tout, sur Harold Pinter en cliquant ici.


Voir également:
- Harold Pinter - bibliographie
- Le Gardien (The Caretaker) - Harold Pinter (1959), présentation



19:21 Écrit par Marc dans Pinter, Harold | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : harold pinter, litterature britannique, prix nobel de litterature, theatre | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!