dimanche, 21 octobre 2012

Pulsions de femmes - Collectif - 2006

recueil de nouvelles, recueils, recueils de nouvelles, nouvelles érotiques, romans pornographiques, romans erotiques, pulsions de femmes, litterature francaisePulsions de femmes est un recueil de 23 nouvelles érotiques, autant d’histoires non pas d’amour mais de pulsions sexuelles et féminines racontées par 23 auteures qui, l’une après l’autre se livrent avec des inspirations diverses dans ce jeu érotique. Inspirations diverses et plus ou moins inspirées ce recueil varie les jeux, les tons et les situations, la femme désireuse y est prête à tout, ou du moins le croient-elles.

Paru initialement en 2006 aux éditions Blanche ce recueil varie par ces auteurs, ces styles, mais aussi une qualité assez inégale des textes. A chacun ses fantasmes, et pas tout le monde ne s’y retrouvera à chaque texte.

Néanmoins les amateurs du genre apprécieront.

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Extrait : première nouvelle

TGV 6969 - Corine Allouch

Il était là, juste en face d’elle, comme un électron libre pris au piège de ses lèvres.

Au début, lorsqu’ils étaient tous les deux face à face, debout, juste au départ, avant de trouver sa place, il l’avait regardée droit dans les yeux. Du moins, c’est l’impression qu’elle avait eue. Elle avait soutenu son regard et là, le temps d’un quart de seconde, elle avait ressenti ce drôle d’envoûtement déjà connu, déjà vécu. Lui bien sûr, elle ne l’avait jamais vu, mais ce qu’il déclenchait en elle, elle le percevait, elle le reconnaissait, elle pouvait déjà mettre un nom dessus. Rivés l’un à l’autre, ils ne se lâchaient pas et bien qu’elle sût d’avance qu’elle céderait la première, elle s’amusait à se faire peur, en ne bougeant pas, en ne respirant pas, en ne quittant pas le fond de son iris. Vert, bien sûr, il ne pouvait être que vert puisque les hommes qu’elle préférait de tout temps étaient bruns aux yeux verts. Alors celui-là qui s’était posé en face d’elle comme dans un film, il était exactement comme dans ses rêves. Long, mince, carré, les cheveux en bataille, le regard clair et le visage ravagé par la vie qu’il n’avait pas vécue et celle à laquelle il s’astreignait.

Elle, en le fixant, se demandait quel effet elle pouvait bien lui faire et si c’était le même... Toute droite, bien calée sur ses deux pieds comme à son habitude en situation de danger et surtout pour éviter que ses jambes ne tremblent, elle sentait déjà le flux léger remonter de sa cavité. Elle adorait cet instant où le désir devenait concret pour se liquéfier d’abord dans sa tête avant de prendre corps très haut, entre ses cuisses. Cet homme-là, toujours en face d’elle, qui ne bougeait pas plus qu’elle, même pas pour s’asseoir, devinait le filet qui doucement filait de sa tête à son corps. Elle serrait les jambes aussi fort qu’elle le pouvait comme si, tout à coup, ce filet devait grossir, devenir énorme, large, dense, incontrôlable, comme s’il allait lui échapper pour se transformer en immense flaque sous sa robe et que chacun pourrait y lire le désir pressant, inconditionnel, absolu qu’elle avait de cet homme-là, rivé en face d’elle depuis de longues minutes. Lorsqu’elle quitta son regard, ce fut pour descendre le long de son torse et s’accrocher à son ceinturon. Elle ne voulait pas plus. Elle ne voulait pas descendre. Elle s’interdisait d’aller plus bas. Pour éviter l’inévitable, elle songea à ses impôts, évalua sa charge de travail, réfléchit à son planning... Elle tenta de se concentrer sur les choses les plus désagréables qui soient pour elle, tout ce qui la retenait à terre, la piégeait dans un quotidien professionnel, pour ne pas descendre, pour ne pas chuter, pour ne pas constater ce qu’elle savait déjà : elle le faisait bander autant qu’il la faisait mouiller.
C’était bon ce sentiment de faire triquer un homme, un inconnu, surtout lorsque l’homme est beau et qu’il ne regarde que vous. Pour prolonger cette extase de l’instant qui ne revient jamais, ce désir insensé d’une peau, d’un ventre, d’une verge et de couilles à saisir, elle se força à refaire le chemin inverse, à remonter le long de ses tétons qu’elle percevait durs et prêts pour elle, à effleurer son cou et à faire une longue pause sur sa bouche. Et là, elle n’aurait pas dû, là fut son erreur. Lorsqu’elle fixa sa bouche, il était en train de la mordre au sang, lui révélant par ce simple geste l’envie furieuse qu’il avait d’elle. Elle n’aurait pas dû s’attarder sur ses deux ourlets de chair si bien dessinés qu’ils se suffisaient à eux-mêmes pour provoquer le désir fou de les engloutir, de les mouiller, de les saliver, de les avaler, de les sucer.
Lorsqu’elle tomba sur sa bouche, indépendante de tout le reste de son visage et de son corps, le filet qu’elle avait réussi à bloquer entre ses cuisses commença à lui échapper. Elle le serra alors si fort qu’elle aurait pu jouir là tout de suite, sans effleurement, sans doigts, sans langue, rien qu’avec son regard sur la vulve entrouverte de l’homme et l’idée de sa queue gonflée, accessible, vivante et prête. À ce moment précis, lorsqu’elle sentit que l’orgasme montait dans sa tête, elle détourna le regard et décida de s’asseoir. Avec un peu de chance, la place libre juste en face d’elle n’était pas celle de l’homme. Avec un peu de chance, il renoncerait, partirait d’elle pour aller se poser ailleurs. Lorsqu’elle s’assit, elle sentit le filet poisseux coller ses cuisses l’une contre l’autre. Elle perçut une légère odeur, l’odeur bien connue du désir, du sexe et de la mort. Elle s’en voulait terriblement de mouiller ainsi pour lui qu’elle ne connaissait pas, et en même temps, elle se sentait de nouveau si belle, si jeune, si vivante. Ses yeux fixés sur elle et son mordillement de lèvres avaient suffi à la transporter ailleurs et maintenant elle luttait pour ne pas y revenir. Assise, elle osait à peine desserrer les jambes. Elle avait ouvert son imperméable pour qu’il la voie, qu’il la sente, qu’il la hume. Bien sûr ça, elle ne l’aurait jamais avoué, aurait prétexté le long trajet à venir et la chaleur d’une fin d’été. Pendant qu’elle s’installait, il ne l’avait pas quittée des yeux, il savait et cela l’amusait de savoir qu’elle se demandait où était sa place. Mais sa place bien sûr était en face d’elle, sur elle, au fond d’elle. Il savait que bientôt, elle et lui allaient se fondre, se boire, se déguster, se baiser, se troncher, se bousculer, se bouleverser. Ce qu’il ignorait c’était quand, car il avait bien l’intention de lui laisser l’initiative. Lui, il était là, posé en face d’elle, pour elle, il l’attendait, il savait déjà ses frémissements, ses hésitations, ses regards, son musc, sa fuite, son odeur. Il savait déjà. Sa queue lui avait déjà tout raconté. Il savait depuis le départ que sa queue voulait sa chatte et que sa chatte voulait sa queue. Il savait qu’elle luttait mais que, chaque fois, son regard revenait sur le braquemart interdit.

Elle pensait ne pas le regarder. Il savait que même lorsqu’elle tournait la tête ou se concentrait sur son imperméable, elle ne pensait qu’à ça, ne voulait que ça, avec lui. Alors, il la faisait descendre le long de ses jambes, lui posait une main tendre et douce sur la tête en l’attirant vers sa bosse énorme, brûlante, pleine de ce jus qu’il allait lui déverser dessus, dedans et ailleurs, partout où elle le lui demanderait. Car il voulait que ce soit elle qui réclame, qui quête, qui supplie du regard et du corps lorsqu’elle n’en pourrait plus de sa petite douleur au creux de ses lèvres, là au bord du string. Il la savait trempée, tremblante presque jouissante. Il l’avait lu dans son regard lorsqu’en s’asseyant, elle avait serré les jambes pour éteindre le feu, stopper la tempête, canaliser le flux. Il l’avait lu lorsque la tête baissée, elle avait prié pour qu’il ne s’assoit pas en face d’elle. Il l’avait définitivement compris lorsqu’elle avait ouvert son imper pour qu’il voie ce qui jusqu’à présent lui avait été caché, ses hanches, son ventre, ses seins, son décolleté. Lorsqu’elle les lui avait offerts sans le regarder, il s’était mis à triquer comme un fou. C’était à son tour d’avoir l’impression d’exploser. Alors, comme elle, il s’était assis pour se calmer, pour endiguer le flot de sperme qui montait et qu’il n’était pas sûr de pouvoir contrôler. Comme elle, il avait détourné un instant le regard pour oublier cette femme, posée en face de lui, les jambes serrées, les seins tendus, les mains à portée de ses bourses. S’il s’était écouté, il se serait jeté à sa vulve, là tout de suite, il aurait remonté sa jupe, vite, sans ménagement, et il l’aurait léchée sur son string. Elle n’attendait que cela, il le savait, elle aurait joui instantanément, elle aurait coulé dans sa gorge et il aurait crié de sentir sa bite exploser sous l’odeur de cette femme, mais loin de ses mains, loin de ses lèvres, loin de tout attouchement. Là où ils en étaient, ils le savaient, l’un et l’autre, ils pourraient jouir rien qu’en se regardant. Un autre mordillement sur une lèvre, une langue mouillée qui s’échappe, un doigt dans la bouche, un regard sur un téton, un frôlement de seins, tout, rien et n’importe quoi auraient pu à cet instant précis leur arracher le cri du musc et du sperme mêlés. Mais ni l’un ni l’autre ne le voulaient déjà. Ce qu’ils désiraient plus que tout, sans mot, sans regard tant ils étaient fatigués de se vouloir, c’était se désirer encore et se tarder l’un l’autre. Lorsqu’il s’était assis en face d’elle, comme elle le redoutait, et qu’il avait baissé la tête pour reprendre moralement le pouvoir sur sa bite, elle en avait profité pour l’observer. Elle aurait adoré passer sa main dans sa tignasse brune, soulager ses épaules qu’elle sentait contractées sous le pull, débarrasser ses tétons de cette incroyable tension qu’elle percevait et surtout, surtout, elle aurait adoré plus que tout se mettre à genoux, sentir sa main d’homme posée sur ses cheveux de femme et regarder l’autre déboutonner son jean.

Elle adorait les hommes en jean, elle adorait imaginer leur bite flottant sous cette toile souple et rugueuse. Elle adorait l’idée de sa main qui la dirigeait vers son centre de vie. Elle adorait l’idée qu’il ne pourrait pas lui résister et qu’il ne ferait rien pour retenir son jet et taire son cri.
À genoux entre ses jambes, elle le humait, elle le reniflait et elle commençait à le laper comme un jeune chiot affamé. À chaque fois qu’il sentait son petit bout de langue rose se poser sur ses couilles, sur sa queue ou sur son gland, il sursautait. Il ne voulait pas qu’il parte de là et, en même temps, il rêvait de le sentir ailleurs, plus haut, plus bas, il ne savait plus, il la voulait partout à la fois mais l’idée qu’il préférait, c’était celle de son petit bout de langue doux et très rose, dans son trou à lui. Souvent, il avait rêvé de cet instant unique où il ouvrirait sa plus grande intimité à la femme qui choisirait de la découvrir. Souvent, il avait imaginé une bouche, un doigt, un gode, jamais il n’avait osé rêver à ce petit bout de chair si tendre et si précis. Le jean à mi-jambes, il écartait les cuisses pour ce petit bout de vie qui ne voulait que lui. Il sentait le bonheur absolu se frayer un chemin doucement, langoureusement jusqu’à son cul. Il percevait de très loin cette femme à genoux devant lui et il adorait sentir ses cheveux sur ses couilles, ses yeux sur les gouttes de sperme qu’elle lui arrachait malgré lui, sa bouche gourmande qui prenait sans demander. Épuisé, il releva la tête d’un geste brusque, presque violent, dégagea son front de la mèche qui lui avait permis de récupérer quelque contenance et planta de nouveau son regard dans ses yeux, juste dans ses yeux. Rattrapée par l’attention qu’il lui portait, elle ravala son fantasme et tenta un regard autour d’elle. Rien, elle ne voyait rien. Il y avait bien là-bas, cette étudiante rivée à son ordinateur, un livre de latin à côté d’elle. Il y avait bien cet homme somnolent dans l’autre allée. Il y avait bien cette jeune femme et son bébé jappant de temps en temps des areu, areu. Il y avait bien... Mais en fait, il n’y avait qu’eux, elle et lui, l’un en face de l’autre, prêts à se sauter dessus dès qu’ils l’auraient décidé, enfin qu’elle l’aurait décidé, mais ça, elle ne le savait pas, elle attendait que lui le fasse, qu’il lui parle, qu’il lui raconte n’importe quoi pourvu qu’il fasse le premier geste et qu’il la prenne. Lui pour entamer leur danse, une jambe croisée sur l’autre, attendait le signal de celle qu’il ne quittait plus du regard. Elle revenait inlassablement à son visage, à l’image qu’il lui renvoyait d’elle : une femme soumise à son désir et entièrement dévouée à la pulsion sexuelle qu’il avait fait naître et émerger à fleur de clitoris. Si elle prenait là, maintenant, le risque de bouger, ne serait-ce que d’écarter les jambes comme elle en rêvait, il plongerait son regard dedans, elle en était sûre, et il l’enserrerait sans la toucher pour la faire couler de ses lèvres à sa bite qu’il lui tendrait ensuite pour qu’elle la glisse et l’avale au plus profond de sa gorge. Si elle continuait à le regarder ainsi et qu’il continuait à la chercher en passant de ses yeux à ses seins, de ses seins à son ventre, de son ventre à son vagin, trempé, dégoulinant de lui, c’est sûr, elle allait lui céder. S’il continuait à lui braquer sa verge droit dans les yeux, à lui tendre sa braguette, l’air de rien, comme ça, simplement en se tournant vers elle, elle allait tomber, venir mourir à ses pieds et le faire jouir et jouir avec lui infiniment longtemps et si vite.
Son flux et son sperme se mêleraient comme deux êtres connus totalement indépendants d’eux et pourtant si dépendants de leur mental qu’ils jouiraient ensemble entièrement, absolument tendus l’un vers l’autre sans se toucher. Mais tout à coup, l’idée de ne pas le toucher une fois, une seule fois, juste le temps de sentir sa bite si grosse au creux de sa main, lui parut insupportable. Alors elle s’avança tout au bord de son fauteuil, écarta nettement les jambes, lui offrit sa vulve qui avait taché son petit slip blanc de jeune fille et se rapprocha de plus en plus près de lui en faisant glisser son cul sur le fauteuil. Arrivée tout au bord, dépouillée de toute décence, la tête et le corps exclusivement occupés par l’envie de sa bite dans son con, de son doigt dans son cul et de sa langue dans sa bouche, elle se jeta contre lui, dans un soupir de bord de jouissance. Mais là, quelque chose ne se passa pas. Contre toute attente, l’homme ne bougea pas. Il ne la reçut pas dans ses bras, ne l’attira pas contre son ventre, ne lui tendit pas les bras, ne la prit pas à pleines lèvres, ne lui toucha pas les seins, n’essaya pas de se faufiler le long de son slip blanc maculé par le désir de lui, ne l’écarta pas pour la pénétrer, ne lui tendit pas son sexe énorme et dur, ne lui offrit pas ses couilles... Contre toute attente, l’homme ne broncha pas. Pas un mot, pas un râle ne sortit de sa bouche rouge aux dents blanches, si blanches. L’homme ne cilla pas. Ses yeux étaient verts, si verts. Rien n’en sortait. Ils n’exprimaient rien. Tout à coup, ses iris, tout à l’heure entièrement rivés à ses lèvres, ne lui parlaient plus, ne l’attiraient plus, ne soudoyaient plus son désir. Autour d’elle, la jeune fille refermait son ordinateur, le bébé dormait dans les bras de sa mère, l’homme somnolent était réveillé, et tous la regardaient. Elle était debout, les jambes écartées, tremblantes, les yeux hagards, les mains projetées en avant, les yeux braqués droit devant elle, son corps mou, si mou la portait à peine. Elle était debout, les jambes légèrement fléchies, le corps en déroute, la tête dans son rêve: l’homme en face d’elle ne la regardait plus. Elle était sur lui. Il ne la voyait plus. Indifférente à son entourage, elle lui baisa les lèvres doucement, tendrement, posa un doigt sur ses yeux, toucha son sexe à travers son jean de papier et se rassit tranquillement en face de l’homme sur l’affiche. Un long signal sonore venait de mentionner l’arrêt du 6969. Assise, seule, en face de lui, elle releva sa jupe, écarta son string, lui montra ses bas haut perchés sur ses cuisses ruisselantes, mouilla son doigt lentement et le glissa dans sa vulve, le regard perdu dans ses iris verts. Ses yeux de nouveau à hauteur de ses lèvres pulpeuses, il l’encouragea en lui rendant son désir. Elle s’ouvrit davantage et partit loin, très loin, là-bas avec lui. Trempée, gonflée, elle se fit jouir jusqu’au bout du désir de lui.

On entendit son cri, très longtemps et très loin là-bas sur le quai où son amour l’attendait.

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Présente édition : Pocket, 24 août 2007, 245 pages
ISBN-10: 2266162101 / ISBN-13: 978-2266162104

Voir également :
- Folies de femmes (2011), présentation

mercredi, 03 août 2011

Manière de voir, N°117 : Comprendre le réveil arabe - 2011

printemps arabe, revolution arabe, maniere de voir, comprendre l'eveil arabe, presse, le monde diplomatiqueLe 17 décembre 2010 un certain Mohamed Bouazizi, un jeune diplômé tunisien qui travaillait comme marchand ambulant, s’immola par le feu dans la ville de Sidi Bouzid dans l’arrière-pays tunisien. Et tel une traînée de poudre ce sacrifice amènera en quelques semaines les peuples tunisiens et égyptiens à se débarrasser de leur dictateurs. Et rapidement le mouvement s’étend du Maroc à la Syrie, en passant par l’Arabie saoudite et l’Irak. Les peuples arabes sous domination de dictatures depuis leurs indépendances vont enfin se réveiller et exiger ce qu’il y a de plus naturel : la liberté et une vie décente.
C’est le printemps arabe qui est toujours en cours et dont la fin se verra seulement dans quelques années.
Et pour moi comprendre cet événement unique dans son envergure depuis l’ouverture des payse de l’Europe de l’Est dans les années 1980-1990 de nombreux livres sont apparus sur le marché écrits par des spécialistes plus ou moins reconnus.
Parmi tout ce choix libraire j’en ai choisi un à présenter ici, et ce n’est pas un livre mais un périodique : Manière de voir N°117 : Comprendre le réveil l’arabe, qui sur base d’articles de fond parus dans les derniers numéros du mensuel Le Monde diplomatique nous fait comprendre toute l’envergure de cette révolution, ses faits, ses sources et ses conséquences. Classés en trois grands chapitres : Le temps du soulèvement, Un si long hiver et Résistances culturelles ces articles assemblent et confrontent les différents points de vue et aspects d’un événement tout à fait hors du commun dans sa réalisation et ses bouleversements.

Si ce numéro, paru en juin/juillet 2011, n’est plus en rayon dans la plupart des librairies, il peut toujours se commander via internet sur le site de Manière de voir.

A découvrir pour mieux comprendre ce qu’est le réveil arabe !

dimanche, 20 mars 2011

Folies de femmes : Nouvelles érotiques - 2011

littérature francaise, romans erotiques, romans pornographiques, erotisme, recueil de nouvellesFolies de femmes, un recueil de vingt nouvelles érotiques, toutes de la plume d’auteurs féminins s’inscrit dans une série de livres éditée depuis quelques années et qui compte déjà comme titres : Plaisirs de femmes, Caprices de femmes, Femmes amoureuses, Pulsions de femmes, Extases de femmes, Jouissances de femmes, Extases de femmes et d’autres encore à venir.
Ici, tout y est à nouveau de ce que fait la littérature érotique, des nouvelles nous racontant le désir, l’appétit sexuel, les relations hommes femmes souvent troubles faits de soumission et domination, d’adultère, d’inceste même, et comment des lieux inattendus se transforment de temps à autre en lieux de perdition.
Ainsi lit-on comment plongé dans le noir d’une panne de courant un wagon de métro devient le théâtre d’une luxure collective, dans un hammanm parisien une dame esseulée découvre les plaisirs saphiques, une visiteuse de prison se donne dans l’enceinte d’un pénitencier à la lubricité d’une meute de détenus, une touriste dans les campagnes du Maroc qui se voit prise dans une orgie, un époux soumis par sa femme et son amant, une relation adultère mixte entre deux couples et bien d’autres...
Le plus cru s’associe au plus romantique pour le meilleur et pour le pire. Le résultat est en effet très inégal. Les meilleures, dont Par le trou de la serrure de Valentine Abé ou La vieille maquerelle de Lawuina entre autres se mêlent hélas à d’autres bien plus inutiles. Mais dans tous les cas ce recueil offre ce qu’il promet, c’est-à-dire une bele vue d’ensemble de l’érotisme d’aujourd’hui, principalement vu par des yeux féminins.

Folies de femmes est un recueil à lire pour tous les amateurs du genre à la découverte de ce qu'offre la littérature érotique francophone de nos jours.

Liste des nouvelles reprises dans ce recueil :

Valentine Abé - Par le trou de la serrure
Ninon de B. - Plantes carnivores
Clara Basteh - L’antre du Maître
Anne Bert - Quelle fureur m’entraîne
Valérie Boisgel - La vieille maquerelle de Lawuina
Sophie Cadalen - Obéissance
Cléa Carmin - Bandanas de toutes les couleurs
Lounja Charif - La visiteuse de prison
Elizabeth Herrgott - Mon soumis insoumis
Isabelle Lorédan - Les feux de l’enfer
Andréa Luccella - Cri-d’amour
Anne Michel - Ligne 13
Mélanie Muller - Que ton voeu soit exaucé
Emmanuelle Poinger - Valentin
Françoise Rey - A perdre alène
Cali Rise - Toi et moi, luxure autorisée
Rebecca Sollis - Aux bains de Lesbos
Servane Vergy - Vacances de rêve pour maman stressée
Yo - L’homme nu
Géraldine Zwang - Soumission conjugale

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Présente édition : éditions Pocket, 6 janvier 2011, 244 pages

Voir également :
- Pulsions de femmes (2006), présentation et extrait

jeudi, 11 novembre 2010

Ceux qui nous veulent du bien : 17 mauvaises nouvelles d'un futur bien géré – 2010

bibliotheca ceux qui nous veulent du bien.jpgQuelle belle initiative que ce recueil de science-fiction, édité en 2010 par La Volte, qui nous propose sous la plume de 17 auteurs de science-fiction de nous faire entrevoir ce que pourrait être notre avenir, ainsi que les risques qui nous attendent suite à l'évolution technologique. Et c'est un monde, plusieurs même, fait de contrôle et de surveillance généralisé, d'imposition à des normes sociales uniques, de mode de consommation standardisé... Et gare à celui qui tente d'y déroger ! Webcams, bases de données privées, génétique, tout peut être facilement contrôlé.
Et pour ce recueil assez unique en son genre, du moins dans l'édition française, La Volte a su rassembler 17 des auteurs les plus en vue de la science-fiction française dont Thomas Day, Stéphane Beauverger, Eric Holstein, Ayerdahl, Alain Damasio, ainsi que l'anglais Jeff Noon. La préface est rédigée par Dominique Guibert, le secrétaire général de la Ligue des droits l'Homme. Car c'est bien de cela qu'il s'agît : de nos droits et des dangers q'uils risquent d'encourir dans un futur pas si lointain que cela.
Concernant les nouvelles sélectionnées, on apprécie vite le choix de certaines, hélas d'autres paraissent totalement hors sujet. Certaines sont très originales, d'autres beaucoup moins. Le résultat laisse quelque peu indifférent, malgré que de nombreux textes ont du moins le mérite de marquer le lecteur. Notons l'excellent Satisfeict de Stéphane Beauverger et Spam de Jacques Muchielli qui tirent clairement leur épingle du jeu que ce soit du côté éditorial, càd. bien dans la ligne du sujet, et par la force de leur texte.
 Mais le reste final de cette anthologie laisse un peu songeur : d'autres bons textes et certains un peu moins. Finalement ce n'est peut-être pas tant ce recueil qui est à critiquer mais plutôt, au vu des auteurs présents, la science-fiction française qui sait se montrer à la fois multiple et originale sans pour autant toujours convaincre.

Ceux qui nous veulent du bien est une anthologie assez inégale, certains textes sont saisissants, d'autres le sont beaucoup moins. Du moins elle nous permet un beau survol de ce qu'est la science-fiction française d'aujourd'hui, dans laquelle il reste encore à trier le meilleur du pire.

Au sommaire de l'anthologie :

- « Préface » de Dominique Guibert, secrétaire général de la Ligue des droits de l’Homme
- « Echelons » de Thomas Day
- « Satisfecit » de Stéphane Beauverger
- « Les événements sont potentiellement inscrits et non modifiables » de Bernard Camus
- « Spam » de Jacques Mucchielli
- « 78 ans » de Camille Leboulanger
- « Paysage urbain » de Ayerdhal
- « Le regard » de Jérôme Olinon
- « Remplaçants » de Gulzar Joby
- « Ghost in a Supermarket » de Éric Holstein
- « Trajectoires » de Danel
- « Sauver ce qui peut l’être » de Prune Matéo
- « Annah à travers la Harpe » de Alain Damasio
- « Des myriades d’arphides » de Sébastien Cevey
- « Vieux salopard » de Paul Beorn
- « Un spam de trop » de Philippe Curval
- « Naître et fleurir » de Léo Henry

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Présente édition : Editions La Volte, 7 octobre 2010, 341 pages

vendredi, 03 septembre 2010

“Que je vous aime, que je t’aime !” : Les plus belles déclarations d’amour - 2009

bibliotheca Que je vous aime que je t'aime !.JPGRien de plus difficile à faire qu’une belle déclaration d’amour. Il faut trouver le ton juste, les bons mots... bref c’est un exercice où l’on a plus de chances de se planter en ayant l’air ridicule, gauche, importun ou pressant, que de réussir à conquérir l’autre. D’autant plus qu’une seconde chance ne se présente que bien rarement.

Ce petit recueil Que je vous aime, que je t'aime ! : les plus belles déclarations d'amour invite le lecteur à découvrir les plus déclarations d’amour sortis de l’histoire de la littérature française, afin de s’en inspirer ou alors tout simplement pour découvrir comment un tel sujet a été traité par le passé.
Le recueil est constitué de quatorze extraits, trop courts pour bien comprendre l’histoire mais suffisants pour en tirer l’essence des sentiments décrits, eux-mêmes répartis en trois catégories : Tu es la plus belle !, La passion qu’elle lui cachait et enfin Que je vous aime, que je t’aime !.
On y retrouve ainsi le Cid de Pierre Corneille, Pâris et la belle Hélène, le Cyrano d’Edmond Rostand, aisni que d’autres textes de Victor Hugo, Juliette Drouet, William Shakespeare, Aragon, Paul Verlaine, Balzac, Emily Brontê et d’autres encore.
Très classiques, certains extraits ne s’apprêtent guère à la société d’aujourd’hui, quoique... pourquoi ne pas aller retrouver une certaine originalité dans les textes d’antan. Les sentiments n’ont guère changé au fil du temps, peut-être juste leur forme. Et ce court recueil nous le démontre parfaitement.

Que je vous aime, que je t’aime ! : les plus belles déclarations d'amour est un petit recueil de textes classiques au sujet fort et beau qu’est celui des déclarations d’amour.

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Présente édition : Editions Folio, 8 janvier 2009, 114 pages

 

mardi, 30 décembre 2008

Ma'rûf le savetier, un conte des Mille et Une Nuits - 1996

bibliotheca maruf le savetier

Ma'rûf est un pauvre savetier du Caire craignant Dieu et surtout son épouse Fatima la mégère. Celle-ci ne perd d'ailleurs pas la moindre occasion de l'embêter et lorsqu'il ose protester elle le traîner devant les tribunaux du caïd. N'en pouvant plus, et lorsqu'un soir il rencontre un génie, il lui demande de le transporter loin de là, à mille lieues de tous ses embêtements. Le génie exécute les ordres et voilà une nouvelle vie qui se présente à lui. Sur conseil d'un ami, une ancienne connaissance du Caire, il se fait passer pour un riche représentant, emprunte de l'argent pour le redistribuer aux pauvres et se fait bien voir de tout le monde. Sa réputation ne cesse d'augmenter jusqu'à arriver aux oreilles du sultan duquel il épousera même la fille. Mais tout cela se base sur un mensonge et les nombreux commerçants commencent à réclamer leur dû. Empêtré dans les soucis, Ma'rûf n'a d'autre solution que de fuir la ville en espérant un revirement de fortune, qui d'ailleurs ne tardera pas d'arriver sous la forme d'un génie...

Ma'rûf le savetier est le dernier des contes poétiques et féeriques que raconte la belle Shahrâzâd dans Les Mille et Une Nuits dans la traduction de Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel, traduction parue en 1996 qui reprend pour la première fois en français la totalité des 1205 poèmes contenus dans l'édition de Boulaq. Ce récit se déroule d'ailleurs entre les nuits 989 et 1001. Les éditions Gallimard republient ce conte indépendamment et pour cause, ce conte, contrairement à beaucoup d'autres, se suffit à lui-même et reprend sur une centaine de pages une grande partie des thèmes récurrents qui caractérisent Les Mille et Une Nuits, comme par exemple les génies exaucant des vœux, les pauvres devenus riches qui conquissent le cœur de belles princesses, ...  et évidemment tout se termine pour le mieux à la fin. Et le tout est comme d'habitude raconté dans un style naïf qui caractérise si bien ce genre de contes qui peuvent à la fois se lire par un public adulte et plus jeune.

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14:57 Écrit par Marc dans Collectif | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : contes, nouvelles, fantastique, les mille et une nuits | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!