samedi, 20 novembre 2010

Bruxelles Métropole, tome 1 : Ville Haute - Jean-François Di Giorgio et Pablo Santander - 2007

bruxellesCouv.jpgBruxelles, 1874. Un homme mystérieux pénètre de nuit dans la maison de Benot Grevesse. Sa femme Léa, réveillée par le bruit va voir ce qui se passe et tombe nez à nez avec le tueur qui la tue sans hésiter par quatorze coups d’un étrange couteau à trois lames. La police arrive sur place et conclut vite l’enquête. Le meurtrier ne peut être autre que le mari Benoît et le mystérieux intrus ne serait qu’une invention. En effet des vosiins prétendent l’avoir vu enterrer un couteau dans le jardin. Pourtant Grevesse ne cesse de clamer son innocence.
A ce même moment Mélina, la soeur de Benot arrive de Londres à Bruxelles pour passer les fêtes de Noël. Elle y apprend le meurtre et l’arrestation de son frère, mais n’arrive pas à croire en sa culpabilité. Voulant le sauver elle décide de mener sa petite enquête. Très vite elle tombe sur un étrange indice : une photo prise par Léa alors qu’elle était encore photographe. Qu’une seule photo, les autres ayant toutes disparues. Quelqu’un a-t-il voulu cacher quelque chose, effacer le passé de ses traces comme de ses preuves...

La bande dessinée Bruxelles Métropole, tome 1 : Ville Haute de Jean-François Dio Giorgio (scénario) et Pablo Santander (dessin et couleurs) invite le lecteur à se plonger dans une folle intrigue de tueur en série dans le Bruxelles de la fin de 19e siècle.
Bruxelles, transfigurée durant tout le 20e siècle, méritait sans doute que l’on s’attache à nouveau à ce qu’elle fut jadis, belle et intrigante. Cela surtout dans ce style d’histoire et à cette époque qui dans l’habitude des auteurs se déroule plus généralement dans des villes comme Paris ou Londres. La capitale belge, longtemps oubliée, renaît enfin dans toute sa splendeur, et le lecteur redécouvrira d’un oeil nouveau la célèbre Grand’Place, l’ancienne Gare du Midi, le Palais de Justice, les quais de l’ancien port à proximité de Sainte-Catherine et bien d’autres. Et toute cette ville d’antan est parfaitement rendue par le dessin à la fois précis et très vivant du dessianteur chilien Pablo Santander.
Car ce qui frappe avant tout est bien le dessin et les couleurs qui donnent des ambiances très marquées : ciel voilé, lumières tamisées, ruelles encombrés, teintes colorées... le tout toujours très vivant. On en arrive à admirer chacune des planches, tant elles sont splendides et détaillées et apportent une touche unique à cette bande dessinée.
Quant au scénario, certes très efficace, bien écrit et très poignant, il reste cependant dans ce qu’il y a de plus classique, nous faisant revivre une histoire dans le style de celle d’un Jack l’Eventreur : un tueur mystérieux aux crimes sanglants agissant selon un dessein encore inconnu. Le personnage de Marie Grevesse, tout de fraîcheur et de jeunesse, apporte un indéniable plus à l’enquête, attachante et très séduisante, le lecteur adhérera jusqu’au bout.

Bruxelles Métropole, tome 1 : Ville Haute est le premier volume d’une série bandes dessinées et dont l’intrigue débutée ici se terminera dans le second volume.

En bref, Bruxelles Métropole, tome 1 : Ville Haute convainc par la beauté de son dessin et son scénario certes convenu mais très efficace.

Et puis, quelle meilleure façon de redécouvrir le Bruxelles de jadis dans toute sa splendeur.

A découvrir de toute urgence !


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Extraits : les premières planches (cliquez sur les images pour agrandir)


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Présente édition : Editions Caravelle/Glénat, 8 août 2007, 48 pages

Voir également :
Samurai, tome 1 : Le Coeur du prophète - Jean-François Di Giorgio et Frédéric Genêt (2005), présentation et extrait
- Bruxelles Métropole, tome 2 : Ville Basse - Jean-François Di Giorgio et Pablo Santander (2009), présentation et extraits

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