mercredi, 12 avril 2006

City of Darkness - Ben Bova - 1976

Les grandes cités américaines ont toutes été évacuées depuis longtemps et ont été fermées hermétiquement par une gigantesque coupole de verre. Les raisons de cela sont obscures, même si de manière officielle on prétend que c'est dû à des raisons d'hygiène. Les anciens citadins se sont tous réfugiés dans les banlieues prospères, où chacun a le droit de vivre le vrai rêve américain de manière bien conditionnée avec sa petite maison personnelle, son jardin etc. Cependant les villes sont réouvertes deux mois par an à des fins touristiques, et c'est l'une des principales attractions et destinations de voyages de l'époque. A ce moment-là les gens s'amassent dans les villes laissant derrière eux leur quotidien bien réglé et s'abandonnant à toutes sortes d'excès (alcools, jeux, prostitution, et toutes autres choses bannies dans leur vie parfaitement conditionnée). Tel est le cas de Ron Morgan. Il vient de réussir son examen de fin d'études, et décide de passer deux mois à New York avant de partir à l'université. Cependant Ron va être mêlé à une sombre histoire de bandes rivales de délinquants où il se fera voler ses papiers et sa carte de crédit, et ce qui l'empêchera de quitter la ville avant sa fermeture. A ce moment Ron va découvrir que New York n'a jamais été totalement évacué. Il y retrouve de nombreux laissés pour compte, des noirs, des latinos, tous sous l'emprise de bandes mafieuses. Et si la fermeture des villes n'était qu'un prétexte d'abandonner une population non désirée par le bien commun, un complot raciste condamnant les plus pauvres afin de permettre une vie plus ou moins prospère aux autres? En tout cas, Ron devra apprendre à s'habituer à ce milieu fort hostile, jusqu'à la réouverture de la cité l'année prochaine.

Beaucoup d'action, d'aventures et de suspense dans cette fable utopiste représentant un société raciale et totalitaire, par l'un des grands spécialistes de la littérature de science-fiction. Mais il s'agît surtout de littérature de jeunesse. La société décrite ne résistera que peu face à un lecteur trop critique. On peut en effet se demander pourquoi le New York abandonné est surtout habité par des adolescents, vraissemblablement il ne s'agît que d'un ciblage de marché afin que les lecteurs adolescents s'identifient mieux aux personnages. De plus les personnages se basent sur des modèles bien typiques et peu recherchés, p.ex. il y a les bons et les méchants etc. Le héros arrivera toujours à règler tous les problèmes et à contourner tous les obstacles qui se présentent à lui avant la fin. Mais malgré ses défauts, City of Darkness est cependant écrit avec beaucoup de force et d'énergie et représente quand même un divertissement fort prenant.

Surtout pour un public adolescent!

14:09 Écrit par Marc dans Bova, Ben | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ben bova, science-fiction, litterature americaine | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

Commentaires

Eh oui ! les bd aussi commencent à dépeindre un peu plus la société...
Merci de nous faire partager ce livre..
Salutations amicales

Écrit par : marc | mercredi, 19 avril 2006

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