jeudi, 02 juin 2011

Le Symbole perdu (The Lost Symbol) - Dan Brown - 2009

dan brown, litterature americaine romans esoteriques, romans policiers, thrillers, granc-maconnerie, washington, le symbole perduAprès avoir sauvé le Vatican d’un terrible complot dans Anges et Démons (Angels and Demons, 2001) et levé le mystère sur la descendance de Jésus dans le Da Vinci Code (The Da Vinci Code, 2003), Robert Langdon doit cette fois enquêter sur les origines maçonniques de la fondation des Etats-Unis d’Amérique.
En effet Robert Langdon le professeur en symbologie, visiblement un métier à risque, est appelé en toute urgence à Washington par son ami Peter Solomon, un philanthrope et maçon haut placé pour donner une conférence le soir même. Or en rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte. Et c’est là que va débuter une quête haletante, sur à peine douze heures des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie.


Les thrillers ésotériques de DanBrown ont été bien à la mode pendant quelques années. Le Da Vinci Code (The Da Vinci Code, 2003) a été un succès immense et suite à cela l’éditeur accompagné de son écrivain ont bien essayé de réutiliser la même recette en tentant de faire encore mieux. Le résultat en est hélas pas si convaincant, mais qu’importe, le livre a de toute façon été un succès en librairie dès ses premiers jours de vente, et cela grâce à un marketing poussé. Le roman est-il réellement moins bons que les autres ? Pas tant que cela, mais peut-être aussi c'est surtout une mode qui vient de passer et cette troisième enquête de Robert Langdon semble être celle de trop.

Avec Le Symbole perdu Dan Brown s’attaque cette fois à un autre grand mystère, celui de l’implication de la franc-maçonnerie à la création des Etats-Unis, un mystère évidemment surfait qui n’en est pas un en réalité. Mais le problème réside dans l’utilisation de cette recette exactement identique que celle qui a fait le succès du livre précédent. C’est la même chose, des énigmes très semblables, une évolution identique, un suspense bien ficelé mais artificiel, une intrigue qui se ramasse sur une fenêtre temporelle encore plus courte (à peine douze heures), un chapitrage très court dans le but d’accélérer encore le rythme.

Si Le Symbole perdu de Dan Brown reste un divertissement valable, il est toutefois bien loin d’être un grand thriller, et, au vu du tapage médiatique fait, ce roman présente plus une déception qu’autre chose.

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Extrait :

1.


L’ascenseur Otis du pilier sud de la tour Eiffel était plein à craquer. Dans la cabine bondée de touristes, un homme à l’air sévère baissa les yeux sur le garçon à ses côtés.


– Tu as l’air pâle, fiston. Tu aurais mieux fait de rester en bas.


– Non, ça va, répondit l’enfant, qui peinait à contenir son anxiété. Mais je descendrai à l’étage suivant.


Je n’arrive plus à respirer !


L’homme se pencha vers lui.


– Je croyais que tu avais vaincu ta phobie, dit-il en lui caressant affectueusement la joue.


Le garçon s’en voulait de décevoir son père, mais le sifflement dans ses oreilles devenait insupportable et occultait toutes ses pensées.


Je ne peux plus respirer… il faut que je sorte de là !


Le liftier racontait quelque chose de rassurant sur les pistons articulés et la structure en fer puddlé. Loin en contrebas, les rues de Paris s’étendaient dans toutes les directions.


On y est presque ! songea le garçon en levant la tête vers la plateforme panoramique qui approchait. Encore un peu de courage !


Sur la dernière portion du trajet, le puits de l’ascenseur se redressait brutalement pour former un étroit tunnel vertical.


– Papa, je ne crois pas que…


Soudain, une série de craquements résonnèrent au-dessus de leurs têtes. Une secousse agita la cabine, qui oscilla de manière peu rassurante. Des câbles déchirés fouettèrent l’air tels des serpents furieux. Le garçon tendit la main vers son père.


– Papa !


Ils échangèrent un regard terrifié qui ne dura qu’une seconde.


Et ce fut la chute.


Robert Langdon se réveilla en sursaut. Ébranlé par ce cauchemar, il se redressa sur son siège en cuir. Il était le seul passager à bord du Falcon 2000EX, un avion d’affaires spacieux qui était en train de traverser une zone de turbulences ; les deux réacteurs Pratt & Whitney ronronnaient à l’extérieur. Tout allait bien…


– Monsieur Langdon ? grésilla une voix dans l’interphone. Nous amorçons notre descente.


Se redressant, Langdon rangea ses notes dans son sac en cuir. Il était plongé dans le texte de sa conférence sur les symboles maçonniques quand son esprit s’était doucement mis à dériver. S’il avait rêvé de son père décédé, c’était sûrement à cause de l’invitation inattendue qu’il avait reçue le matin même de la part de Peter Solomon, son mentor de longue date.


La seconde personne au monde que je ne voudrais pas décevoir…


Le philanthrope, historien et scientifique de cinquante-huit ans, avait pris Langdon sous son aile près de trente ans auparavant, comblant à plus d’un titre le vide laissé par la mort de son père. Langdon avait trouvé chez Peter Solomon une humilité et une bienveillance qui ne s’étaient jamais démenties malgré son immense fortune et le pouvoir considérable de sa famille.


Par le hublot, Langdon vit que le soleil s’était couché. Il parvint néanmoins à distinguer la silhouette effilée du plus grand obélisque du monde, qui se dressait sur l’horizon telle l’aiguille d’un cadran solaire antique. Le monument en marbre de 170 mètres de hauteur était édifié au cœur même de la nation, au centre d’une géométrie méticuleuse de rues et de bâtiments historiques.

Même depuis les airs, Washington était auréolé d’une puissance presque mystique.

Langdon adorait cette ville. À l’instant où les roues touchèrent la piste, il se sentit euphorique à l’idée de ce qui l’attendait. L’avion roula jusqu’à une zone de stationnement privée de l’aéroport international de Washington-Dulles.


Après avoir rassemblé ses affaires et remercié les pilotes, Langdon émergea de la cabine luxueuse et descendit les marches escamotables. L’air froid de janvier le calma aussitôt.


Respire, Robert ! pensa-t-il en se réjouissant de retrouver l’air libre et les grands espaces.


La nappe de brouillard qui recouvrait le tarmac donnait à la piste des airs de marécage.


Une voix chantante perça la brume.


– Bonjour ! Professeur Langdon !


Levant la tête, il aperçut une femme d’une quarantaine d’années, munie d’un badge et d’un bloc-notes, qui s’approchait d’un pas vif en agitant joyeusement le bras. Ses cheveux blonds bouclés dépassaient d’un bonnet en laine.

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Présente édition : traduit de l’américain par Dominique Defert et Alexandre Boldrini, éditions Le livre de Poche, 2 février 2011, 724 pages

Voir également:
- Forteresse digitale (Digital Fortress - Dan Brown (1998), présentation
- Anges et Démons (Angels and Demons) - Dan Brown (2000), présentation
- Deception Point - Dan Brown (2001), présentation
- Da Vinci Code (The Da Vinci Code) - Dan Brown (2003), présentation

mercredi, 31 mai 2006

Forteresse digitale (Digital Fortress) - Dan Brown - 1998

Susan Fletcher, qui est à la tête de la division de cryptographie de la NSA (National Security Agency est appelé un samedi en toute urgence à son bureau. La NSA se trouve face à un problème sans précédent. Le superordinateur TRANSLTR, une machine à trois millions de micro-processeurs utilisé par la NSA pour casser tous les codes qui cryptent les communications mondiales est face à une impasse. Il coince sur un fichier crypté depuis plusieurs heures, alors que généralement il ne lui faut que quelques minutes au maximum. Un ancien employé de la NSA, Ensei Tankado, aurait créé le système de cryptage ultime qui risquerait de rendre totalement obsolète tout l'équipement de la NSA. Pendant ce temps-là David Becker, collaborateur de la NSA et fiancé de Susan Fletcher, est envoyé à Séville sur les traces de Ensei Tankado, qui aurait été retrouvé suite à une mystérieuse attaque cardiaque. Mais au fil de son enquête, David se rend compte qu'il est suivi par un mystérieux assassin.

Beaucoup et peu de choses à dire sur ce thriller, qui est le premier roman publié par Dan Brown, bien avant le Da Vinci Code (The Da Vinci Code, 2003). C'est un techno-thriller classique sans aucune originalité qui utilise déjà les éléments chers à Dan Brown: des énigmes à résoudre, un personnage plongé dans un domaine qu'il ne connaît pas, un tueur assassin mystérieux,... Cependant Forteresse digitale (Digital Fortress) se rapproche plus de Deception Point (2001) que des aventures de Robert langdon dans Anges et Démons (Angels and Demons, 2001) et Da Vinci Code (The Da Vinci Code, 2003). Et comme d'habitude chez Dan Brown, on retrouve également tous les clichés du genre: histoire d'amour entre deux héros, tout est sauvé à la dernière minute, ... Forteresse digitale (Digital Fortress) n'est pas très abouti comme roman et l'intrigue finalement peu élaborée, même si présenté de façon efficace. Ce qui est particulièrement agaçant est le fait que l'héroïne qui est censée avoir une thèse de maths et un QI de 170 est la plupart du temps extrêmement lente à la détente. J'ai moi-même trouvé la solution à plusieurs énigmes des pages et des pages avant que l'héroïne ne la trouve, énigmes d'ailleurs bien trop faciles pour avoir été conçues sois-disant par un grand spécialiste du cryptage. Ce qui n'est pas bien grave, car le fiancé de Susan Fletcher, sois-disant expert en langues, paraît tout aussi lent et mauvais dans son domaine de spécialisation.

Et comme d'habitude chez Dan Brown, on ne cesse de compter toutes sortes d'erreurs et de maladresses. Dan Brown semble beaucoup se documenter, mais jamais suffisamment en détail. Beaucoup de choses restent invraissemblables.
Dan Brown, finalement ne comprend pas grand-chose en cryptologie. Dans ses descriptions de l'ordinateur TRANSLTR, Dan Brown accumule les bêtises.
Aucun ordinateur de cette sorte ne peut exister. Le principe de Bergofsky citant que tout code peut être décrypté est tout à fait faux, de telles codes existent. De plus un tel ordinateur ne peut être victime d'un virus informatique dans la mesure où les programmes peuvent être examinés sans être exécutés. Une référence est faite au système de cryptage Enigma, utilisé par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, décrit comme un système pesant plusieurs tonnes, alors qu'en réalité le système de la Wehrmacht ne pesait que douze kilos.Les infos sur l'ASCII sont totalement erronées, et les capacités d'un tel système totalement sous-évalués dans ce roman. Toute info concernant les clées publiques de cryptage sont également fausses.
De plus il est signaler, que quand on lit les descriptions de Dan Brown sur la ville de Séville, on se rend compte que l'auteur n'y a jamais mis les pieds, et ne connaît la cité andalouse que par des photos. Les fonctions de différents batiments publiques sont fausses. Toute donnée sur la cathédrale et autres monuments historiques (date de construction, origine etc.) sont fausses. Et Christophe Colomb n'est pas considéré comme un saint par les Espagnols. De plus il est étrange que Dan Brown s'imagine Séville comme une ville qui grouille de punks.

Forteresse digitale (Digital Fortress) est donc un thriller très moyen, voir même plutôt mauvais.

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Voir également:
- Anges et Démons (Angels and Demons) - Dan Brown (2000), présentation
- Deception Point - Dan Brown (2001), présentation
- Da Vinci Code (The Da Vinci Code) - Dan Brown (2003), présentation

- Le Symbole perdu (The Lost Symbol) - Dan Brown (2009), présentation

mercredi, 24 mai 2006

Deception Point - Dan Brown - 2001

On est à la vieille des élections présidentielles américaines aux Etats-Unis d'Amérique. Le combat électoral fait rage entre Zach Herney, président sortant et le nouveau candidat le sénateur Sedgewick Sexton. Tout se prononce en faveur du sénateur Sexton, qui prévoit une politique d'économie en privatisant certains instituts étatiques, tel la NASA par exemple. Celle-ci est particulièrement mise en cause dû à ses nombreuses opérations ratées depuis un certain temps. Mais alors que les élections approchent, la NASA fait l'annonce d'une découverte sans précédente. La NASA aurait découvert un météorite d'une exceptionelle rareté enfoui sous les glaces du cercle arctique. De plus à sa surface les scientifiques auraient trouvé des restes fossiles d'espèces animales d'origine extra-terrestres. Cette découverte tombe à pique et permet de redorer le blason de l'agence spatiale, mais va également mettre à mal la carrière du sénateur Sexton. Le Président des Etats-Unis envoie dans l'Arctique une équipe afin d'étudier cette découverte. Parmi eux Rachel Saxton, agent des services secrets (NRO) et fille du sénateur Sexton, et plusieurs experts scientifiques dont l'océanologue Michael Tolland. Mais Rachel Saxton va vite se rendre compte qu'il s'agît d'une supercherie basée sur des preuves scientifiques tronqués. Alors qu'elle essaie d'avertir la Maison-Blanche de cette tromperie, son équipe se fait attaquer par de mystérieux tueurs qui veulent empêcher à tout pris que la vérité sorte.

Coulisses des élections présidentielles, des découvertes scientifiques, de la NASA, des magouilles politiques en tout genre, tout passe dans ce techno-thriller politique paru en 2001 bien avant les succés mondiaux rencontrés par Dan Brown avec le Da Vinci Code (The Da Vinci Code, 2003) et Anges et Démons (Angels and Demons, 2000). La traduction française n'a eu lieu qu'en 2005 pour être publiée dans la foulée des succés précédemments cités. Le techno-thriller, dans le style Michael Crichton était fortement à la mode, et Dan Brown pensait certainement rencontrer le même succés avec Deception Point, avant de se lancer dans les thrillers plus ésotériques. Deception Point est plus dans la lignée de Forteresse digitale (Digital Fortress, 1998), son premier roman. Hélas le livre n'est pas très bon, point abouti. On retrouve de nombreux schémas que Dan Brown utilisera plus tard tel par exemple le mystérieux assassin, l'implication et la mise à mal d'une importante institution (la NASA ou l'Eglise dans d'autres romans). Dan Brown documente énormément l'aspect scientifique de l'intrigue et hélas de façon plutôt ennuyeuse et parfois même très maladroite. Les très nombreuses scènes d'action sont d'une platitude extrême et souvent incrédibles. D'ailleurs on a du mal à finir le livre, dans la mesure où l'on se doute très vite des tenants et aboutissants de toute cette intrigue. Evidemment, vers la fin, Dan Brown échange comme par tour de magie le suspect que tout le monde avait en tête pour le remplacer par un personnage auquel personne ne pensait et que personne n'avait envie de suspecter, créant ainsi un suspense de dernière minute. Et puis Dan Brown accumule tous les clichés du genre (relation d'amour qui naît entre deux protagonistes, politiciens véreux, fin très hollywoodienne, ...) Les personnages sont des surfaces, des clichés sans fond et sans intérêt. Même si parfois ennuyeux, le tout n'est certes pas mauvais, mais hélas aucune trace d'originalité.

Si vous aimez les techno-thrillers de ce genre, allez plutôt lire les romans de Ken Follett ou de Michael Crichton et ne perdez pas votre temps avec celui-ci.

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Voir également:
-
Forteresse digitale (Digital Fortress) - Dan Brown (1998), présentation

- Anges et Démons (Angels and Demons) - Dan Brown (2000), présentation
- Da Vinci Code (The Da Vinci Code) - Dan Brown (2003), présentation
- Le Symbole perdu (The Lost Symbol) - Dan Brown (2009), présentation

dimanche, 21 mai 2006

Da Vinci Code (The Da Vinci Code) - Dan Brown - 2003

Jacques Saunière, conservateur du Louvre, est sur le point de mourir assassiné dans une des galeries du musée. Pendant ce temps-là Robert Langdon, professeur de symbiologie religieuse, se rend à Paris pour rencontrer ce même Jacques Saunière. Mais Langdon sera accusé du meurtre du conservateur. Il devra alors, à l'aide de Sophie Neveu, petite-fille de Saunière, prouver son innocence face à un crime dont tout semble l'accuser, avant de découvrir que Saunière était membre du Prieuré de Sion, une ancienne et puissante confrérie dont aurait notamment fait partie Léonard de Vinci, et qu'il a été assassiné par un membre de l'Opus Dei mandaté par le Vatican pour protéger un redoutable secret dont la divulgation menacerait le pouvoir de l'Eglise et risquerait d'ébranler les fondements de la civilisation occidentale. Soucieuse de conserver son pouvoir, l'Église cherche donc à détruire quiconque à part elle détenant le fameux secret, tandis que le Prieuré, lui, lutte pour la préservation de celui-ci. Craignant que ce même secret ne se perde, le conservateur du Louvre a choisi de mourir dans une position rituelle symbolique qui mettra en route, conformément à ses attentes, une chasse au trésor qui mènera Langdon et Sophie à la découverte du fameux secret.

Le Da Vinci Code est une suite des aventures du personnage de Robert Langdon introduit par Dan Brown dans son précédent roman Anges et Démons (Angels and Demons, 2000). Le thème principal du lvre est donc le combat entre plusieurs instances dirigeantes de l'Eglise catholique romaine et un société secrète, le Prieuré de Sion, afin conserver ce grand secret qui n'est autre que le Saint Graal (du moins le graal version Dan Brown). Comme pour Anges et Démons (Angels ans Demons, 2000), ce roman est donc aussi une course-poursuite haletante du début à la fin, pendant laquelle Dan Brown étale de nombreuses théories sur la vie de Jésus, les sociétés secrètes, Léonard de Vinci etc. Le tout est écrit et monté avec une très grande efficacité, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Certains points sont cependant un peu légers. Notamment la résolution de certaines énigmes est un peu simpliste. Les personnages sont terriblement plats. Surtout celui de Robert Langdon, qui déjà ne m'avait pas convainc dans Anges et Démons (Angels and Demons, 2000). De plus le dénouement final avec l'identification du méchant derrière toute cette terrible machination est un peu prévisible.

Et puis les théories sur le Christ avancées par Dan Brown reposent sur du vent (on le sait, c'est de la fiction mais parfois c'est un peu lourd). En effet Dan Brown parle du mariage de Jésus avec Marie-Madelaine en avançant pour preuve, l'apparition d'un personnage féminin sur un tableau du célèbre peintre De Vinci, comme si celui-ci était témoin de tout cela. Hélas le fameux peintre italien a vécu 1500 as après les faits, et il n'avait pas de culte pour Marie-Madelaine mais pour l'ambiguité sexuelle tout court (et c'est pour cela que dans ses tableaux on retrouve souvent des personnages féminisés etc.). Tout comme le Prieuré de Sion qui n'est absolument pas un ordre secret si puissant ou si ancien que cela. Dan Brown a vraissemblablement recopés ces idées dans les livres suivants: L'énigme sacrée (The Holy Blood and the Holy Grail, 1982) de M. Baigent, R. Leigh et H. Lincoln et La révélation des Templiers : Les gardiens secrets de la véritable identité du Christ (The Templar Revelation: Secret Guardians of the True Identity of Christ, 1997) de L. Picknett et C. Prince, deux ouvrages d'histoire alternative. Donc tout se base finalement sur pas mal de bêtises, mais l'avantage c'est que l'on s'en rend guère compte durant la lecture.

Donc finalement le moins on réfléchit, le mieux se passera la lecture de ce thriller qui a été l'un des plus gros succés commerciaux en librairie depuis longtemps.

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Forteresse digitale (Digital Fortress) - Dan Brown (1998), présentation

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mardi, 09 mai 2006

Anges et Démons (Angels and Demons) - Dan Brown - 2000

Le CERN, grand centre scientifique européen situé en Suisse, est le théâtre d’un meurtre des plus étranges. Le physicien Leonardo Vetra, qui faisait des recherches sur l’anti-matière, est retrouvé mort assassiné, avec un étrange symbole, un ambigramme, gravé au fer rouge sur sa poitrine. Le spécialiste en symbologie religieuse et professeur à Harvard Robert Langdon est dépêché sur place. En effet le symbole retrouvé sur le cadavre fait référence à une antique confrérie secrète : les Illuminati. Est-ce que cette secte, créée par Galilée, ressurgirait-elle aujourd’hui ? Et dans quel but ? Pendant ce temps-là, au Vatican, s’organise l’élection en conclave d’un nouveau pape. Mais quatre des favoris à la succession au saint siège disparaissent mystérieusement. Tout indique que les Illuminati se cachent derrière tout cela. Commence alors pour Robert Langdon une course-poursuite le menant à découvrir peu à peu de nombreux secrets du Vatican et lui apparaîtront aujourd’hui un passé enfoui depuis longtemps.

Que dire sur Anges et Démons de Dan Brown qui n’ait encore été dit. Ce roman écrit avant le célèbre best-seller Da Vinci Code (The Da Vinci Code, 2003), où apparaît d'ailleurs le même personnage principal, mais paru en français que après (en 2005), est lui-même très vite devenu un best-seller largement commenté. Et ce succès en ventes est d'un côté largement mérité. D’abord Dan Brown a un style d’écriture et une façon de mettre en scène son intrigue terriblement efficace et habile. On ne s’ennuiera pas une seconde dans cette course-poursuite haletante au dénouement spectaculaire. De plus il parle de sujets visiblement très à la mode : les confréries secrètes et les secrets du Vatican. J’ai également apprécié la façon qu’avait Dan Brown de confronter les sciences et la religion (le Vatican est le siège du catholicisme par rapport au CERN qui semble être la cathédrale des sciences). Deux mondes s’opposent, celui de la raison scientifique et celui de la croyance. Cependant certains faits mis en avant par Dan Brown sont légèrement exagérés ou alors erronés. Dan Brown tourne son (quand même !) grand savoir en vue de servir l’intrigue, n’ayant pas peur de modifier certaines choses. En effet, par exemple le CERN dépeint dans le roman ne correspond pas tout à fait à la réalité et l’histoire de la confrérie des Illuminés est un peu déformée. Certes Anges et Démons, tout comme Da Vinci Code (The Da Vinci Code, 2003) d’ailleurs, n’est pas un livre d’histoire mais bel et bien une œuvre de pure fiction. Il est également à noter la grande qualité des ambigrammes présentés dans le livre, qui ont été dessiné par l’artiste John Langdon (en effet c’est l’homonyme de l’héros du livre).

Mais pas tout n’est parfait, loin de là. On regrettera que finalement derrière ce contexte religieux et scientifique plutôt alléchant se cache finalement une intrigue qui se déroule de façon assez conventionelle. Tous les clichés interviennent : la jolie fille, le méchant mystérieux, les meurtres tous très horribles et un final à tiroir avec beaucoup de revirement et de grosses explosions qui frise l’absurde et mettant en scène un ennemi qui balance tout son plan au héros en mauvaise posture avant que celui-ci ne s’en sorte par un coup de quasi magie. De plus le style de Dan Brown est certes très efficace pour mettre en place le suspense, mais parfois son écriture est un peu légère.

Donc Anges et Démons est un thriller restant conventionnel mais très efficace, au contexte intéressant même si celui-ci est parfois détourné. Un excellent livre de vacances pour se détourner un peu l’esprit, mais sans plus.

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Voir également:
- Forteresse digitale (Digital Fortress) - Dan Brown (1998), présentation
-
Deception Point - Dan Brown (2001), présentation

- Da Vinci Code (The Da Vinci Code) - Dan Brown (2003), présentation