mardi, 30 septembre 2008

L'état des arts (The State of The Art) - Iain M. Banks - 1991

bibliotheca the state of the art

L'état des arts de l'écrivain de science-fiction britannique Iain M. Banks est un recueil de nouvelles écrites entre 1987 et 1989 et dont la plupart s'inscrivent dans le cycle de la Culture. En cela principalement la longue nouvelle, ou novella, au même titre que le recueil, qui décrit les aventures d'un agent de la Culture, Diziet Sma, envoyé sur la Terre de l'année 1977 pour déterminer si elle mérite d'être sauvée et si la Culture peut enfin prendre contact avec elle, ou alors ne mérite-t-elle que d'être laissée à labandon, voire d'être détruite. Il s'agît en quelque sorte d'une introduction au roman L'usage des armes (The Use of Weapons, 1990), dans lequel le personnage de Diziet Sma tient un rôle principal. Ce récit prend la forme d'un long rapport qui, comme on l'apprend à la fin, a été traduit par un drône traducteur, un drône à l'humour semble-t-il quelque peu décalé. Cette nouvelle présente par certains éléments un texte clef de tout le cycle de la Culture.
Les autres nouvelles reprises dans ce recueil diffèrent en genre et certaines s'éloignent de la Culture, ainsi que de la science-fiction en général. A Gift From The Culture et Descendant font clairement partie du même cycle, alors que Odd Attachment, Road of Skulls, Cleaning Up et Piece s'en éloignent en donnant parfois fortement dans le genre de la fantasy.
Iain M. Banks n'a publié que peu de nouvelles durant sa carrière, ceci étant d'ailleurs son seul recueil publié. Et malgré qu'il ne soit actuellement plus disponible en traduction française, celui-ci, par sa grande diversité et l'excellence de son écriture, vaut amplement la peine d'être lu.

Le cycle de la Culture est composé de sept romans: Une forme de guerre (Consider Phlebas, 1987), L'Homme des jeux (The Player of Games, 1988), L'Etat de l'art (The State of Art, 1989), L'usage des armes (Use of Weapons, 1990), Excession (1996), Le sens du vent (Windward, 1998) et Inversions (Inversion, 2000).

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Voir également :
- Une forme de guerre (Consider Phlebas) - Iain M. Banks (1987), présentation
- L'homme des jeux (The Player of Games) - Iain M. Banks (1988), présentation

jeudi, 05 juin 2008

L'homme des jeux (The Player of Games) - Iain M. Banks - 1988

bibliotheca l homme des jeux

Dans un future lointain l’univers est dominé par la société de la Culture, une utopique civilisation plusieurs fois millénaire qui prône la liberté de chacun. Dans sa toute-puissance elle absorbe peu à peu de façon pacifique les autres civilisations qu’elle rencontre. Sa population est ainsi composée de toutes sortes d’individus : humains et autres espèces, mais aussi des robots intelligents.
Jernau Morat Gurgeh est un joueur dejeux professionnel, sans doute le meilleur évoluant au sein de la Culture. Il n’est de jeu où il n’arrive à atteindre le plus haut niveau. Un jour il est approché par Contact, département de la Culture chargée des relations avec les autres civilisations avant leur absorption. Contact veut que Gurgeh aille jouer à l’Azad, dans l’Empire du même nom quelque part dans le Petit Nuage de Magellan. Mais il s’agît là d’un jeu un peu plus particulier. En effet pour les Azadiens la pratique du jeu régit complètement la vie politique et sociale de leur empire. Et contrairement à la Culture, la société des Azadiens est bien moins libertaire et connaît une violence extrême. La mission de Gurgeh sera ni plus ni moins d’aller battre les Azadiens à leur propre jeu afin d’en découvrir les rouages, élément essentiel pour la conquête pacifique d’Azad par la Culture.
Gurgeh n’est guère emballé au départ à aller affronter les Azadiens, mais son avis changera petit à petit, finement manipulé par certains. Et Gurgeh ne sait pas encore ce qu’il risque en acceptant cette demande.

L’homme des jeux de l’écrivain de science-fiction écossais Iain M. Banks est le second roman sorti du cycle de la Culture commencée en 1987 avec Une forme de guerre (Consider Phlebas). Il ne s’agît cependant guère d’une suite, étant donné que tous les romans de la Culture sont parfaitement indépendants l’un de l’autre et le lecteur peut aborder ce cycle par celui qu’il veut. Toutefois L’homme des jeux est vraisemblablement le meilleur des romans du cycle qui de plus permet une belle entrée en matière. En effet c’est le roman qui permet d’appréhender le mieux l’univers imaginé par Iain M. Banks et sert donc de parfaite introduction à l’ensemble.  Pur roman de space-opera et utopiste l’intérêt repose cependant toujours entre le contact de cette utopie avec les civilisations voisines. Et contrairement à de nombreux romans du genre celui-ci se concentre bien plus sur le côté politique de l’histoire. Et comme toujours l’utopie n’est guère parfaite et le monde d’Azad, malgré son immense cruauté, paraît finalement bien plus humain au lecteur.
Le jeu d’Azad autour duquel tourne la grosse partie du roman ne sert pas que de prétexte mais est une part entière du roman, l’auteur approfondissant de nombreux côtés des jeux en général, sans toutefois tomber dans le piège d’une description indigeste des règles du jeu.
Le style d’écriture de Iain M. Banks est parfaitement adapté au genre et rendant la lecture très plaisante et divertissante. Le tout est de plus augmenté d’une certaine dose d’humour.
Le seul bémol se trouve dans la description plus générale des Azadiens qui manque clairement d’originalité et représente le côté le moins convaincant du roman.
L’idée d’une société régie par le jeu n’est toutefois pas des plus originales. Citons entre autres les romans Loterie Solaire (Solar Lottery, 1955) de Philip K. Dick et Le jeu des perles en verre (Das Glasperlenspiel, 1943) de Hermann Hesse.

L’homme des jeux est, malgré un certain manque d’originalité, un excellent roman de space-opera, certainement le plus intéressant du cycle de la Culture et celui pouvant s’adresser au plus large public.

Le cycle de la Culture est composé de sept romans: Une forme de guerre (Consider Phlebas, 1987), L'Homme des jeux (The Player of Games, 1988), L'Etat de l'art (The State of Art, 1989), L'usage des armes (Use of Weapons, 1990), Excession (1996), Le sens du vent (Windward, 1998) et Inversions (Inversion, 2000).

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Voir également :
- Une forme de guerre (Consider Phlebas) - Iain M. Banks (1987), présentation
- L'état des arts (The State of The Art) - Iain M. Banks (1991), présentation

mercredi, 16 mai 2007

Une forme de guerre (Consider Phlebas) - Iain M. Banks - 1987

bibliotheca une forme de guerre

La Culture est une civilisation humanoïde qui ne cesse de s'étendre à travers l'univers. Son niveau technologique est très élevé, les machines produisent les richesses, les mentaux ou supercalculateurs gèrent les ressources. Les vivants se contentent de vivre une vie de loisirs permanents dans un monde en paix assuré par la Culture. Cette civilisation qui existe déjà depuis plusieurs millénaires, compte 18 trillions d’habitants, mêlant humains, extra-terrestres, drônes (robots intelligents) et mentaux (intelligences artificielles) dans une société aux valeurs anarchistes : ni loi, ni hiérarchie, ni argent, ni propriété. Mais la Culture ne cesse de s'étendre en conquérant de nouveaux mondes. Elle est en effet persuadé que son mode de vie, fait de tolérance et de confort, est la meilleure forme d'organisation. Certains mondes se soumettent volontairement à l'autorité de la Culture, d'autres cependant la combattent tant qu'ils le peuvent. C'est le cas notamment de l'Empire des Idirans, une civilisation de non-humanoïdes batailleurs et fanatiques religieux, qui ne peut accepter les préceptes de liberté de la Culture. La guerre embrase tout l'univers et ne pourra se solder que par l'anéantissement de l'un des deux adversaires: les Idirans, qui veulent soumettre à leur divinité tous les peuples de la Galaxie, ou bien la Culture, qui est parfaitement tolérante et qui, à ce titre, ne peut accepter aucune intolérance.
Bora Horza Gobuchul est un métamorphe, l'un des derniers survivants de cette variété de l'espèce humaine qui peut modifier sa forme à sa guise, à la solde des Idirans et est un ennemi juré de la Culture. Suite à une bataille où il sera laissé par ses alliés, il rencontre des pirates de l'espace dont il compte détourner le vaisseau pour continuer son combat. Mais la Culture veille et va tout faire pour l'empêcher de venir à bout de sa mission.

Une forme de guerre est le premier roman de science-fiction et de space-opera de l'auteur écossais Iain M. Banks. Il s'agît aussi du premier roman dans l'ordre de parution de l'immense cycle de la Culture, composé de sept romans, qui est devenu au fil des ans l'un des cycles maîtres du genre. Tous les romans de ce cycle, qui sont tous parfaitement indépendants, tournent autour du sujet de la Culture et de son hégémonie à travers l'Univers. La Culture représente une société à première vue parfaite qui permet à tous de vivre en paix et dans la prospérité. Or tout n'est pas parfait, d'ailleurs Iain M. Banks commence à raconter ce cycle par les yeux d'un des ennemis les plus farouches de la Culture, le métamorphe Bora Horza Gobuchul. On reconnaît facilement des parallèles entre la Culture avec l'actualité du monde d'aujourd'hui (guerres américaines à travers le monde pour le soi-disant bien de tous, ...).
Mais Une forme de guerre est avant tout un pur produit de space-opera: de l'action, beaucoup d'action et finalement peu d'anticipation ou de réflexion. Ce roman est parfaitement dans cette veine, bien plus d'ailleurs que les autres romans du même cycle. Iain M. Banks met avant tout le poids sur les scènes d'action, dont certaines sont particulièrement réussies, qui se suivent dans un rythme effréné. Et pour certains lecteurs il y en a même trop. A force de négliger le fond, le roman devient un peu ennuyeux et cela surtout dans sa deuxième partie. La plupart des éléments de science-fiction repris dans une forme de guerre sont inspirés d'autres oeuvres du genre, cependant certains sont tout à fait originaux et particulièrement imaginatifs. Le héros Bora Horza Gobuchul est particulièrement réussi dans son ambiguïté, il ne s'agît pas vraiment d'un personnage positif. D'un point de vue général il faut ajouter que ce roman est beaucoup trop long, de nombreuses scènes auraient pu être coupés dû à leur manque d'utilité, notamment celles dans lesquels intervient le personnage d Fal 'Neegstra qui viennent couper le récit sans rien lui apporter.

Une forme de guerre est un pur roman de space-opera qui plaira surtout aux fans du genre pour lesquels c'est même un must à lire.

Le cycle de la Culture est composé de sept romans: Une forme de guerre (Consider Phlebas, 1987), L'Homme des jeux (The Player of Games, 1988), L'Etat de l'art (The State of Art, 1989), L'usage des armes (Use of Weapons, 1990), Excession (1996), Le sens du vent (Windward, 1998) et Inversions (Inversion, 2000).

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Voir également :
- L'homme des jeux (The Player of Games) - Iain M. Banks (1988), présentation
- L'état des arts (The State of The Art) - Iain M. Banks (1991), présentation