mardi, 21 août 2007

Dreamcatcher - Stephen King - 2001

bibliotheca dreamcatcherTous les ans les quatre amis Pete, Henry, Jonesy et Beaver se retrouvent dans les forêts du Maine pour une partie de chasse. C’est là qu’ils avaient passé une bonne partie de leur enfance en compagnie de Duddits, un enfant atteint de trisomie et qu’ils avaient adopté comme un petit frère. Mais si cet endroit fut jadis leur terrain d’aventures, il fut aussi le théâtre d’événements qu’ils se sont efforcés d’oublier depuis. Leur présent séjour semble se passer pour le mieux jusqu’au jour où ils deviennent témoins d’événements étranges dans la forêt, fuite massive d’animaux, découverte de corps de personnes atteintes de maladies mystérieuses.
Loin des quatre amis, l’armée fédérale s’organise autour de ces mêmes forêts du Maine. Ils suspectent qu’un Ovni se serait écrasé dans la région et fort de leur expérience passée ils se doutent que ces visiteurs représentent un véritable danger pour l’humanité. La chasse aux extra-terrestres est ouverte.
Pour Pete, Henry, Jonesy et Beaver les phénomènes mystérieux ne cessent de s’accumuler, allant jusqu’à mettre leur vie en péril. Ils comprennent vite qu’une créature venue d’ailleurs semble les traquer. Et pour se sauver ils devront faire appel à leur passé et surtout à Duddits qui par le passé à travers les temps semble être capable de leur fournir les clés à leur survie…

Dans Dreamcatcher, paru en 2001, Stephen King n’hésite pas à s’attaquer à la fois à plusieurs sous-genres du domaine du fantastique et de la science-fiction.  Tout part d’une partie de chasse type survival game pour finir quelque part entre Alien, La guerre des mondes et L’invasion des profanateurs. Le personnage de Duddits, un attardé mental aux pouvoirs parapsychiques, est depuis l’œuvre de Théodore Sturgeon un classique du genre, et les attaques militaires s’inspirent clairement d’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Les références, que ce soit vers des films de cinéma ou vers d’autres œuvres, sont multiples et en font quasi l ‘entièreté du roman qui finalement apparaît plus comme un bon produit de recyclage qu’un roman original.
Si l’idée de Dreamcatcher peut paraître à priori plutôt intéressante, le résultat est en final hélas bien raté. Stephen King peine à maintenir le tout ensemble et se perd dans de nombreuses explications pour raccrocher les différents éléments les uns aux autres. Le tout paraît décousu, incohérent, beaucoup trop long et le suspense ne prend que trop rarement. De plus la lecture donne l’impression qu’il s’agît plus d’un scénario clef en main pour une future adaptation que d’un réel roman (le roman sera d’ailleurs adapté à peine deux ans plus tard au cinéma sous le même titre).

A noter que le titre du roman fait référence à une sorte de filet qu’utilisaient les Indiens d’Amérique pour repousser ou capturer les cauchemars. C’est une idée originale mais qui ne sert finalement pas à grand chose dans ce roman.

Si énormément de choses sont à critiquer sur ce roman qui est bien loin des meilleurs produits de Stephen King, il n’empêche que Dreamcatcher reste un divertissement convenable.

A réserver cependant aux amateurs de Stephen King.

 Voir également :
- Cujo - Stephen King (1981), présentation
- Christine - Stephen King (1983), présentation

- L'année du loup-garou (Cycle of the Werewolf) - Stephen King (1983), présentation
- La peau sur les os (Thinner) - Richard Bachman (Stephen King) (1984), présentation

- Misery - Stephen King (1987), présentation

- Ecriture : Mémoires d’un métier (On Writing : A Memoir of the Craft) – Stephen King (2000), présentation
- Colorado Kid (The Colorado Kid) - Stephen King (2005), présentation
- Cellulaire (Cell) - Stephen King (2006), présentation
Dôme, tome 1 (Under The Dome) - Stephen King (2009), présentation

Commentaires

idem ;-) Je suis plongée dans les Tommuknockers depuis près d'un mois (plus de 900 pages.. mais tout de même!)
et ici aussi histoire d'extra-terrestres et longueurs! ;-)
Mon premier King en 3 ans... j'apprécie quand même cet auteur (pour des mysery et simetierre par exemple)
mais là, j'avoue que certaines longueurs me sortent par les trous de nez ;-)
Il me reste 60 pages avant le verdict ;-)

Écrit par : valeriane | mardi, 21 août 2007

Il s'agît d'une maladie récurrente chez les auteurs de best-sellers américains.

Les symptômes en sont:
1. éccrire un minimum de 500 pages
2. écrire un minimum d'un roman par an

Les conséquences en sont des romans qui d'un point de vue forme sont plutôt mauvais, absence de synthèse -> au moins une bonne centaine de pages qui est parfaitement inutile.

Écrit par : Marc | mercredi, 22 août 2007

Une daube ! Pour Valériane, vu que c'est son premier King ! Il faut lire imérativement "Ca", "Différentes saisons", "Shining l'enfant lumière" et "Histoire de Lisey". Il faut éviter "Cellulaire" qui est une grosse déception autant que "Peur bleue", "Cujo", "Colorado Kid". Je conseille souvent aussi les romans du King parus sous le pseudo de Bachman, principalment "Rage" et "Marche ou crève" qui sont haletants.

Écrit par : oggy | mardi, 11 mars 2008

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