lundi, 31 janvier 2011

Jonathan Strange et Mr Norrell - Susanna Clarke - 2004

susanna clarke, litterature britannique, fantasy, uchronie, jonathan strange et mr norrell1806, dans une Angleterre gouvernée par un roi fou et usée par les guerres napoléoniennes apparaît un magicien à la mode ancienne, un être étonnant qui jusque là vivait en ermite dans sa maison de campagne. Cet homme est vraisemblablement le seul vrai magicien du royaume,  d’ailleurs il en a fait les preuves en donnant la parole aux statues de la cathédrale d’York. De plus il offre ses services à sa patrie, et en quelques jours les Anglais ont repris le dessus sur les forces étrangères. Mr Norrell devient vite un héros en son pays. C’est à ce moment qu’il rencontre à Londres un jeune et brillant magicien du nom de Jonathan Strange qu’il va prendre sous son aile. Les deux magiciens vont éblouir le pays de leurs prouesses, mais alors Mr Norrell ne peut se défaire de sa manie des secrets, l’arrogant Jonathan Strange est quant à lui bien plus intéressé par le côté obscur de la magie. Il se fascine notamment pour le personnage du Roi Corbeau, roi elfe mythique des âges anciens, détenteur d’une magie ténébreuse aussi puissante que dangereuse.
Peu à peu les deux magiciens vont devenir des rivaux, et leurs complicité d’antan va se transformer en une véritable bataille qui provoquera des ravages immenses à travers le pays.

Jonathan Strange et Mr Norrell est le roman qui a d’un coup rendu célèbre son auteur, la britannique Susanna Clarke. Dix ans de travail d’écriture, un marketing poussif, des récompenses de partout, ce roman de fantasy a été un véritablement succès critique et populaire. L’histoire a aussi tout pour plaire, un roman uchronique revoyant l’histoire de l’Angleterre du 19e siècle à travers la vie et l’affrontement de deux grands magiciens. Comment ne pas se laisser tenter. Et derrière la belle couverture, au choix en noir ou en blanc, le lecteur trouvera vite un texte bien dense, très travaillé et écrit dans un style magnifiquement désuet à la mode du siècle dernier. C’est beau, cela donne envie, et le lecteur est vite emporté dans une histoire dont il ne voit pas encore la fin. Et cette fin, comme cela a été le cas pour moi, il ne la verra peut-être jamais. En effet à trop vouloir en faire on tue le plaisir de lecture. Très vite l’on s’aperçoit que le roman se tire en longueur. L’auteur prend du temps à bien tout mettre en place, bien trop même, au point que l’un des deux personnages principaux n’apparaît qu’au bout de 200 pages. C’est long, et c’est pas fini : le roman en compte plus de 1000 pour une histoire qui ne vaut sûrement pas tout cela. Le roman manque clairement de dynamisme et les personnages d’épaissir, alors qu’il y avait bien la place pour les épaissir dans tous les sens. De ce qui semblait être une lecture des plus intéressantes l’ennui prend rapidement le dessus.

Pour ma part j’ai peu à peu perdu le fil, pris d’un ennui immense qui m’a fait abandonner la lecture à le moitié. Pourtant cela avait l’air intéressant.

A chacun de voir !

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Présente édition : traduit de l’anglais par Isabelle Philippe, éditions Le Livre de Poche, 21 février 2008, 1149

Commentaires

Je ne sais pas quoi penser de cet ouvrage. Comme c'est un pavé, je n'ai toujours pas franchit le pas... Un jour peut-être...

Écrit par : Allie | lundi, 31 janvier 2011

De plus un pavé bien long... j'ai abandonné.

Écrit par : Marc | mardi, 01 février 2011

pareil... les pavés (depuis "le petit copain", j'évite...)(quoique, j'ai "les piliers de la terre"dans ma PAL)

(et merci pour l'infolettre, parfaite pour les pas dégourdis des RSS comme moi !)

Écrit par : Lystig | mardi, 01 février 2011

Je n'ai pas aimé "les piliers de la Terre", et je crois être l'un des seuls à ne pas avoir aimé. Tout de même il faut avouer que le pavé de Follett est bien plus lisible que celui-ci. Merci pour tes visites.

Écrit par : Marc | mardi, 01 février 2011

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