lundi, 10 octobre 2005

La symbolique des noms dans Pelléas et Mélisande par Maurice Maeterlinck

bbbsymbolique des nomsPelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck est une oeuvre phare du théâtre symbolique. On y parle pas beaucoup, mais il s'y cache énormément derrière les mots et aussi derrière les noms.

Rien n'est laissé au hasard.

Ainsi le nom de Mélisande, outre le souvenir de Mélusine, la sirène mélodieuse, se rapproche de Melos, le chant en grec.

De plus les deux amants sont reliés par la sonorité de leur nom: Pelléas/ Mélisande: EL/EL; ainsi que les deux phonèmes LEAS/LIS, suggérant un même mouvement lisse. L'intégration sonore du couple est ainsi renforcée.

Golaud s'oppose à phonétiquement à Pelléas. Le groupe GL fait songer à sanGLots, enGLoutissements, la mort qui rôde durant toute l'oeuvre, ou alors GLas.

Alors que pour Pelléas, le PL fait penser à Pleurs ("C'est Pelléas. Il a pleuré").

Pour Arkël, le vieux roi d'Allemonde, déjà le son AK fait souvent penser à de la puissance, AKhenaton, le capitaine AKhab de Moby Dick, Karnak,... De plus le final EL fait la liaison avec Pelléas et Mélisande EL/EL/EL. ARK fait penser au grac "Arkhaios", càd. "Ancien". Donc en quelque sorte le nom d'Arkël induit la puissance, mais aussi la vieillesse.

Le nom du royaume: Allemonde, n'est pas tout à fait un hasard, étant donné qu'on y trouve les racines ALLE (de l'allemand: tous ou tout) et MONDE. Donc il s'agît de tous les mondes. On y retrouve donc une illusion de la grandeur de ce royaume, ou alors d'un royaume de tout le monde.

Voir également:
- Pelléas et Mélisande - Maurice Maeterlinck (1892), présentation
- L'Oiseau Bleu - Maurice Maeterlinck (1909), présentation
- L'Oiseau Bleu - La mort vu par Maurice Maeterlinck, sujet

vendredi, 07 octobre 2005

Pelléas et Mélisande - Maurice Maeterlinck - 1892

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Pelléas et Mélisande est une tragédie symbolique de Maurice Maeterlinck, dont Mallarmé notait qu'il s'agissait d'une "variation supérieure sur l'admirable vieu mélodrame". L'intrigue est conventionelle. Golaud, prince d'Allemonde recueille à l'orée d'un bois une jeun fille, Mélisande, dont il va faire son épouse. Mais c'est du frère de Golaud, Pelléas, que Mélisande va tomber amoureuse. Il s'ensuivra une passion entre les deux qui se terminera en drame.
Suite à La Princesse Maleine, L'Intruse, les Sept Princesses, ..., Pelléas et Mélisande représente un tournant dans la carrière de Maurice Maeterlinck. Poète de la mort, il met ici la passion en avant pour en faire le thème souverain.

L'histoire n'est prétexte ici que pour dérober au silence ses secrets. Peu de choses sont dites tout au long de la pièce, tout n'est que suggéré. Maeterlinck disait d'ailleurs dans le Trésor des humbles que "le silence est l'élément dans lequel se forment les grandes choses, pour qu'enfin elles puissent émerger, parfaites et majestueuses, à la lumière de la vie qu'elles vont dominer. ".

Pelléas et Mélisande fut adapté à l'opéra par Debussy, ce qui fut d'ailleurs un grand succès.

Voir également:

- La symbolique des noms dans Pelléas et Mélisande par Maurice Maeterlinck, sujet
- L'Oiseau Bleu - Maurice Maeterlinck (1909), présentation
- L'Oiseau Bleu - La mort vue par Maurice Maeterlinck, sujet

mardi, 04 octobre 2005

La mort vue par Maurice Maeterlinck

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La vie et la mort se confondent, les vivants et les morts ne sont que des moments à peine différents d'une existence unique et infinie et ne forment qu'une même famille.
Maurice Maeterlinck, Les débris de la guerre, 1916


Le message de Maurice Maeterlinck dans ses oeuvres est clair: Il n'y a pas de mort. Dans l'Oiseau Bleu, Maurice Maeterlinck l'annonce dans le Septième Tableau qui se déroule au cimetière:

Mytyl: Où sont-ils les morts?...
Tyltyl: Il n'y a pas de morts...


La mort et la menace des morts est un complet malentendu.

Cette croyance, défendue par Maeterlinck se rattache aux conceptions fondamentales de la philosophie romantique de la Nature. La continuité qui règne entre les êtres qui constituent l'univers vivant implique que la mort ne soit que le transfert de l'être à l'intérieur de l'âme du monde.

La mort transfère l'esprit en quelque autre lieu dans la grande association, le réveille quelque part ailleurs.
Novalis

Dans "Devant Dieu", Maeterlinck déclare que la mort ne serait qu'une "invention de l'Homme". Vie et mort ne sont que des étapes dans la vie continue de l'âme du monde.

Voir également:

dimanche, 02 octobre 2005

L'Oiseau Bleu - Maurice Materlinck - 1909

bbboiseaubleuLes fictions de Maurice Maeterlinck (Prix Nobel 1911), écrivain symboliste belge du début du XXe siècle, aiment jouer avec les mondes parallèles, ceux que sa poésie invente et auxquels son théâtre donne vie pour mieux montrer l’invisible. C’est cette expérience que vont faire Tyltyl et Mytyl, enfants d'un pauvre bûcheron. Une nuit, ces deux enfants observent depuis la fenêtre de leur chambre, les yeux brillants d’envie, les nourritures que mangent les riches, et qu’ils ne goûteront jamais. Apparaît alors la Fée Bérylune et leur offre un Diamant, qui, quand on le tourne, fait apparaître et disparaître des mondes invisibles... En échange, elle les charge de trouver l’Oiseau Bleu qui seul peut guérir sa fille malade.

Cette pièce féerique raconte l'odyssée de deux jeunes âmes qui aprennent, grâce aux lieux symboliques qu'ils fréquentnent, à voir l'essence de toutes choses cachée derrière les apparences.

 

Un must à découvrir ou à redécouvrir pour enfants et aussi pour adultes.


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Voir également:
- Pelléas et Mélisande - Maurice Maeterlinck (1892), présentation
- Pelléas et Mélisande -La symbolique des noms dans Pelléas et Mélisande, sujet
- L'Oiseau Bleu - La mort vue par Maurice Maeterlinck, sujet