jeudi, 24 mars 2011

Neuromancien (Neuromancer) - William Gibson - 1984

william gibson,sprawl trilogy,neuromancien,science-fiction,cyberculture,cyberespace,litterature americaineXXIème siècle. Dans la Conurb, la plus grande métropole du monde, Henry Dorsett Case est un hacker, le meilleur même au point qu’aucun système ne peut lui résister. Son rôle est de pénétrer dans des systèmes et de dérober des données qu’il peut ensuite revendre. Mais tout cela fait déjà parti du passé, car en voulant doubler l’un de ses employeurs celui-ci lui a fait injecter une neurotoxine qui lui a détruit de manière sélective une partie du système nerveux, notamment celle qui est reliée aux trodes, ses électrodes de sa console informatique. Dès lors Case est incapable de se connecter au réseau et pour lui tout est perdu. Il n’est plus rien.
Un jour, un certain Armitage, un homme mystérieux au passé trouble lui propose de lui redonner accès au Cyberespace. Case accepte sans hésiter. Mais sa mission est risquée : il s'agit de pénétrer le système informatique d'une gigantesque multinationale, l'entreprise Tessier Ashpool, avec l'aide du mystérieux Muetdhiver. Peu à peu Case découvre que cette affaire en cache une autre, bien loin d’un simple vol de données, surtout que ce mystérieux Muethdriver se révèle être d’une nature bien différente de celle que l’on pourrait supposer.

Écrit en 1984 par l’auteur américain William Gibson et dont c’est le premier roman publié, Neuromancien a véritablement fait l’effet d’une bombe, raflant tous les prix littéraires attribués en science-fiction tout en connaissant un succès populaire global. Ce roman a en fait été une véritable révolution littéraire. Ici plus de vaisseaux spatiaux, d’extra-terrestres, de robots... non, le futur est urbain, violent et se développe au fur et à mesure de la Matrice (un e anticipation de l’internet d’aujourd’hui). Le monde des corporations y est aussi décrit de façon unique, et plus de vingt ans après, on ne peut que féliciter ce côté visionnaire du roman. Évidemment Neuromancier n’était pas le premier roman à traiter de ces sujets, mais c’est bien celui qui a définitivement fait basculer la science-fiction dans une ère nouvelle ainsi que tout un pan de notre culture.
Bref, Neuromancien a tout d’un grand roman et est dès à présent l’uin des tous grands classiques du genre. Donc, un livre à lire, indispensable même !
Hélas le lecteur qui s’y aventure connaîtra vite certaines déceptions. L’écriture est difficile, le roman mal construit, un suspense inutile nous voilant la face réelle de l’histoire coupe l’envie d’aller au bout, et de plus on s’y perd souvent. La début plutôt réussi débouche bien vite à des nombreux passages dont on ne comprendra le sens que bien plus tard. Nombreux seront ceux qui abandonneront avant la fin.
Mais n’est-ce pas là un bon roman, qui se déguste petit à petit et que quelque part il faut mériter pour en profiter pleinement, telle une grande oeuvre d’art qui dévoile peu à peu tous ses secrets. Et le résultat en devient sublime, que ce soit du point de l’histoire pure qui vient tout remettre en doute à la fin ou du côté métaphysique profond et très subtil.

Neuromancien, même s’il peut être lu seul, sera toutefois suivi en 1986 par Comte Zéro (Count Zero) et en 1988 par Mona Lisa s’éclate (Mona Lisa Overdrive) pour constituer une trilogie, la Sprawl Trilogy.

Neuromancien de William Gibson est certes un roman très difficile, quelque peu opaque et dans lequel il faudra batailler pour arriver au but. Mais c’est alors qu’il révèlera toute sa puissance qui d’un coup a bouleversée tout un genre.

Neuromancier de William Gibson est tout simplement un roman indispensable.

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Présente édition : J’ai Lu, 11 janvier 2001, 319 pages