lundi, 20 juillet 2009

18 meurtres pornos dans un supermarché - Philippe Bertrand - 2007

bibliotheca 18 meurtres pornos dans un supermarché

Il se passe de drôles de choses dans le supermarché Bravo de Pithiviers. Le personnel de l'enseigne semble fort porté sur la question sexuelle, et, alors que quelques uns s'y adonnent sans scrupule, deux malfrats, La Sardine et Mouloud, débarquent pour faire un casse. Mais ces deux loubards ont du mal à refréner leur violence et aussi et surtout, tout comme leur victimes et otages d'ailleurs, leur libido. Résultat : 18 meurtres et un nombre incroyable d'accouplements.

L'écrivain français Philippe Bertrand est surtout connu dans la littérature de jeunesse, ainsi que dans la bande-dessinée. Ici, dans 18 meurtres pornos dans un supermarché, Philippe Bertrand fournit un roman évidemment tourné vers un public adulte, un texte trash, gore et clairement pornographique. Le ton est celui de l'humour, du sarcasme et de l'ironie, le second degré est omniprésent,  mais cet attrait se perd quelque peu au fil des pages pour ne laisser plus que de la pornographie bas de gamme. Dommage pour ce qui partait pourtant d'une belle intention. A noter que les éditions La Musardine, éditeur de ce roman, ont mis les moyens dans la présentation : le texte dans une forme impeccable est augmenté de nombreux dessins très réussis de Philippe Bertrand lui-même qui viennent parfaitement illustrer les différentes scènes.

Un roman écrit pour le plaisir et pour s'amuser, hélas pas toujours très convaincant.

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Extrait tiré du Chapitre 2 :

Madame Solange avait la quarantaine bien dépassée, elle était dans les châtains clairs, les cheveux tirés, la plupart du temps, en chignon impeccable. De gros nichons et un gros cul un peu flasques mais se tenant, dans des corsages et des jupes éternellement serrés. Elle ne portait que des dessous de dentelle rouge, un secret bien gardé car c’était difficile à deviner. Elle s’habillait très strict et toujours dans des camaïeux de beige et brun. Des lunettes à fines montures, le nez étroit, un peu crochu, une bouche lippue, sensuelle, qui vendait la mèche. Madame Solange gérait la comptabilité au supermarché.

Son assistante, une pétasse blonde décolorée, aux seins gros comme des oeufs au plat et aux hanches étroites, sorte de chatte anorexique, que du reste, elle s’épilait tous les samedi matin pour être présentable le soir, dans les boîtes à partouze qu’elle fréquentait assidûment ; son assistante, donc, Édith de son prénom, disait de Solange qu’elle était de la race des saletés indécrottables, autoritaire, soupe au lait, grosse vicieuse, toujours à traquer l’occase de lui mettre le nez dans le caca. Ce qui du reste, semblait être le cas, en cette fin d’après-midi.

Madame Solange, après avoir vérifié les relevés d’heures supplémentaires, venait, en effet, de convoquer Silvio. Un manutentionnaire de la réserve. Première phase d’une tempête que l’assistante Édith savait inéluctable.

Ce petit glandeur s’était pointé la clope au bec ; il en fut pour ses frais. Fusillé d’entrée par la chef-comptable, qui lui intima l’ordre d’écraser son mégot.

- Dis donc, Silvio, siffla la grosse, qui s’occupait aussi de ce qu’on appelle maintenant les Ressources Humaines (expression à la con, mais passons...), comment ça se fait que t’as pu aligner 15 heures sup, le mois dernier, alors que t’es toujours fourré au bistrot ?

(Solange en savait un bout sur la question, vu que c’est son mari qui le tenait, le bistrot.)

- Ben, Madame, si c’est marqué sur la feuille, c’est que je les ai faites, rétorqua l’andouille.

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