samedi, 06 août 2011

Saga d’Eirikr le Rouge, suivi de Saga des Groenlandais - Anonyme - XIIe et XIIIe siècle

sagas islandaises, regis boyer, erik le rouge, eirikr le rouge, saga d'eirikr le rouge, saga des groenlandais, littérature islandaise, groenland, vinland, vikings"Il y avait un roi guerrier qui s'appelait Olafr, surnommé Olafr le Blanc. Il était le fils de Helgi, fils d'Olafr, fils de Gudrodr, fils de Halfdan aux jambes blanches, roi des Uplönd. Olafre guerroyait sur la route de l'ouest et conquit Dyflinn en Irlande ainsi que le pays de Dyflinn. Il s'en fit roi."

Au Xe siècle, Eirikr le Rouge, banni à la suite des meurtres d’Eyjóld la Fiente et de Hrafn le Duelliste est contrait de quitter sa Norvège natale. D’abord il se rend en Islande, puis il met les voiles et découvre le Groenland où il fonde la première colonie.

Leifr, fils d’ Eiríkr et de Thjódhildr, part du Groenland vers la Norvège mais son bateau est détourné vers les Hébrides … Quant à Thorfinn Karlsefni, fils de Thórdr Tête-de-cheval, il part à la découverte du Vinland, contrée bien lointaine de Terre-Neuve… l’Amérique du Nord.

Les sagas islandaises écrites au courant des XIIe et XIIIe siècles par des auteurs islandais anonymes retracent avec une grande fidélité les histoires des grands héros de l’Islande. Ainsi les Islandais consignaient par écrit les récits du passé, établissaient les hagiographies des grands rois de Norvège, des premiers évêques islandais, puis des héros illustres et légendaires. Et parmi ceux-là Eirikr, ou Erik, le Rouge, est certainement le plus célèbre : il n’est autre que l’un des premiers colonisateurs du Groenland et ses fils ont été sûrement les premiers européens à fouler le sol américain. De plus son nom est à jamais associé à l’aventure, la bravoure, les découvertes du Grand Nord et à tout ce qui se rattache à la légende des Vikings.
Le terme saga vient du verbe segja qui signifie dire, raconter, et ainsi ces auteurs racontent ce passé, toujours en prose et sans fioritures afin de figer la mémoire. Jamais d’embellissements, ni d’apport personnel, mais beaucoup de sous-entendus qui apportent souvent un certain humour et même de la dérision à l’histoire.
Les deux sagas présentes ici, Saga d’Eirikr le Rouge et Saga des Groenlandais, sont deux exemples types de cette littérature nordique, et vraisemblablement les plus emblématiques. L’intérêt à lire ces textes est bien sûr immense, mais la forte concision de l’écrit et de nombreuses informations historiques qui s’enchaînent rendent la lecture quelque peu difficile et pas toujours plaisante. Une période d’adaptation est nécessaire avant de bien plonger dans la lecture.

Les traductions françaises ont toutes été réalisées par Régis Boyer et paraissent soit dans ce petit recueil des éditions Folio, ou alors en intégrale dans Sagas islandaises à la Bibliothèque de la Pléiade.

Saga d’Eirikr le Rouge, suivi de Saga des Groenlandais est bien sûr une lecture très intéressante, que ce soit d’un point de vue à la fois historique et littéraire. L’écriture difficile et le style trop concis des auteurs de l’apoque risquent toutefois de faire fuir de nombreux lecteurs. Donc à chacun de voir !

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Présente édition : éditions Folio / Gallimard, 5 janvier 2011, 107 pages

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