mercredi, 15 mai 2013

SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie - Gérard De Villiers - 2013

sas,malko linge,gerard de villiers,197,les fantomes de lockerbie, tunisie,lockerbie, lybie,espionnage,romans d espionnage,litterature francaise,thrillers, litterature erotiqueUne voiture sortit du parking situé sur la gauche de l'hôtel et vint s'arrêter devant, juste en face de la porte tournante où Malko était coincé.

Une Alfa-Roméo blanche.

Malko vit sa glace s'abaisser pour laisser passer le canon d'une Kalachnikov.

Il était piégé comme un rat.

21 décembre 1988, un Boeing de la PanAm explose au-dessus du village écossais de Lockerbie. La Lybie est montrée du doigt, mais les Américains suspectent un autre commanditaire : l’Iran. Avec le temps qui passe l’enquête ne tient plus à grand-chose. Sauf que, depuis les révolutions arabes et la mort de Khadafi, certains ainsi hauts dignitaires libyens sont en fuite et l’un d’entre eux, Choukri El Jallah, pourrait révéler toute la vérité aux Américains. Seul problème il refuse de parler, d’ailleurs il se fera rapidement tuer. L’agent très spécial Malko Linge est chargé de trouver la maîtresse de El Jallah, la magnifique Jezia, qui pourrait avoir récupéré des données de son amant. Mais elle aussi devient rapidement la cible de mystérieux assassins...


Evidemment les romans de Gérard de Villiers avec leur mélange d’action, de sexe et d’espionnage, ne sont guère des chef-d’œuvre, mais hélas avec ce 197e tome de la série SAS : Les fantômes de Lockerbie, on touche le fond, tant l’ensemble manque d’un quelconque intérêt, et on y retrouve guère les quelques qualités habituelles de ces romans. L’auteur remplit ses 300 pages avec une histoire qui jamais ne devient réellement crédible et surtout ne nous emporte jamais.

Bref, mieux vaut ne pas s’attarder ici, ceci aussi pour les fans de la série

Dommage.

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Extrait : premier chapitre

Le timbre de la sonnette avait un son assourdi par l’épais battant d’acajou de l’unique porte palière. Malko attendit après avoir sonné, prêtant l’oreille. Aucun bruit ne filtrait de l’appartement, situé au dernier étage de cet immeuble moderne du bord de mer, avenue Kafr El Dinh, juste avant l’énorme mosquée aux minarets bleus, construite par feu Rafik Hariri en bas de l’ancienne place des Canons devenue place des Martyrs.


Malko n’avait croisé personne depuis qu’il avait garé sa voiture de location dans le parking en plein air, à côté de la mosquée. La porte de cet immeuble luxueux au sol de marbre s’était ouverte sans difficulté lorsqu’il avait composé le code fourni par Mitt Rawley, le chef de Station de la CIA à Beyrouth.

Aucun gardien dans le hall. Juste du marbre grège et de grands miroirs. On se serait cru dans la maison de la Belle au Bois Dormant. Malko appuya de nouveau sur la sonnette de l’appartement du septième étage.

Sans plus de résultat.

Il colla son oreille au battant, sans percevoir le moindre bruit venant de l’intérieur.

Agacé, il laissa alors carrément son index sur le bouton de la sonnette. On ne pouvait pas ne pas l’entendre. Ou l’appartement était vide ou on ne désirait pas ouvrir. Il prit alors son portable et appela Mitt Rawley.

– Vous êtes sûr qu’il est là ? demanda-t-il, lorsque l’Américain eut répondu.

– Certain, affirma le chef de Station de la CIA. Il ne sort pratiquement pas. Il faut insister. Cet enfoiré se terre. Il doit être mort de peur.

– Je ne peux quand même pas enfoncer la porte, objecta Malko.

– Insistez, répéta l’Américain. Il va bien finir par ouvrir.

– Vous êtes optimiste !

Quand Malko remit son portable dans sa poche, la situation en était au même point. Il essaya d’ébranler le battant, sans parvenir à le faire bouger d’un millimètre. C’était de l’acajou épais, et, en plus, il devait être renforcé par une plaque de blindage comme cela arrivait souvent à Beyrouth, dans les appartements de luxe. Il demeura planté sur le palier, furieux qu’on lui ait confié cette mission idiote.

Un quart d’heure s’écoula encore, ponctué par les coups de sonnette exaspérés de Malko. Sans le moindre résultat. Choukri El Jallah, le responsable officiel des investissements du Fonds souverain libyen en Afrique, n’avait pas envie de recevoir de visites.

La CIA le traquait depuis le moment où il avait quitté la Libye par la route, afin de gagner la capitale du Niger, Niamey. C’est là que, pour la première fois depuis son départ précipité de Libye, fin 2011, l’Agence américaine avait retrouvé sa trace.

Il s’appelait désormais officiellement Mohammed Arlit, avait la nationalité nigérienne et un magnifique passeport diplomatique qui lui permettait de se déplacer à travers le monde sans trop de problèmes. À condition de sélectionner ses points de chute.

La rumeur à Niamey disait qu’il n’avait payé son passeport que 50 000 dollars, somme modeste en regard des bontés qu’il avait eues jadis pour le Niger, via son Fonds souverain. Après Niamey, il s’était envolé pour Zurich en compagnie d’une magnifique jeune femme qui aurait pu être sa fille et qui voyageait, elle aussi, avec un passeport nigérien, le jumeau de celui de Choukri El Jallah.

Depuis son départ de Niamey, des agents de la CIA s’étaient relayés pour le suivre à la trace, sans pouvoir faire plus, à cause de son statut de diplomate.

Ce n’était pas pour lui arracher les secrets de ses investissements africains, mais pour une raison beaucoup plus sérieuse. En sus de son rôle officiel, Choukri El Jallah était le financier de toutes les opérations clandestines commandées par le responsable des Services libyens, Abdallah Senoussi. Choukri El Jallah avait donc les archives de tous les attentats financés par la Libye, ce qui intéressait beaucoup la CIA.

En effet, Abdallah Senoussi, le responsable de tous les coups tordus des Libyens avait été livré au nouveau pouvoir libyen et on ne risquait pas de le revoir de sitôt, les thuwars 1 s’étant appliqués à lui arracher tout ce qu’on pouvait arracher du corps d’un homme sans le tuer.

Le seul récipiendaire atteignable des secrets libyens était donc Choukri El Jallah.

Après Niamey, il avait été à Genève où résidaient sa femme et ses trois enfants, qu’il avait mis à l’abri depuis longtemps dans une somptueuse villa de Cologny, face au lac, achetée pour la modique somme de vingt-deux millions de francs suisses.

De là, toujours suivi par les agents de la CIA, il avait gagné Zurich par le train pour rendre visite à une succursale de l’Arab Bank, où il avait procédé à des opérations financières que la CIA n’avait pas pu percer à jour. Il était ensuite retourné à Genève, dans sa famille, tandis que sa ravissante compagne s’était installée au Noga Hilton.

Sous le nom de Mabrouka Arlit.

De Genève, il avait gagné Vienne, en Autriche, s’installant dans une suite de l’Hôtel Impérial. Son séjour avait duré six mois et il en avait profité pour faire la tournée de plusieurs banques. Transférant ou vidant systématiquement les comptes ouverts à son nom. Sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit.

Après Vienne, il avait gagné Beyrouth, à la grande surprise de la CIA. En effet, les Libyens kadhafistes n’étaient pas en odeur de sainteté auprès des Chiites libanais, depuis la disparition, dans les années quatre-vingt, de l’imam Moussa Sadr, haute autorité religieuse chiite qui était arrivé en Libye, mais n’en était jamais ressorti.

Un homme porteur de son passeport avait bien pris un vol Tripoli-Rome, mais la police italienne avait découvert que la photo du document avait été changée.

Les Chiites libanais étaient persuadés que le colonel Khadafi avait fait assassiner l’iomam Moussa Sadr à la demande de l’ayatollah Khomeiny qui jalousait son autorité religieuse…

Aussi, depuis son arrivée à Beyrouth, Choukri El Jallah s’était-il montré extrêmement discret… Seule la CIA connaissait son adresse, cet appartement de l’avenue Kafr El Dinh, appartenant au beau-frère libanais de Choukri El Jallah, marié à la sœur de ce dernier. Évidemment, à Beyrouth, il n’était pas aussi en sécurité qu’en Suisse ou en Autriche.

Les Libyens du nouveau régime auraient donné n’importe quoi pour le capturer et le découper en morceaux, d’autres l’auraient volontiers attrappé vivant pour lui faire livrer les secrets de ses comptes bancaires où dormaient encore beaucoup de millions.

En plus, pas mal de gens mêlés aux opérations clandestines de Kadhafi auraient bien aimé le voir mort, car les morts ne parlent pas…

La CIA avait découvert rapidement la raison de ce séjour à risques au Liban : Choukri El Jallah venait vider un certain nombre de comptes bancaires sur lesquels il avait transféré des sommes importantes. Le Liban était un des rares pays au monde où on pouvait sortir d’une banque avec des valises de billets sans le moindre problème. Son séjour ne pouvait se prolonger : les Américains avaient appris que Choukri El Jallah avait demandé l’asile politique à la Suisse et qu’il avait de grandes chances de l’obtenir, étant donné sa surface financière et son profil de retraité.

Une fois dans sa somptueuse villa de Cologny, il pourrait couler des jours tranquilles. Il avait largement de quoi s’offrir une armée de gardes du corps. De toute façon, les autorités suisses détestaient que les étrangers viennent régler leurs comptes chez eux.

Quelques années plus tôt, ils avaient expulsé une équipe du MI 6 britannique qui avait l’intention d’assassiner le président yougoslave Milosevic en leur disant sèchement : « Allez faire vos saletés ailleurs ! »

La neutralité suisse n’était pas un vain mot.

Si la CIA avait fait appel à Malko, l’arrachant à ses bals de la Haute-Autriche, c’était à la demande de Mitt Rawley qui l’appréciait beaucoup, lui et sa connaissance du Liban.

Ils avaient peu de temps devant eux. Une fois en Suisse, Choukri El Jallah garderait ses secrets. Or, il y en avait un que les Américains tenaient particulièrement à percer…

Malko appuya une ultime fois sur la sonnette. Pour un résultat identique. Il commençait à avoir faim et se dit qu’il n’allait pas passer la nuit là.

Il se retourna pour appuyer sur le bouton de l’ascenseur. Son pouls grimpa au ciel : le voyant rouge clignotait, la cabine était en train de monter.

Il se pencha pour voir le dessus de la cabine se rapprocher. Comptant les étages.

Troisième, quatrième, cinquième, sixième... L’appareil continuait à monter. Quelques secondes plus tard, Malko ne se posa plus de questions : l’ascenseur venait à son étage. D’ailleurs, celui-ci s’arrêta quelques instants plus tard au septième et la porte en verre dépoli s’ouvrit, poussée par l’occupant de la cabine.

Le battant fut repoussé d’une main vigoureuse et une femme émergea de l’ascenseur.

Malko en eut le souffle coupé : c’était une des créatures les plus séduisantes qu’il ait jamais croisées. Une grande brune, avec les cheveux attachés en queue de cheval, encadrant un visage longiligne avec d’immenses yeux noirs aux cils interminables.

Elle était vêtue d’un cachemire noir moulant une poitrine aiguë et d’un jean très ajusté, glissé dans des bottes à hauts talons. Une large ceinture terminée par une grosse boucle dorée pendait sur son ventre plat.

En plus d’une plastique parfaite, cette inconnue dégageait une sensualité animale palpable, mais elle n’avait rien d’une Poupée Barbie. Le regard qu’elle posa sur Malko était totalement inexpressif. Silencieuse, elle lui tint pourtant la porte de l’ascenseur pour qu’il puisse la remplacer dans la cabine. Il saisit la poignée de la porte et la laissa se refermer, restant sur le palier.

Le regard de l’inconnue s’assombrit imperceptiblement.

1. Résistants.

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Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
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SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
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SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
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SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
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SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

dimanche, 31 mars 2013

SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers - 2013

sas, malko linge, gerard de villiers, 196, vienne, le beau danube rouge, iran, israel, programme nucleaire, espionnage, romans d espionnage, litterature francaise, thrillersLes poignets et les chevilles attachés par des menottes au montant du grand lit de cuivre, Malko savourait la caresse de Maryam Nassiri, les yeux fermés.

Soudain il les rouvrit et aperçut, derrière la jeune femme agenouillée sur le lit, un homme debout dans l'encadrement de la porte de la chambre.

Des traits brutaux, les cheveux gris, vêtu d'un blouson de cuir et d'un jean. Un long pistolet dans sa main gantée de noir.

L'homme qui venait le tuer.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale Vienne a continuellement un nid d’espions. Tous les services y sont représentés et l’état autrichien semble tout faire pour leur faciliter la tâche. Vienne est bien sûr le siège de multiples organisations et institutions internationales telles l’OSCE, l’OPEP, l’AIEA, l’UNODC... en tout 16000 personnes ayant le statut de diplomates. Les Autrichiens ne discutent d’ailleurs jamais la liste des Seconds secrétaires ou conseillers. Et lorsqu’un de ces « diplomates » décédait de mort violente, la police conclue toujours à un suicide, sachant parfaitement qu’il s’agit d un meurtre dont elle ne connaîtra jamais les raisons.
Et c’est dans ce contexte que se prépare une vaste opération visant les intérêts nucléaires de l’Iran. En effet l’un de leurs ingénieurs est amené à Vienne pour être soigné. Américains et Israéliens vont tout faire pour lui mettre la main dessus, les premiers pour le kidnapper, les seconds pour l’assassiner. Les services iraniens sont sur leurs gardes, craignant le pire... qui d’ailleurs ne tardera pas d’arriver sous forme d’un immense bain de sang.
Seul l’agent de la CIA Malko Linge saura peut-être faire un peu d’ordre dans tout cela. Mais même s’il agit sur ses terres natales, sa survie ne tiendra qu’à un fil dans cette ruche à espions qu’est la capitale autrichienne.

SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge est donc déjà le 196e tome de cette série à la recette bien huilée, de laquelle, tome après tome, jamais rien de réellement neuf n’apparaît. Son Altesse Sérénissime Malko Linge se bat cette fois à domicile, entre Vienne et Liezen, pour démêler une trouble affaire d’espionnage réunissant à la fois les services secrets Américains, Iraniens et Israéliens. Evidemment l’action ne manque pas, ni le suspense façon SAS, et bien sûr les multiples conquêtes du prince, ici personnifiées par une magnifique espionne iranienne. La qualité est peut-être légèrement supérieure bien d’autres, mais seulement à peine.

Bref, rien de neuf, et toujours le même plaisir ou mépris, que l’on aime ou que l’on n’aime pas cette série de l’auteur français Gérard de Villiers.

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Extrait : chapitre premier

– Je te hais, dit Maryam Nassiri. Elle ajouta aussitôt d’un ton gourmand : je vais t’envoyer en enfer.

Ses mots mirent quelques secondes à imprégner le cerveau d’Oswald Fisk. Il faut dire qu’il était dans un trip très éloigné de ce que la jeune femme évoquait. Allongé sur son grand lit bas de deux mètres sur deux au couvre-lit en fausse panthère, les chevilles et les poignets attachés solidement aux montants de cuivre du lit, maintenant ses jambes et ses bras écartés, entièrement nu, le sexe en érection, il savourait chaque seconde de ce jeu sado-maso imposé par sa maîtresse.

Celle-ci, maquillée soigneusement, était inclinée vers lui, son visage proche du sien. Parfois, elle se penchait un peu plus, leurs lèvres se touchaient et, à deux ou trois reprises, elle avait brièvement glissé une langue audacieuse dans sa bouche, sans jamais s’attarder, même lorsqu’Oswald Fisk soulevait la tête de toutes ses forces, pour prolonger le baiser.

Délicieuse frustration.

Maryam Nassiri était vêtue d’un ensemble blanc. Une veste blanche cintrée dont elle avait défait les boutons, révélant un soutien-gorge assorti qui dévoilait presque entièrement sa poitrine pleine. Depuis le début de leur séance, Oswald Fisk avait dû se contenter de s’user les yeux sur ces globes magnifiques. Immobilisé totalement, il était esclave du bon vouloir de Maryam.

Celle-ci, au début de leur « séance », avant qu’il ne soit attaché par ses soins, lui avait laissé promener ses mains sur les courbes de ses fesses, lui permettant même de glisser quelques doigts dans la fente verticale du dos de sa jupe ajustée qui remontait si haut qu’il pouvait effleurer sa culotte sans effort.

Il adorait qu’elle s’habille de cette façon : extraordinairement provocante et inaccessible, sauf si elle y mettait du sien.

Lors de leurs séances précédentes, lorsqu’elle avait poussé son excitation au rouge écarlate, Maryam Nassiri montait sur le lit, remontait sa jupe étroite sur ses hanches, juste assez pour pouvoir se placer à califourchon sur lui et enfouissait le sexe de son amant dans son ventre.

C’était elle qui se faisait l’amour, en se balançant doucement jusqu’à ce que son amant éjacule au fond d’elle.

Les derniers mots prononcés par Maryam Nassiri atteignirent enfin le cortex d’Oswald Fisk. Il la fixa. Il ne vit qu’un regard un peu trop brillant, montrant, qu’une fois de plus, elle avait abusé de la cocaïne avant de le retrouver. Le sourire, certes, était un peu crispé, mais toujours éblouissant.

Comme si elle n’avait pas menacé Oswald Fisk, Maryam Nassiri continuait à caresser son amant, sa main montait et descendait le long de son sexe dressé vers le plafond, pour une masturbation régulière et exquise, ce qui n’avait rien d’inhabituel. Parfois, lorsqu’elle était d’humeur taquine, elle continuait jusqu’à ce que la sève jaillisse, en dépit des supplications d’Oswald Fisk réclamant sa bouche ou son sexe.

D’autres fois, elle lui faisait l’offrande de sa bouche, mais si rapidement qu’il avait à peine le temps d’éprouver quelques spasmes avant de s’y répandre.

Plus surpris qu’effrayé, Oswald Fisk fixa sa maîtresse avec plus d’attention, surprenant dans son regard une lueur sombre qu’il ne connaissait pas, glaciale et intense à la fois.

Il s’ébroua mentalement, encore plongé dans son jeu et demanda, voulant encore croire à un jeu de rôle.

– Qu’est-ce que tu veux dire, honey ?

– Que je vais te tuer, répliqua calmement Maryam Nassiri.

– Comment? insista Oswald Fisk, presque sur le ton de la plaisanterie.

– Avec ça, répliqua du même ton calme la jeune femme.

Sa main droite, qui pendait le long du lit, invisible pour Oswald Fisk, remonta et l’Américain découvrit un rasoir ouvert, tenu fermement dans la longue main aux ongles rouges. Sadiquement, Maryam Nassiri remua doucement le poignet pour faire étinceler l’acier de la lame effilée.

Alors, seulement, Oswald Fisk comprit, dépassé, que ce n’était plus un jeu.

Instinctivement, il tenta de se libérer, mais les cordelières qui immobilisaient ses quatre membres étaient trop serrées pour qu’il puisse se dégager.

Ce qui l’alerta encore plus fut la main gauche de Maryam Nassiri. Ses doigts venaient d’abandonner son sexe. Celui-ci était encore dur et gonflé mais l’Américain sentait déjà le sang qui s’était rué dans sa verge refluer dans son ventre.

– Qu’est-ce qui te prend ? demanda-t-il. Si tu ne veux plus jouer, détache-moi.

Il ne comprenait pas. Maryam Nassiri avait toujours été douce et amoureuse, même si elle était un peu givrée.

La jeune femme, immobile, penchée sur lui, le rasoir toujours serré dans sa main droite :

– Est-ce que tu te souviens du vol Iran Air 655 ? demanda-t-elle soudain de la même voix douce. 

Oswald Fisk fit un effort de mémoire intense, mais ne parvint pas à répondre à sa question. Devant son silence, Maryam Nassiri enchaîna :

– C’était il y a longtemps. Le 3 juillet 1988. J’avais neuf ans. Le vol 655 reliait Bandar Abbas à Dubaï. Il a décollé de Bandar Abbas avec vingt-sept minutes de retard. Presque son temps de vol. D’ailleurs, en raison de son court trajet, il ne volait qu’à 14 000 pieds.

« Seulement, il n’a jamais atteint Dubaï.

Elle récitait son texte comme une leçon bien apprise, d’une voix égale et précise. Soudain, Oswald Fisk se souvint.

– My God ! fit-il d’une voix étranglée. C’est le vol Iran Air qui a été abattu par erreur par le croiseur Vincennes.

À cette époque, la situation était très instable dans le Golfe persique et la guerre Irak-Iran s’ éternisait depuis 1980. Il y avait eu plusieurs incidents entre les navires américains et les belligérants. La flotte US était chargée d’assurer la protection des pétroliers dans le détroit d’Ormouz. Le jour de l’accident, la frégate US Elmer Montgomerry se trouvait face à treize vedettes iraniennes et le croiseur Vincennes venait l’assister.

C’est alors que le radar du Vincennes détecta un avion en approche, potentiellement ennemi, à cause de son code de reconnaissance. Les Américains pensaient avoir affaire à un appareil militaire de combat iranien F. 14.

En réalité, il s’agissait d’un Airbus A 300 civil, qui avait décollé en même temps que le F.14. Il se trouvait alors à 20 miles du Vincennes. Or, deux ans plus tôt, en 1987, deux missiles Exocet tirés par un avion irakien avaient failli couler une frégate américaine, faisant 37 morts et 21 blessés.

Persuadé d’avoir affaire à une attaque similaire, le commandant de l’USS Vincennes avait alors décidé de tirer deux missiles surface-Air Rim-66.

– C’était une erreur, répéta Oswald Fisk, une terrible erreur…

– Dont vous ne vous êtes jamais excusés, vous les Américains, continua Maryam Nassiri. Il y a eu 290 morts, dont 60 enfants…

– Je sais, désolé, bredouilla Oswald Fisk. Mais pourquoi me parles-tu de cela? 

Elle esquissa un sourire teinté d’ironie.

– Tu ne sais pas qui était le commandant du Vincennes ? Celui qui a donné l’ordre de tirer sur cet avion civil iranien ?

Oswald Fisk comprit d’un coup.

– Si, dit-il, c’était mon père. Georges B. Fisk. Il est mort il y a trois ans.

Maryam Nassiri ne changea pas d’expression.

– Ma mère était à bord, dit-elle. Le retard à Bandar Abbas lui a accordé vingt-sept minutes supplémentaires de vie, mais je ne l’ai jamais revue.

Ici, dans cet intérieur cossu d’un quartier chic de Vienne, cela semblait complètement incongru d’évoquer ce drame lointain, dans l’espace et le temps. Oswald Fisk essaya de ne pas paniquer. Sans fuir le regard de sa maîtresse, il dit le plus calmement possible :

– C’est atroce et je comprends ton chagrin, mais pourquoi me parles-tu de cela maintenant ?

Comme si elle ne l’avait pas entendu, Maryam Nassiri continua.

– Remarque, c’est à cause du Vincennes que nous nous sommes rencontrés. La Cour Internationale de Justice a condamné ton pays en 1996 à verser à l’Iran une compensation de 131 millions de dollars. En tant qu’héritière de ma mère, j’ai reçu assez d’argent pour venir faire des études en Europe. Toute petite, je voulais déjà être décoratrice. Depuis, je suis restée à Vienne. Et je t’ai rencontré…

Elle corrigea aussitôt : 

– J’ai reçu l’ordre de te rencontrer… 

Oswald Fisk sentit son sang se glacer. 

– De qui ? réussit-il à demander. 

Le sourire de Maryam Nassiri s’accentua imperceptiblement. 

– De gens que tu connais bien. L’Etta’alat.

Les Services de Renseignement de la République Islamique d’Iran. Ceux contre qui Oswald Fisk et ses amis de la CIA luttaient avec acharnement… Comme si elle avait lu dans ses pensées, la jeune Iranienne continua :

– Quand tu m’as connue, tu as sûrement fait procéder à des vérifications sur moi. Les autorités autrichiennes t’ont assuré que je n’avais jamais eu d’activité politique à Vienne. Que j’étais une simple émigrée économique… Elles ne sont pas très regardantes et, d’ailleurs, c’est vrai, avant de te connaître, je ne m’occupais que de mon métier. « Ils » m’ont dit qui tu étais : un agent de la CIA et le fils du commandant du Vincennes… Dès cet instant, je n’ai eu qu’une idée : venger ma mère. J’y avais souvent pensé, mais je ne savais pas comment faire.

« Seulement, grâce à « eux », tu as eu un sursis. Je devais d’abord te séduire, afin d’obtenir des informations sur la CIA, sur tes activités. Après seulement, je pourrai exercer ma vengeance.

Oswald Fisk écoutait cette diatribe débitée d’un ton monocorde. Stupéfait.

– Tu travailles pour les Ayatollahs ! s’exclama-t-il. Des rétrogrades, des fanatiques religieux ! Tu n’es pas comme ça, quand même !

Maryam Nassiri secoua la tête.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 3 janvier 2013, 320 pages
ISBN-10: 2360532979 / ISBN-13: 978-2360532971

Voir également :

SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
- SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits

SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

lundi, 07 janvier 2013

SAS, tome 132 : L’espion du Vatican - Gérard de Villiers - 1998

gerard de villiers, litterature francaise, litterature erotique, sas, malko linge, vatican, triple meurtre du vatican, romans d espionnage, thrillersLe prêtre se retourna d'un bloc. Malko vit un visage brutal, des yeux très enfonçés à l'expression glaciale, un nez épaté. Il leva à nouveau son bréviaire et Malko aperçut une ouverture ronde dans la tranche du livre dissimulant le canon d'une arme cachée à l'intérieur du bréviaire. Il vit l'index du prêtre enfoncé à l'intérieur du bréviaire se crisper. Il allait lui tirer une balle dans la tête.

A cette distance, même une balle petit calibre faisait des dégâts irréparables dans un cerveau humain...

Tétanisé, il se dit qu'il allait mourir.


Mai 1998, le Vatican devient la scène d’un triple meurtre lorsque le jeune garde suisse valaisan Stephan Martigny est abattu par son confesseur  qui tue dans la foulée le commandant de la garde, ainsi que l’épouse de celui-ci. Ce triple meurtre sera maquillé en un coup de folie du jeune valaisan qui aurait été humilié par son supérieur, et l’aurait donc tué avant de se suicider. L’ecclésiastique ensuite disparaît ne laissant aucune trace derrière lui.
Bref, tout ressemble à un horrible fait divers, sauf que la CIA décide de s’y intéresser car sur les trois victimes, deux étaient des agents secrets agissant pour les comptes de parties adverses. Et lorsque deux agents meurent dans une même affaire, on ne peut que suspecter qu’une manipulation de quelconques services secrets. Et pour démêler le tout la CIA fait appel à Malko Linge qui ne tardera pas, au péril de sa vie, à lever le voile sur cette sombre affaire...

Ce 132e tome de
SAS des aventures de Malko Linge, L’espion du Vatican, reparaît en 2012 après une publication initiale en 1998, suite à un fait divers qui le 4 mai 1998 a fait du Vatican le théâtre d’un triple meurtre : Le 4 mai 1998, trois personnes sont retrouvées mortes dans les murs de la cité épiscopale : Aloïs Estermann, le chef des gardes suisses, nommé la veille, son épouse et un jeune vice-caporal de la garde. L'enquête, menée en interne par un juge du Vatican, aboutit très vite. Cédric Tornay, le jeune garde suisse, a laissé derrière lui une lettre de suicide non signée adressée à sa mère et expliquant son geste. Mais de nombreux points sombres, mals expliqués par les autorités vaticanes, ou simplement laissés de côté vont laisser libre cours à de multiples fantasmes de complots, surtout lorsque surgit l’information qu’Estermann et son épouse étaient deux agents secrets, l’un anciennement à la solde de la RDA, son épouse à celle de la CIA, et le jeune Tornay actif au Renseignements du Vatican. Encore aujourd’hui des doutes subsistent sur cette affaire, la mère de Tornay ayant fait demande au pape Benoît XVI fin 2011 de rouvrir l’enquête sur base qu’elle ne reconnaît pas l’écriture de son fils sur la lettre non signée que ce dernier lui aurait laissée juste avant son coup de folie.
Et Gérard de Villiers se base sur versions alternatives de la version officielle pour monter son roman d’espionnage, cela avec le talent qu’on lui connaît pour mêler des intrigues d’espionnage bien violentes aux aventures plus sexuelles du séduisant agent de la CIA dans ce qui à l’image de toute la série des SAS constitue le meilleur de la littérature dite de gare à la française, avec tous ses poncifs et défauts. Les amateurs s’y retrouveront.

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Extrait : premières pages

Stephan Martigny courut jusqu’à sa vieille Alfa 33 blanche garée devant il Torrione, la tour ronde du XVe siècle qui abritait l’IOR, la banque du Vatican, juste après les trois corps de bâtiment parallèles où logeaient les Gardes Suisses et leurs officiers. Il garait sa voiture devant les murs épais aux pierres disjointes, comme les autres Gardes suisses possédant un véhicule. Il sauta au volant, si énervé qu’il dut s’y reprendre à trois fois pour mettre en route. Après une marche arrière, il dévala l’allée en pente douce menant à la Porte Sainte-Anne, la seule entrée du Vatican ouverte en permanence, dont la grille était encadrée de sévères colonnades surmontées d’aigles plus guerriers que religieux. Les larmes brouillaient la vue du jeune Garde suisse, ses mains tremblaient sur le volant. Il ne répondit même pas au salut de son collègue en tenue bleue, coiffé d’un énorme béret, qui interdisait aux visiteurs non attendus de s’aventurer au cœur du Saint-Siège.

Le feu à la grille était au rouge, interdisant la sortie, mais Stephan Martigny le grilla et tourna à gauche dans la via di Porta Angelica, le long de la muraille sud du Vatican, en sens unique jusqu’à la piazza del Risorgimento.

Il était un peu plus de sept heures et demie du soir et la circulation était intense dans le Borgo encombré de cars pleins de touristes harassés et d’innombrables voitures particulières. Stephan Martigny se faufilait comme il le pouvait entre les véhicules, les dents serrées, sans souci des coups de klaxon réprobateurs. Pourtant, à Rome, les conducteurs étaient plutôt « cool », les manœuvres les plus inattendues admises et les feux rouges plus proches de l’indication que de l’interdiction. Dans ce carrousel sans fin, seuls les deux-roues avaient du mal à sauver leur peau.

Arrivé enfin piazza del Risorgimento, le jeune Garde suisse descendit ensuite la via Crescenzio jusqu’à la piazza Cavour, rejoignant le bord du Tibre. Là, on roulait un peu mieux. Il tourna à droite et suivit le Lungotevere jusqu’au pont Sisto, pour ensuite s’enfoncer à droite dans le dédale des ruelles sans trottoir du Trastevere, le vieux quartier de Rome, au sud du Vatican. Miracle : il trouva une place, piazza San Giovanni di Malva, et remonta à pied la via Benedetta jusqu’à l’intersection avec la vicolo del Bologne, une ruelle encore plus étroite. Le numéro 61 était une sorte de décrochement collé à l’immeuble voisin comme une verrue, un minuscule bâtiment de guigois d’un seul étage, desservi par une porte de bois marron en haut de trois marches. Seuls les verrous et l’interphone étaient neufs. Stephan Martigny appuya sur le bouton et, dès qu’on lui répondit, lança d’une voix stressée :

— C’est moi !

Le pêne se déclencha, il poussa la porte et se précipita à l’intérieur, grimpant quatre à quatre les marches d’un escalier raide. A vingt-trois ans, athlétique, il était en pleine forme physique.

Une splendide jeune femme, moulée par une robe noire très fluide découvrant une épaule et fendue très haut sur la cuisse gauche, l’attendait en haut des marches, un verre à la main. La masse de ses cheveux acajou cascadant sur ses épaules contrastait avec d’étonnants yeux bleus.
Elle était pieds nus et le vernis de ses ongles renvoyait à son épaisse bouche pulpeuse dans laquelle on avait envie de mordre.

Stephan Martigny s’immobilisa en face d’elle, essoufflé. Elle découvrit des dents régulières dans un sourire dévastateur.

— Tu ne me dis pas bonjour ? demanda-t-elle d’une voix douce.

Maladroitement, Stephan enlaça la jeune femme, écrasant sa bouche contre la sienne. C’est pour lui faire plaisir qu’elle l’accueillait pieds nus. Lorsqu’elle portait des escarpins, elle le dominait de ses cent soixante-quinze centimètres, ce qui le vexait.

Leur étreinte se prolongea. Stephan Martigny sentit le corps de la jeune femme se presser contre lui. Pendant quelques secondes, il se sentit merveilleusement bien. La musique sauvage et sacrée de la Misa Criola sortant des haut-parleurs invisibles semblait contrebalancer le côté païen de leur étreinte. L’accalmie dura peu, dans la tête de Stephan. Malgré l’appel muet du corps plaqué contre le sien, de la bouche soudée à la sienne, toute sa frustration et sa fureur remontèrent à la surface.
Pesant sur les hanches de la jeune femme, il la repoussa. Surprise, elle leva la tête et vit ses yeux humides de larmes.

— Que se passe-t-il ? demanda-t-elle aussitôt.

La gorge nouée, Stephan Martigny secoua la tête sans pouvoir répondre. C’était la première fois qu’il se sentait comme un petit garçon devant cette femme dont il était éperdument amoureux. Il l’avait rencontrée cinq mois plus tôt. De garde à la Porte Sainte-Anne, il l’avait vue franchir la grille donnant via di Porta Angelica et se diriger aussitôt vers lui. Il faisait froid et elle était enveloppée dans un manteau de fourrure qui ne laissait voir que la masse de ses cheveux acajou et ses superbes yeux bleus.

Avec son immense béret et sa tenue bleue, Stephan Martigny se sentait un peu ridicule. Encore heureux qu’il n’ait pas arboré son grand uniforme, avec le heaume surmonté d’une aigrette rouge, l’armure à mi-corps et l’épée ! Parfaitement adaptée au XVe siècle, cette tenue immuable évoquait plutôt un déguisement de théâtre, à la fin du XXe. Dieu merci, les Gardes Suisses ne portaient cet accoutrement que dans les grandes occasions… Le reste du temps, leur travail consistait à garder les six portes du Vatican et celles des appartements privés du pape, dans des tours de garde qui additionnaient jusqu’à soixante-dix heures par semaine. Lorsque Loretta Obinski s’était approchée de lui, ce jour-là, il allait bientôt terminer le sien.

— Prego. Où est la pharmacie ? lui demanda-t-elle.

En même temps qu’elle lui mettait sous les yeux une ordonnance pour un antibiotique, elle lui avait expliqué que son pharmacien en ville n’avait pu lui fournir le médicament et lui avait conseillé de s’adresser au Vatican. La pratique était courante, la pharmacie du Saint-Siège étant la mieux achalandée de la capitale et aussi la moins chère, la TVA étant inconnue au Vatican. Par souci humanitaire, les consignes des Gardes suisses étaient de ne jamais refuser l’accès à la pharmacie, située juste au-dessus du bureau de poste du Saint-Siège, mais d’y accompagner les visiteurs. Aussi, Stephan Martigny avait-il guidé l’inconnue jusqu’à l’officine. L’observant tandis qu’elle se faisait servir, il avait pensé qu’à côté de cette rousse resplendissante, sa petite amie Gina lui semblait tout à coup bien fade.

Une fois servie, elle s’était retournée vers lui, avec un sourire éblouissant.

— Merci !

Stephan Martigny, intimidé, avait rougi et il l’avait raccompagnée jusqu’à la grille. Le claquement de ses hauts talons sur les pavés lui avait apporté quelques instants de rêve. La vie de Garde suisse n’était pas drôle, entre les interminables tours de garde, la solde misérable et les multiples brimades infligées par les quatre officiers suisses allemands qui détestaient les francophones.

Juste avant de disparaître dans la via di Porta Angelica, l’inconnue rousse s’était retournée, plongeant ses yeux bleus dans les siens.

— Vous avez de la chance de travailler ici ! avait-elle soupiré. Cela doit être fascinant…

Stephan Martigny avait rougi encore plus, et balbutié :

— Oh non, pas vraiment…

A brûle-pourpoint, la rousse lui avait soudain demandé :

— Cela vous ennuierait de me parler de la vie au Vatican ?

— Maintenant ?

S’il s’attardait trop avec un visiteur, il risquait d’être puni.

— Non, bien sûr. Quand serez-vous libre ?

Ebloui par sa chance, Stephan Martigny avait lâché rapidement :

— Demain, je suis encore de garde ici et je termine à deux heures. Le temps de me changer, je peux être dehors un quart d’heure plus tard.

— Où cela ?

— Ici, Porte Sainte-Anne.

La belle rousse avait fait la moue.

— Vous connaissez l’hôtel Columbus, via della Conciliazione ?

C’était l’avenue monumentale, bordée d’obélisques supportant des lampadaires, qui descendait de la place Saint-Pierre au Tibre.

— Oui, bien sûr.

— Je vous attendrai au bar. C’est très agréable. Vous pouvez venir à pied.

Ne croyant pas à sa chance, Stephan n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Le lendemain, Loretta Obinski était au rendez-vous. Il avait tout appris d’elle : d’origine tchèque, elle était mariée à un Italien qui la délaissait, ne pensant qu’à ses affaires. Propriétaire d’un petit chantier naval, il voyageait beaucoup.

Cette première fois, ils avaient beaucoup parlé du Vatican… Puis, au fil de leurs rencontres, l’intérêt de Loretta Obinski pour le Saint-Siège s’était émoussé. Le jour où d’une voix égale elle avait proposé à Stephan d’aller prendre un verre dans le studio qu’elle avait gardé depuis ses premiers jours à Rome, le jeune Garde suisse, qui n’était pas idiot, avait compris que son heure était arrivée.
Il l’avait retrouvée près du Vatican au volant du gros 4X4 noir Subaru qu’elle conduisait et elle l’avait emmené vicolo del Bologne dans la drôle de petite maison. Tandis qu’il se tenait gauchement au milieu de la pièce, examinant les lieux, Loretta avait ouvert une bouteille de Taittinger Comtes de Champagne Blanc de Blancs 1990 et rempli deux coupes.

Stephan Martigny n’avait jamais bu de champagne. Les bulles lui étaient rapidement montées à la tête tandis que Loretta Obinski remplissait sans cesse sa coupe de liquide pétillant. C’était comme dans un rêve. Ils étaient assis sur le même canapé rouge, et Loretta croisait et décroisait ses longues jambes découvertes par la courte jupe de son tailleur vert. Par l’échancrure de la veste, il apercevait le feston de dentelle d’un soutien-gorge noir bien rempli. Et il y avait le regard insistant, amusé et trouble, posé sur lui. Quand il s’était penché, glissant une main maladroite entre les revers de la veste pour saisir un sein lourd et ferme, Loretta s’était simplement penchée et lui avait offert sa bouche et sa langue.

De lui-même, Stephan avait trouvé le chemin de son ventre, alors qu’elle décroisait les jambes pour l’aider. Elle avait gémi, massant son membre raidi à travers son jean. Comme il n’arrivait pas à défaire sa jupe, elle s’était levée et, en quelques gestes, s’était dépouillée de son tailleur, ne gardant qu’un soutien-gorge, une culotte de dentelle noire, et une élégante Breitling Callistino au bracelet de crocodile orange.

Elle l’avait tiré par la main jusqu’au lit, se débarrassant de sa culotte au passage. Bandant comme un cerf, Stephan s’était retrouvé fiché en elle jusqu’à la garde, la martelant comme s’il voulait l’ouvrir en deux. Loretta tanguait sous lui, la bouche ouverte, les traits déformés par le plaisir, ses mains accrochées dans son dos, clouée comme un papillon par son membre puissant qui n’avait jamais été à pareille fête… Loretta haletait, repliée comme une grenouille, ses longs cheveux acajou épars autour d’elle. Lorsque Stephan s’était répandu dans son ventre et qu’elle avait hurlé, il s’était senti le maître du monde.

Ils étaient tous les deux inondés de sueur. Loretta avait les yeux au milieu du visage et les quelques mots qu’elle avait soufflés dans l’oreille de son jeune amant l’avaient propulsé au comble du bonheur.

— Quand je t’ai vu la première fois, je t’ai trouvé très beau et j’ai eu tout de suite envie de toi.

Lorsque Stephan Martigny avait regagné sa chambre, au troisième étage du quartier des Gardes Suisses, il flottait sur un petit nuage rose. Claude, son meilleur copain, l’avait accroché dans le couloir.

— Qu’est-ce que tu as ? Tu as l’air bizarre.

— Rien ! avait juré Stephan, avant de filer dans la chambre qu’il occupait seul grâce à son grade de vice-caporal.

Là, étendu sur son lit, il s’était repassé le film des dernières heures. Dans un état second.

Comment une femme aussi belle que Loretta avait-elle pu s’intéresser à un jeune homme un peu fruste déguisé la moitié du temps en soldat d’opérette, pour gagner un million huit cent mille lires par mois ?

Les semaines avaient passé. Ils s’étaient revus régulièrement, pas assez souvent au goût de Stephan. Ils allaient au restaurant, à la plage d’Ostie, dans sa vieille Alfa 33 blanche, dans des trattorias, ou visiter des musées. Le jeune Garde suisse était éperdument amoureux. Loretta était devenue, plus que sa maîtresse, sa confidente, son conseil. Stephan était plus intime avec elle qu’avec sa mère.

Hélas, Loretta ne le voyait qu’au compte-gouttes, lorsque son mari lui en laissait le loisir. Parfois, même lorsqu’ils n’avaient pas rendez-vous, Stephan Martigny venait rôder vicolo del Bologne, flairant les lieux comme un animal.

En dépit de sa liaison, il avait conservé sa « fidanzata », Gina, une brune piquante qui lui reprochait sa nouvelle froideur : il était incapable de tromper Loretta. Avec Gina, il sortait avec ses copains, allait au cinéma, manger des glaces ou faire du roller, mais il taisait jalousement à tous l’existence de Loretta, qui lui avait fait jurer de garder le silence sur leur liaison. Il n’y avait qu’une exception à cette règle : le Père Hubertus, son confesseur, à qui Stephan avait voulu présenter sa conquête. Même à sa mère, qui vivait en Suisse, il n’en avait pas parlé.

Toutes leurs rencontres se déroulaient de la même façon. Stephan se jetait sur Loretta et lui faisait l’amour avec violence, le plus longtemps possible. Ensuite, nus, ils bavardaient en vidant une bouteille de Taittinger. Une fois, Stephan, qui devait rentrer à une heure, s’était endormi, pour ne se réveiller qu’à sept heures du matin… L’incartade lui avait valu une sévère punition.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 17 octobre 2012, 313 pages
ISBN-10: 2360532863 / ISBN-13: 978-2360532865

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
- SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

vendredi, 23 novembre 2012

SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers - 2012

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Le Malien commença à déboutonner l'ample chemise bleue portée par-dessus son pantalon.

Malko sentit son sang se figer. Entre la chemise et le torse de Boubacar Wagué, il y avait un véritable plastron d'explosifs, maintenu par une armature de cerceaux métalliques qui l'empêchait de s'en débarrasser.

Ils allaient mourir tous les deux.

2012 au Mali. Le Nord du pays a été pris par des groupes islamistes armés qui peu à peu avancent vers la capitale, Bamako, délaissée par l’armée qui s’est évaporée.
Lorsque Malko arrive au Mali, appelé par la CIA afin de reprendre en main une tortueuse opération de renseignement visant à découvrir les intentions des islamistes, la situation est déjà désespérée. Quand vont-ils frapper ? Nul ne sait. Et pour la CIA il faut coûte que coûte découvrir les intentions de l’ennemi dans l’espoir de trouver de quoi les contrer.
Tout va reposer sur les épaules de Malko qui a en face de lui des adversaires féroces et rusés. Lorsque sa source revient de Gao transformée en bombe humaine, destinée à les transformer tous les deux en chaleur et lumière, tout semble perdu.
C’est un concours de circonstances extraordinaire qui va lui permettre, in extremis, de renverser la situation. Grâce à son sens de l’observation et à son astuce...

Déjà la 195ème aventure du Prince Malko Linge, parcourant le monde en mission pour la CIA et cela sous la plume de l’infatigable auteur et reporter Gérard De Villiers. Toujours la même recette... celle qui marche... action, espionnage et sexe baignant un contexte d’actualité. Hélas ici, Panique à Bamako n’est guère le meilleur de la série. L’intrigue ne prend pas vraiment et c’est bien dommage, car sinon le roman procure un certain plaisir à découvrir une ville abandonnée de tout pouvoir et dans l’attente de ses futurs occupants.

Pour les amateurs de la série.

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Extrait : premier chapitre

Souha, souple comme une liane, sa croupe cambrée moulée dans un pantalon de toile noire serré comme un gant trop petit, les bras noués autour du cou de Ted Schackley, son amant américain, se balançait languissamment contre lui, plantée au milieu de la piste de danse du « Bla-Bla », éclairée par à-coups par des stroboscopes, au son rythmé d’un zouk ivoirien.

La boîte était presque vide: depuis le coup d’État du 22 mars fomenté par le capitaine Amadou Haya Sanogo, officier des «Bérets verts » de l’armée malienne, Bamako s’était vidée comme un évier de la plupart de ses toubabs et ceux qui étaient restés sortaient moins.

Les Maliens n’étaient pas des sanguinaires. Peuple commerçant, pratiquant un islam africanisé, c’est-à-dire extrêmement modéré, ils n’aimaient pas la violence.

Le vieux président ATT chassé du pouvoir, après quelques combats dans le centre de la ville, pour la possession de l’immeuble de la radio-télévision et des heurts à l’aéroport, un calme précaire était revenu dans Bamako, surveillé avec inquiétude par la CDAO.

Le capitaine Sanogo s’était retrouvé tout seul, avec sa Révolution sur les bras et, pour tout arranger, la débâcle de l’armée malienne chassée des grandes villes du nord du pays: Tombouctou, Gao, Kidal, par une coalition improbable de Touaregs de la « Légion islamique » du colonel Kadhafi, revenus de Libye armés jusqu’aux dents, et d’islamistes fanatiques, agglutinés en plusieurs mouvements, sous la houlette de l’AQMI.

Ceux-ci avaient égorgé sauvagement les quelques soldats maliens qui n’avaient pas couru assez vite vers le Sud, abandonnant leurs armes et matériel, puis s’étaient installés dans l’Azawad, la zone désertique du Mali remontant jusqu’à l’Algérie, qui représentait 80 % de la surface du pays.

Proclamant, sous les étendards noirs brodés de sourates du Coran, un califat pur et dur, semblable au régime des Talibans.

Allant jusqu’à « chicoter » les enfants qui osaient encore jouer avec des « playstation », réputées instruments du Diable. Saccageant les bars et les restaurants, interdisant l’alcool et forçant les femmes à se voiler.

Certes, ils n’étaient encore qu’à huit cents kilomètres de Bamako, la capitale du Mali, allongée paresseusement au bord du Niger, mais il n’y avait rien pour les arrêter.

Désormais, une police islamique féroce veillait sur la morale. Un couple ayant eu des relations sexuelles hors mariage avait été fouetté en public à Tombouctou, sous le regard effaré et terrifié de la population.

Alors, Bamako, calme en apparence, vivait au ralenti, la majorité des Blancs ayant fui. Les restaurants étaient vides. L’Hôtel de l’Amitié, 200 chambres en plein centre, avait dû fermer, faute de clients, envoyant les deux seuls qui lui restaient au «El Farouk », planté au bord du fleuve, juste à l’ouest du Pont des Martyrs.

En ce samedi, la vie nocturne avait repris un peu dans les quelques discothèques encore ouvertes. Pour la plus grande joie des quelques toubabs demeurés sur place, la plupart des diplomates demeurant claquemurés dans leurs ambassades respectives.

Ted Shackley, déjà bien imbibé, décida de ne plus bouger, debout au milieu de la piste, Souha, gluée à lui comme un Bernard-l’Hermite à son rocher, son regard légèrement bovin dans le vague, mais son ventre s’agitant efficacement contre celui de l’Américain.

Très jeune pute marocaine, au corps fin et à la morale absente, elle considérait comme une importante promotion sociale d’être la favorite d’un diplomate américain, de surcroît plutôt bel homme, même s’il avait trente ans de plus qu’elle. Sentir son désir se développer contre elle la remplissait de joie.

Du coup, elle accéléra un peu son balancement, et Ted Shackley resserra un peu plus son bras autour de sa taille, l’incrustant contre son érection.

Les ventilateurs marchaient bien et la douce musique rythmée du zouk le plongeait dans un état quasi euphorique. Normalement, il aurait dû se trouver devant sa télé, dans son petit cottage niché au fond des bois, à Mac Lean, en Virginie. Heureux retraité après trente-cinq ans de bons et loyaux services à la Central Intelligence Agency, qui l’avait recruté à la sortie de l’Université. D’abord analyste, puis officier traitant et enfin, chef de Station, il avait été affecté un peu partout dans le monde, en Irak, au Zaïre, au Pakistan, dans tous les points chauds. Divorcé, sans enfant, il s’était laissé pousser la barbe et s’était mis à boire un peu plus que modérément. Faisant honneur au pot d’adieu donné un an plus tôt à Langley pour fêter son départ en retraite de « Senior Officer ».

Retraite qui n’avait duré que quatre mois.

En effet, la CIA cherchait un OT expérimenté pour le nommer à Bamako, au Mali.

N’en trouvant pas!

La plupart des OT étaient mariés et pères de famille. Pas vraiment désireux de quitter la civilisation pour une ville plantée au milieu de l’Afrique. Sans parler des épouses, encore plus réticentes, et des risques courus: violences, mort, kidnapping.

Tout le monde s’était défilé; la CIA, qui comptait de moins en moins de héros, avait fait appel à lui, lui proposant un contrat CDD de deux ans, avec des émoluments agréables. Élément qu’elle n’aurait pas pu proposer à un OT en activité.

Ted Shackley avait signé des deux mains: il commençait à s’ennuyer au fond des bois.

Il ne le regrettait pas, retrouvant avec plaisir l’environnement exotique et sensuel de l’Afrique.

Souha s’agita un peu contre lui et, mentalement, il imagina la grosse bouche se refermant sur son sexe, ce qui faillit le faire éjaculer.

Observatrice, la jeune pute marocaine colla ses lèvres tièdes à son oreille gauche et murmura:

– Tu veux qu’on aille derrière?

– Qu’est-ce qu’elle est bandante, cette salope! murmura Joe Kovarski, affalé sur la banquette de velours rouge, face à la piste du « Bla-Bla », une main crispée sur la cuisse de sa voisine, Bella, une longue Bambara à la poitrine aiguë, gentille pute ramassée à l’Appaloosa, restaurant du centre ville. L’Américain n’arrivait pas à détacher les yeux du couple oscillant sur la piste.

Avec son crâne rasé, ses épaules de Superman, ses traits brutaux et ses pectoraux monstrueux, Joe Kovarski faisait peur. C’est ce qu’il fallait pour être admis dans les « Spécial Forces » américaines. Cent quatre-vingt dix centimètres de muscles. Ses cuisses énormes faisaient éclater son pantalon de toile. La bosse qui grandissait en haut de ses cuisses intéressait beaucoup Bella. Discrètement, elle posa sa main sur le sexe serré dans la toile. Se disant que, dans très peu de temps, elle l’aurait au fond de son ventre. Maîtresse régulière de Joe Kovarski, elle avait pu, grâce à sa générosité, acheter un petit commerce d’alimentation qui faisait vivre sa famille.

À sa droite, son voisin, Dave Nichols, «Special Forces » lui aussi, le clone de Joe, lui tournait presque le dos, occupé à triturer sur toutes les coutures sa compagne Linda, autre jeune Marocaine qui s’efforçait de l’empêcher de lui arracher sa culotte.

Pour les deux membres des «Special Forces », c’était une récréation inespérée. Venus pour entraîner l’armée malienne, ils se retrouvaient au chômage, celle-ci s’étant évaporée dans les sables du désert.

Défaite par les quelques centaines de combattants de la rébellion islamo-touareg.

La plupart des « Spécial Forces » s’étaient repliés sur une base au Burkina-Fasso, ne laissant à Bamako qu’une poignée d’entre eux.

Joe Kovarski et Dave Nichols se contentaient désormais d’escorter l’ambassadrice américaine, lorsqu’elle se hasardait en ville, et de servir d’officiers de sécurité à Ted Shackley, les membres de la CIA n’ayant pas le droit de sortir seuls, la nuit tombée.

Le zouk s’arrêta brutalement et Ted Shackley, précédé par son érection, regagna le box.

D’autorité, le barman apporta une bouteille de champagne. Personne n’eut le cœur de refuser.

Les trois Américains n’avaient plus qu’une idée: profiter amplement de cette soirée de détente bien commencée à l’Appaloosa, de l’autre côté du fleuve, un restaurant tenu par un Français où on mangeait correctement.

Plus sûr que ceux des Libanais. Ceux-ci passant leur temps, par économie, à décongeler et à recongeler leurs gambas importées d’Abidjan par des camions vaguement frigorifiques. En y goûtant, on avait une chance sur deux de mourir ou de rester paralysé.

La bouteille de champagne ne dura que le temps d’une rose. Tous rêvaient désormais d’une bonne récréation sexuelle. Ted Shackley regarda son chronographe et lança:

– On va y aller!

Les deux « Spécial Forces » étaient déjà debout. Le vieil OT de la CIA était leur diamant! Ils l’escortaient souvent lorsqu’il rendait visite à ses contacts, dans des quartiers excentrés.

Pendant qu’il payait, Joe Kovarski se leva, tirant sa copine par la main et fonça vers la sortie, en lâchant:

– On va sécuriser!

Chacun d’eux portait un petit revolver « deux pouces » dans un « anckle holster » G.K. dissimulé par leur pantalon de toile.

Dave Nichols le suivit et ils se retrouvèrent tous les quatre dans la sombre allée de latérite où il y avait encore un peu de vie. Des marchands ambulants, quelques putes en solde et des Maliens appuyés au mur, dormant debout.

Après un regard circulaire, Joe Kovarski lança à son copain :

– Va lui dire que c’est OK. All clear.

Après la clim relative de la boîte, les 38° humides de la nuit tropicale vous tombaient dessus comme une couverture brûlante.

À peine dans la Land-Cruiser, Bella, la fiancée de Joe Kovarski, se colla à lui, massant discrètement le pantalon de toile.

– Où on va? demanda-t-elle.

Évidemment, ils ne pouvaient pas se rendre à l’ambassade américaine.

– On va au Farouk, annonça Joe Kovarski. Il y a la clim et de la bière.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 3 octobre 2012, 320 pages
ISBN-10: 2360530534 / ISBN-13: 978-2360530533

 

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
- SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

vendredi, 07 septembre 2012

SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers - 2012

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge,litterature francaise,beyrouth,damas,le chemin de damas,193,thrillers,romans d espionnage,syrie,liban"Le visage de Talai Abu Saniyeh s'était crispé, comme s'il souffrait. Malko se dit que sa rage de dents le reprenait.

Seulement, quand la main du Palestinien ressortit de sa sacoche, elle ne tenait pas sa boîte de comprimés, mais un gros pistolet automatique.

- Crève, chien de juif ! lança-t-il en braquant son arme sur Malko."

Suite directe de SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] dans lequel la CIA a été pris de court par le moukhabarat syrien, les américains tentent ici de nouveau de prendre le dessus. A Malko Linge de trouver un nouveau traître parmi les rangs syriens pour faire chuter le Raïs. Les Israéliens ont un plan, mais est-il faible ? Et surtout ce cache-t-il rien d’autre aux Américains.

A Malko Linge de trouver la solution. Ses efforts le mèneront cette fois du Liban en Egypte, puis en Russie, rencontrer des gens dont on ne sait jamais de quel bord ils sont. Or, la moindre erreur de jugement mène au cimetière, et de préférence un cimetière dans le désert à la frontière syrienne.
Malko réussit enfin à monter une seconde machine infernale contre Bachar El Assad. Cette fois, cela devrait fonctionner... à moins que…

Suite et fin de cette histoire de complot syrien, ce second tome, SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2], tente de rebondir là où le précédent s’était assez magistralement arrêté. Or en reprenant le tout à zéro, on s’en lasse également par moments. En effet plus de surprise, et un suspense assez faible. De plus ce pauvre Malko semble se fatiguer, cela se voit au nombre assez réduit de ses conquêtes féminines. Le complot qui se construit au fil de l’intrigue qui, même si elle est inspirée d’un fait authentique (ou qui devrait l’être), ne gagne à aucun moment sa crédibilité. Toutefois le dénouement surprend par un agissement des plus étonnants de l’agent si spécial de la CIA.

Bref SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] est un SAS classique, toujours aussi divertissant, mais qui traîne un peu avant d’aboutir. Pour les fans de la série.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 6 juin 2012, 320 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

mardi, 28 août 2012

SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers - 2012

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge,litterature francaise,beyrouth, damas,le chemin de damas, 193,thrillers,romans d espionnage,syrie, libanUn grand maigre au nez proéminent et à la barbe fournie, s'approcha de Malko et s'assit sur un petit banc en face de lui, braquant sa perceuse sur son genou gauche.

- Bismallah al Rahin al Rahman, psalmodia-t-il. Chien, dis-nous la vérité.

La méthode habituelle d'interrogatoire du Hezbollah.

Début 2012, les émeutes populaires contre le régime syrien ne cessent de s’amplifier. Et pourtant le Raïs, Bachar El Assad se maintient au pouvoir, cela coûte que coûte, et peu importe le nombre de victimes.
Les Etats-Unis d’Amérique soutiennent officiellement les insurgés, mais pour aider leur allié israélien et empêcher une prise de pouvoir par les Frères musulmans syriens, ils souhaitent maintenir le régime alaouite en en remplacer seulement la tête afin de contenter l’opinion publique.
Mais le régime alaouite est bien soudé et le moindre élément qui tente de s’en écarter se voit vite assassiné. Dès lors la CIA dépêche son meilleur agent au Liban, à Beyrouth, pour trouver et convaincre un traître pour à la fois servir leur cause et sauver le régime alaouite tout en dégageant Bachar El Assad.
En ces temps troubles, hélas, Beyrouth fourmille d’espions et d’assassins et la tâche s’avérera vite bien plus dangereuse pour Malko et s’il réussit, cela ne se fera qu’au péril de sa vie.

Le chemin de Damas, tomes 193 et 194 sont le double volume de l’année auquel l’auteur Gérard de Villiers a habitué son lectorat depuis quelques années. Une aventure sur deux volumes, bien plus longue avec bien plus d’aventures… et aussi bien mois relue, tant le texte est parsemé de fautes. Il n’empêche que ce premier volume est tout de même une réussite pour tout amateur de cette longue série de romans d’espionnage. D’autant plus que l’ancrage dans l’actualité du moment est bien réelle, au point de retrouver dans l’actualité un certain nombre de personnages cités dans le roman. Les aventures de toute sorte pour l’agent spécial Malko Linge sont comme d’habitude bien nombreuses, les femmes à ravir en étant tout aussi séduisantes que dangereuses.

Le premier volume de SAS, tome 193 : Le chemin de Damas de Gérard de Villiers est dans son ensemble plutôt réussi, donne envie de continuer sur le second, le tome 194, et ravira tous les amateurs de la série.

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Présente édition : Editions Gérard de Villiers, 6 juin 2012, 320 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
- SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

vendredi, 29 juin 2012

SAS, tome 192 : Igla S  - Gérard de Villiers - 2012

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge,litterature francaise,igla s,thrillers,romans d espionnage,russie, daghestan, daestan, moscou, fsb"Le chauffeur freina brutalement pour éviter un trou. Malko fut projeté en avant, et son regard balaya la banquette avant. Un journal posé dessus était tombé à terre, découvrant un gros pistolet automatique au canon prolongé d'un silencieux.

La Lada avait stoppé à l'entrée d'un terrain vague : l'endroit parfait pour une embuscade.

Malko vit le chauffeur prendre le pistolet, prêt à se retourner et à abattre Malko à bout portant.


Ayant laissé son Glock au Kempinski, celui-ci était totalement impuissant."


Depuis le 11 septembre 2001 tous les services de renseignement américains n’ont qu’une seule idée en tête : attraper des terroristes. Mais à force de faire leur boulot, ces derniers commencent à se faire rare. Alors pourquoi ne pas en fabriquer? L’important n’est-il pas d’avoir des résultats.
Et lorsque le FBI décide de piéger un apprenti terroriste qui veut abattre Air Force One, l’avion du président des Etats-Unis, avec un missile sol-air russe Igla S, il ne se doute pas qu’en voulant lui fournir l’équipement nécessaire il va déclencher une crise internationale durant laquelle le FBI risque bien de perdre la face.
En effet le FSB, ancien KGB est prêt à mettre à disposition un IGLA S, mais va surtout utilisr cela pour piéger le FBI. Et lorsque des trafiquants d’armes au service des sécessionistes du Daguestan viennent s’emmêler cette affaire part en vrille et risque d’avoir des conséquences insoupçonnées.
Pour éviter la catastrophe, les Etats-Unis décident d’envoyer la CIA enquêter et qui n’hésite pas à envoyer à Moscou son meilleur agent, Son Altesse Sérénissime Malko Linge, afin de démêler cet imbroglio diplomatique qui vire de plus en plus dans la violence la plus sanglante.

IGLA S, le 192e tome de la série culte SAS de l’auteur français Gérard de Villiers mène le lecteur comme à l’habitude, avec le meilleur (actualité, action, suspense...) et le pire (racisme, machisme, ficelles trop voyantes, fautes de frappe...), dans une intrigue plutôt bien trouvée et qui démontre bien certains problèmes actuels existant entre différentes agences de sécurité, des problèmes mis à jour depuis les événements du 11 septembre 2001. A part cela on retrouve un Malko Linge en pleine forme, ce qui n’est plus toujours le cas ces derniers temps.
Donc autant en profiter en espérant que cette série dure encore car malgré ses nombreux défauts elle continue à passionner certains.

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Présente édition : éditions Gérard De Villiers, 2 avril 2012, 310 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

lundi, 21 mai 2012

SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi  - Gérard de Villiers - 2012

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge,litterature francaise,benghazi, les fous de benghazi,thrillers,romans d espionnage,libyeUn choc sourd ébranla la Cherokee. Un projectile avait fait sauter un bout du pare-choc.

Cyntia poussa un cri de terreur et Ted, au volant, accéléra encore. Hélas, personne ne court plus vite qu’un obus de 20 mm. Heureusement, le pick-up lancé à leur poursuite n’arrivait pas à ajuster son tir, ballotté par les innombrables trous de la chaussée.

Mais, au premier obus qui toucherait la Cherokee, ils étaient tous morts.

Ted se tourna vers Malko, impassible mais le visage sombre.

- Sir, we are running out of fuel…

2012, la Libye est en pleine révolution, et les forces de l’Otan frappent le pays afin de pousser la chute de Kadhafi. La fin du Guide est proche, mais qui lui succédera au pouvoir ? Les Américains craignent que les Islamistes tentent de prendre le contrôle, et, afain de les contrer, ils essaient de rétablir une monarchie constitutionnelle en Libye, cela avec le petit-fils de l’ancien roi Idriss, renversé en son temps par Kadhafi.
C’est ainsi que Ibrahim Al Senoussi, prétendant au trône et habitant à Londres, vient au Caire pour rencontrer ses contacts.
Or son vol échappe de peu à un attentat, juste avant son atterrisage; un inconnu tentant d’abattre l’avion grâce à un missile léger, un SAM 16 STRELA.
Qui est l(auteur de cet attentat ? Pourquoi ? Quelqu’un pouvait-il savoir que se trouvait à bord le successeur au trône de Libye ?
La CIA doit enquêter ! Et elle envoie sur place Malko Linge. Sa mission : suivre Ibrahim Al Senoussi, et découvrir avant tout autre qui il va rencontrer, cela afin de mieux le protéger. Et quel meilleur moyen pour cela que de séduire la magnifique campagne du prétendant, un mannequin anglais, qui fera vite oublier à l’agent très spécial Linge, les dangers de sa mission.
Mais le Caire n’est qu’une étape, et Malko Linge se retrouve bien vite en partance pour Benghazi, en Libye, une ville en pleine révolution dans laquelle se battent tous les successeurs au pouvoir du Guide déchu.
Et rien n’est jamais simple en Libye, et la mort guettera Malko Linge à tous les coins de rue.

191ème aventure de SAS Malko Linge, Les fous de Benghazi, sous la plume de l’infatigable Gérard de Villiers, mène le lecteur au coeur des luttes de pouvoir libyennes lors de la chute de Kadhafi et des révolutions arabes. On y retrouve le meilleur et le pire de la littérature, mélange bien propre depuis des années à cette série de gare, cela au plus grand plaisir, ou déplaisir, des habitués. Bref, ce roman est un SAS réussi, et après une intrigue qui tient pas toujours bien ensemble aboutit à une fin poignante et bien réussie. Décidément le vieux Gérard de Villiers a retrouvée l’énergie qui semblait s’être dissipée lors des tomes précédents.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 4 janvier 2012, 300 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits

SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

mardi, 03 janvier 2012

SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers - 2011

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge,litterature francaise,farcs,ciudad juarez,thrillers,romans d espionnage,mexiqueLe 4x4 aux glaces fumées surgit brutalement et pila à la hauteur de la voiture de Malko.

Les portières s'ouvrirent, crachant deux hommes, le visage dissimulé derrière des masques de "Halloween" avec de grandes bouches rigolardes aux lèvres rouge fluo.

En revanche, leurs riot-guns n'étaient pas des accessoires de carnaval.


A peine à terre, ils ouvrirent le feu sur Malko.


La ville de Ciudad Juarez au Mexique est certainement l’un des endroits les plus dangereux au monde. Un trafic intense de cocaïne y passe tous les ans pour traverser la frontière avec les Etats-Unis , deux cartels maffieux y livrent une lutte à mort pour s’emparer du marché, la police locale est totalement corrompue et la fédérale ne sait s’y prendre… bref à lieu à éviter !
Mais si on y arrive à transiter des drogues, pourquoi pas autre chose. Ainsi la DEA, l’agence américaine qui lutte contre le trafic de drogue, apprend que le cartel de Juarez, mandaté par les FARCS colombiens, eux-mêmes mandatés par le Hezbollah, a accepté de faire passer clandestinement la frontière à cinq Libanais qui veulent venger la mort de Bin Laden e, commettant plusieurs attentats suicides sur le sol américain. La CIA est immédiatement prévenue. Mais comment intervenir dans cette ville qui ne connaît plus aucune loi ?
Un seul homme saura venir à bout de tout cela : Malko Linge.
Mais même pour ce surhomme des services secrets découvrir et neutraliser cinq Libanais dans une ville pleine de sicarios qui cherchent à lui faire la peau, n’est pas qi facile. Surtout que les Farcs font venir de colombien l’un des plus grands tueurs que l’Amérique latine n’ait jamais connu.

Numéro 190 de cette vaste série de littérature de gare qu’est SAS ce tome-ci a l’originalité de nous faire découvrir la ville la plus meurtrière au monde qu’est Ciudad Juarez. On pouvait s’attendre à une intrigue quelque peu différente de celle des autres numéros, cette ville mexicaine n’étant guère réputée pour ses affaires d’espionnage ou de terrorisme, mais rien n’y fait, Gérard de Villiers réussit à y insérer cinq terroristes en transit pour se faire exploser aux Etats-Unis.
Comme c’est le cas pour la plupart des aventures de Malko Linge, le lecteur découvre cette ville dangereuse comme s’il y était. C’est bien documenté, très réaliste, même si l’on aurait pu s’attendre à plus encore. Plus de violence, plus de sexe… il s’agît de Ciudad Juarez tout de même ! h élas que ce soit pour l’auteur,  tout comme pour son héros, la forme n’y est pas vraiment. On sent tout ce beau monde quelque peu fatigué.

 Bref, SAS, tome 190 : Ciudad Juarez de Gérard de Villiers n’est certainement pas le volume le plus palpitant de la série. Tout y est tout de même  pour plaire aux amateurs des aventures de ce célèbre agent secret.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 1 juin 2011, 306 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

lundi, 08 août 2011

SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers - 2011

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge,litterature francaise,pekin,chine,shangai,rouge dragon,thrillers,romans d espionnage,guoanbu"Soudain, les deux index de Ling Sima appuyèrent violemment sur les carotides de Malko. Celui-ci, le cerveau n'étant plus irrigué, perdit connaissance en quelques secondes.
Quand il rouvrit les yeux, Ling Sima était toujours à cheval sur lui, sa main gauche enserrait toujours sa gorge, mais tout son corps s'inclinait sur la droite, comme si elle allait tomber.
Elle se redressa, tenant dans sa main droite un long pic à glace et l'abattit de toutes ses forces, visant la poitrine de Malko."

Retour en Chine après les aventures du tome 1 de Rouge Dragon (SAS N° 188) où l’on retrouve l’agent Malko Linge envoyé à Pékin pour négocier avec les services secrets chinois sur la possible invasion de Taiwan, telle que rapportée par le capitaine exfiltré Lou Zhao. Or cette dernière est également de retour dans sa patrie, retournée par le Guoanbu, pour extraire des infos supplémentaires de son amant, le général Li Xia Peng. Car qu’en est-il réellement de cette invasion de Taiwan : le parti chinois est-il au courant ? S’agît-il d’une initiative purement militaire ? La Chine n’est-elle pas celle qui a le plus à craindre de ce problème.
Malko sera seul à Pékin face au Guoanbu, seul sur un échiquier dont toutes les pièces sont ennemies.

Suite et fin de ce double tome qu’est SAS : Rouge Dragon, le lecteur suit ici une intrigue plus classique et conventionnelle des aventures de Son Altesse Sérénissime Malko Linge qui devra démêler au péril de sa vie un grave problème diplomatique. Alors que le tome précédent tirait son originalité de la fuite du capitaine Zhao et d’une certaine passivité des services américains dont son agent principal, ici on retrouve un Malko qui comme à l’accoutumée se retrouve en territoire ennemi et qui tente d’accéder aux informations nécessaires, généralement en conquérant de bien jolies femmes qui possèdent les clefs du secret. De l’ultra classique donc, semblable à tous les autres numéros de la série avec son lot d'action, de violence et d'érotisme, et aussi le plaisir de retrouver la belle espionne chinoise Ling Sima et de suivre une aventure dans cette Chine qui fascine tant de nos jours. Les défauts de la série, que ce soit le machisme des personnages, les facilités scénaristiques et les fautes de frappe, sont également présentes.

Les amateurs de SAS s’y retrouveront.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 5 octobre 2011, 312 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

lundi, 01 août 2011

SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers - 2011

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge, litterature francaise,pekin, chine, shangai,rouge dragon,thrillers,romans d espionnage,guanbu“A peine la pièce éclairée, un homme trapu, en blouson, les cheveux courts, surgit de la salle de bains. Malko n'eut pas le temps d'atteindre le téléphone. L'homme avait foncé sur lui, brandissant un long poignard très fin. Il essaya d'éviter le coup, mais la lame s'enfonça dans son flanc droit. Son agresseur recula, puis se lança de nouveau en avant pour l'achever.“

Il est des secrets qu’il ne vaut mieux pas connaître. Le capitaine Lou Zhao, ex-officier de l’armée populaire de Chine, l’apprendra à ses dépens. La jeune femme mène une vie tranquille à Pékin, travaillant pour la société Rolls-Royce tout en monnayant de temps à autre des renseignements sans grande importance aux services secrets américains. Pourtant un jour tout bascule. Son amant le général Li Xiao Peng, fils de l’ancien premier ministre Li Peng et donc sorte de “Prince rouge” de la République populaire de Chine, lui dévoile un grand secret : Le projet Rouge Dragon serait en route et son but n’est autre que d’envahir Taïwan en une guerre éclair qui surprendra toute la communauté internationale. Pour Lou Zhao cette info paraît dans un premier temps être du pain béni, et de suite elle fait ses affaires pour filer au Japon rencontrer ses interlocuteurs américains. Mais hélas pour elle les services secrets chinois, le Guoanbu, veillent et ont intercepté la conversation qu’elle a eu avec son amant. Lou Zhao est dès lors obligée de fuir et commence pour elle une longue course-poursuite vers Tokyo en passant par Shangai, Hong-Kong et les Philippines. Les américains savent que leur informatrice chinoise possède un secret, encore ne savent-ils pas lequel. Ils dépêchent ainsi en vitesse le prince autrichien Malko Linge, leur agent très spécial, pour tenter de récupérer coûte que coûte ce renseignement, et en passant également sa porteuse.

Une intrigue quelque peu hors du commun pour ce 188e tome de SAS : Rouge Dragon, une intrigue sur deux tomes dont celui-ci est le premier, et qui consiste en la fuite hors de la Chine d’une espionne à la solde des Etats-Unis. Et de fait le héros de la série Malko Linge s’éclipse quelque peu. Et puis on découvre la Chine, son système politique et ses services secrets, le tout bien décrit et comme toujours chez Gérard de Villiers le tout est parfaitement documenté.
Original et bien ficelé, en tout cas par rapport au reste de la série, ce tome Rouge Dragon [1]  convaincra la plupart des amateurs de la série. Reste à voir ce qu’il en sera de la suite de ce tome paru en même temps.

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Présente édition : Editions Gérard de Villiers, 1 juin 2011, 314 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits

SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

SAS, tome 2 : Le sabre de Bin-Laden (version BD) - Gérard de Villiers, Martin Eden, César - 2006

albanie new york, 11 septembre 2001, attentats, terrorisme, Afghanistan,gerard de villiers,bandes dessinees,litterature francaise,malko linge,sas,thrillers,romans d espionnage,martin eden, cesar, luca malisan, keith garvey11 septembre 2011. Dans un parc sur les bords de l’Hudson River, John Turner, un ancien agent de la CIA, assiste en observateur impassible à l’attentat qui ébranlera le monde : coup sur coup, deux avions de ligne viennent de s’encastrer dans les deux tours jumelles du World Trade Center, en plein coeur de New York. Un fois l’attentat fait, John Turner prend son portable et appelle en laissant pour seul message : Pour le cheikh, Boujinka a réussi !
Trois mois plus tard, le FBI et la CIA n’ont toujours pas arrêté de suspect valable. Pourtant ils savent que quelqu’un sur le sol américain était au courant des attentats, et que peut-être même qu’il en est le planificateur. Et la CIA suspecte le certain John Turne. Mais comment l’attraper ? Et surtout comment faire tomber avec lui toute la filière terroriste qui remonte jusqu’à Al-Qaida et Bin Laden en personne. Les services américains décident de mettre leur agent très spécial SAS Malko Linge sur le coup. A lui de tout démêler et au péril de sa vie. Car du moment qu’il se saura suspecté John Turner ne reculera devant pour sauvder sa cause et sa vie...

La série culte SAS de Gérard de Villiers adaptée en bande dessinée, cela ne manque pas d’intérêt. Après un premier tome pas trop convaincant sorti précédemment, celui-ci, Le sabre de Bin-Laden, a le mérite d’avoir palié les défauts du premier grâce à l’excellent scénario de Martin Eden et au magnifique dessin de César associé aux belles couleurs bien recherées de Luca Malisan. Il s’agît ici de l’adaptation du tome 146 du même titre des romans de Gérard de Villiers et qui nous fait découvrir une passionnante enquête sur les attentats du 11 septembre et ses sources dans l’Afghanistan des années 1980. Le célèbre héros est amené à enquêter entre New York, Langley et l’Albanie pour découvrir le fin mot de l’histoire, et même d’empêcher de nouveaux attentats. La trame est brillamment menée, le découpages est vif, trop même au risque de faire perdre le fil au lecteur et de nombreuses scènes sont très impressionnantes. Évidemment cela reste du SAS, càd. beaucoup d’action, de sexe avec de magnifiques créatures, des facilités scénaristiques... bref un bon moment à passer sans rien de trop profond non plus.

Une bande dessinée à découvrir pour tous les amateurs de SAS, et ceux qui souhaiteraient découvrir cette série sans forcément en lire un roman en entier.

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Extrait : une planche prise au hasard

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Présente édition : Editions Glénat, 25 octobre 2006, 48 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
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SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
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SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
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SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
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SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

samedi, 25 juin 2011

SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers - 2011

sas, gerard de villiers, malko linge litterature francaise, nouakchott, mali, bienvenue a nouakchott, thrillers, romans d espionnage, aqmi"Il ramassa son sac à dos, embrassa Fatimata et s'engagea dans le petit couloir. Ils débouchèrent dans la rue poussiéreuse au sol défoncé. Le Hilux était garé un peu plus loin, en face de la mosquée.
Malko était en train de traverser, l'Américain sur ses talons, quand une détonation sèche claqua dans son dos.
II se retourna, le pouls à 200.
Se trouvant nez à nez avec un homme au visage presque entièrement masqué par un chèche beige, un pistolet à la main. Brian Kennedy étendu sur le sol, immobile et du sang tachait le col de sa chemisette.
Malko croisa le regard du tueur, le vit lever le bras, tenant toujours son arme. L'autre fixait sa poitrine, là où il allait tirer."

Un avion américain de la CIA s’écrase en plein désert malien. Les secours s’organisent, mais se voient retardés par une tempête de sable, et se sont finalement les terroristes de l’AQMI, l’Al-Qaida au Maghreb islamique, bien installé dans la région, qui récupère les passagers. Et cela pour biensûr en faire des otages et pour lesquels le prix de la libération est des plus élevés. Pour récupérer ses compatriotes la CIA devra ni plus ni moins faire libérer trois terroristes de l’AQMI d’une prison de Nouakchott. Le gouvernement malien se méfie, et de plus l’Algérie vosiine semble vouloir s’en mêler... bref la mission semble impossible... à moins que l’agent très spécial Son Altesse Sérénissime Malko Linge, réussisse, au péril de sa vie, à démêler cet incroyable emmêlement politique.

187e tome de la série SAS, Bienvenue à Nouakchott, nous mène à la rencontre de l’AQMI et des prises d’otages qui s’effectuent depuis quelque temps dans le Sahara. Evidemment le superhéros Malko Linge réussira à sortir tout le monde, ou presque du pétrin, et cela suite à de nombreuses aventures de tout genre... mais à quel prix ?
Mais disons-le tout de suite, si ce tome-ci de SAS équivaut plus ou moins à tous les précédents, il déçoit cependant par sa rupture face à l’actualité. Etonnant qu’il ne soit guère question des révolutions arabes qui pourtant auraient dû intéresser son auteur pour traiter de l’AQMI, un groupement bien passé dans l’ombre des bouleversements qui ont secoué la région depuis. De plus le pauvre prince Malko ne semble guère en forme séductrice ou sexuelle, ses conquêtes se limitant cette fois à à peine deux femmes, biensûr superbes mais limitées dans leur nombre.

La même recette que d’habitude, sauf un sujet hors actualité et un manque de verve font de ce 187e tome de SAS un numéro plutôt manqué.

Vivement les prochains à venir !

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Présente édition : Editions Gérard de Villiers, 311 pages, 6 avril 2011

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

vendredi, 14 janvier 2011

SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard De Villiers - 2011

bibliotheca gerard de villiers le maitre des hirondelles.jpg"Au moment où Malko atteignait l'ascenseur, deux malabars surgirent derrière lui et s'effacèrent poliment pour le laisser entrer dans la petite cabine, où, à trois, ils tenaient tout juste.
A peine l'ascenseur s'était-il ébranlé qu'un des deux inconnus lui envoya un formidable coup de tête !
À cause de sa grande taille, son front ne brisa pas le nez de Malko mais l'assomma aux trois quart.
Le deuxième homme lui expédia un coup de poing dans l'estomac si violent qu'il vomit de la bile. Puis, un avant-bras musculeux se referma autour du cou de Malko et quelque chose de pointu s'enfonça dans son flanc gauche.
La lame d'un poignard.
Il se dit alors qu'il allait mourir dans cet ascenseur, sans même savoir pourquoi."

Lors d’une soirée caritative à Monaco Malko Linge, l’agent freelance très spécial de la CIA, rencontre par hasard le couple russe Alexei et Zhanna Khrenkov. Ceux-ci, depuis quelques escroqueries faites dans leur pays, sont exilés et profitent de leur butin pour mener la belle vie entre l’Europe et les Etats-Unis. Un couple banal sauf que la femme attire immédiatement l’attention de Malko : elle semble tout faire pour se faire remarquer de lui n’hésitant pas à le draguer assez ouvertement. Malko sent qu’il se trame quelque chose d’étrange et, voulant en avoir le cœur net, il décide de voir où va le mener cette belle blonde qu’est Zhanna Khrenkov. Et très vite Zhanna lui explique tout lui proposant un marché des plus étranges. Elle a découvert que Malko travaille pour la CIA et elle veut lui donner toutes les informations nécessaires concernant un réseau d’espionnes russes, les hirondelles, implantées aux Etats-Unis. Elle sait que ce réseau est encore inconnu des services américains. Son mari est le maître de ces hirondelles et il obtient ses ordres directement du Kremlin. Malko est surpris : si ce réseau existait réellement, pourquoi la CIA n’est-elle pas au courant ? et pourquoi cette Zhanna veut-elle lui offrir ces précieuses informations ? Les dires de la Russe se confirment peu à peu, mais se pose alors un autre problème : en échange de ses informations Zhanna Khernkow exige de la CIA qu’elle fasse tuer une certaine Lynn Marsh, la maîtresse de son mari. Pour Malko cela est inacceptable, mais peut-il laisser filer un dangereux réseau d’espions ?
La partie sera bien difficile pour lui, d’autant plus que les services russes commencent à suspecter des fuites, et pour eux la seule façon de protéger leur réseau consiste à éliminer tout le monde !

SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles de l’auteur français Gérard de Villiers invite le lecteur cette fois à découvrir l’organisation d’un réseau clandestin d’espions russes implantés dans le plus grand secret aux Etats-Unis d’Amérique. Il se base pour cela sur l’affaire Anna Chapman, qui en 2010 avait causé le démantèlement de tout un réseau de jeunes femmes russes, qui par le moyen de mariages bien planifiés essayaient de grimper dans la société américaine pour en extraire des renseignements. Cette affaire aboutit le 8 juillet 2010 à un échange international d’espions, le plus important entre ces deux pays depuis plus de 20 ans.  Et Gérard de Villiers imagine ainsi toute une intrigue autour de son personnage fétiche Malko Linge, SAS – Son Altesse Sérénissime, l’agent très spécial de la CIA, et comment celui-ci intervient dans la découverte de ce réseau, son démantèlement et allant jusqu’au négociations d'échange d'espions entre les deux camps. Pour le lecteur c’est un plaisir de découvrir cette affaire de façon plus romancée même si quelque peu tirée par les cheveux, et les fans de la série se réjouiront d’un épisode un peu hors du commun, sans sa construction habituelle, et qui donne un rôle important à des personnages bien connus que sont notamment Alexandra Vogel (content de la retrouver plus en avant), Elko Krisantem, Gwyneth Robertson, Chris Jones et Milton Brabeck. Mais en plus du contexte tiré de l’actualité on retrouve dans ce tome l’habituelle dose de suspense, d’action, de violence, de sexe, tout comme de bien nombreuses fautes de frappe et une intrigue qui tient difficilement ensemble… bref tous les ingrédients qui marquent les SAS depuis de nombreuses années.

Les fans apprécieront plus particulièrement ce 186e tome de SAS : Le Maître des Hirondelles, un bel épisode de la série. Les autres, comme d’habitude, préféreront passer leur chemin.
 

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Présente édition
: éditions Gérard de Villiers, 5 janvier 2011, 305 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits

SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

vendredi, 07 janvier 2011

SAS, tome 108 : Coup d’état à Tripoli - Gérard de Villiers - 1992

bibliotheca coup d etat a tripoli.jpgMalko avait repéré le regard angoissé de l'Américain posé sur la touche "bis" du téléphone. Il suffisait d'appuyer dessus pour obtenir le dernier numéro appelé...

"This is the popular bureau of the libyan jamahirya. What do you want ?"

En hurlant une injure, l'Américain recula brusquement et saisit derrière lui un fusil-harpon sur lequel était accrochée une flèche. Il visa Malko et appuya sur la détente...


Bryan Palmer, le chef de Station de la CIA à Tunis, est sur un gros coup : le plus gros de sa carrière. Il est persuadé de détenir la clef de la paix au Moyen-Orient. Pour cela il suffit de renverser le colonel Kadhafi, le dictateur libyen. Et tout est prêt, la CIA a le soutien d’un colonel libyen, des militaires exilés prêts à débarquer en Libye afin de tuer le dictateur et son entourage. L’opération se monte petit à petit, mais une semaine avant son déclenchement, un militaire libyen informant les services américains se fait assassiner à Tunis. Kadhafi serait-il au courant de la menace qui se prépare. Plus rien n’est sûr.
La CIA fait alors appel à son agent spécial Son Altesse Sérénissime Malko Linge pour évaluer la situation et la faisabilité de l’opération. C’est l’occasion pour Malko de retrouver l’une de ses anciennes conquêtes, la pulpeuse Leïla Kadouni dont le savoir-faire amoureux a laissé de bien beaux souvenirs (SAS, tome 68, Commando sur Tunis). Mais pour le prince autrichien, freelance à la CIA, Tunis réserve bien d’autres surprises. Il va vite se retrouver traqué par un couple de tueurs irlandais au dessein mystérieux. L’opération de la CIA ne semble tenir plus qu’à un fil. Surtout que les fuites la concernant semblent émaner de la CIA elle-même...

Retour au début des années 1990 avec ce 108e épisode de la série SAS de l’auteur français Gérard de Villiers, Coup d’état à Tripoli nous fait découvrir les tensions de l’époque autour du régime libyen du colonel Mouammar Kadhafi, et les tentatives américaines pour le déstabiliser. On découvre aussi la Tunisie de l’époque, et surtout sa capitale dans laquelle le gros de l’action se déroule.
Beaucoup de violence, d’action, d’érotisme... la recette SAS éprouvée... mais surtout cette fois une belle critique envers les services secrets américains, leur volonté de parfois mettre en place des opérations ridicules, leur fiabilité peu sûre et leurs nombreuses gaffes. Tout ne se résoudra pas à la fin, la CIA étant incapable d’assurer sa mission ni de confondre ceux qui lui ont nui. Gérard de Villiers semble vouloir présenter ici une autre facette de cette célèbre agence de renseignements, bien moins prestigieuse que ce que l’on entend ou lit d’habitude.

Pour le reste Coup d’état à Tripoli est un SAS bien classique, avec ses qualités et défauts, et qui ravira tous ses amateurs.


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Présente édition : Editions Gérard de Villiers, 1 octobre 1992, 250 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits

SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait