lundi, 04 janvier 2010

Les diables blancs (White Devils) - Paul McAuley - 2004

bibliotheca les diables blancs

L’Afrique noire en 2040. En plus des incessantes guerres civiles, de terribles guerres civiles l’ont ravagée dont la Fièvre plastique, une manipulation génétique destinée à faire produire du plastique par des arbres, échappant à tout contrôle, a contaminé la forêt puis les animaux et jusqu'aux humains. Et ces terres dévastées ont été recolonisés, non pas par des pays étrangers, mais par d’importantes multinationales spécialisées dans la recherche génétique. Et l’Afrique noire est devenue leur terrain de jeu. Le Congo se voit ainsi confié à la société Obligate, une multinationale au pouvoir immense et prête à tout pour développer ses recherches.
Nicholas Hyde, un citoyen britannique, se trouve au Congo au service d’une ONG. Envoyé en mission dans une zone reculée en pleine jungle il devient témoin d’une escarmouche escarmouche où la plupart de ses compagnons ont été tués par des sortes de singes, extraordinairement agressifs et capables de manier une arme : les Diables blancs. Hyde réussit toutefois à ramener le corps d’un de ces singes. Mais ce corps disparaît tandis que l’armée, la police et la société Obligate, tentent de convaincre Hyde d’oublier cette histoire en prétendant qu’il n’a vu que des enfants soldats peints de blanc. Pour Hyde quelqu’un tente de masquer l’affaire, vraisemblablement Obligate qui ne veut ébruiter une expérience génétique leur ayant échappé. Hyde va mener l’enquête et tombe vite sur la trace de Teryl Meade, une biologiste haut placée d’Obligate, qui jadis, a travaillé avec son ex-mari sur un projet parc zoologique destiné à accueillir des espèces disparues mais recréées génétiquement. Il va partir dans la jungle pour retrouver des preuves de ces dires.
Pendant ce temps-là un redoutable terroriste, évangéliste et mercenaire, Cody Corbin, se dirige aussi vers la même zone : il est animé par une passion frénétique, détruire tous les êtres génétiquement modifiés et tous ceux qui ont osé défier ainsi l’œuvre de Dieu.
Elspeth Faber, fille de l’ex-mari de Teryl Meade, cherche, elle, à retrouver son père au Kenya car elle le sait menacé. Elle arrive trop tard : il a été assassiné par Cody, peut-être à l’incitation de Teryl Meade dont le crime secret a été d’utiliser des gènes humains pour recréer des Australopithèques, devenus les Diables Blancs à la suite d’erreurs calculées pour en faire des combattants redoutables. Elspeth et Nick dont les voies convergent se retrouveront dans la jungle, au cœur de ténèbres.

Dans ce techno-thriller futuriste, l’écrivain de science-fiction écossais Paul McAuley dresse un portrait sombre de notre futur, et surtout de celui de l’Afrique, en proie aux convoitises génétiques de plusieurs multinationales. Dès les premières pages le lecteur est conquis par cette vision sombre de notre avenir et s’attache rapidement aux différents personnages de l’intrigue, tous bien étoffés et guère archétypaux. Le tout est parfaitement construit et bien ficelé, hélas l’auteur ne laisse que peu de place au suspense. En effet dès le départ le lecteur se doute ou apprend même bien vite la nature des diables blancs dont la création est d’une grande banalité, l’auteur plaçant plus le suspense sur l’action que sur le sujet même du roman. Ainsi l’histoire de ces diables et les nombreuses intrigues qui se nouent autour d’eux vont réellement attirer l’attention.

Les diables blancs est un plutôt bon roman de science-fiction à la réflexion profonde sur l’emprise de l’ingénierie génétique sur notre monde.

Pour commander ce livre :

AMAZON.fr  -  FNAC.com  -  ABEBOOKS.fr  -  PRICEMINISTER.com

Les commentaires sont fermés.