mardi, 12 mai 2009

La Belle du Caire (Al-Qâhira al-jadîda) - Naguib Mahfouz - 1945

bibliotheca la belle du caire

1930, au Caire. La vie est dure pour de nombreux étudiants de l'Égypte de l'époque. Ma'moun Radwan, Ali Taha, Amed Badir, Mahgoub Abd el-Dayim et Ihsane Shehata sont quatre étudiants à éprouver cette dure réalité, et cela malgré leurs nombreux rêves et ambitions. Et c'est surtout difficile d'arriver à quoique que ce soit quand on est pas de bonne famille, et qu'aucun piston ne peut venir aider. La Belle Ihsane, va céder à la pression de sa famille, pauvre et sans scrupules, et du riche aristocrate Qasim bey Fahmi. Ali son fiancé essaye de se consoler tandis que Mahgoub prêt à tout pour s'élever socialement et gagner les faveurs de la Belle va lui, aussi accepter un marché de dupe et devenir le mari "de façade" de la Belle Ishane, tandis qu'elle restera la maîtresse du Bey.
Cette situation est-elle réellement tenable ? Tout est-il possible au nom de l'ascension sociale ?
La chute risque d'être dure..

Comme si souvent dans l'œuvre de l'écrivain égyptien Naguib Mahfouz, le roman La Belle du Caire se déroule dans la ville du Caire, une ville dont l'auteur connaît tous les recoins, ainsi que les us et coutumes de ses habitants (le titre traduit littéralement signifie 'Le Nouveau Caire'). Moins connu que la prestigieuse Trilogie du Caire, ce roman vaut pourtant parfaitement le détour. Naguib Mahfouz s'attaque ici avant tout à la corruption dans la société égyptienne et au sacrifice auquel les hommes consentent pour progresser dans cette société pourrie. Si le tout est typique de l'Egypte des années 1930, le roman n'a pourtant guère perdu de son intérêt de nos jours. De plus, s'il reste tout à fait contemporain, son sujet est parfaitement universel. De nombreux autres sujets sont abordés, des sujets notamment plus politiques, religieux et philosophiques. Et la force du récit, comme souvent chez Mahfouz, vient ici aussi des personnages, leur parfaites descriptions les rendant tellement vivants.

La Belle du Caire est un très beau roman de Naguib Mahfouz.

A lire !

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Voir également:
- biographie et bibliographie de Naguib Mahfouz
- La Trilogie du Caire: Volume I: Impasse des deux palais (Bayn al-Qasrayn) - Naguib Mahfouz (1956), présentation
- La Trilogie du Caire: Volume I: Impasse des deux palais (Bayn al-Qasrayn) - Naguib Mahfouz (1956), citations

mercredi, 09 mai 2007

Impasse des deux palais (Bayn al-Qasrayn) - Naguib Mahfouz - 1956

bibliotheca impasse des deux palais

Tout commence au Caire pendant la Première Guerre mondiale dans le quartier de la rue nommée l'Impasse des deux palais. Ahmed Abd El Gawwad est un commerçant plutôt prospère et très réputé dans le quartier. Il est également connu pour ses nombreuses sorties et sa bonne compagnie. A la maison il est le père d'une famille composée de trois fils Yasine (21 ans) d’une première épouse répudiée, Fahmi en fin d’adolescence, et Kamal encore enfant et de deux filles Khadiga (20 ans) et Aïsha (16 ans). Sa femme est Amina, une brave et docile maîtresse de maison. Mais à domicile Ahmed Abd El Gawwad donne le visage d'un père tyrannique qui élève ses enfants en toute sévérité. Même s'il les aime tendrement, il ne le leur montrera jamais. Kamal, a un profond respect pour son père, mais du haut de ses 8 ans, la terreur n'est pas encore de mise. Fahmi, quant à lui, peut parler avec son père sans trop de problème, car il entre bientôt en faculté. Quant à Yasine il aimerait connaître son père autrement qu'à travers la peur et avoir la force de s'opposer de temps en temps à lui. Amina est une épouse totalement effacée devant lui:  elle le considère comme son seigneur et maître, se lève la nuit pour l'attendre derrière le moucharabieh afin de l'aider à se changer et à se mettre au lit. Sa vie se déroule tous les jours de la même manière, elle s'occupe des différentes tâches ménagères en alternance avec ses deux filles: Khadiga et Aïsha. Jamais elle ne sort de sa maison et jamais elle n élève la voix devant son  mari. Toute la famille vit d'ailleurs cloîtrée à l'intérieur de la maison. Seuls les garçons sont scolarisés et Yasine, qui a atteint l'âge adulte, est le seul à pouvoir sortir comme beau lui semble. Ainsi sont les traditions, et ainsi Ahmed Abd El Gawwad veut mener sa vie familiale. Mais son intransigeance va générer une révolte sourde, discrète et cependant efficace de la part de ses enfants. Pour Ahmed Abd El Gawwad tout semble figé ainsi ainsi dans le temps, mais finit quand même par bouger malgré lui. En effet dehors le monde est en ébullition, La Guerre mondiale fait rage, L'Egypte est en quête de son indépendance et les mœurs de la société égyptienne commencent petit à petit à évoluer. Ahmed Abd El Gawwad sera tiraillé entre de nombreux choix concernant sa vie: Aïsha est demandée en mariage avant sa sœur aînée, Yasine commence à faire des bêtises et veut également se marier, Fahmi participe à des manifestations estudiantines dirigées contre l'occupant britannique. Tous les choix que Ahmed Abd El Gawwad devra faire devront être en accord avec la pression sociale et religieuse qui s'exerce dans son pays et devra ainsi se débattre à travers toutes ces contradictions, y compris les siennes.

L'impasse des deux palais est le premier volet d’une immense et magnifique trilogie, dite la Trilogie du Caire, ayant pour sujet l'évolution d'une famille bourgeoise modeste dans l'entre-deux-guerres. Ce roman sera suivi par Le Palais du désir (Qasr al-Chawq, 1957) et Le jardin du passé (Al-Sukkariyya, 1957), les deux derniers volets traitant chacun d'une génération suivante de la même famille. Naguib Mahfouz nous y fait vivre l'intimité d'une famille musulmane entre 1917 et 1919, année de la révolution égyptienne, en nous décrivant avec beaucoup de réalisme et de sensibilité le quotidien de ces gens. Mais Mahfouz confronte également cette famille très traditionnelle aux chamboulements du monde extérieur, la révolution et à l'évolution des mœurs qui se prépare en Egypte. D'ailleurs le titre Bayn al-Qasrayn traduit de l'arabe mot à mot  signifie entre deux palais, ce qui outre le nom d'une rue est également une image de l'Egypte qui  à cette époque était en pleine transition entre deux états. Chaque personnage joue un rôle bien particulier face à ce qui se passe: Ahmed Abd El Gawwad est le personnage plus traditionaliste, Amina, sa femme effacée et soumise, Kamal voit le monde avec ses yeux d'enfants, Fahmi est militant politique, Yasine est le playboy qui ne s'intéresse qu'à peu de choses sauf lui-même, Khadiga la sérieuse et Aïsha est plus frivole. Le récit se concentre avant tout sur ce qui se passe dans le foyer à travers ses différentes crises, d'ailleurs lorsque les filles se marient et quittent la maison, elles deviennent secondaires au récit. Ahmed Abd El Gawwad en tant que père intransigeant est respecté et craint à la fois. Les enfants veulent lui plaire mais leur transgressions leur causent d'énormes remords surtout inspirés par la peur de décevoir leur père. Mahfouz fait avancer cette histoire que très lentement, il s'agît d'ailleurs plus d'une chronique familiale que d'un véritable roman à action. Les événements mineurs et majeurs se succèdent petit à petit et cela permet d'ailleurs de donner au lecteur une belle image de cette société orientale. Le style de Mahfouz est inimitable, tant dans la poésie de sa prose que dans la justesse des mots qu'il utilise et des descriptions qu'il fait.

L'impasse des deux palais est une oeuvre magistrale de cet auteur égyptien lauréat du Prix Nobel en 1988.

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- biographie et bibliographie de Naguib Mahfouz
- La Belle du Caire (Al-Qâhira al-jadîda) - Naguib Mahfouz (1945), présentation

- La Trilogie du Caire: Volume I: Impasse des deux palais (Bayn al-Qasrayn) - Naguib Mahfouz (1956), citations

jeudi, 31 août 2006

Impasse des deux palais (Bayn al-Qasrayn) - Naguib Mahfouz - 1956 - citations

Toujours suite au décès hier, mercredi 30 août 2006, du grand écrivain égyptien Naguib Mahfouz à l'âge de 94, voici une série de citations toutes tirées de l'un de ses romans les plus célèbres: Impasse des deux Palais, premier volume de la Trilogie du Caire, paru en 1956 et traduit en français en 1987.

 

 

"Quand on a la foi, le coeur suffit à vous guider."



"Tous ceux qui débutent modestement ne finissent pas par arriver."



"Le sage ne doit pas s'entêter si la chance lui a fait grise mine."



"La vie est sage de nous tromper, car si elle nous disait dès le début ce qu'elle nous réserve, nous refuserions de naître."



"Que celui qui meurt d'amour meurt donc de chagrin, car il n'y a rien de bon à aimer sans mourir."



"L'homme est responsable de tout, pourvu qu'il le veuille."



"Le poète est parti, la radio a pris sa place."



"Si l'argent est le but de ceux qui se disputent le pouvoir, il n'y a pas de mal à ce qu'il soit aussi le but des malheureux électeurs."



"La patience est la clé de la délivrance."



"La réflexion est une arme à deux tranchants."



Extraits de Bayn al-Qasrayn 1956 (trad. française Impasse des deux palais, 1987). Volume I de La Trilogie du Caire

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- biographie et bibliographie de Naguib Mahfouz
- La Belle du Caire (Al-Qâhira al-jadîda) - Naguib Mahfouz (1945), présentation

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mercredi, 30 août 2006

Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature en 1988 - biographie et bibliographie

Annonce aujourd'hui du décès de Naguib Mahfouz, grand écrivain égyptien de langue arabe et lauréat du prix Nobel de littérature en 1988.

Naguib Mahfouz est souvent considéré comme le « père tutélaire » de la littérature égyptienne, à la fois pour son rôle d’animateur de la vie littéraire contemporaine, et parce qu’il a été parmi les premiers à adapter la langue arabe littéraire à la forme du roman, qui est un genre occidental. Avant lui, l’avant-garde littéraire était surtout poétique. Il y avait quelques précurseurs (comme Muhamad Husayn Haykal, auteur de Zainab, publié en 1914). Mais aucun ne s’est attaqué, avant lui, au réalisme social, avec de longs romans qui font revivre tout un univers, à la manière de Tolstoï ou de Dickens.

Il est né le 11 décembre 1911 dans une famille de la bourgeoisie cairote et fait des études de philosophie à l'université du Caire (alors université Fouad Ier). Il commence à écrire dès l'âge de 17 ans et publie ses premiers essais d’écriture dans les revues littéraires des années 1930.Il publie sa première nouvelle en 1939. Diplômé, il obtient un poste de fonctionnaire et décide de se consacrer à la réécriture romanesque de l’histoire de l’Égypte. Le relatif échec des premiers romans, situés dans l’Égypte pharaonique, et peut-être l’urgence du contexte de l’Égypte, durement affectée par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale l’amènent à renoncer à ce projet pour plonger dans l’histoire immédiate. Désormais, ses romans ont pour cadre Le Caire contemporain, dont il décrit les bouleversements sociaux dans une veine réaliste (Zuqâq al-midaqq trad. en français Passage des miracles, 1947; Bidâya wa-nihâya trad. en français Vienne la nuit, 1949).

Ses premiers romans écrits, Mahfouz ne connaît cependant toujours pas le succès. En 1952, après avoir achevé l’énorme roman de plus de quinze cents pages qui deviendra la Trilogie du Caire (Impasse des deux palais, 1956; Le Palais du désir, 1957; Le Jardin du passé, 1957), Mahfouz délaisse l’écriture romanesque pour le scénario - forme d’écriture moins noble mais mieux rémunérée. La Trilogie sera publiée en 1956-1957 lèvera et dera enfin reconnaître son auteur Avec cette saga familiale doublée d’une fresque historique de l’Égypte, de la révolution de 1919 aux dernières années de la monarchie, Mahfouz est en phase avec la nouvelle donne politique issue du changement de régime de 1952 et avec un mouvement littéraire et artistique qui privilégie le réalisme sous toutes ses formes.

Il s’en détourne pourtant avec son roman suivant, Awlad haretna, 1959 (trad. française Les fils de la médina), tournant dans sa carrière et dans l’histoire du roman arabe. Il y renoue en effet avec la riche tradition de la fiction allégorique pour développer une critique des dérives autoritaires du régime de Nasser, président de l'apoque de l'Egypte, et, au-delà, une réflexion pessimiste sur le pouvoir. Publié en feuilleton dans le quotidien Al-Ahram, ce roman est attaqué par les oulémas qui le jugent blasphématoire, puis frappé d’une interdiction officieuse de publication en Égypte (il sera publié à Beyrouth en 1967). En même temps, le scandale contribue à asseoir sa réputation et n’affecte pas sa carrière (il occupe alors, jusqu’à sa retraite en 1971, des fonctions de direction dans les appareils culturels étatiques). Il publie beaucoup : des nouvelles dans la presse, reprises en recueils, et près d’un roman par an, revenant au plus près d’un réalisme critique (Tharthara fawq al-Nîl trad. en français Dérives sur le Nil, 1966 ; Miramar, 1967) ou dissimulant son message dans des textes à clés (Al-Liss wa-l-kilâb trad. en français Le Voleur et les chiens, 1961 ; Al-Tarîq trad. en français La Quête, 1965). Ses grands romans réalistes sont adaptés au cinéma l’un après l’autre, ce qui lui donne accès à un public incomparablement plus vaste que celui de l’écrit.

Proche de jeunes écrivains - les Gamal Ghitany, Sonallah Ibrahim, Baha Taher, Ibrahim Aslan, Mohammed El Bisatie, etc. - Mahfouz reprendra volontiers à son compte, dans ses romans ultérieurs, leurs innovations esthétiques. Mais c’est lorsqu’il renoue avec sa source d’inspiration favorite, le vieux Caire de son enfance (Hikayât hârati-nâ trad. en français Récits de notre quartier, 1975 ; Malhamat al-harafîch trad. en français La Chanson des gueux, 1977), qu’il est au sommet de son art.

Demeuré fidèle tant à ses convictions politiques libérales qu’à sa conception de la littérature, il fait figure dans les années 1980 de maître respecté pour ses qualités morales et son apport massif au roman arabe, mais souvent contesté pour ses options politiques (notamment son soutien à la paix égypto-israélienne). Le prix Nobel qui lui est décerné en octobre 1988 va bousculer sa routine de retraité, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur : ce prix, le premier attribué à un écrivain arabe, lui donne accès au marché mondial (ses traductions se comptent aujourd’hui par centaines, dans plusieurs dizaines de langues). Le pire : dans un contexte d’affrontement violent entre le pouvoir et la fraction radicale de l’opposition islamiste, mais aussi de raidissement moral et religieux qui touche peu ou prou toutes les couches de la société égyptienne, la polémique autour de Awlad haretna refait surface et Naguib Mahfouz survit miraculeusement à une tentative d’assassinat à l’arme blanche (octobre 1994) perpétrée par deux jeunes fanatiques islamistes.

Naguib Mahfouz, quasiment aveugle dans ses dernières années tout en continuant à dicter ses textes, a été hospitalisé le 16 juillet 2006 à l'hôpital de la Police du Caire pour une insuffisance rénale et une pneumonie. Il décèdera ce 30 août 2006

Au cours de sa carrière qui s'étend sur près de soixante ans, Naguib Mahfouz a publié plus de 50 romans et recueils de nouvelles.

- 'Abath al-aqdâr, roman 1939 (trad. française La Malédiction de Râ, 1998)
- Radôbîs, roman 1943 (trad. française L'Amante du pharaon, 2005)
- Kifâh Tîba (trad. française Le combat de Thèbes), roman 1944
- Al-Qâhira al-jadîda, roman 1945 (trad. française La Belle du Caire, 2000)
- Khân al-Khalîlî, roman 1946 (trad. française Le Cortège des vivants : Khan al-Khalili, 1999)
- Zuqâq al-midaqq, roman 1947 (trad. française Passage des Miracles, 1970)
- Hams al-junûn (trad. française Le murmure de la folie), nouvelles, 1947
- Al-Sarâb, roman 1948 (trad. française Chimères, 1992)
- Bidâya wa-nihâya, roman 1949 (trad. française Vienne la Nuit, 1996)
- La Trilogie du Caire : Volume I : Bayn al-Qasrayn, roman 1956 (trad. française Impasse des Deux-Palais, 1987)
- La Trilogie du Caire : Volume II : Qasr al-Chawq, roman 1957 (trad. française Le Palais du désir, 1987)
- La Trilogie du Caire : Volume III : Al-Sukkariyya, roman 1957 (trad. française Le Jardin du passé, 1989)
- Awlâd hâratinâ, roman 1959 (trad. française Les Fils de la médina, 1991)
- Al-Liss wa-l-kilâb, roman 1961 (trad. française Le voleur et les chiens, 1985)
- Al-Simmân wa-l-Kharîf (Les cailles et l'automne), roman 1962
- Dunya Allâh, nouvelles 1962 (trad. française Le Monde de Dieu, 2000)
- Al-Tarîq, roman 1964 (trad. française La Quête, 1997)
- Bayt sayyi' al-sum'a (trad. française Une maison mal famée), nouvelles 1965
- Al-Chahhâdh, roman 1965 trad. française Le Mendiant, 1997)
- Tharthara fawq al-Nîl, roman 1966 (trad. française Dérives sur le Nil, 1989)
- Mîrâmâr, roman 1968 (trad. française Miramar, 1990)
- Khammârat al-Qitt al-Aswad (trad. française Le cabaret du Chat Noir), nouvelles 1969
- Tahta al-Midhalla (trad. française Sous l'abri), nouvelles 1969
- Hikâya bi-lâ bidâya wa-lâ nihâya (trad. française Histoire sans commencement ni fin), nouvelles 1971
- Chahr al-'asal (trad. française La lune de miel), nouvelles 1971
- Al-Marâyâ, roman 1972 (trad. française Miroirs, 2001)
- Al-Hubb taht al-matar (trad. française L'Amour sous la pluie), nouvelles 1973
- Al-Jarîma (trad. française Le Crime), nouvelles 1973
- Al-Karnak (trad. française Karnak), nouvelles 1974
- Hikayât hârati-nâ, récits 1975 (trad. française Récits de notre quartier, 1988)
- Qalb al-Layl (trad. française Au cœur de la nuit), nouvelles 1975
- Hadrat al-muhtaram (trad. française Son Excellence), roman 1975
- Malhamat al-harafîch, roman 1977 (trad. française La Chanson des gueux, 1989)
- Al-Hubb fawq hadabat al-haram, nouvelles 1979 (trad. française L'Amour au pied des pyramides, 1997), 1979
- Al-Chaytan ya'izh (trad. française Satan prêche), 1979
- 'Asr al-hubb (trad. française Le temps de l'amour), 1980
- Afrah al-Qubba (trad. française Les noces de Qobba), 1981
- Layâli Alf Layla (trad. française Les Mille et Une Nuits, 1997), 1982
- Ra'aytu fi-mâ yarâ al-nâ'im (trad. française J'ai vu dans mon sommeil), nouvelles 1982
- Al-Bâqi min al-zaman Sâ'a (trad. française Heure H-1), nouvelles 1982
- Amâm al-'arch (trad. française Devant le trône), roman 1983
- Rihlat Ibn Fattouma (trad. française Le voyage d'Ibn Fattouma), roman 1983
- Al-Tanzhîm al-sirrî (trad. française L'organisation secrète), nouvelles 1984
- Al-'A'ich fî l-haqîqa, roman 1985 (trad. française Akhénaton le Renégat, 1998)
- Yawma qutil al-za'îm, roman 1985 (trad. française Le Jour de l'assassinat du leader, 1989)
- Hadîth al-sabâh wa-l-masâ', roman 1987 (trad. française Propos du matin et du soir, 2002)
- Sabâh al-ward, roman 1987 (trad. française Matin de roses, 1998)
- Quchtumar, roman 1988
- Al-Fajr al-kâdhib (trad. française L'Aube trompeuse), nouvelles 1989
- Asdâ' al-sîra al-dhâtiyya, récits 1996 (trad. française Echos d'une autobiographie, 2004)

Voir également:
- La Belle du Caire (Al-Qâhira al-jadîda) - Naguib Mahfouz (1945), présentation
- La Trilogie du Caire: Volume I: Impasse des deux palais (Bayn al-Qasrayn) - Naguib Mahfouz (1956), présentation
- La Trilogie du Caire: Volume I: Impasse des deux palais (Bayn al-Qasrayn) - Naguib Mahfouz (1956), citations