mercredi, 31 octobre 2012

Les îles glorieuses, tome 2 : Guérisseur (The Isles of Glory : Gilfeather) - Glenda Larke - 2004

glenda larke, litterature australienne, fantasy, les iles glorieuses, guerisseurKelwyn Gilfeather pratique en tant que médecin bien consciencieux et pragmatique. Mais son chamin va croiser celui d’une femme aimée jadis et qui devra être exécutée au lendemain de leurs retrouvailles. Dès lors sa vie ne sera plus jamais la même, surtout qu’il rencontrera deux autres femmes, Flamme Coursevent et Braise Sangmêlé, avec lesquelles il partira à l’aventure, un périple épique où l'histoire, la politique et la magie se retrouvent inextricablement liées en un maelström qui menace de changer à tout jamais le paysage des îles Glorieuses.

Guérisseur, second tome de la trilogie des Îles glorieuses de l’auteure australienne de fantasy Glenda Larke, continue sur la même voie que le premier tome, avec la même inventivité et originalité, bien utile dans ce genre, et à la suite de personnages très attachants. Le début, une cinquantaine de pages, est plutôt laborieux, mais le tout se développe ensuite bien mieux et on plonge à fond dans cette histoire, cela avant d’arriver à une fin bien tendue, très réussie, et qui annonce un troisième tome des plus intéressants.

A lire !

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Présente édition : traduit de l'anglais par Mélanie Fazi, éditions J’ai Lu, 12 janvier 2012, 477 pages
ISBN-10: 229002726X / ISBN-13: 978-2290027264

Voir également :
- Les îles glorieuses, tome 1 : Clairvoyante (The Isles of Glory, The Aware, 2003) - Glenda Larke, présentation
- Les îles glorieuses, tome 3 : Corrompue (The Isles of Glory, The Tainted, 2004) - Glenda Larke, présentation

 

Aquablue, tome 12 : Retour aux sources - Régis Hautière et Reno - 2011

regis hautiere, science-fiction, reno, bd, bande dessinee, bandes dessinees, aquablue, retour aux sources, tome 12Un vaisseau du projet Atalanta est retrouvé sur Terre dans les neiges polaires. Pour les scientifiques sur place cela voudrait dire qu’un lien très ancien existe entre la planète Aquablue et la planète Terre, t même que l’humanité descendrait du peuple de cette planète lointaine.
Pour Noa, qui, il y a quinze de cela avait sauvé Aquablue et sa population native  des convoitises humaines, c’est l’occasion d’y retourner, retrouver sa patrie d’adoption et surtout sa femme Mi-Nuee et son fils Ylot qu’il n’a quasiment pas vu grandir. Il est accompagné du chercheur Maurice Dupré qui souhaite étudier la faune et la flore de la planète afin de découvrir des liens gé,étiques entre les vies sur ces deux planètes. Mais le résultat de ces recherches risque bien d’avoir des conséquences inattendus d’autant que certaines menaces semblent se lever dans l’ombre...

Retour aux sources est le douzième album d’une série, Aquablue, vieille de quinze ans et qui se voit ici totalement rajeunie par d’abord de magnifiques dessins bien plus modernes de Reno et un scénario de Régis Hautière qui tente avec réussite à la fois un retour aux sources et un nouveau départ qui s’annonce des plus prometteurs. Ces changements étaient nécessaires pour une série vieillissante aux albums pas toujours de très haut niveau. Et il est certain qu’elle retrouvera avec ce tome un nouveau lectorat. Sinon bien peu de choses à dire, sinon que les différentes planches sont magnifiques, le scénario de très bon niveau et qui laisse présager une suite de haut niveau.
Le prochain album est d’ailleurs prévu pour novembre 2012, et après lecture de celui-ci, on l’attend avec impatience.

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Extrait : les deux premières planches

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Présente édition : Delcourt, 16 novembre 2011, 46 pages
ISBN-10: 2756012637 / ISBN-13: 978-2756012636

Voir également :
- Aquablue, tome 13 : Septentrion - Régis Hautière et Reno (2012), présentation et extrait

mardi, 30 octobre 2012

Millenium, tome 1 : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes (Män som hatar kvinnor) - Stieg Larsson - 2005

stieg larsson, millenium, liesbeth salander, mikael blomkvist, litterature suedoise, romans policiers, thrillers, les hommes qui n'aimaient pas les femmesLe journaliste économique Mikael Blomkvist voit sa carrière mise à mal après la publication d’un article attaquant le multimillionnaire Hans-Erik Wennerström, cela par des erreurs inexpliqués dans son enquête qui le font condamner pour diffamation.
Alors qu'il va prendre de la distance avec sa vie et son métier – et aussi pour aller purger une peine de prison ferme –, le riche industriel Henrik Vanger lui confie un travail de la plus haute importance. Officiellement Blomkvist doit écrire une biographie de l'histoire de la puissante famille Vanger. Mais en réalité la véritable mission de Blomkvist concerne un meurtre non élucidé depuis plus de quarante ans, celui de la nièce préférée de Henrik, Harriet Vanger, disparue à l'âge de seize ans. Pour compléter le mystère et susciter la curiosité de Blomkvist, Henrik est provoqué chaque année par un expéditeur anonyme qui lui fait parvenir une fleur sous cadre. De plus, la famille Vanger, composée d'une soixantaine de personnes, semble cacher bien des haines et des secrets. Tous ces éléments sont attrayants et Blomkvist accepte la proposition de Henrik Vanger, aussi parce que celui-ci s'est engagé à lui confier des informations sensibles sur Wennerström, avec lesquels une vengeance sera possible.
Cette enquête va également l’amener à rencontrer Lisbeth Salander, une jeune femme de vingt-quatre ans, plutôt étrange, en total déphasage avec la société dans laquelle elle vit, qui possède le don extraordinaire de découvrir des informations introuvables par des moyens connus d'elle seule. Elle travaille d'ailleurs en freelance pour une société active dans le domaine de la sécurité et sera engagée comme assistante auprès de Mikael dans le cadre de la mission confiée par Henrik Vanger.
Rapidement ces deux enquêteurs vont tomber sur des indices qui risquent de dévoiler un effroyable secret familial, un secret vieux de quarante ans et dont la révélation risque d’être fatale à tout ce monde.

Les trois romans de la série Millenium ont connu un véritable succès à travers l’Europe et au-delà, et cela dès leur première parution. Une histoire habile, une intrigue passionnante et même surprenante, des personnages forts... et surtout un beau coup de marketing se basant sur la mort de l’auteur avant que les trois romans ne soient, ce dernier étant de plus mort d’une façon décrite dans l’un de ses romans... du moins c’est ce qui a été raconté. Méfiant au départ et découragé par le nombre de pages fort important, j’ai tardé à m’y mettre... et cela sans regret. Car la qualité est effectivement là et ce premier roman Millenium, tome 1 : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes s'avère être un polar très réussi. Certains regretteront la présence de nombreuses longueurs dans le livre, qui peuvent tout de même étre justifiés par le fait de donner de nombreux détails à l’histoire et à son contexte, rendant le tout ainsi plus fort. L’enquête est bien menée, l’intrigue se construit admirablement bien. Hélas pour principal défaut, notons tout de même l’absence totale de style littéraire, l’auteur étant journaliste de base et non romancier, cela se sent à chacune des pages de ce roman.

Le roman a été adapté au cinéma dans une production suédo-danoise sous le titre Millenium (Män som hatar kvinnor) par Niels Arden Oplev, sorti en France le 13 mai 2009.
Une autre adaptation suédo-américaine, Millénium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes , réalisée par David Fincher et avec Daniel Craig, est sortie en France le 18 janvier 20125.

Millenium, tome 1 : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes est un polar très réussi et bien passionnant, de la part d’un auteur jusque-là inconnu, et déjà disparu depuis.

A lire !

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Extrait : prologue

PROLOGUE

VENDREDI 1« NOVEMBRE

C'ÉTAIT MAINTENANT devenu un événement annuel. L'homme qui recevait la fleur fêtait ce jour-là ses quatre-vingt-deux ans. Il sortit le paquet de l'enveloppe et retira le papier cadeau. Puis il souleva le combiné du téléphone et composa le numéro d'un ancien commissaire de police qui depuis sa mise à la retraite était installé en Dalécarlie, près du lac Siljan. Non seulement les deux hommes avaient le même âge mais ils étaient aussi nés le même jour - ce qui, vu le contexte, pouvait paraître de l'humour. Le commissaire savait qu'il allait recevoir cet appel après le passage du facteur vers 11 heures du matin, et il prenait son café en attendant. Cette année, le téléphone sonna dès 10 h 30. Il décrocha et ne s'embarrassa même pas des préambules.

— Elle est arrivée, je suppose. Qu'est-ce que c'est, comme fleur, cette année ?

— Aucune idée. Je vais la faire identifier. Une fleur blanche.

— Pas de lettre, évidemment ?

— Non. Rien que la fleur. Le cadre est le même que l'année dernière. Un de ces cadres bon marché à monter soimême.

— Cachet de la poste ?

— Stockholm.

— Ecriture ?

— Comme toujours, des majuscules d'imprimerie. Des lettres droites et soignées.

Ils avaient épuisé le sujet et observèrent le silence, chacun à son bout de la ligne, pendant une bonne minute.

Le commissaire à la retraite se pencha en arrière sur sa chaise de cuisine et suçota sa pipe. Il savait très bien qu'on ne comptait plus sur lui pour poser la question qui ferait déclic, la question d'une folle perspicacité qui jetterait une nouvelle lumière sur cette affaire. Ce temps-là était révolu depuis de nombreuses années et la conversation entre les  deux hommes âgés avait le caractère d'un rituel entourant un mystère que personne d'autre au monde qu'eux n'avait à coeur de résoudre.


LE NOM LATIN de la plante était Leptospermum rubinette (Myrtaceae). Une plante au port buissonnant, relativement quelconque, avec de petites feuilles rappelant celles de la bruyère, et une fleur blanche de deux centimètres, dotée de cinq pétales. Longueur totale : environ douze centimètres. On la trouvait dans le bush et les régions montagneuses de l'Australie, où elle poussait sous forme de grosses touffes herbeuses. Là-bas, on l'appelait désert snow. Plus tard, une experte d'un jardin botanique d'Uppsala allait constater qu'il s'agissait d'une plante rare, très peu cultivée en Suède. Dans son rapport, la botaniste écrivait que la plante était apparentée au myrte d'appartement, et qu'on la confondait souvent avec sa cousine bien plus fréquente Leptospermum scoparium, dont la Nouvelle-Zélande regorgeait. D'après l'experte, la différence consistait en un nombre restreint de microscopiques points roses au bout des pétales, qui donnaient à la fleur une faible nuance rosée. D'une manière générale, la rubinette était une fleur particulièrement insignifiante. Aucune valeur commerciale, pas de vertus médicinales connues, et elle n'était pas hallucinogène. Non comestible, inutilisable comme condiment et sans aucune propriété colorante. Elle avait néanmoins une certaine importance pour les aborigènes d'Australie, qui par tradition considéraient la région et la flore autour d'Ayers Rock comme sacrées. Le seul but de cette fleur semblait donc être de faire agréablement profiter l'entourage de sa beauté capricieuse.

Dans son rapport, la botaniste d'Uppsala constatait que si la désert snow était peu répandue en Australie, elle était carrément rarissime en Scandinavie. Personnellement, elle n'en avait jamais vu mais, renseignements pris auprès de quelques collègues, elle avait connaissance de tentatives d'introduction de la plante dans un jardin à Gôteborg, et on ne pouvait exclure que des jardiniers amateurs et des fanatiques de botanique la cultivent dans leurs petites serres personnelles. La principale difficulté de son acclimatation en Suède était qu'elle exigeait un climat doux et sec, et qu'elle devait passer les six mois de l'hiver à l'abri. Les sols calcaires ne lui convenaient pas et elle avait besoin d'un arrosage souterrain, directement absorbable par la racine.

Elle exigeait savoir-faire et main verte.


THÉORIQUEMENT, le fait que cette plante soit rare en Suède aurait dû faciliter le pistage de l'origine de cet exemplaire mais, concrètement, la tâche était impossible. Il n'existait ni registres à consulter, ni licences à examiner. Personne ne savait combien d'horticulteurs amateurs avaient pu procéder à l'importation aléatoire d'une plante aussi difficile - cela pouvait aller de quelques-uns jusqu'à des centaines de passionnés de fleurs qui avaient accès aux graines et aux plantes. N'importe quel jardinier avait pu les acheter à un confrère sans trace ni facture, ou par correspondance, ou à un jardin botanique n'importe où en Europe. Elle aurait même pu être introduite en Suède au retour d'un voyage en Australie. Autrement dit, identifier ces cultivateurs parmi les millions de Suédois qui possèdent une petite serre ou un pot de fleurs sur un rebord de fenêtre était une tâche vouée à l'échec.

Elle n'était qu'un numéro dans la suite de fleurs mystificatrices qui arrivaient chaque année toujours dans une grosse enveloppe molletonnée le 1e r novembre. L'espèce changeait d'une année sur l'autre, mais c'étaient de belles fleurs et souvent assez rares. Comme toujours, la fleur était pressée, soigneusement fixée sur dû papier à dessin et encadrée sous verre au format 29 x 16.


LE MYSTÈRE DE CES FLEURS n'avait jamais été communiqué aux médias et n'était connu que d'un cercle limité. Trois décennies plus tôt, l'arrivée annuelle de la fleur avait fait l'objet d'analyses - du Laboratoire criminologique de l'Etat, d'experts en empreintes digitales et de graphologues, de criminologues patentés et d'un certain nombre de proches et amis du destinataire. A présent, les acteurs du drame n'étaient plus que trois : le vieux héros de la fête, le policier à la retraite et, naturellement, l'individu inconnu qui avait envoyé le cadeau. Les deux premiers, au moins, ayant atteint un âge plus que respectable, il était grand temps de se préparer à l'inéluctable, le cercle des initiés allait diminuer sous peu.

Le policier à la retraite était un vétéran que les épreuves avaient fortifié. Jamais il n'avait oublié sa première intervention : l'arrestation d'un homme ivre - un mécanicien des chemins de fer -, violent et prêt à mettre en jeu sa vie ou celle de quelqu'un d'autre. Au cours de sa carrière, le policier avait expédié en taule des braconniers, des hommes qui battaient leur femme, des escrocs, des voleurs de voitures et des conducteurs en état d'ébriété. Il avait été confronté à des cambrioleurs, des voleurs, des trafiquants, des violeurs et au moins un dynamiteur plus ou moins malade mental. Il avait participé à neuf enquêtes sur des meurtres ou des assassinats. Dans cinq d'entre elles, le coupable avait lui-même appelé la police, bourrelé de remords, pour avouer être le meurtrier de sa femme, de son frère ou d'un autre proche. Trois cas avaient nécessité des investigations ; deux avaient trouvé leur dénouement au bout de quelques jours et un avec l'assistance de la Sâpo* au bout de deux ans. La neuvième enquête n'avait pas de bases policières solides, c'est-à-dire que les investigateurs savaient qui était l'assassin, mais les preuves étaient si minces que le procureur avait décidé de laisser l'affaire en sommeil. Au grand dam du commissaire, il y avait finalement eu prescription. Globalement, il avait cependant derrière lui une carrière impressionnante, et aurait logiquement dû se sentir satisfait du travail accompli.

Il était tout sauf satisfait.

Pour le commissaire, Y affaire des fleurs sécbées était une épine qui restait plantée - l'enquête frustrante toujours irrésolue à laquelle il avait sans conteste consacré le plus de temps.

La situation était doublement saugrenue, puisque après des milliers d'heures de réflexion, en service autant que hors service, il n'était même pas sûr qu'il y avait eu crime. Les deux hommes savaient que l'individu qui avait collé la fleur séchée avait utilisé des gants, on ne trouvait d'empreintes ni sur le cadre ni sur le verre. Ils savaient qu'on ne pouvait absolument pas remonter à l'expéditeur. Ils savaient que le cadre était en vente dans des magasins de photos ou dans des papeteries du monde entier. Il n'y avait tout simplement aucune piste d'investigation à suivre. Et le cachet de la poste changeait toujours ; le plus souvent il était de Stockholm, mais trois fois de Londres, deux de Paris, deux de Copenhague, une fois de Madrid, une de Bonn et une fois, la plus intrigante, de Pensacola, Etats-Unis. Alors que toutes les autres villes étaient des capitales, Pensacola était un nom tellement inconnu que le commissaire avait été obligé de chercher la ville dans un atlas.


APRÈS AVOIR RACCROCHÉ , l'homme qui fêtait ses quatrevingt-deux ans resta un long moment sans bouger à contempler la belle mais insignifiante fleur australienne dont il ne connaissait pas encore le nom. Puis il leva les yeux vers le mur au-dessus du bureau. Quarante-trois fleurs pressées y étaient accrochées, encadrées sous verre, formant quatre rangées de dix fleurs chacune et une rangée inachevée de quatre tableaux. Dans la rangée supérieure, il en manquait un. La place n° 9 était béante. La désert snow allait devenir le n° 44.

Pour la première fois, cependant, quelque chose se passa qui rompit la routine des années précédentes. Tout à coup, et sans qu'il s'y soit attendu, il se mit à pleurer. Il fut lui-même surpris par cette soudaine effusion sentimentale après près de quarante ans.

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Présente édition : traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain, éditions Actes Sud / Babel, 4 janvier 2012, 705 pages
ISBN-10: 2330004990 / ISBN-13: 978-2330004996

Voir également :
- Millenium, tome 2 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (Flickan som lekte med elden, 2006), présentation et extrait

lundi, 29 octobre 2012

Les aventures de Yoko Tsuno, tome 4 - Aventures électroniques - Roger Leloup - 1974

les aventures de yoko tsuno, yoko tsuno, aventures electroniquesbande dessinee, bandes dessinees, bd, bd belgesLes Aventures électroniques présentent une série de petites histoires humoristiques et policières dans la veine de la série, où le lecteur retrouve l’habile et astucieuse électronicienne japonaise y faire ses premières armes. Car ce quatrième album de la série reprend en effet six histoires parues précédemment en magazine. Et ces six enquêtes de Yoko Tsuno ravira ses fans sans toutefois être d’un immense intérêt.

Résumé des nouvelles :

Hold-up en hi-fi

Yoko est témoin d'un braquage à la Banque Nationale. Menant sa propre enquête, elle aidera le commissaire Lebrun à démasquer les coupables. Cette histoire a été publiée dans le Journal de Spirou no 1693 du 24 septembre 1970.

L'Ange de Noël

Yoko rencontre par hasard Annick, une petite fille déguisée en ange. Dépannant le riche industriel M. Hoserpower, elle offrira au père d'Annick un contrat de travail chez ce dernier. Cette histoire de deux pages a été publiée dans le Journal de Spirou no 1706 de la veille de Noël le 24 décembre 1970.

La belle et la bête

Yoko est aux prises avec Jean Lemoine, un savant fou se servant d'un "multiplicateur de force" pour commettre ses méfaits déguisé en pithécanthrope. Cette histoire a été publiée dans le Journal de Spirou no 1709 du 14 janvier 1971.

Cap 351

Procédant à des essais d'une fusée postale dans les Alpes bavaroises, Yoko réduit à néant les plans de terroristes voulant faire échouer une conférence commerciale entre les deux Allemagnes.

Du miel pour Yoko

Yoko et Pol découvrent des abeilles porteuses de microfilms. Celles-ci servaient à M. Karensky, un espion qui souhaitait réutiliser à son propre compte les résultats d'une expérience menée par le centre de recherche de Clévy. Les deux amis feront échouer son plan. Influencée par l'intérêt de l'auteur pour l'apiculture, cette histoire a été publiée dans le Journal de Spirou no 747 du 7 octobre 19711, soit dans le numéro suivant la fin de la prépublication du Trio de l'étrange bien que cette histoire courte ait été réalisée antérieurement.

L'araignée qui volait

Pol découvre de nuit une araignée mécanique dévalisant une bijouterie. Avec l'aide de Yoko, il découvrira les coupables. Ceux-ci séquestraient le concepteur du robot, M. Dubois, qui arrêtera les gangsters grâce à son araignée alors que ceux-ci tentaient de fuir, en se servant de Yoko comme otage.

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Extrait : les deux premières planches 

 

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Présente édition : éditions Dupuis, édition Vintage, 26 octobre 2012, 44 pages

Voir également :
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 1 : Le trio de l'étrange - Roger Leloup (1972), présentation et extrait

Les aventures de Yoko Tsuno, tome 2 : L'Orgue du diable - Roger Leloup (1973), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 3 : La Forge de Vulcain - Roger Leloup (1973), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 4 : Aventures électroniques - Roger Leloup (1974), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 5 : Message pour l'éternité - Roger Leloup (1975), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 6 : Les 3 Soleils de Vinéa - Roger Leloup (1976), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 7 : La Frontière de la vie - Roger Leloup (1977), présentation et extrait

vendredi, 26 octobre 2012

Le jeu des sabliers - Jean-Claude Dunyach - 1987

Jean-claude dunyach, le jeu des sabliers, science-fiction, fantasy, litterature francaiseQuatre étranges personnages se voient réunis pour une quête encore plus étrange. D’abord il y a Olym, un mystérieux vieillard et poète accompli qui se croit dépositaire d’une prophétie. Puis il y a l’insouciant jongleur Jern, un homme déraciné et désabusé qui parcourt l’univers allant de cirque en cirque. Ensuite Alena la guerrière invincible si fougueuse et consumée par son art qui la ronge comme une tumeur par un symbiote qui lui donne la force tout en lui prenant la vie. Et finalement Dorian, le bouffon difforme à l’esprit rempli de bien trop de savoir et de connaissances.
Et ces quatre aventuriers ne sont ni plus ni moins les quatre lames majeures issus du Tarot en quête des Sabliers du Temps, reliquaires de la précieuse ressource qui consume inexorablement toute chose, et qui représentent pour chacun une finalité autre et personnelle.
Mais ces quatre aventuriers sont loin de se douter de la nature exacte de leur quête et de ce qu’elle représente.

Le Jeu des sabliers est l’un des premiers romans publiés, le second en fait, de l’auteur français de science-fiction et fantasy Jean-Claude Dunyach. Mélange de genres et inspiration claire du jeu de Tarot, ce texte souffre toutefois de la jeunesse d’alors de l’auteur. Tels les symboles qu’ils représentent, les personnages sont aussi minces que les cartes du jeu divinatoire et leurs aventures souvent confuses et pas toujours intéressantes. L’auteur semble vouloir donner dans tous les sens, cela pour une histoire trop lisse et bien artificielle qui ne passionnera que peu le lecteur. L’intrigue n’offre guère de suspense et la poésie de certains éléments en font plus une curiosité littéraire qu’un réel roman qui tient la route.

Reste tout de même un roman d’aventures SF ou fantasy (comme on veut) divertissant par moments et que certains amateurs apprécieront.

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Présente édition : Folio Gallimard, 31 mai 2012, 336 pages
ISBN-10: 2070442179 / ISBN-13: 978-2070442171

mercredi, 24 octobre 2012

La chance que j’ai ! (Jó nekem !) - Eva Janikovszky et Lászlo Réber - 1967

eva janikovszky, laszlo reber, litterature hongroise, romans jeunesse,Réédité en 2012 aux éditions La Joie de lire, le magnifique album La chance que j’ai ! de l’auteure et poétesse hongroise Eva Janikovszky accompagnée de l’illustrateur Lászlo Réber, a tout pour plaire au plus grand nombre de jeunes lecteurs, que ce soit par la beauté de ses textes ou la beauté et vivacité de ses illustrations au crayon couleur.

L’histoire est celle d’un petit garçon qui voudrait que tous ceux qui l’entourent soient contents, que ce soit son papa, sa maman, sa sœur et aussi ses grand-parents. Ce qui n’est pas toujours facile quand on ignore ce que les gens attendent d’un petit garçon. Il va ainsi faire une réflexions sur tous les petits plaisirs qu’ont ses proches dans leur vie au quotidien et comment les combler au plus.

Et pas facile de comprendre pour les enfants que les désirs des uns ne sont pas forcément les désirs des autres et que parfois il faut savoir se mettre à leur place pour les comprendre et aussi leur faire plaisir.

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Extrait : 3 doubles pages prises au hasard

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Présente édition : traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly, éditions La Joie de lire, 6 septembre 2012, 32 pages
ISBN-10: 2889081451 / ISBN-13: 978-2889081455

Voir également:
Réponds correctement ! (Felej szépen, ha kérdeznek !) - Eva Janikovszky et Lászlo Réber (1968), présentation et extrait

lundi, 22 octobre 2012

L'âge des méchancetés (Iyagarase No Nenrei) - Fumio Niwa - 1947

fumio niwa, litterature japonaise, l age des mechancetes, romans de societeDe toutes les sociétés et de toutes les cultures, le Vieux, une fois passé l’âge de l’utilité, ne cesse de devenir un fardeau pour sa famille.
Et c’est notamment le problème d’Itami qui accueille chez lui la grand-mère de sa femme, la vieille Umejo qui depuis son arrivée empoisonne la vie de tous les habitants de la maison. Il faut préciser qu’Umejo n’est pas une dame facile. D’un caractère acariâtre, elle n’hésite pas à voler les objets personnels des membres de sa famille avec une dextérité époustouflante pour une dame de son âge ou à interpeller grossièrement ses hôtes pendant la nuit, voire à leur lancer des malédictions.
A bout de nerfs en à peine trois mois, Itami décide d’envoyer la vieille dame chez une sœur de sa femme, vivant à la compagne depuis l’évacuation de sa maison après un bombardement ennemi. C’est ainsi que la vieille, attachée comme un sac sur le dos de sa petite-fille, est envoyée ailleurs.
La sœur est bien obligée d’accepter mais est aussi outrée du comportement familial de ses proches, étant qu’elle pauvre et vivant à la compagne vit bien loin du luxe d’une grande maison de Tokyo.
Et de toute façon, gare à tous, car on ne se débarrasse pas impunément de ses aïeuls.

L’âge des méchancetés de l’auteur japonais Fumio Niwa est un délicieux texte, drôle et féroce sur la vieillesse, et la place de celle-ci dans la société moderne. Ecrit en 1947 ce texte nous plonge dans le Japon de l’après-guerre, une période où tout le monde se devait de participer à la reconstruction du pays tout en envisageant un avenir certainement meilleur mais encore inconnu. Et dans une société dédiée au travail et à l’avenir, il n’y a guère plus de place pour ceux qui ne sont plus capable d’y participer. Et l’auteur se montre très cynique face à son sujet, défendant jusqu’à l’absurde les jeunes générations avant de leur faire payer le prix de leur égoïsme. D’un côté bien drôle, perspicace dans l’analyse des rapports à a vieillesse de la société moderne, mais le texte s’avère surtout bien méchant et cruel. D’ailleurs aucun des personnages n’échappera à la plume féroce de Fumio Niwa.

De nombreux passages en dérangeront plus d’un, certains propos feront froid dans le dos. Mais ouvrons les yeux et voyons autour de nous ! Ce qui est décrit n’est que vérité, peut-être juste un peu moins déguisé.

L’âge des méchancetés est un texte féroce sur la vieillesse, et la place de la personne âgée dans notre société.

A lire !

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Présente édition : traduit du japonais par Jean Cholley, Folio, 28 septembre 2006, 112 pages
ISBN-10: 2070339890 / ISBN-13: 978-2070339891

dimanche, 21 octobre 2012

Pulsions de femmes - Collectif - 2006

recueil de nouvelles, recueils, recueils de nouvelles, nouvelles érotiques, romans pornographiques, romans erotiques, pulsions de femmes, litterature francaisePulsions de femmes est un recueil de 23 nouvelles érotiques, autant d’histoires non pas d’amour mais de pulsions sexuelles et féminines racontées par 23 auteures qui, l’une après l’autre se livrent avec des inspirations diverses dans ce jeu érotique. Inspirations diverses et plus ou moins inspirées ce recueil varie les jeux, les tons et les situations, la femme désireuse y est prête à tout, ou du moins le croient-elles.

Paru initialement en 2006 aux éditions Blanche ce recueil varie par ces auteurs, ces styles, mais aussi une qualité assez inégale des textes. A chacun ses fantasmes, et pas tout le monde ne s’y retrouvera à chaque texte.

Néanmoins les amateurs du genre apprécieront.

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Extrait : première nouvelle

TGV 6969 - Corine Allouch

Il était là, juste en face d’elle, comme un électron libre pris au piège de ses lèvres.

Au début, lorsqu’ils étaient tous les deux face à face, debout, juste au départ, avant de trouver sa place, il l’avait regardée droit dans les yeux. Du moins, c’est l’impression qu’elle avait eue. Elle avait soutenu son regard et là, le temps d’un quart de seconde, elle avait ressenti ce drôle d’envoûtement déjà connu, déjà vécu. Lui bien sûr, elle ne l’avait jamais vu, mais ce qu’il déclenchait en elle, elle le percevait, elle le reconnaissait, elle pouvait déjà mettre un nom dessus. Rivés l’un à l’autre, ils ne se lâchaient pas et bien qu’elle sût d’avance qu’elle céderait la première, elle s’amusait à se faire peur, en ne bougeant pas, en ne respirant pas, en ne quittant pas le fond de son iris. Vert, bien sûr, il ne pouvait être que vert puisque les hommes qu’elle préférait de tout temps étaient bruns aux yeux verts. Alors celui-là qui s’était posé en face d’elle comme dans un film, il était exactement comme dans ses rêves. Long, mince, carré, les cheveux en bataille, le regard clair et le visage ravagé par la vie qu’il n’avait pas vécue et celle à laquelle il s’astreignait.

Elle, en le fixant, se demandait quel effet elle pouvait bien lui faire et si c’était le même... Toute droite, bien calée sur ses deux pieds comme à son habitude en situation de danger et surtout pour éviter que ses jambes ne tremblent, elle sentait déjà le flux léger remonter de sa cavité. Elle adorait cet instant où le désir devenait concret pour se liquéfier d’abord dans sa tête avant de prendre corps très haut, entre ses cuisses. Cet homme-là, toujours en face d’elle, qui ne bougeait pas plus qu’elle, même pas pour s’asseoir, devinait le filet qui doucement filait de sa tête à son corps. Elle serrait les jambes aussi fort qu’elle le pouvait comme si, tout à coup, ce filet devait grossir, devenir énorme, large, dense, incontrôlable, comme s’il allait lui échapper pour se transformer en immense flaque sous sa robe et que chacun pourrait y lire le désir pressant, inconditionnel, absolu qu’elle avait de cet homme-là, rivé en face d’elle depuis de longues minutes. Lorsqu’elle quitta son regard, ce fut pour descendre le long de son torse et s’accrocher à son ceinturon. Elle ne voulait pas plus. Elle ne voulait pas descendre. Elle s’interdisait d’aller plus bas. Pour éviter l’inévitable, elle songea à ses impôts, évalua sa charge de travail, réfléchit à son planning... Elle tenta de se concentrer sur les choses les plus désagréables qui soient pour elle, tout ce qui la retenait à terre, la piégeait dans un quotidien professionnel, pour ne pas descendre, pour ne pas chuter, pour ne pas constater ce qu’elle savait déjà : elle le faisait bander autant qu’il la faisait mouiller.
C’était bon ce sentiment de faire triquer un homme, un inconnu, surtout lorsque l’homme est beau et qu’il ne regarde que vous. Pour prolonger cette extase de l’instant qui ne revient jamais, ce désir insensé d’une peau, d’un ventre, d’une verge et de couilles à saisir, elle se força à refaire le chemin inverse, à remonter le long de ses tétons qu’elle percevait durs et prêts pour elle, à effleurer son cou et à faire une longue pause sur sa bouche. Et là, elle n’aurait pas dû, là fut son erreur. Lorsqu’elle fixa sa bouche, il était en train de la mordre au sang, lui révélant par ce simple geste l’envie furieuse qu’il avait d’elle. Elle n’aurait pas dû s’attarder sur ses deux ourlets de chair si bien dessinés qu’ils se suffisaient à eux-mêmes pour provoquer le désir fou de les engloutir, de les mouiller, de les saliver, de les avaler, de les sucer.
Lorsqu’elle tomba sur sa bouche, indépendante de tout le reste de son visage et de son corps, le filet qu’elle avait réussi à bloquer entre ses cuisses commença à lui échapper. Elle le serra alors si fort qu’elle aurait pu jouir là tout de suite, sans effleurement, sans doigts, sans langue, rien qu’avec son regard sur la vulve entrouverte de l’homme et l’idée de sa queue gonflée, accessible, vivante et prête. À ce moment précis, lorsqu’elle sentit que l’orgasme montait dans sa tête, elle détourna le regard et décida de s’asseoir. Avec un peu de chance, la place libre juste en face d’elle n’était pas celle de l’homme. Avec un peu de chance, il renoncerait, partirait d’elle pour aller se poser ailleurs. Lorsqu’elle s’assit, elle sentit le filet poisseux coller ses cuisses l’une contre l’autre. Elle perçut une légère odeur, l’odeur bien connue du désir, du sexe et de la mort. Elle s’en voulait terriblement de mouiller ainsi pour lui qu’elle ne connaissait pas, et en même temps, elle se sentait de nouveau si belle, si jeune, si vivante. Ses yeux fixés sur elle et son mordillement de lèvres avaient suffi à la transporter ailleurs et maintenant elle luttait pour ne pas y revenir. Assise, elle osait à peine desserrer les jambes. Elle avait ouvert son imperméable pour qu’il la voie, qu’il la sente, qu’il la hume. Bien sûr ça, elle ne l’aurait jamais avoué, aurait prétexté le long trajet à venir et la chaleur d’une fin d’été. Pendant qu’elle s’installait, il ne l’avait pas quittée des yeux, il savait et cela l’amusait de savoir qu’elle se demandait où était sa place. Mais sa place bien sûr était en face d’elle, sur elle, au fond d’elle. Il savait que bientôt, elle et lui allaient se fondre, se boire, se déguster, se baiser, se troncher, se bousculer, se bouleverser. Ce qu’il ignorait c’était quand, car il avait bien l’intention de lui laisser l’initiative. Lui, il était là, posé en face d’elle, pour elle, il l’attendait, il savait déjà ses frémissements, ses hésitations, ses regards, son musc, sa fuite, son odeur. Il savait déjà. Sa queue lui avait déjà tout raconté. Il savait depuis le départ que sa queue voulait sa chatte et que sa chatte voulait sa queue. Il savait qu’elle luttait mais que, chaque fois, son regard revenait sur le braquemart interdit.

Elle pensait ne pas le regarder. Il savait que même lorsqu’elle tournait la tête ou se concentrait sur son imperméable, elle ne pensait qu’à ça, ne voulait que ça, avec lui. Alors, il la faisait descendre le long de ses jambes, lui posait une main tendre et douce sur la tête en l’attirant vers sa bosse énorme, brûlante, pleine de ce jus qu’il allait lui déverser dessus, dedans et ailleurs, partout où elle le lui demanderait. Car il voulait que ce soit elle qui réclame, qui quête, qui supplie du regard et du corps lorsqu’elle n’en pourrait plus de sa petite douleur au creux de ses lèvres, là au bord du string. Il la savait trempée, tremblante presque jouissante. Il l’avait lu dans son regard lorsqu’en s’asseyant, elle avait serré les jambes pour éteindre le feu, stopper la tempête, canaliser le flux. Il l’avait lu lorsque la tête baissée, elle avait prié pour qu’il ne s’assoit pas en face d’elle. Il l’avait définitivement compris lorsqu’elle avait ouvert son imper pour qu’il voie ce qui jusqu’à présent lui avait été caché, ses hanches, son ventre, ses seins, son décolleté. Lorsqu’elle les lui avait offerts sans le regarder, il s’était mis à triquer comme un fou. C’était à son tour d’avoir l’impression d’exploser. Alors, comme elle, il s’était assis pour se calmer, pour endiguer le flot de sperme qui montait et qu’il n’était pas sûr de pouvoir contrôler. Comme elle, il avait détourné un instant le regard pour oublier cette femme, posée en face de lui, les jambes serrées, les seins tendus, les mains à portée de ses bourses. S’il s’était écouté, il se serait jeté à sa vulve, là tout de suite, il aurait remonté sa jupe, vite, sans ménagement, et il l’aurait léchée sur son string. Elle n’attendait que cela, il le savait, elle aurait joui instantanément, elle aurait coulé dans sa gorge et il aurait crié de sentir sa bite exploser sous l’odeur de cette femme, mais loin de ses mains, loin de ses lèvres, loin de tout attouchement. Là où ils en étaient, ils le savaient, l’un et l’autre, ils pourraient jouir rien qu’en se regardant. Un autre mordillement sur une lèvre, une langue mouillée qui s’échappe, un doigt dans la bouche, un regard sur un téton, un frôlement de seins, tout, rien et n’importe quoi auraient pu à cet instant précis leur arracher le cri du musc et du sperme mêlés. Mais ni l’un ni l’autre ne le voulaient déjà. Ce qu’ils désiraient plus que tout, sans mot, sans regard tant ils étaient fatigués de se vouloir, c’était se désirer encore et se tarder l’un l’autre. Lorsqu’il s’était assis en face d’elle, comme elle le redoutait, et qu’il avait baissé la tête pour reprendre moralement le pouvoir sur sa bite, elle en avait profité pour l’observer. Elle aurait adoré passer sa main dans sa tignasse brune, soulager ses épaules qu’elle sentait contractées sous le pull, débarrasser ses tétons de cette incroyable tension qu’elle percevait et surtout, surtout, elle aurait adoré plus que tout se mettre à genoux, sentir sa main d’homme posée sur ses cheveux de femme et regarder l’autre déboutonner son jean.

Elle adorait les hommes en jean, elle adorait imaginer leur bite flottant sous cette toile souple et rugueuse. Elle adorait l’idée de sa main qui la dirigeait vers son centre de vie. Elle adorait l’idée qu’il ne pourrait pas lui résister et qu’il ne ferait rien pour retenir son jet et taire son cri.
À genoux entre ses jambes, elle le humait, elle le reniflait et elle commençait à le laper comme un jeune chiot affamé. À chaque fois qu’il sentait son petit bout de langue rose se poser sur ses couilles, sur sa queue ou sur son gland, il sursautait. Il ne voulait pas qu’il parte de là et, en même temps, il rêvait de le sentir ailleurs, plus haut, plus bas, il ne savait plus, il la voulait partout à la fois mais l’idée qu’il préférait, c’était celle de son petit bout de langue doux et très rose, dans son trou à lui. Souvent, il avait rêvé de cet instant unique où il ouvrirait sa plus grande intimité à la femme qui choisirait de la découvrir. Souvent, il avait imaginé une bouche, un doigt, un gode, jamais il n’avait osé rêver à ce petit bout de chair si tendre et si précis. Le jean à mi-jambes, il écartait les cuisses pour ce petit bout de vie qui ne voulait que lui. Il sentait le bonheur absolu se frayer un chemin doucement, langoureusement jusqu’à son cul. Il percevait de très loin cette femme à genoux devant lui et il adorait sentir ses cheveux sur ses couilles, ses yeux sur les gouttes de sperme qu’elle lui arrachait malgré lui, sa bouche gourmande qui prenait sans demander. Épuisé, il releva la tête d’un geste brusque, presque violent, dégagea son front de la mèche qui lui avait permis de récupérer quelque contenance et planta de nouveau son regard dans ses yeux, juste dans ses yeux. Rattrapée par l’attention qu’il lui portait, elle ravala son fantasme et tenta un regard autour d’elle. Rien, elle ne voyait rien. Il y avait bien là-bas, cette étudiante rivée à son ordinateur, un livre de latin à côté d’elle. Il y avait bien cet homme somnolent dans l’autre allée. Il y avait bien cette jeune femme et son bébé jappant de temps en temps des areu, areu. Il y avait bien... Mais en fait, il n’y avait qu’eux, elle et lui, l’un en face de l’autre, prêts à se sauter dessus dès qu’ils l’auraient décidé, enfin qu’elle l’aurait décidé, mais ça, elle ne le savait pas, elle attendait que lui le fasse, qu’il lui parle, qu’il lui raconte n’importe quoi pourvu qu’il fasse le premier geste et qu’il la prenne. Lui pour entamer leur danse, une jambe croisée sur l’autre, attendait le signal de celle qu’il ne quittait plus du regard. Elle revenait inlassablement à son visage, à l’image qu’il lui renvoyait d’elle : une femme soumise à son désir et entièrement dévouée à la pulsion sexuelle qu’il avait fait naître et émerger à fleur de clitoris. Si elle prenait là, maintenant, le risque de bouger, ne serait-ce que d’écarter les jambes comme elle en rêvait, il plongerait son regard dedans, elle en était sûre, et il l’enserrerait sans la toucher pour la faire couler de ses lèvres à sa bite qu’il lui tendrait ensuite pour qu’elle la glisse et l’avale au plus profond de sa gorge. Si elle continuait à le regarder ainsi et qu’il continuait à la chercher en passant de ses yeux à ses seins, de ses seins à son ventre, de son ventre à son vagin, trempé, dégoulinant de lui, c’est sûr, elle allait lui céder. S’il continuait à lui braquer sa verge droit dans les yeux, à lui tendre sa braguette, l’air de rien, comme ça, simplement en se tournant vers elle, elle allait tomber, venir mourir à ses pieds et le faire jouir et jouir avec lui infiniment longtemps et si vite.
Son flux et son sperme se mêleraient comme deux êtres connus totalement indépendants d’eux et pourtant si dépendants de leur mental qu’ils jouiraient ensemble entièrement, absolument tendus l’un vers l’autre sans se toucher. Mais tout à coup, l’idée de ne pas le toucher une fois, une seule fois, juste le temps de sentir sa bite si grosse au creux de sa main, lui parut insupportable. Alors elle s’avança tout au bord de son fauteuil, écarta nettement les jambes, lui offrit sa vulve qui avait taché son petit slip blanc de jeune fille et se rapprocha de plus en plus près de lui en faisant glisser son cul sur le fauteuil. Arrivée tout au bord, dépouillée de toute décence, la tête et le corps exclusivement occupés par l’envie de sa bite dans son con, de son doigt dans son cul et de sa langue dans sa bouche, elle se jeta contre lui, dans un soupir de bord de jouissance. Mais là, quelque chose ne se passa pas. Contre toute attente, l’homme ne bougea pas. Il ne la reçut pas dans ses bras, ne l’attira pas contre son ventre, ne lui tendit pas les bras, ne la prit pas à pleines lèvres, ne lui toucha pas les seins, n’essaya pas de se faufiler le long de son slip blanc maculé par le désir de lui, ne l’écarta pas pour la pénétrer, ne lui tendit pas son sexe énorme et dur, ne lui offrit pas ses couilles... Contre toute attente, l’homme ne broncha pas. Pas un mot, pas un râle ne sortit de sa bouche rouge aux dents blanches, si blanches. L’homme ne cilla pas. Ses yeux étaient verts, si verts. Rien n’en sortait. Ils n’exprimaient rien. Tout à coup, ses iris, tout à l’heure entièrement rivés à ses lèvres, ne lui parlaient plus, ne l’attiraient plus, ne soudoyaient plus son désir. Autour d’elle, la jeune fille refermait son ordinateur, le bébé dormait dans les bras de sa mère, l’homme somnolent était réveillé, et tous la regardaient. Elle était debout, les jambes écartées, tremblantes, les yeux hagards, les mains projetées en avant, les yeux braqués droit devant elle, son corps mou, si mou la portait à peine. Elle était debout, les jambes légèrement fléchies, le corps en déroute, la tête dans son rêve: l’homme en face d’elle ne la regardait plus. Elle était sur lui. Il ne la voyait plus. Indifférente à son entourage, elle lui baisa les lèvres doucement, tendrement, posa un doigt sur ses yeux, toucha son sexe à travers son jean de papier et se rassit tranquillement en face de l’homme sur l’affiche. Un long signal sonore venait de mentionner l’arrêt du 6969. Assise, seule, en face de lui, elle releva sa jupe, écarta son string, lui montra ses bas haut perchés sur ses cuisses ruisselantes, mouilla son doigt lentement et le glissa dans sa vulve, le regard perdu dans ses iris verts. Ses yeux de nouveau à hauteur de ses lèvres pulpeuses, il l’encouragea en lui rendant son désir. Elle s’ouvrit davantage et partit loin, très loin, là-bas avec lui. Trempée, gonflée, elle se fit jouir jusqu’au bout du désir de lui.

On entendit son cri, très longtemps et très loin là-bas sur le quai où son amour l’attendait.

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Présente édition : Pocket, 24 août 2007, 245 pages
ISBN-10: 2266162101 / ISBN-13: 978-2266162104

Voir également :
- Folies de femmes (2011), présentation

Un Pèlerin d’Angkor - Pierre Loti - 1912

pierre loti, camboge, angkor, un pelerin d angkor, un pelerin d'angkor, recits de voyage, litterature francaise1901. Eternel voyageur, Pierre Loti profite d’une escale de son bateau dans le golfe du Tonkin pour réaliser un rêve d’enfant, celui de découvrir les ruines d’Angkor.
Son périple le mène de Saïgon vers Phnom Penh, lui fait traverser le lac Tonlé Sap et entre-apercevoir la ville de Siem Reap, avant de découvrir les ruines des deux principaux temples angkoriens : Angkor Vat et le Bayon.
Et comme à son habitude Loti en profite pour découvrir seul ces magnifiques trésors laissés à l’abandon, et où il en profite pour s’adonner à la contemplation de ces merveilles.
Son escapade n’est hélas que de courte durée (elle commence le 23 novembre 1901 et se termine le 03 décembre de la même année) mais elle lui permet malgré tout de découvrir les derniers témoignages de la grandeur khmère d'antan.

Les écrits de Pierre Loti ont toujours été des témoignages hors norme et d’une beauté exceptionnelle, pleins de poésie dans la contemplation, des voyages d’antan. Si vous voulez découvrir le monde tel qu’il a été, rien de mieux que de lire un Pierre Loti. Avec Un pèlerin d’Angkor, écrit en 1912, Pierre Loti nous fait découvrir les ruines d’Angkor, celles d’avant le déluge touristique, à travers le regard subjectif d’un voyageur romantique. Evidemment il n’y a guère d’intrigue ici, tout n’est que contemplation, et pourtant Pierre Loti réussit sans cesse à passionner le lecteur.
Ce texte a été réédité en 1930 et augmenté de magnifiques illustrations de F. de Marliave.

A découvrir ! Pour Angkor, et pour cette magnifique écriture de Pierre qui nous y transpose au tournant de quelques pages.

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Texte intégral :

Un Pélerin d'Angkor - Pierre Loti - 1912


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Voir également :
- Aziyadé - Pierre Loti (1879), présentation
- Suleïma - Pierre Loti (1882), présentation
- Madame Chrysanthème - Pierre Loti (1887), présentation
- Au Maroc - Pierre Loti (1890), présentation

samedi, 20 octobre 2012

Jérôme Moucherot, tome 5 : Le manifeste du mâle dominant - François Boucq - 2012

jerome moucherot, tome 5, le manifeste du male dominant, francois boucq, bd, bd françaises, bande dessinee, bandes dessinees, humourLa vie moderne comporte bien des dangers. Jérôme Moucherot, agent d’assurances et grand fauve conquérant de l'impossible, mâle dominant au sommet de la pyramide de l'évolution (selon Leonard de Vinci lui-même!) a réussi à les braver pour en tirer parti. Parfaitement adapté à son milieu, il traque sans pitié les victimes de l'insécurité de la jungle urbaine.
Cet album propose une étude scientifique de haut niveau sur ce remarquable spécimen à l'autorité naturelle incontestable.

Jérôme Moucherot, tome 5 : Le manifeste du mâle dominant est le cinquième album du dessinateur français François Boucq sur l’étude de cet être des temps modernes qu’est l’agent d’assurance Jérôme Moucherot. Présenté comme un documentaire sur la vie d’un fauve en pleine jungle, Boucq réussit à allier son humour absurde et grotesque à un portrait sans concession de la vie moderne. Tout paraît surréaliste, toujours irréel, impossible même, et pourtant le sens y est. On se réjouit à chaque planche des multiples inventions de l’auteur pour nous conter son étude pleine de dérision. Mais comme souvent chez François Boucq l’humour va du plus jubilatoire, fin et dérisoire au parfois un peu lourd. La folie créative dont fait preuve l’auteur a bien sûr un défaut : tout le monde n’adhérera pas forcément à cette logique irrationnelle, tant l’auteur se plaît à tordre le cou à bon nombre de principes et d’expressions, le tout dans le seul but d'amuser le public.

Bref, une belle réussite !

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Extrait : les trois premières planches

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Présente édition : Lombard, 5 octobre 2012, 88 pages
ISBN-10: 2803630850 / ISBN-13: 978-2803630851

Les aventures de Yoko Tsuno, tome 3 : La forge de Vulcain - Roger Leloup - 1973

roger leloup, yoko tsuno, les aventures de yoko tsuno, la forge de vulcain, science-fiction, bd, bd belges, bande dessinee, bandes dessineesAu cours d'un forage en mer au large de la Martinique, les trépans d’une compagnie pétrolière ont heurté une matière mystérieuse à la fois magnétique et lumineuse. Pour Yoko, Vic et Pol, aucun doute n'est possible : il s'agit de la même matière que celle que leur a jadis donnée Khâny, son amie vinéene afin de garder le contact avec eux. De sitôt le Trio de l’étrange rejoint Saint-Pierre pour en savoir davantage. Car la rencontre de ses deux mondes risuqe de ne pas se dérouler de la façon la plus paisible.
Et en effet l’intrépide trio est vite conduit au centre de la terre afin d’éviter un cataclysme tellurique qui causerait la perte de milliers vies, le tout comploté par Karpan qui semble avoir récupéré son autorité auprès des Vinéens.

La Forge de Vulcain est la huitième histoire et le troisième album de la série Yoko Tsuno de Roger Leloup. Elle est publiée pour la première fois du numéro 1819 au numéro 1840 du journal Spirou, puis en album en 1973.
Nommé suivant un tableau de Diego Vélasquez, l’idée de base de cette histoire naquit dans la tête de Roger Leloup alors qu’il était employé au studio de Hergé et travaillait sur l’album Vol 714 pour Sydney des aventures de Tintin, album dans lequel il avait en charge la conception du célèbre avion de Carreidas. Delon les propos de l’auteur en question : " Lorsque Tintin se trouve sous terre dans cet épisode, j'avais proposé à Hergé d'y placer une séquence où il découvrirait de gigantesques tuyaux avec de la lave, des marches d'escalier très grandes et une voix mystérieuse. Haddock serait entré dans une salle et en serait sorti tout défait, incapable de décrire ce qu'il avait vu. En fait, la présence d'un peuple qu'on n'aurait pas réellement défini, mais qui utiliserait en secret l'énergie volcanique. Hergé a trouvé l'élément trop complexe pour l'introduire dans l'aventure."
Ce troisième album ramène donc le lecteur au centre de la terre à la rencontre des Vinéens, découverts lors du premier album de la série. Il s’agît donc d’un album plus de science-fiction que le précédent. Et l’histoire est ambitieuse, sans toutefois réussir à convaincre. En effet le scénario est riche et les aventures et rebondissements bien nombreux, mais on a l’impression des las héros de cette histoire courent sans fin et dans un but pas toujours très clair. L’auteur ne réussit pas à accentuer les éléments importants de son intrigue, les explications sont trop nombreuses, et le lecteur finit par s’en lasser. De plus les personnages de Vic et Pol sont trop relégués en arrière-plan, et le méchant Karpan n’est peut-être pas l’ennemi le plus réussi que l’on puisse inventer. Reste à savourer la beauté des dessins et le détail donné par l’auteur aux mille et un objets apparaissant dans l’histoire.

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Extraits : les deux premières planches

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Présente édition : Dupuis, 19 octobre 2012, édition Vintage, 46 pages

Voir également :
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 1 : Le trio de l'étrange - Roger Leloup (1972), présentation et extrait

Les aventures de Yoko Tsuno, tome 2 : L'Orgue du diable - Roger Leloup (1973), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 3 : La Forge de Vulcain - Roger Leloup (1973), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 4 : Aventures électroniques - Roger Leloup (1974), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 5 : Message pour l'éternité - Roger Leloup (1975), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 6 : Les 3 Soleils de Vinéa - Roger Leloup (1976), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 7 : La Frontière de la vie - Roger Leloup (1977), présentation et extrait

lundi, 15 octobre 2012

Les Ages sombres (The Owl Killers) - Karen Maitland - 2009

the owl killers, les ages sombres, karen maitland, litterature britannique, romans historiquesLes habitants d’Ulewic, une bourgade isolée dans l’est de l’Angleterre du XIVe siècle, subissent le joug de leur seigneur et de leur Eglise, celle-ci ayant depuis quelques années supplanté le paganisme qui régnait dans la région. Les paysans sont broyés par les taxes et les travaux, et après un hiver particulièrement rigoureux une nouvelle menace les assaille : s’inspirant de superstitions profondément ancrées, une confrérie secrète, celle des Maîtres-Huants, fait régner la terreur en voulant imposer sa loi.
Seule lumière dans ces ténèbres, une petite communauté de béguines originaires de Bruges en Flandres, tentent d’aider les plus démunis. Mais la population se méfie, surtout qu’ils savent que ces étrangères seront les prochaines cibles des terribles Maîtres-Huants...

Les Ages sombres de l’auteure britannique Karen Maitland offre aux lecteurs une plongée dans l’une des périodes les plus sombres du Moyen-Âge, cela à l’exemple de cette petite ville isolée qui survit dans les croyances d’un autre temps. Raconté par plusieurs personnages à la fois, cette histoire semble nous donner une vision assez réaliste de l’époque et l’intrique ne manque pas non plus d’intérêts. Bref, tout y est pour aguicher le lecteur, sauf que le résultat est souvent bien pâle. Dès un départ bien trop lent, je me suis vite énervé de la narration à la première personne utilisée pour chacun des personnages. Il devient difficile de s’y retrouver, surtout que tous s’expriment de la même façon, cela de plus dans une langue plate et sans style. Est-ce l’auteur ou le traducteur ? A qui la faute de toute cette platitude ? Petit à petit le texte prend tout de même de l’intérêt, hélas après et avec toujours de nombreux passages bien inutiles et beaucoup trop longs, pour en arriver à un certain suspense dans une intrigue qui étonne par moments par certaines de ces évolutions.
Autre point dérangeant et apparent effet de mode de notre époque, on a de plus droit à un féminisme souvent ridicule et totalement inapproprié pour ce genre de texte, se dénotant dans un manichéisme idiot entre les deux sexes. Puis côté érudition on est de plus bien loin du sombre comparatif que fait l’éditeur de son auteur avec des noms célèbres tels que Umberto Eco et Iain Pears.

Il en reste tout de même un livre qui saura en divertir certains lecteur peu exigeants, les passionnant par moments, mais qui certainement ne laissera aucune trace imémorable auprès de quiconque.

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Présente édition : traduit de l’anglais par Pierrre Demarty, éditions Sonatine, 8 avril 2012, 670 pages
ISBN-10: 2355841152 / ISBN-13: 978-2355841156

samedi, 13 octobre 2012

Le Royaume de Borée, tome 1 : Oktavius - Jacques Terpant et Jean Raspail - 2011

jacques terpant, jean raspail, le royaume de borée, oktavius, bd, bande dessinee, bandes dessinees, bd françaisesNe pouvant plus être entretenu par son père, le jeune cavalier Oktavius Pikkendorff quitte sa province natale du Haut Danube pour se mettre au service du Grand Duc August III. Lorsque le souverain lui demande où il aimerait être affecté, il répond, le plus naturellement du monde, le plus à l’Est, le plus loin de la civilisation. C’est ainsi qu’il se retrouve nommé chef d’escadron à Ragen, dernière ville marquant la présence du royaume. Au-delà c’est la frontière et le royaume encore inexploré de Borée. Et de ce royaume, dont il n’a que le nom, rien ne semble paraître que des terres infinies et surtout de toute vie humaine. Mais la frontière doit être gardée, surveillée, car nul ne sait quelle menace pourrait un jour surgir de ces terres inconnues. Pour Pikkendorff ce poste paraît être le lieu idéal pour se réfugier dans son imagination et ses rêves, et surtout fuir les intrigues de palais qui l’insupportent.
A son arrivée Pickendorff découvre une ville en somnolence. Il décide de suite de remobiliser les troupes, de fortifier la ville et surtout de construire une grande redoute plus à l’est.
La frontière si souvent oubliée, redevient réelle, et cela surtout dans l’ilmagination de la population. Chacun guette de quoi l’on cherche à se défendre et tous attendent le danger.
Un jour le cornette Vitold Mickiewicz aperçoit un drôle de petit homme couleur d’écorce. D’autres signes apparaissent, certes minimes, mais qui viennent amplifier l’imaginaire d’Oktavius...

Basé sur le roman Les Royaumes de Borée, paru en 2003, et écrit par Jean Raspail, le dessinateur Jacques Terpant livre ici avec Le Royaume de Borée, tome 1 : Oktavius le premier tome d’une série qui propose un voyage à travers 350 ans aux frontières d’un pays imaginaire. Le résultat en est un récit d’aventures et d’exploration, mais aussi une étude en profondeur de personnages avec leurs rêves et illusions, des amours contrariés et des destins tragiques. Un dessin magnifique (voir les planches reprises ci-dessous !) et une mise en scène hors norme en font un récit très prenant, certes parfois lent, au rythme de l’attente de ces hommes face au vide d’un royaume imaginaire, mais qui pourtant avance sans se rendre compte, et cela dans une atmosphère troublante.

Le Royaume de Borée de Jacques Terpant comptera à sa fin certainement quatre tomes, et ce premier album donne bien envie de les découvrir au plus vite.


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Extrait : les premières planches

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Présente édition : éditions Delcourt, 24 août 2011, 56 pages
ISBN-10: 2756024457 / ISBN-13: 978-2756024455

vendredi, 12 octobre 2012

Les aventures de Yoko Tsuno, tome 2 : L’Orgue du diable - Roger Leloup - 1973

les aventures de yoko tsuno, yoko tsuno, bande dessinee, bandes dessinees, bd, l'orgue du diable, vintage, bd belges, Dans la vallée du Rhin, entre Mayence et Coblence, le château de Katz surplombant le légendaire rocher de la Lorelei est le théâtre d’une lutte sauvage à la mort entre deux hommes.
Quelques jours plus tard, Yoko Tsuno et ses compagnons, en reportage sur le Rhin, sauve une jeune organiste, Ingrid Hallberg, d’une tentative d’assassinat et découvre que le père de celle-ci est mort récemment sur les falaises environnantes. Le trio de reporters décide d’aider la jeune femme et découvre rapidement qu’il est épié suivi. Ils découvrent vite que la mort du père d’Ingrid n’a sûrement rien de naturel et que le tout est lié à un objet mystérieux et légendaire, l’Orgue du diable, un instrument gigantesque reproduisant des sons destructeurs...

L'Orgue du diable est le deuxième album de l’héroïne japonaise Yoko Tsuno et déjà sa septième histoire, publiée pour la première fois du numéro 1767 au numéro 1793, du 24 février au 24 août, du journal Spirou, puis en album en 1973.
Après un premier album de science-fiction, ce second montre une aventure bien plus réaliste dans laquelle se dégage à la fois un fantastique poétique ainsi que la rigueur du rationnel. L’intrigue, ainsi que certains éléments de l’histoire, peuvent paraître vieillots aujourd’hui, néanmoins le plaisir reste intact. On prend plaisir à découvrir cette histoire se déroulant entre un château sombre et mystérieux et les bords romantiques du Rhin. Le scénario tient bien, même si quelque peu trop gentil et parfois trop rapide dans la succession des événements, et le dessin surprend par la beauté de ses planches et ses multiples détails... ce qui est d’ailleurs assez rare pour ce type de dessin semi-caricatural datant de cette époque.

L’Orgue du diable, second tome des aventures de Yoko Tsuno, est un bel album bien agréable à découvrir. Mais de meilleurs sont encore à venir.


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Extrait : les deux premières planches

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Présente édition : Dupuis, 12 octobre 2012, édition Vintage, 46 pages

Voir également :
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 1 : Le trio de l'étrange - Roger Leloup (1972), présentation et extrait

Les aventures de Yoko Tsuno, tome 2 : L'Orgue du diable - Roger Leloup (1973), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 3 : La Forge de Vulcain - Roger Leloup (1973), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 4 : Aventures électroniques - Roger Leloup (1974), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 5 : Message pour l'éternité - Roger Leloup (1975), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 6 : Les 3 Soleils de Vinéa - Roger Leloup (1976), présentation et extrait
Les aventures de Yoko Tsuno, tome 7 : La Frontière de la vie - Roger Leloup (1977), présentation et extrait

World War Z - Max Brooks - 2006

max brooks, litterature americaine, fantastique, world war z, zombis, zombies, romans catastropheLa guerre des zombies a eu lieu, une guerre d’envergure mondiale, la Guerre Z, qui a failli en quelques mois éradiquer l’entièreté de l’humanité. Mais les humains ont réussi à vaincre les morts-vivants, laissant un monde chaotique qui tente tant bien que mal de se reconstruire sur les ruines du passé.
Un envoyé de l’ONU, ou ce qu’il en reste,  parcourt le monde pour recueillir les témoignages de tous ceux qui ont vécu au plus proche cette guerre, cela depuis les débuts de l’épidémie en Chine, sa rapide évolution pandémique jusqu’à la guerre totale. Il est amené à parcourir des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d’âmes et les endroits les plus inhospitaliers de la planète, refuges ultimes de certains survivants. Il réussit ainsi à retracer tout le déroulement de cette guerre, cela sous tous ses aspects, en donnant un document unique sur la survivance humaine.
Car il importe de prendre connaissance de ces comptes rendus parfois à la limite du supportable, car nul ne sait si cette Guerre mondiale Z sera la dernière.

Ecrit en 2006, le roman World War Z de l’auteur américain Max Brooks fait suite à son premier roman le Guide de survie en territoire zombie (The Zombie Survival Guide), paru en 2003. Il tente ici de retracer l’évolution d’une invasion zombie avec le plus de réalisme possible en faisant s’enchaîner de multiples témoignages qui permettent de voir le sujet de par tous ses aspects.
Et cela fonctionne admirablement. Dès les premières pages on y croit. On y est. Et Max Brooks pense pratiquement à tout, ce qui rend le tout encore plus crédible. Faire raconter son récit par plusieurs voix permet aussi de changer les genres, d’autant que les visions de chacun d’un même événement peuvent donner des histoires différentes qui peu à peu se complètent pour donner un tableau final impressionnant. Certains passages sont particulièrement choquants, d’autres un peu plus drôles, parfois ironiques ou satiriques... Bref tout y est.
C’est tellement complet que l’on est droit de se demander si ce genre fantastique du mort-vivant peut encore survivre à une oeuvre si complète et si forte, tant on a l’impression que tout a été dit.
J’ai été happé dès les premières pages, et n’ai plus pu relâcher ce texte avant d’arriver à la fin, cela malgré certains passages un peu moins forts ou convaincants.

World War Z de Max Brooks serait-il le roman ultime sur les morts-vivants ? Si non, on en est sûrement pas loin. En tout cas il s’agît d’un roman impressionnant à plus d’un titre et qui plaira à un public des plus larges. D’ailleurs, depuis sa parution en 2009 en français, le succès commercial a déjà été immense.

Il est certain que World War Z de Max Brooks fera à jamais parti des classiques du fantastique.


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Présente édition : traduit de l'anglais par Patrick Imbert, Le Livre de poches, 3 novembre 2010, 544 pages
ISBN-10: 2253129909 / ISBN-13: 978-2253129905

Voir également:
- Guide de survie en territoire zombie (The Zombie Survival Guide) - Max Brooks (2003), présentation