mercredi, 08 février 2006

Neanderthal Planet - Brian Aldiss - 1969

Le monde a fort changé. Dans ce futur proche, l'informatique a pris le dessus sur l'homme. Toute la société est régie par un réseau informatique réglant la vie dans ses moindres détails. Les hommes sont confinés dans une sorte de zoo, une prison de luxe, où ils jouissent de tout confort. Des robots s'assurent que ceux-ci y restent bien afin d'y mener la vie la plus parfaite, telle qu'elle l'a été programmée par le réseau. Cependant un jour, l'entité robotique est chargé de retrouver l'humain K.D. Anderson, un ancien écrivain, dont l'un des anciens écrits, "A Touch of Neanderthal", une intrigue d'avant l'ère nucléaire, qui dérange fortement les autorités informatiques. L'écrivain, une fois rattrapé devra être interrogé.

Dans le roman en question, K.D. Anderson s'imagine partir enquêter sur une planète recluse, Nehru II. Des scientifiques y étaient partis pour fonder une colonie d'intelectuels. Hélas rien ne s'est déroulera comme prévu. Les hommes, une fois arrivés sur cette planète, rétrogradent psychologiquement pour se comporter comme des hommes préhistoriques. Certains redeviennent des hommes de Neandertal, pacifiques, basés sur une société proche de la nature. D'autres évoluent vers des Cro-Magnons, plus guerriers que les premiers...
K.D. Anderson est persuadé que son histoire de science-fiction grossière n'a aucun intérêt. Mais les robots semblent y détecter autre chose, quelque chose d'essentiel à leur propre existence.

Neanderthal Planet est une nouvelle très réussie, de la part de l'un des maîtres du genre. Deux histoires se mêlent. L'une dans un roman écrit par l'un des personnages de l'intrigue cadre de l'autre. Difficile à trouver le lien entre les deux, même si évidemment tout s'éclaircira par la fin. Les passages sur Nehru II sont particulièrement réussis. Même si l'intrigue est un peu grossière (voulu par l'auteur), le lecteur est cependant parfaitement pris par ces aventures, pleines de mystères entre réel et iréel, d'un homme redécouvravant malgré lui ses racines ancestrales au sens propre du terme. Durant toute la lecture, on a du mal à voir où Brian Aldiss veut nous mener, mais on l'y suit avec plaisir, vers un dénouement finalement parfaitement cohérent.

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