mercredi, 04 janvier 2012

Les Tribulations d’un Chinois en Chine - Jules Verne - 1879

jules verne, litterature francaise, les tribulations d'un chinois en chine, chine romans d aventuresKin-Fo est un jeune chinois richissime. Tout lui sourit dans la vie : les affaires qui engendrent tant qu’il n’a guère besoin de travailler, et les amours sous les traits de la belle Lé-Ou qu’il s’apprête à épouser. Pourtant Kin-Fo n’est pas heureux. Il s’ennuie et tout l’indiffère.
Un jour, soudain, l’une des banques qui hébergeait les fortunes de Kin-Fo fait faillite, et voilà l’homme ruiné du jour au lendemain. Ne voulant pas imposer une vie de misère à sa future épouse, il décide de mettre un terme à ses jours après avoir souscrit une assurance-vie au bénéfice de sa fiancée. Ainsi aussi, espère-t-il, connaître au moins une fois dans sa vie une émotion, celle de sa propre disparition. Mais le suicide manque de piment à ses yeux. Il fait alors jurer à Wang, son ami et philosophe au passé trouble, de le tuer dans les deux mois. Wang accepte avec réticence, et disparaît laissant Kin-Fo seul dans l’attente de sa mort.
Quelques jours plus tard un revirement financier rend Kin-Fo à nouveau richissime. Il décide de profiter de cette aubaine pour profiter de la vie et épouser la belle Lé-Ou. Mais sa vie est sous contrat, il doit d’abord retrouver Wang pour tout annuler. C’est alors quer Kin-Fo comprend la valeur de la vie et s’ensuit une cavale de deux mois à travers la Chine toute entière pour mettre la main sur son futur assassin avant que celui-ci ne remplisse la promesse faite.

Il faut avoir connu le malheur, la peur et les soucis pour pouvoir connaître et apprécier le bonheur, tel peut se résumer facilement l’idée de base du roman Les Tribulations d’un Chinois en Chine de Jules Verne, paru du 2 juillet au 7 août dans Le Temps  avant d’être publié en volume dès le 11 août, et qui s’avère être un véritable petit joyau des Voyages Extraordinaires. Evidemment Jules Verne n’a jamais mis les pieds en Chine et pourtant le récit marche à merveille, plein de rebondissements et haletant d’un bout à l’autre. Certaines considérations prêtent à énervement, mais en général c’est réussi.

Le roman a été très librement adapté en 1965 par Philippe de Broca avec l’acteur Jean-Paul Belmondo dans le rôle principal.


Les Tribulations d’un Chinois en Chine est un récit très divertissant emmenant son lecteur dans une Chine imaginée du XIXème siècle.

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Extrait : premier chapitre

Où la personnalité et la nationalité des personnages se dégagent peu à peu.

« Il faut pourtant convenir que la vie a du bon ! s’écria un des convives, accoudé sur le bras de son siège à dossier de marbre, en grignotant une racine de nénuphar au sucre.


- Et du mauvais aussi ! répondit, entre deux quintes de toux, un autre, que le piquant d’un délicat aileron de requin avait failli étrangler !

- Soyons philosophes ! dit alors un personnage plus âgé, dont le nez supportait une énorme paire de lunettes à larges verres, montées sur tiges de bois. Aujourd’hui, on risque de s’étrangler, et demain tout passe comme passent les suaves gorgées de ce nectar ! C’est la vie, après tout ! »

Et cela dit, cet épicurien, d’humeur accommodante, avala un verre d’un excellent vin tiède, dont la légère vapeur s’échappait lentement d’une théière de métal.


« Quant à moi, reprit un quatrième convive, l’existence me paraît très acceptable, du moment qu’on ne fait rien et qu’on a le moyen de ne rien faire !


- Erreur ! riposta le cinquième. Le bonheur est dans l’étude et le travail. Acquérir la plus grande somme possible de connaissances, c’est chercher à se rendre heureux !…


- Et à apprendre que, tout compte fait, on ne sait rien !


- N’est-ce pas le commencement de la sagesse ?


- Et quelle en est la fin ?


- La sagesse n’a pas de fin ! répondit philosophiquement l’homme aux lunettes. Avoir le sens commun serait la satisfaction suprême ! »


Ce fut alors que le premier convive s’adressa directement à l’amphitryon, qui occupait le haut bout de la table, c’est-à-dire la plus mauvaise place, ainsi que l’exigeaient les lois de la politesse. Indifférent et distrait, celui-ci écoutait sans rien dire toute cette dissertation inter pocula.


« Voyons ! Que pense notre hôte de ces divagations après boire ? Trouve-t-il aujourd’hui l’existence bonne ou mauvaise ? Est-il pour ou contre ? »


L’amphitryon croquait nonchalamment quelques pépins de pastèques ; il se contenta, pour toute réponse, d’avancer dédaigneusement les lèvres, en homme qui semble ne prendre intérêt à rien.


« Peuh ! » fit-il.


C’est, par excellence, le mot des indifférents. Il dit tout et ne dit rien. Il est de toutes les langues, et doit figurer dans tous les dictionnaires du globe. C’est une « moue » articulée.


Les cinq convives que traitait cet ennuyé le pressèrent alors d’arguments, chacun en faveur de sa thèse. On voulait avoir son opinion. Il se défendit d’abord de répondre, et finit par affirmer que la vie n’avait ni bon ni mauvais. À son sens, c’était une « invention » assez insignifiante, peu réjouissante en somme !


« Voilà bien notre ami !

- Peut-il parler ainsi, lorsque jamais un pli de rose n’a encore troublé son repos !

- Et quand il est jeune !


- Jeune et bien portant !


- Bien portant et riche !


- Très riche !


- Plus que très riche !


- Trop riche peut-être ! »


Ces interpellations s’étaient croisées comme les pétards d’un feu d’artifice, sans même amener un sourire sur l’impassible physionomie de l’amphitryon. Il s’était contenté de hausser légèrement les épaules, en homme qui n’a jamais voulu feuilleter, fût-ce une heure, le livre de sa propre vie, qui n’en a pas même coupé les premières pages !


Et, cependant, cet indifférent comptait trente et un ans au plus, il se portait à merveille, il possédait une grande fortune, son esprit n’était pas sans culture, son intelligence s’élevait au-dessus de la moyenne, il avait enfin tout ce qui manque à tant d’autres pour être un des heureux de ce monde ! Pourquoi ne l’était-il pas ?


Pourquoi ?


La voix grave du philosophe se fit alors entendre, et, parlant comme un coryphée du chœur antique :


« Ami, dit-il, si tu n’es pas heureux ici-bas, c’est que jusqu’ici ton bonheur n’a été que négatif. C’est qu’il en est du bonheur comme de la santé. Pour en bien jouir, il faut en avoir été privé quelquefois. Or, tu n’as jamais été malade… Je veux dire : tu n’as jamais été malheureux ! C’est là ce qui manque à ta vie. Qui peut apprécier le bonheur, si le malheur ne l’a jamais touché, ne fût-ce qu’un instant ! »


Et, sur cette observation empreinte de sagesse, le philosophe, levant son verre plein d’un champagne puisé aux meilleures marques :


« Je souhaite un peu d’ombre au soleil de notre hôte, dit-il, et quelques douleurs à sa vie ! »


Après quoi, il vida son verre tout d’un trait.


L’amphitryon fit un geste d’acquiescement, et retomba dans son apathie habituelle.


Où se tenait cette conversation ? Était-ce dans une salle à manger européenne, à Paris, à Londres, à Vienne, à Pétersbourg ? Ces six convives devisaient-ils dans le salon d’un restaurant de l’ancien ou du nouveau monde ? Quels étaient ces gens qui traitaient ces questions, au milieu d’un repas, sans avoir bu plus que de raison ?


En tout cas, ce n’étaient pas des Français, puisqu’ils ne parlaient pas politique !


Les six convives étaient attablés dans un salon de moyenne grandeur, luxueusement décoré. À travers le lacis des vitres bleues ou orangées se glissaient, à cette heure, les derniers rayons du soleil. Extérieurement à la baie des fenêtres, la brise du soir balançait des guirlandes de fleurs naturelles ou artificielles, et quelques lanternes multicolores mêlaient leurs pâles lueurs aux lumières mourantes du jour. Au-dessus, la crête des baies s’enjolivait d’arabesques découpées, enrichies de sculptures variées, représentant des beautés célestes et terrestres, animaux ou végétaux d’une faune et d’une flore fantaisistes.


Sur les murs du salon, tendus de tapis de soie, miroitaient de larges glaces à double biseau. Au plafond, une « punka » agitant ses ailes de percale peinte, rendait supportable la température ambiante.


La table, c’était un vaste quadrilatère en laque noire. Pas de nappe à sa surface, qui reflétait les nombreuses pièces d’argenterie et de porcelaine comme eût fait une tranche du plus pur cristal. Pas de serviettes, mais de simples carrés de papier, ornés de devises, dont chaque invité avait près de lui une provision suffisante. Autour de la table se dressaient des sièges à dossiers de marbre, bien préférables sous cette latitude aux revers capitonnés de l’ameublement moderne.


Quant au service, il était fait par des jeunes filles, fort avenantes, dont les cheveux noirs s’entremêlaient de lis et de chrysanthèmes, et qui portaient des bracelets d’or ou de jade, coquettement contournés à leurs bras. Souriantes et enjouées, elles servaient ou desservaient d’une main, tandis que, de l’autre, elles agitaient gracieusement un large éventail, qui ravivait les courants d’air déplacés par la punka du plafond.


Le repas n’avait rien laissé à désirer. Qu’imaginer de plus délicat que cette cuisine à la fois propre et savante ? Le Bignon de l’endroit, sachant qu’il s’adressait à des connaisseurs, s’était surpassé dans la confection des cent cinquante plats dont se composait le menu du dîner.


Au début et comme entrée de jeu, figuraient des gâteaux sucrés, du caviar, des sauterelles frites, des fruits secs et des huîtres de Ning-Po. Puis se succédèrent, à courts intervalles, des œufs pochés de cane, de pigeon et de vanneau, des nids d’hirondelle aux œufs brouillés, des fricassées de « ging-seng », des ouïes d’esturgeon en compote, des nerfs de baleine sauce au sucre, des têtards d’eau douce, des jaunes de crabe en ragoût, des gésiers de moineau et des yeux de mouton piqués d’une pointe d’ail, des ravioles au lait de noyaux d’abricots, des matelotes d’olothuries, des pousses de bambou au jus, des salades sucrées de jeunes radicelles, etc. Ananas de Singapore, pralines d’arachides, amandes salées, mangues savoureuses, fruits du « long-yen » à chair blanche, et du « li-chi » à pulpe pâle, châtaignes d’eau, oranges de Canton confites, formaient le dernier service d’un repas qui durait depuis trois heures, repas largement arrosé de bière, de champagne, de vin de Chao-Chigne, et dont l’inévitable riz, poussé entre les lèvres des convives à l’aide de petits bâtonnets, allait couronner au dessert la savante ordonnance.


Le moment vint enfin où les jeunes servantes apportèrent, non pas de ces bols à la mode européenne, qui contiennent un liquide parfumé, mais des serviettes imbibées d’eau chaude, que chacun des convives se passa sur la figure avec la plus extrême satisfaction.


Ce n’était toutefois qu’un entr’acte dans le repas, une heure de far niente, dont la musique allait remplir les instants.


En effet, une troupe de chanteuses et d’instrumentistes entra dans le salon. Les chanteuses étaient jeunes, jolies, de tenue modeste et décente. Mais quelle musique et quelle méthode ! Des miaulements, des gloussements, sans mesure et sans tonalité, s’élevant en notes aiguës jusqu’aux dernières limites de perception du sens auditif ! Quant aux instruments, violons dont les cordes s’enchevêtraient dans les fils de l’archet, guitares recouvertes de peaux de serpent, clarinettes criardes, harmonicas ressemblant à de petits pianos portatifs, ils étaient dignes des chants et des chanteuses, qu’ils accompagnaient à grand fracas.


Le chef de ce charivarique orchestre avait remis en entrant le programme de son répertoire. Sur un geste de l’amphitryon, qui lui laissait carte blanche, ses musiciens jouèrent le Bouquet des dix Fleurs, morceau très à la mode alors, dont raffolait le beau monde.


Puis, la troupe chantante et exécutante, bien payée d’avance, se retira, non sans emporter force bravos dont elle alla faire encore une importante récolte dans les salons voisins.


Les six convives quittèrent alors leur siège, mais uniquement pour passer d’une table à une autre, - ce qu’ils firent non sans grandes cérémonies et compliments de toutes sortes.


Sur cette seconde table, chacun trouva une petite tasse à couvercle, agrémentée du portrait de Bôdhidharama, le célèbre moine bouddhiste, debout sur son radeau légendaire. Chacun reçut aussi une pincée de thé, qu’il mit à infuser, sans sucre, dans l’eau bouillante que contenait sa tasse, et qu’il but presque aussitôt.


Quel thé ! Il n’était pas à craindre que la maison Gibb-Gibb & Co., qui l’avait fourni, l’eût falsifié par le mélange malhonnête de feuilles étrangères, ni qu’il eût déjà subi une première infusion et ne fût plus bon qu’à balayer les tapis, ni qu’un préparateur indélicat l’eût teint en jaune avec la curcumine ou en vert avec le bleu de Prusse ! C’était le thé impérial dans toute sa pureté. C’étaient ces feuilles précieuses semblables à la fleur elle-même, ces feuilles de la première récolte du mois de mars, qui se fait rarement, car l’arbre en meurt, ces feuilles, enfin, que de jeunes enfants, aux mains soigneusement gantées, ont seuls le droit de cueillir !


Un Européen n’aurait pas eu assez d’interjections laudatives pour célébrer cette boisson, que les six convives humaient à petites gorgées, sans s’extasier autrement, — en connaisseurs qui en avaient l’habitude.


C’est que ceux-ci, il faut le dire, n’en étaient plus à apprécier les délicatesses de cet excellent breuvage. Gens de la bonne société, richement vêtus de la « han-chaol » , légère chemisette, du « ma-coual », courte tunique, de la « haol », longue robe se boutonnant sur le côté ; ayant aux pieds babouches jaunes et chaussettes piquées, aux jambes pantalons de soie que serrait à la taille une écharpe à glands, sur la poitrine le plastron de soie finement brodé, l’éventail à la ceinture, ces aimables personnages étaient nés au pays même où l’arbre à thé donne une fois l’an sa moisson de feuilles odorantes. Ce repas, dans lequel figuraient des nids d’hirondelle, des holothuries, des nerfs de baleine, des ailerons de requin, ils l’avaient savouré comme il le méritait pour la délicatesse de ses préparations ; mais son menu, qui eût étonné un étranger, n’était pas pour les surprendre.


En tout cas, ce à quoi ne s’attendaient ni les uns ni les autres, ce fut la communication que leur fit l’amphitryon, au moment où ils allaient enfin quitter la table. Pourquoi celui-ci les avait traités, ce jour-là, ils l’apprirent alors.


Les tasses étaient encore pleines. Au moment de vider la sienne pour la dernière fois, l’indifférent, s’accoudant sur la table, les yeux perdus dans le vague, s’exprima en ces termes :


« Mes amis, écoutez-moi sans rire. Le sort en est jeté. Je vais introduire dans mon existence un élément nouveau, qui en dissipera peut-être la monotonie ! Sera-ce un bien, sera-ce un mal ? l’avenir me l’apprendra. Ce dîner, auquel je vous ai conviés, est mon dîner d’adieu à la vie de garçon. Dans quinze jours, je serai marié, et…


- Et tu seras le plus heureux des hommes ! s’écria l’optimiste. Regarde ! Les pronostics sont pour toi ! »


En effet, tandis que les lampes crépitaient en jetant de pâles lueurs, les pies jacassaient sur les arabesques des fenêtres, et les petites feuilles de thé flottaient perpendiculairement dans les tasses. Autant d’heureux présages qui ne pouvaient tromper !


Aussi, tous de féliciter leur hôte, qui reçut ces compliments avec la plus parfaite froideur. Mais, comme il ne nomma pas la personne, destinée au rôle « d’élément nouveau », dont il avait fait choix, aucun n’eut l’indiscrétion de l’interroger à ce sujet.


Cependant, le philosophe n’avait pas mêlé sa voix au concert général des félicitations. Les bras croisés, les yeux à demi clos, un sourire ironique sur les lèvres, il ne semblait pas plus approuver les complimenteurs que le complimenté.


Celui-ci se leva alors, lui mit la main sur l’épaule, et, d’une voix qui semblait moins calme que d’habitude :


« Suis-je donc trop vieux pour me marier ? lui demanda-t-il.


- Non.


- Trop jeune ?


- Pas davantage.


- Tu trouves que j’ai tort ?


- Peut-être !


- Celle que j’ai choisie, et que tu connais, a tout ce qu’il faut pour me rendre heureux.


- Je le sais.


- Eh bien ?…


- C’est toi qui n’as pas tout ce qu’il faut pour l’être ! S’ennuyer seul dans la vie, c’est mauvais ! S’ennuyer à deux, c’est pire !


- Je ne serai donc jamais heureux ?…


- Non, tant que tu n’auras pas connu le malheur !


- Le malheur ne peut m’atteindre !


- Tant pis, car alors tu es incurable !


- Ah ! ces philosophes ! s’écria le plus jeune des convives. Il ne faut pas les écouter. Ce sont des machines à théories ! Ils en fabriquent de toute sorte ! Pure camelote, qui ne vaut rien à l’user ! Marie-toi, marie-toi, ami ! J’en ferais autant, si je n’avais fait vœu de ne jamais rien faire ! Marie-toi, et, comme disent nos poètes, puissent les deux phénix t’apparaître toujours tendrement unis ! Mes amis, je bois au bonheur de notre hôte !

- Et moi, répondit le philosophe, je bois à la prochaine intervention de quelque divinité protectrice, qui, pour le rendre heureux, le fasse passer par l’épreuve du malheur ! »

Sur ce toast assez bizarre, les convives se levèrent, rapprochèrent leurs poings comme eussent fait des boxeurs au moment de la lutte ; puis, après les avoir successivement baissés et remontés en inclinant la tête, ils prirent congé les uns des autres.


À la description du salon dans lequel ce repas a été donné, au menu exotique qui le composait, à l’habillement des convives, à leur manière de s’exprimer, peut-être aussi à la singularité de leurs théories, le lecteur a deviné qu’il s’agissait de Chinois, non de ces « Célestials » qui semblent avoir été décollés d’un paravent ou être en rupture de potiche, mais de ces modernes habitants du Céleste Empire, déjà « européennisés » par leurs études, leurs voyages, leurs fréquentes communications avec les civilisés de l’Occident.


En effet, c’était dans le salon d’un des bateaux-fleurs de la rivière des Perles, à Canton, que le riche Kin-Fo, accompagné de l’inséparable Wang, le philosophe, venait de traiter quatre des meilleurs amis de sa jeunesse, Pao-Shen, un mandarin de quatrième classe à bouton bleu, Yin-Pang, riche négociant en soieries de la rue des Pharmaciens, Tim le viveur endurci et Houal le lettré.


Et cela se passait le vingt-septième jour de la quatrième lune, pendant la première de ces cinq veilles, qui se partagent si poétiquement les heures de la nuit chinoise.

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Présente édition : Le Livre de Poche, 1 mars 1976, 340 pages

Voir également :
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