mercredi, 25 août 2010

Les derniers flamants de Bombay (The Lost Flamingoes of Bombay) - Siddarth Dhanavant Shanghvi - 2009

bibliotheca les derniers flamants de bombay.JPGKaran Seth, photographe de stars à l’India Chronicle, s’est donné pour mission de saisir avec son appareil l’esprit de la mégalopole qu’est Bombay, alors que celle-ci est en pleine mutation, à l’image de son nom se transformant peu à peu de Bombay à Mumbai. Et dans sa quête ambitieuse le jeune photographe va se trouver des amis quelque peu improbables : Samar, un excentrique pianiste et homosexuel ; Zaira, la star en vogue de Bollywood ; et Rhea, dont les frustrations d'épouse l'entraînent dans une relation avec le jeune photographe.

Tout se petit monde évolue dans l’insouciance du Bombay huppé lorsque la tragédie frappe pour bouleverser à jamais ces quatre personnes ainsi que le petit microcosme qui les entoure. Zaira sera assassinée et c’est tout s’écroule. Tous les non-dits de la haute société indienne vont faire surface : le sexe, l'argent, l'obsession de la célébrité, battent en brèche les valeurs fondamentales, alors que les préjugés gardent leur emprise sur tous.

Second roman de l’écrivain indien de langue anglaise Siddarth Dhanvant Shanghvi après
La fille qui marchait sur l’eau (2004), Les derniers flamants de Bombay est une féroce analyse de la société contemporaine de Bombay, ville natale de l’auteur, dans laquelle, à partir d’un fait divers controversé, il passe en revue tous les travers d’une certaine élite, poussée par une obscène obsession de célébrité et de sensationnel. La ville de Bombay (ou Mumbai), à la fois séduisante et menaçante, est parfaitement rendue et ne cesse de fasciner au fil des pages.
Et au-delà de la critique ce roman est aussi une bouleversante histoire d’amour, d’amitié et de trahison entre des personnages hauts en couleurs, qui malgré leur défauts, deviennent très vite attachants.
Le début est toutefois un peu long, difficile en effet de voir où l’auteur veut nous mener, mais cela ne sert qu’à bien placer son intrigue et ses personnages.
Siddarth Dhanvant Shanghvi s’avère être un grand conteur et nous fournit ici un roman qui, une fois commencé, ne peut plus être lâché avant la fin.

Les derniers flamants de Bombay est à la fois un texte fort dépaysant et terriblement passionnant ; un roman que l’on ne peut que conseiller.

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Présente édition : traduit par Bernard Turle, Editions des Deux Terres, 25 août 2010, 480 pages

 

Commentaires

Premier billet positif que je lis sur ce livre. Je ne suis pas sûre de vouloir tenter l'expérience même si j'aime assez me faire ma propre opinion normalement. Peut-être en poche, si ma PAL diminue d'ici-là.

Écrit par : zarline | mercredi, 25 août 2010

Oui, en effet ce livre m'a bien plu. Parfois un peu long, il dresse un beau portrait d'une certaine haute société indienne.

Écrit par : Marc | mercredi, 25 août 2010

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