mardi, 26 juin 2012

Pirates (Pirate Latitudes) – Michael Crichton - 2009

michael crichton, pirates, romans d aventures, litterature americaine, piraterie1665. La Jamaïque est l’une des rares colonies britanniques au milieu des Caraïbes dominées pr l’Espagne. De plus la couronne ne lui verse que bien peu de ressources l’obligeant à se débrouiller comme elle peut pour survivre. Pour le gourveneur de l’île Sir James Almont il n’y a qu’une solution : avoir recours à la piraterie pour se défendre et améliorer le commerce par le vol. Et ainsi Port Royal, la capitale de l’île, est devenu le repère de tous les pirates de la région, un véritable coupe-gorge où se bousculent les tavernes, rhumeries et autres bordels.
Le capitaine Charles Hunter est l’un de ces pirates devenus corsaires au service de la couronne britannique. Et pour lui cette terre si dangereuse est pourtant remplie de promesses. D’ailleurs la rumeur circule bientôt qu’un navire espagnol bourré d’or  serait à quai dans le port voisin de Matanceros. Cette possession espagnole réputée imprenable est gouvernée par le terrible Cazalla, un favori du roi d’Espagne. Hunter, sur ordre du gouverneur Almont, met rapidement sur pied une équipe qui aura pour mission de s’infiltrer sur l’île pour s’emparer du galion.

Avant toute chose il faut rappeler concernant ce roman Pirates paru en 2009, que l’auteur américain Michael Crichton est mort en … 2008. Cela explique certainement ce qui va suivre sans pour autant rien excuser, car il a tout de même était relu par des éditeurs bien vivants.

Car après lecture de ce roman, alors que j’ai été attiré par la promesse de palpitantes aventures sous le soleil des Caraïbes, alors que la piraterie devient un sujet plutôt rare, et de m’emballer pour un texte écrit par un auteur réputé dans le thriller et le roman d’aventures, je n’ai trouvé qu’un texte bâclé accumulant tous les clichés du genre sans jamais réussir à me passionner d’une façon ou d’une autre. On retrouve ainsi tous les poncifs de la piraterie, entre batailles navales, tempêtes infernales et attaques de monstres marins ( ? ... si, si ), des personnages à peine esquissés de leurs gros caractères, vus mille fois auparavant, dont les pirates intrépides, les politiques corrompus, les vils traîtres et méchants (tous des espagnols ou français comme par hasard), des femmes qui sont toutes des putes et enfin des sauvages plus sauvages que de raison. S’ajoutent certains chapitres qui ressemblent plus à des trames d’histoire qu’à des textes finis, une intrigue sans aucune surprise, des dialogues insipides et inutiles  et une écriture sans saveur ni envie. Citons encore que la traduction semble à peine relue tant elle regorge de coquilles…

Concluons enfin par dire qu’il n’est jamais bon de déterrer un manuscrit d’un auteur mort, car si ce dernier n’avait pas envie de publier son texte de son vivant, c’est qu’il avait peut-être ses raisons. Reste à saluer tous ces éditeurs prêts à publier n’importe quoi pour faire leur argent, et les médias qui, sans jamais en avoir lu un seul, annoncent chaque roman de Crichton comme un événement.


Bref, Pirates de Michael Crichton est un roman tout simplement nul et médiocre.

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Présente édition : traduit de l’anglais par Christine Boucheraine, éditions Pocket, 1 juin 2011, 347 pages

Voir également:
- L’homme terminal (The Terminal Man) – Michael Crichton (1972), présentation
- La Variété Andromède (The Andromeda Strain) - Michael Crichton (1980), présentation
- Congo - Michael Crichton (1980), présentation
- Les prisonniers du temps (Timeline) - Michael Crichton (1998), présentation
- Proie (Prey) - Michael Crichton (2002), présentation
- Etat d'urgence (State of Fear) - Michael Crichton (2004), présentation

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