dimanche, 21 octobre 2012

Un Pèlerin d’Angkor - Pierre Loti - 1912

pierre loti, camboge, angkor, un pelerin d angkor, un pelerin d'angkor, recits de voyage, litterature francaise1901. Eternel voyageur, Pierre Loti profite d’une escale de son bateau dans le golfe du Tonkin pour réaliser un rêve d’enfant, celui de découvrir les ruines d’Angkor.
Son périple le mène de Saïgon vers Phnom Penh, lui fait traverser le lac Tonlé Sap et entre-apercevoir la ville de Siem Reap, avant de découvrir les ruines des deux principaux temples angkoriens : Angkor Vat et le Bayon.
Et comme à son habitude Loti en profite pour découvrir seul ces magnifiques trésors laissés à l’abandon, et où il en profite pour s’adonner à la contemplation de ces merveilles.
Son escapade n’est hélas que de courte durée (elle commence le 23 novembre 1901 et se termine le 03 décembre de la même année) mais elle lui permet malgré tout de découvrir les derniers témoignages de la grandeur khmère d'antan.

Les écrits de Pierre Loti ont toujours été des témoignages hors norme et d’une beauté exceptionnelle, pleins de poésie dans la contemplation, des voyages d’antan. Si vous voulez découvrir le monde tel qu’il a été, rien de mieux que de lire un Pierre Loti. Avec Un pèlerin d’Angkor, écrit en 1912, Pierre Loti nous fait découvrir les ruines d’Angkor, celles d’avant le déluge touristique, à travers le regard subjectif d’un voyageur romantique. Evidemment il n’y a guère d’intrigue ici, tout n’est que contemplation, et pourtant Pierre Loti réussit sans cesse à passionner le lecteur.
Ce texte a été réédité en 1930 et augmenté de magnifiques illustrations de F. de Marliave.

A découvrir ! Pour Angkor, et pour cette magnifique écriture de Pierre qui nous y transpose au tournant de quelques pages.

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Texte intégral :

Un Pélerin d'Angkor - Pierre Loti - 1912


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Voir également :
- Aziyadé - Pierre Loti (1879), présentation
- Suleïma - Pierre Loti (1882), présentation
- Madame Chrysanthème - Pierre Loti (1887), présentation
- Au Maroc - Pierre Loti (1890), présentation

dimanche, 22 août 2010

Madame Chrysanthème - Pierre Loti - 1887

bibliotheca madame chrysantheme pierre loti.jpgLe 9 juillet 1885, dès son arrivée à Nagasaki, Loti épouse par contrat d'un mois renouvelable, une jeune ). Le 12 août, âgé de 35 ans, il quitte Nagasaki. Ce mariage auquel les parents ont donné leur consentement a été arrangé par un agent et enregistré par la police locale. Il ne dure que le temps du séjour et la jeune fille pourra par la suite se marier avec un Japonais. Cette pratique peut paraître curieuse mais elle est alors courante au Japon, même si elle s’avère coûteuse pour l'étranger. Le mariage est arrangé par un agent, enregistré par la police locale, et ne durera que le temps du séjour. C’est une pratique étrange, mais bien commune au Japon d’alors.
Pierre Loti va alors vivre avec sa jeune épouse dans une petite maison japonaise, en plein pays des fleurs et des lanternes, fréquentant les maisons de thé et les fêtes des temples,en compagnie de « frère Yves » et des mousmés qui, à l'exemple de Mme Chrysanthème, ont fondé avec des Européens des ménages éphémères. Mais Pierre Loti s’y ennuie et découvre vite que l’amour de Madame Chrysanthème ne repose que sur un contrat. Comment aurait-il pu en être autrement ? ...

Pierre Loti, par ses nombreux textes a fait découvrir le monde à ses lecteurs comme nul autre avant lui. Ici,, avec Madame Chrysanthème, il s’attaque au Japon, et à ses moeurs si étrangères pour les Européens de l’époque. Entre faux carnet de voyage et faux roman de moeurs, ce texte de Pierre Loti est un peu tout à la fois. aucune aventure réelle à suivre, sinon celle d’un mariage insensé  et condamné d’avance à l’autre bout du monde. Mais encore, comme l’auteur le signale lui-même, le roman parle avant tout de lui, du Japon et de l’effet qu’a porduit ce pays sur lui. Il s'agit donc avant tout d'impressions peintes : des tableaux décrits, une galerie de portraits, des scènes de vie à Diou-djen-dji. Et la ville est bien l'un des personnages principaux de ce récit : le Nagasaki d'avant la Seconde Guerre mondiale, aujourd’hui complètement disparu , et que le témoignage de Loti restitue en partie (pour rappel la ville de Nagasaki a été complètement détruite en 1945 par une bombe atomique américaine). Un certain nombre de personnages y sont bien décrits tel Okané-San et sa famile : son cousin pauvre le Djin 415, le plus rapide des hommes-coureurs traînant des petits chars et voiturant des particuliers pour de l'argent, la mère d’Okané-San, Madame Renoncule, son petit frère Bambou, et aussi toutes ses soeurs. Il y a M. Kangourou, l'entremetteur de mariage, M. Sucre et Madame Prune, leurs propriétaires, Oyouki, leur fille de 15 ans, Madame Très-Propre, la vendeuse de lanternes, Madame l'Heure, la marchande de gaufres, Matsou-San et Donata-San, les chefs bonzes du temple de la Tortue Sauteuse, le photographe de renom, les tatoueurs... Il y décrit aussi ces rites et lieux bien particuliers décrits avec grand soin et de nombreux détails : es maisons, les jardins, les montagnes, le cimetière, la baie, les salons de thés, les temples… ; les petites mousmés (les jeunes femmes japonaises) et leurs costumes ; les rituels du repas et du bain ; les bruits que font les insectes, le roulement des panneaux de bois et la petite pipe que les femmes tapotent tous les soirs pour la vider.
Mais le pays ne lui plaît guère, en commençant par ce mariage. Etrangement les Chrysanthèmes symbolisent pourtant le coeur humain, la précarité de la beauté et l’amour fidèle. Le reste de la société, il la voit de haut, sans jamais réussir à s’y mêler. Il observe tout, tente de tout expliquer, mais le regard qu’il en laisse reste hautain et n’ voit que des étrangetésc et bizarreries par rapport à ce qu’il connaît en Occident.

Il n’empêche que Madame Chrysanthème, tel un carnet de voyage d’un autre temps fait à l’autre bout du monde, ne peut qu’intéresser tous les passionnées du Japon, de voayages et littérature.

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Extrait : avant-propos et premier chapitre


Avant-propos

En mer, aux environs de deux heures du matin, par une nuit calme, sous un ciel plein d'étoiles.

Yves se tenait sur la passerelle auprès de moi, et nous causions du pays, absolument nouveau pour nous deux, où nous conduisaient cette fois les hasards de notre destinée. C'était le lendemain que nous devions atterrir ; cette attente nous amusait et nous formions mille projets.

— Moi, disais-je, aussitôt arrivé, je me marie...

— Ah ! fit Yves, de son air détaché, en homme que rien ne surprend plus.

— Oui... avec une petite femme à peau jaune, à cheveux noirs, à yeux de chat.

— Je la choisirai jolie.

— Elle ne sera pas plus haute qu'une poupée.

— Tu auras ta chambre chez nous.

— Ça se passera dans une maison de papier, bien à l'ombre, au milieu des jardins verts.

— Je veux que tout soit fleuri alentour ; nous habiterons au milieu des fleurs, et chaque matin on remplira notre logis de bouquets, de bouquets comme jamais tu n'en as vu...

Yves semblait maintenant prendre intérêt à ces projets de ménage. Il m'eût d'ailleurs écouté avec autant de confiance, si je lui avais manifesté l'intention de prononcer des vœux temporaires chez des moines de ce pays, ou bien d'épouser quelque reine des îles et de m'enfermer avec elle, au milieu d'un lac enchanté, dans une maison de jade.

Mais c'était réellement bien arrêté dans ma tête, ce plan d'existence que je lui exposais là. Par ennui, mon Dieu, par solitude, j'en étais venu peu à peu à imaginer et à désirer ce mariage.

— Et puis surtout, vivre un peu à terre, en un recoin ombreux, parmi les arbres et les fleurs, comme cela était tentant, après ces mois de notre existence que nous venions de perdre aux Pescadores (qui sont des îles chaudes et sinistres, sans verdure, sans bois, sans ruisseaux, ayant l'odeur de la Chine et de la mort).

Nous avions fait beaucoup de chemin en latitude, depuis que notre navire était sorti de cette fournaise chinoise, et les constellations de notre ciel avaient rapidement changé : la Croix du Sud disparue avec les autres étoiles australes, la Grande-Ourse était remontée vers le zénith et se tenait maintenant presque aussi haut que dans le ciel de France. Déjà l'air plus frais qu'on respirait cette nuit-là nous reposait, nous vivifiait délicieusement, nous rappelait nos nuits de quart d'autrefois, l'été, sur les côtes bretonnes...

Et pourtant, à quelle distance nous en étions, de ces côtes familières, à quelle distance effroyable !...

I

Au petit jour naissant, nous aperçûmes le Japon. Juste à l'heure prévue, il apparut, encore lointain, en un point précis de cette mer qui, pendant tant de jours, avait été l'étendue vide.

Ce ne fut d'abord qu'une série de petits sommets roses (l'archipel avancé des Fukaï au soleil levant). Mais derrière, tout le long de l'horizon, on vit bientôt comme une lourdeur en l'air, comme un voile pesant sur les eaux : c'était cela, le vrai Japon, et peu à peu, dans cette sorte de grande nuée confuse, se découpèrent des silhouettes tout à fait opaques qui étaient les montagnes de Nagasaki.

Nous avions vent debout, une brise fraîche qui augmentait toujours, comme si ce pays eût soufflé de toutes ses forces contre nous pour nous éloigner de lui.

La mer, les cordages, le navire, étaient agités et bruissants.


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Présente édition : Editions Flammarion, 7 janvier 1993, 285 pages

Voir également :
- Aziyadé - Pierre Loti (1879), présentation
- Suleïma - Pierre Loti (1882), présentation
- Madame Chrysanthème - Pierre Loti (1887), présentation
- Au Maroc - Pierre Loti (1890), présentation
- Un pèlerin d'Angkor - Pierre Loti (1912), présentation et texte intégral

samedi, 22 avril 2006

Au Maroc - Pierre Loti - 1890

Pierre Loti, l'éternel nostalgique et voyageur impénitent, nous raconte ici son voyage qu'il a effectué entre avril et mai de l'année 1889 au Maroc. Le but de son voyage était d'accompagner le ministre Patenôtre en mission diplomatique auprès du souverain du Maroc, en sa capitale de Fez (Fès), véritable ville sainte à l'époque. Loti nous raconte donc en détail ses aventures qui le conduiront de Tanger à Fez et puis Mékinez (Meknès). Il s'attache surtout à la nature ce pays, en nous donnant des magnifiques descriptions des paysages qu'il traverse, et à la culture des Marocains, peuple fortement hétéroclite (berbères, arabes, juifs, ...) très attaché à ces traditions, et néglige volontairement les affaires politiques qui l'ont menés à ce voyage.

Au Maroc est un très beau récit de voyage (pas d'intrigue, ni suspense... ce n'est pas du tout une fiction) qui nous fait découvrir le Maroc ancestral à travers les yeux d'un très grand écrivain et voyageur du XIXe et XXe siècle.

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- Aziyadé - Pierre Loti (1879), présentation
- Suleïma - Pierre Loti (1882), présentation
- Madame Chrysanthème - Pierre Loti (1887), présentation
- Au Maroc - Pierre Loti (1890), présentation
- Un pèlerin d'Angkor - Pierre Loti (1912), présentation et texte intégral

14:28 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Loti, Pierre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre loti, maroc, recits de voyages, litterature francaise | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

mercredi, 22 février 2006

Suleïma - Pierre Loti - 1882

Perdu dans la contemplation de sa placide mais fidèle tortue Suleïma, Pierre Loti l'éternel nostalgique, le voyageur impénitent, se laisse une fois de plus prendre à la nostalgie de l'enfance et du temps passé : entre la maison de Rochefort le havre de paix, et l'aventure dans les pays d'Orient, les impressions se confondent. Un an avant la révélation turque, c'est un jeune homme qui découvre l'Algérie en 1869. Tombé sous le charme d'une enfant dont le destin s'avérera pathétique, il la retrouve dix ans plus tard… L'esthète, le dandy capricieux et fantasque, montre ici, en même temps que son attachement excessif à l'Orient, les tourments de sa vie errante. Récits de voyage, nouvelles, journal intime, tous ses textes traduisent en effet la souffrance d'un homme qui ne peut considérer sereinement les conséquences d'une vie qu'il a pourtant choisie, à savoir d'incessantes allées et venues entre le foyer et l'exil, synonymes non plus de liberté, mais de déchirement. Chaque retour renforce sa perception déjà aiguë d'une fugacité qui rend vides de sens toutes les entreprises humaines. « À quoi bon », ne cesse-t-il de répéter, marqué par une inquiétude qui tourne à l'obsession.

Suleïma la prostituée d'Oran, la tortue des montagnes algériennes ainsi baptisée par jeu autant que par fétichisme, c'est aussi un peu de cette Aziyadé rencontrée et aimée dans les rues de Stamboul. À tout instant, les souvenirs ressurgissent, traits d'union entre des univers opposés, trahissant la force de l'évocation qui grandit et embellit les choses ; à traversd'infimes détails évocateurs, l'Orient rejoint l'Occident. Récit d'une vaine tentative pour arrêter la course du temps et reconstituer à Rochefort le charme de l'Orient, Suleïma prend par endroits la dimension d'un premier bilan. Tiraillé entre l'ici et l'ailleurs, Loti ajoute un épisode nostalgique à sa vie de voyages et de fuites.


Extrait (avant-propos du roman):


"Ce sera une histoire bien décousue que celle-ci, et mon ami Plumkett était d'avis de l'intituler : Chose sans tête ni queue.
Elle embrassera douze années de notre ère et tiendra, je pense, en une vingtaine de chapitres (dont un prologue, comme dans les pièces classiques).

L'intrigue ne sera pas très corsée ; il y aura un intervalle de dix ans pendant lequel il ne se passera rien du tout, et puis, brusquement, cela finira par un tissu de crimes.

Il y aura deux personnages portant le même nom, une femme et une bête ; et leurs affaires seront tellement amalgamées, qu'on ne saura plus trop, à certains moments, s'il s'agit de l'une ou s'il s'agit de l'autre. Mes aventures personnelles viendront s'y mêler aussi, et, pour comble de gâchis, les réflexions de Plumkett."


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- Aziyadé - Pierre Loti (1879), présentation
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jeudi, 16 février 2006

Aziyadé - Pierre Loti - 1879

En séjour à Salonique, Pierre Loti, alors jeune officier de la marine française aperçoit, derrière les barreaux d'une fenêtre de harem, le visage d'Aziyadé, belle et taciturne esclave circassienne. De là va suivre une longue histoire d’amour, née au milieu des parfums et des mystères d’Orient, qui culminera dans le déchirement et le sacrifice à Istanbul, l’ancienne Constantinople à la frontière des continents et cultures. Pendant ce temps, se déroule en Turquie le sacre tumultueux du sultan Abdulhamid, la crise des Balkans, le traité de San Stefano qui boute la Turquie hors du territoire européen et indiquant la fin prochaine de l’Empire Ottoman.
Pierre Loti va suivre sa bien-aimée, s’installant à Istanbul et offrant même ses services au tsar turque. Mais à travers cette histoire d’amour teintée d’amertume et de mélancolie, histoire d’amour condamnée d’avance, transparaît un écrivain sensible, tourmenté. Le tout est décrit dans un style auto-biographique, sous forme de journal intime. Toujours très vivant et entraînant, on lit les passages sur les quartiers d’Eyup et d’Haskeuy, comme si on y était, sans jamais tomber dans l’orientalisme facile.

Aziyadé, publié en 1879, est le premier roman de Pierre Loti.

Extrait:

"Un beau jour de printemps, un des premiers où il nous fut permis de circuler dans Salonique de Macédoine, peu après les massacres, trois jours après les pendaisons, vers quatre heures de l’après-midi, il arriva que je m’arrêtai devant la porte fermée d’une vieille mosquée, pour regarder se battre deux cigognes.

La scène se passait dans une rue du vieux quartier musulman. Des maisons caduques bordaient de petits chemins tortueux, à moitié recouverts par les saillies des shaknisirs (sorte d’observatoires mystérieux, de grands balcons fermés et grillés, d’où les passants sont reluqués par des petits trous invisibles). Des avoines poussaient entre les pavés de galets noirs, et des branches de fraîche verdure couraient sur les toits ; le ciel, entrevu par échappées, était pur et bleu ; on respirait partout l’air tiède et la bonne odeur de mai.

La population de Salonique conservait encore envers nous une attitude contrainte et hostile ; aussi l’autorité nous obligeait-elle à traîner par les rues un sabre et tout un appareil de guerre. De loin en loin, quelques personnages à turban passaient en longeant les murs, et aucune tête de femme ne se montrait derrière les grillages discrets des haremlikes ; on eût dit une ville morte.

Je me croyais si parfaitement seul, que j’éprouvai une étrange impression en apercevant près de moi, derrière d’épais barreaux de fer, le haut d’une tête humaine, deux grands yeux verts fixés sur les miens.

Les sourcils étaient bruns, légèrement froncés, rapprochés jusqu’à se rejoindre ; l’expression de ce regard était un mélange d’énergie et de naïveté ; on eût dit un regard d’enfant, tant il avait de fraîcheur et de jeunesse.

La jeune femme qui avait ces yeux se leva, et montra jusqu’à la ceinture sa taille enveloppée d’un camail à la turque (féredjé) aux plis longs et rigides. Le camail était de soie verte, orné de broderies d’argent. Un voile blanc enveloppait soigneusement la tête, n’en laissant paraître que le front et les grands yeux. Les prunelles étaient bien vertes, de cette teinte vert de mer d’autrefois chantée par les poètes d’Orient.

Cette jeune femme était Aziyadé."


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